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 Incident de parcours

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Ash Hunter
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MessageSujet: Incident de parcours   Mar 16 Fév - 20:53

Incident de parcours

Bogdan & Ash

La poussière s’insinuait partout. C’était ce maudis vent qui vous soulevait tout, la rocailles, la poussière, et tout ce qui traînait par terre. Les humains devaient se protéger le visage avec un chiffon, des masques, n’importe quoi, sinon ils attrapaient des saloperies. C’est pour cela que Pinxit envoyait ces convois, avec des rations militaires ou quasi, des trucs tout sec qui au contact de l’eau reprenait une consistance à peu près normale, des pilules qui rendaient l’eau potable, mais dégueulasse, d’après les dires ou plutôt les raleries des mineurs, et des plasmides qui les rendait plus fort, évacuait la maladie, bref, de quoi se shooter pour mieux bosser. Le monde allait ainsi maintenant, le grand patron fournissait drogues et médocs pour que leurs travailleurs abattent plus de boulot dans des conditions inhumaines. Mais comme ils n’avaient pas le choix, les dits travailleurs s’exécutaient, et étaient même plutôt content d’avoir à manger à leur faim contrairement à ceux qui ne bossaient pas pour Pinxit. Comme ces pillards qui traînaient dans les lowlands à la carcasse décharné, maigre comme des clous, qui erraient au milieu des épaves tel des fantômes.
Le chargement s’ébranlait avec un bruit de mécanique grinçante. Dans les lowlands tout s’usait plus vite, y compris les machines. Ces camions précieux de Pinxit devaient régulièrement être retapé. Certains tombaient régulièrement en panne au milieu de nul part exigeant la présence H24 d’un mécano pour se charger d’eux. Et aujourd’hui c’était pas moins de trois camions qui s’enfonçaient dans le lowland chargés de leurs précieux bien. Ils repartiront d’ici ce soir avec le ventre plein de ce que les mines auront dégorgées. Veillant au grain, Iona chapotait ce voyage infernal qui à chaque instant pouvait tourner au désastre. A ses côtés, une machine précise qui avait exigé des années de travail des laborantins de Pinxit, ancienne opération d’infiltration foirée, alias Ash Hunter, ou Frankie pour les intimes. Et la seule intime de cette machine à tuer transformée en garde du corps, c’était Iona. Les autres observaient cette machine avec méfiance se demandant ce qu’il pourrait leur faire s’il pétait un boulard. Parce que ça lui était arrivé une fois, et qu’il avait malencontreusement défoncer le crâne d’un mineur avant que Iona l’arrête. Depuis, disons, que les gars flippaient un peu en sa présence.
Les camions s’étaient arrêtés sur les ordres de Iona. Un chauffeur avait hurlé quelque chose, du coup, on était allé vérifier. Et le troisième camion avait sa porte arrière d’arrachée. Le vol fut rapidement constaté. Quand on fait ce genre de convoi, ce qu’on redoute le plus, c’est les attaques armés mais les pillards eux sont discrets. Généralement on ne les voit pas repartir. Le chauffeur a vu un truc dans son rétroviseur. En cherchant bien, on voyait de la poussière se soulever au loin. Le gus courrait vite mais sans doute, mais une moto le rattraperait aisément. Iona n’eut même pas besoin de lui dire, un simple regard avec un geste suffit. Le convoi repartirait aussitôt, il les retrouverait là bas, au bunker. Bien sûr, avec ce qui avait été volé, un tas de plasmides. Un bon cocktail, de quoi réveiller les morts.
Ash était donc juché sur une petite moto, suivant à la trace le voleur. Il ne se préoccupait pas d’autre chose que son but, ce pauvre gus maigre comme un clou, qui transportait le bien de Pinxit. Certes, Iona avait des accords avec le syndicat, mais c’était le seul moyen de s’assurer que le syndicat en question ne chercherait à s’emparer des convois. Restait les indépendants, et les loups solitaires, les aspirants pirates, et ces derniers. L’archandroïd ne craignait pas ce voleur, il le croyait agissant seul. Aussi fonça-t-il. Mais la poussière s’accumulant, veillant à éviter les sables mouvants, et les autres petits dangers qui menaçaient tous ceux s’aventurant dans les lowlands, il ne remarqua pas qu’il venait de pénétrer dans le territoire des pirates. Rattrapant le voleur, il lui tourna autour avec sa moto jusqu’à ce qu’il s’arrête de courir, puis il freina, soulevant une quantité de terre et de sable, s’arrêtant juste devant le voleur dont les poches gonflées recelaient la marchandise dérobée.
Tu croyais vraiment pouvoir m’échapper ? Vous les humains, vous êtes parfois d’une stupidité étonnante, fit-il avec sa voix monocorde limite flippante avec sa tonalité mécanique et froide.


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MessageSujet: Re: Incident de parcours   Mer 17 Fév - 17:05

Incident de parcours

Bogdan & Ash

Le vent balaye vos âmes, harasse vos corps de ses coups violents. A travers les verres de tes lunettes de protection, tu observes les alentours. Si votre forteresse arrive à en dissuader beaucoup d’approcher, il reste certains suicidaires que tu aimes à remballer cordialement. Mais l’horizon est bien calme aujourd’hui. Tu jettes un œil sur les tours de guets ; tu sais qu’au moindre souci, Dax sera sur le coup. Tes pupilles croisent sa silhouette agile se déplaçant sans peine sur les sommets de votre empire. Ton attention revient sur ta tâche principale ; consolider la dernière navette que vous avez tirée jusqu’ici. Les recrues se faisant nombreuses, il est impératif d’agrandir votre sanctuaire. Tu jettes un dernier regard autour de toi pour vérifier que tout se passe bien avant de te concentrer sur la plaque d’acier que tu tentes de fixer sur la carcasse. Tes hommes sont avec toi, bien sûr, tous attelés à une tâche particulière qu'ils connaissent par cœur. Le camp est plutôt calme, chacun travaille avec attention. Les conditions dans lesquelles vous évoluez ne sont pas propices aux échanges animés. Il y en a bien un ou deux qui causent un peu mais le silence des terres désolées s’installe à nouveau rapidement. Seuls les craquements sinistres des monstres de fer vous entourant se permettent de déranger le chant éolien incessant. Enfin, il y a Dax aussi. Celui-là est avec vous depuis le début. Il est le genre de gars en qui tu as entièrement confiance, le genre de type vers qui les autres se tournent quand ils ont un doute. Un pilier, en soi. Mais il est surtout complètement dingue – sans doute comme vous tous aussi. Tu ne peux t’empêcher de sursauter quand sa face apparaît soudain dans ton champ de vision. Accroché à une corde, l’homme est tête en bas, te fixant de ses grands yeux noirs. Même derrière ses lunettes et son foulard, tu devines qu’il sourit à pleines dents – enfin, du moins, ce qu’il lui en reste.

« Salutations mon seigneur ! Il y a du grabuge sur vos terres. Tu ferais mieux de te ramener dans les cieux. »

Et hop, il disparaît, aussi soudainement qu’il est apparu. Le guet escalade avec une habilité rare l’épave, jusqu'à se retrouver au sommet de son repère. De là, il surveille continuellement les horizons. Et apparemment, il a remarqué quelque chose de suspect. Tu le rejoins, tandis qu’il peste sur ta lenteur. En t’éloignant de ton précédant poste, tu sens le regard de ton bras se poser sur toi. Il est toujours là, quelque part, dans ton échine, à s’assurer de ton état. Si cela t’exaspère, il n’en reste pas moins que tu lui en es reconnaissant. Le laissant derrière toi, tu te retrouve aux côtés d'un Dax surexcité. Tu l’écoutes t’exposer la situation.

« Crois-moi ou pas mais la fouine qui s’est ramenée il y plusieurs jours est de nouveau sur nos terres. »

La fouine. Il parle d’un pilleur. De l’un de vos éternels ennemis. Ils jalousent votre forteresse, vos butins et vos forces. La guerre contre eux est une histoire de chaque jour. Mais celui-là, c’est un cas différent. Le gars est arrivé presque en rampant jusqu’à vous, d’une part conscient de sa situation peu avantageuse, de l’autre parce qu’il était à moitié en train de crever. Tu l’avais laissé approcher, bizarrement curieux.  Tes hommes avaient tourné autour un long moment, la tension avait été grande. Parce que tout le monde pensait à la même chose : piège. Tu avais dû pacifier les voix crachant qu’il fallait le tuer, écarter les armes menaçant de s’en charger. Parce que tu voulais juste l’écouter. Tout simplement parce qu’il faut un sacré cran pour se permettre de traîner sa carcasse à moitié morte jusqu’au camp d’un gang tel que le vôtre. Tu n’as pas pris la peine de lui demander son identité. Une et unique question a traversé tes lèvres : Qu’est-ce que tu branles là ?. Et il t’avait expliqué. L’épisode contre le chef de sa troupe de pilleurs, le seul espoir de survie persistant, la forteresse comme unique repère au loin. Tu étais resté silencieux, un long moment. Finalement, tu lui avais refilé un peu d’eau et quelques asticots de vos élevages avant de lui ordonner de déguerpir. Tu ne l’avais pas écouté quand il t’avait dit qu’il était un voleur hors pair, qu’il saurait vous aider, qu’il pouvait être utile. Tu ne voulais pas d’un ennemi dans vos rangs. Et tu savais qu’il finirait par crever, ajoutant une carcasse supplémentaire à ce cimetière. Mais il est bien là, sous tes yeux. C’est bien lui, tu reconnais la silhouette à travers les jumelles. Tu te surprends à rire. Peut-être qu’il mérite sa place parmi vous.

« Oh, la fouine a des problèmes. » Te retournant vers Dax pour voir de quoi il parle, tu suis du regard le doigt qu’il pointe vers le problème dont il est question. « C’est dommage de crever comme ça. » Oh oui, c’est bien dommage il est vrai. Le regard posé sur la silhouette étrange de ton compagnon, tu réfléchis. « Oooooh, non. Bogdan. Non. Ca en vaut même pas la peine. Quel genre d’imbécile prend une fouine dans ses rangs ? C’est un ennemi. Un putain d’en… Oh putain c’est pas vrai. »

Dax a abandonné : tu es déjà parti, il sait que c’est inutile d’insister. Ton mouvement soudain sort tes hommes de leur concentration exemplaire. Ils ont compris, sans un mot, que vous bougiez. D’un geste tu désignes les cinq hommes qui t’accompagneront. D’un regard, tu cherches l’attention de Godfred qui te répond par un simple signe de tête. Il reste là, veille au grain. Il sait que si tu pètes un câble, vos hommes sauront quoi faire et vos ennemis en pâtiront. Il n’y a pas grand-chose en jeu, il peut rester tranquillement au QG.

Vous êtes partis en motos parce qu’il n’y a pas lieu de sortir quoique ce soit d’autres pour une intervention telle que celle-ci. A vrai dire, c’est plutôt un divertissement qu’autre chose. Il n’y a pas de réelle menace : un pilleur en mauvaise posture et un unique poursuivant. Mais il vaut mieux rester prudent – et puis mine de rien, si le voleur est ainsi pris en chasse, sans doute a-t-il dégoté quelque chose d’intéressant. Vous vous stoppez en cercle autour du curieux duo, soulevant un nuage de poussière. Descendant du bolide, tu t’approches de quelques pas des intrus, laissant tout de même une distance de sécurité. Autour de toi, tu sais que tes hommes sont prêts à leur arracher la vie au moindre faux mouvement. La fouine t’a reconnu et il a l’air plutôt heureux de te voir. Ton regard se pose sur sa silhouette décharnée : ses poches remplies forment de curieuses rondeurs sur son corps maigrelet. Il est essoufflé, mais soulagé. Entre deux souffles rauques, il te lâche une information qui te fait tiquer.

« L’est pas… l’est pas humain… celui-là… »

Ton regard glisse jusqu’au principal intéressé. Tu devines sa nature, décides de t’en méfier un peu plus. Plusieurs questions traversent ton esprit. C’est que, s’il s’agit d’un de ces archandroïds, il doit travailler pour quelqu’un. Du moins tu le supposes. Il est vrai que tu ne les connais pas très bien, préférant généralement les éviter.

« On t’a jamais appris qu’on s’invitait pas chez les gens sans leur permission ? »

Ta voix est calme mais laisse présager l’orage qui pourrait éclater. On ne pénètre pas tes terres, pas sans de très bonnes raisons. Pas sans avoir de quoi sauver sa vie.

« Ca, » tu désignes d’un bref coup de tête la fouine et son précieux vol dont tu ignores encore la nature « c’est à moi. » D’un geste du bras, tu désignes l’ensemble des terres vous entourant. « Ici, c’est chez nous. » Et enfin, tu désignes l’intrus d’un doigt. « Et toi, t’es mal barré mon gars. »


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MessageSujet: Re: Incident de parcours   Mer 17 Fév - 19:38


Des bruits de moteurs se font entendre autour de l’incroyable technologie qui a la forme d’un homme de chair et sang, de la poussière se soulève et le regard de la machine se détache du pitoyable être humain qu’il tient sous sa coupe pour se poser vers l’élément perturbateur qui se décompose en plusieurs silhouettes approchants à grande vitesse. L’archandroïd répondant au doux surnom de Frankie, mais qui arracherait la tête à n’importe qui l’appelant ainsi n’étant pas une petite humaine aux cheveux blonds et aux yeux bleus avec une frimousse qui fait éprouver presque de l’amour à cet engin de métal, pourrait décamper mais pas en abandonnant le précieux butin. Il songe à l’embarquer sur sa moto, l’y jucher à la va-vite mais quelles sont ses chances durant une course poursuite ? Avec un peu de chance, ils font parti du syndicat. Ce dernier a des accords avec Pinxit. Il pourrait peut-être encore réussir sa mission. Rien n’est moins sûr, mais qu’importe, l’archandroïd est une machine faite de logique et de raison, pas du genre à s’emporter sur une idée vaine, comme fuir devant 6 hommes armés fonçant à toute allure sur d’épaisses motos alors qu’il ne dispose que d’un engin léger et qu’il se trouve dans un endroit qu’il méconnait, à savoir le cimetière des carcasses, le domaine des pillards et des pirates. Il réalise qu’il est peut-être allé trop loin, géographiquement parlant bien sûr, mais l’idée de ressentir de la peur ne lui vient même pas. Il n’est pas humain. Il ne connaît pas ces choses là, les sentiments.
Néanmoins, l’air soulagé et le sourire du voleur ne lui plaise pas du tout. Il les connaît. Si ça se trouve, c’est l’un d’eux. Il aurait cru que c’était un pillard et à l’allure des nouveaux arrivants il aurait dit des pirates mais il n’a jamais été non plus un surdoué dans le domaine. Il a un logiciel de reconnaissance faciale mais ici il lui est inutile. Il n’a encore jamais croisé la route de ces hommes là. Malheureusement pour lui. Cela signifie qu’il est sur leur terre. Ils n’ont pas besoin de le préciser même s’ils le font, évidemment. Tout est dans le ton. Une menace sourde qui tonne. Evidemment, les expressions et le second degré lui échappe. Alors à la phrase d’entrée du bonhomme, la machine tique. Il ne se souvient pas de leçon au sujet de s’inviter, et de permission. Les permissions c’est pas un truc militaire ? Il creuse, et se dit que la Matrice est le meilleur endroit pour trouver ses réponses mais a peur de plonger un peu trop loin dans l’univers virtuel et de perdre quelques minutes, parfois il peut y rester des heures, demeurant extérieurement figé, immobile, comme mort. Ce qui n’est pas forcément viable dans cette situation. Aussi se contente-t-il d’essayer de comprendre le reste. Heureusement, le pirate est explicite et clair. On ne peut plus clair. Excepté qu’il se trompe. Ce pillard possède quelque chose qui n’est pas à lui.
Vos informations sont erronées, fait la machine, ceci, fait-il en pointant du doigt les poches garnies du pillard, appartient à Pinxit Industrie.
Il se tourne vers le chef des pirates, sa tête se penche sur le côté, examinant l’homme masqué par les lunettes de protections que portent les humains sur ces terres, ceux qui tiennent à leurs yeux du moins, et un masque sur sa bouche. Il ne reconnaît pas ce visage, mais cela ne l’étonne guère.
Mon gars ? questionne-t-il. Je crains de n’être votre propriété monsieur. Je suis habilité à récupérer ce que cet homme a voler, de gré ou de force, selon les termes de mon contrat. ajoute-t-il comme précision.
C’est alors que le robot décide de prendre des risques. Tout supposition est un risque. Une théorie aussi soutenue soit-elle par d’habiles réflexion et de logiques conclusions, reste une théorie. Mais il présume néanmoins aux tenues ce qu’ils sont.
Vos habits m’indiquent que vous êtes des pirates. Vous appartenez bien au syndicat du crime, non ? Ce dernier a des accords avec Pinxit. Nos convois doivent pouvoir passer ici, or, cet homme a volé l’un de nos convois. Il me semble logique donc, selon les termes du contrat, que je puisse récupérer le bien de Pinxit Industrie.
Logique oui, mais les humains ne le sont pas toujours…


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MessageSujet: Re: Incident de parcours   Ven 11 Mar - 22:58



L’art de la conversation, tu ne maîtrises pas. Alors l’art de converser avec un archandroïd, bon Dieu (pour rester poli). Te voilà bien tombé. Tout serait tellement plus vite réglé si tu lui collais une balle entre les deux yeux (est-ce qu’on dit œil pour un robot ?). Mais sans doute que Godfred n’apprécierait pas la méthode. Tu l’entends déjà ronchonner « Est-ce que tu as pensé une seconde à réfléchir aux conséquences de tes actes ? ». Pire qu’un parent ce mec. Enfin tout du moins, pire que l’idée que tu te fais d’un parent. Tes pupilles scrutent attentivement la silhouette de l’homme-machine. La grande question qui te taraude l’esprit est de savoir si oui ou non il armé. Tu as entendu de nombreuses hypothèses sur la composition de ces machins-là. Les plus farfelues d’entre elles te passent par l’esprit dont, bien sûr, le fameux lance-flamme dragon – comprenez que le bonhomme se transforme en cracheur de feu. Y a plus qu’à espérer que celui-là ce ne soit pas un flambeur.

Tes sourcils se froncent et se haussent au rythme du flot de paroles de ton interlocuteur. Eh bien. Si les scientifiques pensent avoir su imiter l’humanité, ils sont bien loin du compte. Enfin, du moins, loin de votre humanité à vous. Tu soupires doucement. Tu sens que ça va être compliqué. Tout cela ne t’aide en rien à chasser le plan du Je te tire et je me tire – c’est, à vrai dire, ton plan favori, peu importe la situation à laquelle tu dois te confronter. Mais l’autre a soulevé un point tout de même pas trop débile ; le Syndicat risque de grogner si le bonhomme leur rapporte qu’un Pirate a été fouiné son museau là où il n’aurait pas dû se trouver. Tout cela serait d’autant mieux réglé par ton super plan en or, tu en es persuadé.

« Bah tiens, on te l’a fait pas à toi. » Tu renifles d’un air peu gracieux, scrutant toujours avec méfiance l’archandroïd. « Donc, t’es avec le Syndicat. » Tu hoches de la tête, comme pour t’en persuader. « Moi aussi, je suis avec le Syndicat. En fait, on l'est tous. Ca tombe plutôt bien. Ce serait dommage de se tirer dans les pattes. » Tu jettes un œil à tes compagnons qui se demandent bien ce que tu peux avoir en tête. C’est toujours difficile d’essayer de le deviner. A vrai dire, l’idée récurrente qui te traîne le plus souvent au fond de la caboche c’est bien sûr la violence – c’est elle qui te tient solidement attaché à la réalité et t’évite de t’engouffrer dans la folie qui te guette. Alors quand tu n’en uses pas, il est bien compliqué de deviner tes attentions. « Enfin tous… c’est vite dit. » Quand la Fouine croise ton regard, le pauvre gars semble comprendre que ce n’est peut-être finalement pas tellement bon pour lui que tu sois arrivé dans les parages. « Ce gars-là, c’est pas un pirate. C’est un putain de pillard. » Tu acquiesces à tes propres dires. Les Pirates derrière toi s’agitent un peu : derrière leurs grognements tu perçois qu’ils confirment ce que tu dis. Ce n’est pas eux qui vont défendre ce qui reste à leurs yeux un ennemi. « Si t’étais pas intervenu, on l’aurait butté à vue. » Parole de Pirate. « Mais maintenant que t’es là… » Tu tentes de réfléchir le plus rapidement possible, supposant que le programme qui remplace le cerveau de cette machine a une logique implacable – sûrement un peu trop d’ailleurs. « On est obligés de changer nos plans. T’es hum… une variable supplémentaire. » C’est un terme mathématique, ça non ? Si, si, ça doit être ça. Il comprendra, pour sûr. Tu t’approches d’un pas de l’archandroïd. Il est hors de question que tu te sois déplacé pour rien. Alors, t’as décidé de marchander autant que faire se peut. « Le Syndicat sait bien que ce qui est sur les terres des Pirates nous revient de droit. » Bon, il doit y avoir quelques clauses supplémentaires avec des astérisques et des petites caractères mais nous n’allons pas entrer dans les détails. « Mais je suppose que ton… » Est-ce qu’on dit patron ou maître pour un archandroïd ? Un propriétaire ? « ton… employeur sera pas super joyeux de te voir revenir bredouille. » Tu surveilles ses moindres réactions – qui sont plutôt… rigides – d’un œil attentif. « Alors je te propose une offre que tu ne pourras pas refuser. » Tu lui lances un regard entendu, tentant la carte de la persuasion autant que faire se peut – mais est-ce qu’un archandroïd est seulement sensible au charme ? « On partage. Je te laisse même le petit merdeux là, j’en ferai pas grand-chose. A part le vendre à un ou l’autre esclavagiste. »


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MessageSujet: Re: Incident de parcours   Mar 15 Mar - 14:06

Les premiers mots de l’humain lui échappent. Les expressions représentent toujours un mystère inextricable pour la machine qu’il est. Il s’en remet d’habitude à l’étude approfondie des traits du visages afin d’en saisir le sens caché mais face à cet homme portant un masque et une protection pour les yeux, l’examen est impossible ou presque. Aussi se rattrape-t-il au branche en essayant de mieux comprendre le reste. En l’entendant conclure que ça tombe bien il fronce à nouveau les sourcils. Les expressions rendent tout cela trop complexe pour sa compréhension. S’il comprend les expressions de Iona, celles des autres c’est une toute autre histoire. Le ton du bonhomme ne semble pas menaçant, et aucune paluche ne vient tâter ses poches afin d’en extirper une arme, ce qui est plutôt bon signe avec un pirate. Car, indéniablement, il en est un, le doute sur le sujet n’est pas permit. Il ausculte l’autre quand il tourne la tête vers le voleur. Ses mots confirment les soupçons de la machine. S’il avait été humain il aurait pu ressentir un soulagement, mais il était une machine et le doute ne s’insinuait jamais en lui, pas plus que la peur.

Buter, la signification de ce mot pour lui est tout autre. Buter c’est se heurter à un obstacle. Mais on ne butte pas à vue n’est-ce pas ? Il lui faut accoler le spectre du vocabulaire de pirate. Des pirates qui ont un langage chatiés et qui usent de la violence avec une prépondérance effarante. Il peut en déduire qu’ils avaient l’intention de tirer à vue. Cela collerait plus à l’atmosphère. Et c’est ce pillard qu’ils auraient tué. Qu’il soit une variable supplémentaire, cela s’entend, mais il ne conçoit pas bien en quoi les plans changent. Qu’ils le tuent, il récupère le bien volé et tout le monde sera heureux non ? C’est là qu’il s’avance. Aux premiers mots s’écoulant hors de sa bouche, la machine comprend que l’humain tente de négocier. L’humain choisi minutieusement ses mots, saisissant l’importance de ne pas user d’expressions avec une machine incapable d’en saisir le sens. L’ironie comme l’humour ne sont pas des données qu’une machine peut aisément traiter. Le pirate voudrait partager, comme si cela était possible, tentant de lui vendre le fait que ce qui était sur leur territoire leur appartenait. Si Pinxit laisse les pirates et le syndicat jouer, il n’en demeure pas moins qu’ils les paient pour regarder ailleurs et surtout ne pas s’attaquer à leur convoi. Or, ce pillard l’a fait, puis est venu ici. Un mince sourire étire les lèvres mécaniques recouvertes d’une chair humaine.

Ce que détient ce voleur appartient à Pinxit Industrie et non au syndicat. fait-il en articulant soigneusement chaque mot. Il tient à être compris. Le contrat explicite clairement que le Syndicat ne peut attaquer les convois de Pinxit. ajoute-t-il. Or, cet homme là a volé un convoi, et ensuite, est venu ici. Il tente de discerner les yeux de l’homme par delà le masque de protection. Vous comprenez bien que Pinxit Industrie verra cela comme une attaque des pirates, peu importe ce qu’est le voleur. Une expression contrariée s’affichait désormais sur le visage de la machine. De plus, si je partageais avec vous, Pinxit Industrie verrait cela au mieux comme de la corruption, au pire comme du vol pur et simple. Je serais alors détruit et ma propriétaire aura de sérieux problème avec sa hiérarchie. Et je ne laisserais une telle chose se produire.

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MessageSujet: Re: Incident de parcours   Mer 30 Mar - 20:41



Parlementer. C’est un réflexe d’un autre temps. D’un temps révolu. Désormais, il n’y a qu’une chose que les hommes comprennent. Tout du moins, les hommes comme toi. La violence. Tes muscles se crispent, tu te braques. Tu n’arriveras pas à faire plier une machine programmée pour ramener à ses petits chefs ce qu’on leur a pris. C’est comme parler à un mur. Un mur d’écrous et de chairs artificielles. Mais un mur plutôt malin. Il te reste une option. Celle que tu préfères. S’il n’y a pas de témoin, il n’y a pas de méfait, pas vrai ?

Tu t’approches de la fouine, redressant l’homme d’une seule main. Il s’est agrippé à ton bras dans un mouvement de terreur. Il ne veut pas mourir. Il tient à sa misérable vie avec le désespoir de ceux qui se battront jusqu’au bout. Mais pourquoi y tient-il autant ? Il n’a rien. Que la peau sur les os.

« Est-ce que tu as peur de la mort ? »

C’est un murmure, adressé uniquement à lui. Tu observes son regard se figer sur la silhouette de l’humain artificiel. Tu es toujours incertain de son sort. De leur sort à tous les deux. Il te répond, sur le même ton de la confidence, négativement.

« Alors prouve-le moi.  »

Tu sais que tu es son dernier espoir de survie. Sur tes terres, tu as le droit de vie ou de mort sur chaque être vivant. Tu es un peu comme… un seigneur. Et même Pinxit sait cela. Sans plus de cérémonie, tu jettes le corps du pillard sur l’intrus. Profitant de la diversion, tu sors ton arme avant de te jeter sur l’archandroïd. Vous chutez tous deux. A califourchon sur son être, tu lui cries ces mots. « EST-CE QUE TU SAIGNES ?  » Tu tires alors sur son bras. Par simple curiosité. Tes plus proches hommes t’ont déjà vu faire : tu observes les corps mutilés avec un intérêt morbide. La réponse ne se fait pas attendre. Oui, il saigne. C’est même plutôt étonnant. Tu restes un instant immobile à l’observer mais ton attention retombe rapidement sur son visage. Tu colles le canon de ton pistolet sous sa gorge. « Alors je suppose que ton crâne doit exploser aussi.  » Ta tête se penche un peu sur le côté. C’est que, vraiment, tu es curieux de le savoir. « Ce serait une bonne expérience… d’autant plus que… s’il n’y a pas de témoin, il n’y a pas de méfait.  » Tu laisses une pause. « Tu comprends ce que je dis, hein ? Tu sais ce que ça veut dire ? Ca veut dire que si tu ne déguerpis pas, je te tue. Et je te revends en pièces détaches. Combien tu dois valoir hein ?  » Il n’est pas humain. Mais même à propos d’humains, tu as déjà négocié.

Tes hommes sont aux aguets mais tu ne les remarques plus. Ils ne sont pas un danger. Le seul qu’il reste est sous toi, maîtrisé. Mais cela ne signifie pas que tu ne t’en méfies guère. Tu restes sur le qui-vive. Te penchant un peu plus vers lui, tu continues ton discours. « Ici ce sont, mes terres. Mes terres, mes règles. » Il faut que tu te fasses respecter. Faudrait pas que Pinxit croit qu'ils ont des droits sur tes terres. Ton regard tue l'intrus, le dévore. Ta peau frémit. L’adrénaline a éveillé ta déchirure endormie. Mais il n’y a pas encore de quoi en user. Elle peut encore sommeiller un peu. « Cette marchandise est le prix de ta vie. » Tu presses un peu plus l’arme contre sa peau artificielle. « Tu comprends bien ça, non ? Tu dégages ou Pinxit te retrouvera en pièces détachées. On ne pénètre pas mes terres sans en payer le prix. »


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MessageSujet: Re: Incident de parcours   Mar 5 Avr - 13:02

La machine ne cille pas, ne flanchit pas, ne se laisse pas amadouer par les mots ni menacer par les regards lourd de sens. Contrairement aux humains, il ne ressent pas la peur de mourir, son âme s’il en a une, appartient à la matrice et y retournera si sa carcasse venait à être détruite. Il sait que le pirate n’osera s’en prendre à lui. Une machine qui disparaît sur leur territoire, trop de questions se poserait. Et Pinxit n’aime pas perdre la face. Mais l’humain qu’ils ont attrapés, le pillard, le voleur, lui a peur de la mort. L’odeur qui émane de lui le démontre clairement, comme les regards d’animal apeuré qu’il jette autour de lui. Quand le pirate s’empara du pilleur, Ash ne vit pas vraiment le coup venir. Une machine n’a pas énormément d’imagination, il faut bien l’avouer. Aussi se prit-il le pilleur en pleine poire, ne tombant que par son excellent équilibre avant que le pirate ne lui saute à son tour dessus. Là, il tombe à la renverse alors que le pirate le surmonte de toute sa carrure énorme, pleine de chair et d’os, de muscle, et de sang, bouillonnant d’une rage et d’une fureur toute humaine, la sueur perlant sur sa peau, ses yeux brillants d’un éclat démentiel.

Le coup part avant que la machine n’est le temps de l’empêcher. L’information lui parvient. Il grimace. Cela ressemble à l’expression humaine de la douleur, mais intérieurement, aucun sentiment de douleur ne l’assomme, c’est un signal, une réaction physique, une information. Il perçoit clairement le danger. Une balle dans sa boite crânienne ça pourrait causer un maximum de dégâts. Déjà que son bras risque fort d’être inutilisable ou quasiment… Il songe à Iona et à ce qu’elle dirait si elle le voyait dans cet état. Il se souvient de son visage, d’une beauté farouche, le surplombant, inquiète, pas de sa santé évidemment, mais de sa possible perte, après un effondrement de la mine, il se souvient, de la première fois où il l’a vu, penchée sur lui, lui demandant s’il la voyait, s’il était capable de communiquer. L’humain tente de le terrifier, est-ce le mot pour ? Il tente quelque chose en tout cas, mais Ash ne voit que Iona, ne songe qu’à Iona. Peut-être est-ce cela l’amour ? Il y a quelque chose qui la rattache à elle, qui le pousse à vouloir revenir à elle, à remplir toutes ces missions dont il se contrefout au fond. Pinxit n’est qu’une vague entité. Il sait qu’il vient de là bas, qu’il a été créer par eux, mais ce ne sont que des informations. Elle est vivante, elle est là, et elle l’attend.

Ash n’a cependant pas dit son dernier mot. Sa masse de ferraille a été créée pour maîtriser des doppelganger, alors un seul humain, il peut le gérer. Sa jambe se déplie et d’un mouvement s’abat sur le dos du pirate, assez fort pour le secouer, le désarçonner. Sa tête se tourne vers lui dans un mouvement mécanique tandis que ses yeux se fixe sur lui. Son bras indemne attrape la main qui tient le flingue et sans ciller serre jusqu’à broyer les os, les péter, il ne fait pas dans la dentelle. Ash reste une machine bricolée, retapée, de plus, il est parmi les premiers modèles sorti, autant dire, imparfait. Il saisit l’arme, qu’il utile alors pour frapper le pirate, encore et encore, sans même songer à l’utiliser pour lui tirer dessus, une fois que l’humain a lâché prise, il se redresse.
On ne me menace pas, humain. fait-il mécaniquement, d’une voix éraillée qui ne cherche même plus à dissimuler sa nature profonde. Personne ne m’empêchera de réaliser ma mission. ajoute-t-il, mais cela est plus un avertissement qu’autre chose.

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MessageSujet: Re: Incident de parcours   Ven 15 Avr - 22:05



La douleur. Il faudrait qu’on te brise chaque os de ton corps pour qu’elle t’arrête. Elle ne te freine pas : elle t’enivre. Bien sûr tu hurles ta rage et ton mécontentement : ne serait-ce pas le bruit singulier des os qui se brisent ? Il n’en faut pas beaucoup plus pour éveiller la bête en toi. Tu ne peux compter que sur toi-même. Mais que font tes hommes bon sang ? Ton regard se voilant de rouge se retournant sur eux suffit à effacer de leur conscience toute notion de courage : ils reculent d’un pas pressé, se rapprochant stratégiquement de leur véhicule respectif. La douleur devient inexistante. Au-delà du pourpre de ton regard, on devine facilement l’étincelle de folie qui t’habite. Le rictus qui se dessine sur tes lèvres n’est là que pour confirmer sa présence. Tu ripostes par un coup de tête. Si ta conscience avait été toujours présente, sans doute te serais-tu demandé si cela est suffisant pour créer un court-circuit ou une merde dans ce genre. Mais il ne réside plus une once de rationalisme dans ton esprit : seul l’appel de la violence persiste. Et tu as de quoi faire. Vous avez franchi cette ligne promettant que le combat ne s’arrêterait qu’à l’extermination finale de l’un d’entre vous. Et ce ne sera pas toi.

Mais dans la bataille, tu perçois quelque chose d’étrange. Un coup dans le dos. Puis deux. Trois. Ce n’est plus le robot – tu veilles désormais à éviter ses membres extensibles, une sacrée surprise que tu ne veux plus avoir à encaisser.  C’est autre chose. Tu perçois vaguement une voix familière, comme un écho lointain. L’assaillant persiste et tu te retournes enfin violemment vers lui. Enfin, tu entends un peu plus distinctement le phonème. Mais surtout tu reconnais ses yeux. Tout se ralentit autour de toi. Une seule obsession persiste désormais au fond de ton esprit sauvage : attraper l’énergumène en face de toi. Néanmoins quelque chose t’en empêche. Cela t’énerve, te fait souffler comme un buffle. Tu ressens le vide que provoque ta déchirure quand elle te laisse face à toi-même. Non. Pas maintenant. La situation t’échappe, tu pressens le danger. Tu ne comprends pas ce qui se passe, ton esprit étant encore pris dans les brumes sauvages de ta déchirure.

- « CONNARD ! »Tu reconnais enfin l’assaillant. Tu restes un peu con un instant, immobile et fixant ton bras droit.

- « Qu’est-ce tu fous là ? »

La situation te revient soudainement à l’esprit. Tu sursautes, te retournes vers l’archandroïde afin de terminer le travail commencé mais Godfred rugit à nouveau.

- « NON. BOGDAN. NON. TU NE PEUX PAS FAIRE CA. »

Ce qu’il a de la chance que tu l’écoutes. Sinon, sans doute serait-il déjà mort depuis longtemps pour oser te causer de cette manière.

- « Qu’est-ce que tu veux putain ? La guerre avec le Syndicat ? La guerre avec… le monde entier ? Est-ce que tu te rends compte de ce que… est-ce que tu… »

L’homme est hors de lui. Cela fait longtemps que tu n’as plus mis ton meilleur ami dans cet état. Hum, si tu étais un tant soit peu honnête à l’instant, tu lui accorderais que tu as exagéré. Mais plutôt mourir que de l’avouer devant cette boîte de conserve meurtrière.

- « Je… »

- « Ferme-la. » Te coupe-t-il, intransigeant. « Toi, là, l’archandroïde de service, » Godfred s’est fait plus diplomate mais il n’est visiblement plus d’humeur « tenter de tuer le chef des Pirates, même s’il exécrable, n’était pas la meilleur des idées non plus hein, bon. » Qu’on se le dise.  « Je te rends ta merde… ta… marchandise. Tu ne pénètres plus jamais sur nos terres. Tout le monde est au courant de ça, Pinxit aussi. On ne rentre pas sur les terres des Pirates sans y être invité. Merde quoi. C’est si difficile que ça ? »

Arrachant la marchandise à la Fouine - le pauvre gars ne sait vraiment pas où se mettre -, Godfred la jette aux pieds de l’intrus. Ce sont tes hommes qui l’ont prévenu, à n’en pas douter. Les bons à rien. Incapables de te défendre mais de rameuter ta gouvernante, ça, ils savent faire. Tu fronces les sourcils. Tu enrages, tu brûles d’envie de massacrer l’indésirable mais l’influence psychique de Godfred fait encore effet. De ta main encore valide, tu ramasses ton arme, tues du regard ton précédent adversaire. La douleur est revenue à la charge et tu ressens enfin l’ampleur des dégâts. Sérieusement, il faudrait que tu apprennes à déglinguer plus rapidement ces fichus robots.

- « D’accord ? »

Godfred a l’air de parler à un gosse. Tu t’es approché de lui, à une limite dépassant toute notion d’espace personnel. Oh, vous parlerez de tout cela. Mais à l’instant la fatigue et son emprise sur ton esprit t’en empêchent. Tu te contentes de fusiller du regard l'archandroïde, lui promettant tacitement que s’il revient sur tes terres, il n’aura pas de deuxième chance.




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MessageSujet: Re: Incident de parcours   Jeu 21 Avr - 17:51

La machine finit par comprendre, dans la violence, dans le feu de l’action, que l’individu avec lequel il se bat a perdu toute notion de raison. Ce n’est plus qu’une masse de chair, de dents, d’os, de muscles qui ne cherchent qu’à tuer. Ses yeux brillent d’un éclat que la machine interprète comme de la folie mais en vérité il ignore totalement ce qu’il se passe dans la caboche de l’énergumène qui s’échine à lui coller des coups de boule sachant que le métal ploie tandis que les os se brisent. Il ne fait rien pour l’arrêter. Parce qu’il n’en a pas les moyens. Bloqué sous cette masse de chair humaine puant la transpiration rance, il n’a guère le loisir de le choper pour l’arrêter. Rapidement l’information est percutée. Ce combat ne s’achèvera que s’il meurt ou s’il parvient à arrêter l’autre, quelque soit le moyen employé sachant que la mort sera le plus efficace. Mort. Ce mot n’a qu’un sens étrange pour la machine. Mort de quoi ? Du corps ? De l’esprit ? De la matière ? Il n’a guère le loisir d’y songer. Il doit parer les coups, essayer d’esquiver, et d’user l’autre. Tuer n’est pourtant pas un problème, il l’a fait par le passé, mais il sait également que tuer cet individu serait problématique.
L’arrivée d’un autre homme lui arrache ce dilemme. Il n’aura pas besoin de tuer le pirate ni d’essayer de survivre à ses coups, puisque celui-ci s’arrête, écoutant l’autre homme. Pragmatique, Ash en profite pour se dégager et se relever. Il s’époussète en écoutant les hommes discuter. Evaluant la situation, une dizaine de pirates l’entourent, il se demande s’il va devoir s’enfuir en embarquant le pillard avec lui sous son épaule. Pas qu’il lui serait difficile techniquement de le faire mais que les pirates connaissent mieux le terrain que lui et ont sans doute tendus des pièges afin d’éviter qu’on vienne sur leur terre sans qu’ils soient prévenus à l’avance. A leur place, il aurait truffé l’endroit de diverses petites surprises. Mais fuir ne sera pas nécessaire. L’homme qui est intervenu et possède visiblement une certaine autorité ici s’adresse à lui. L’homme possède plus de raison que le chef des pirates, et parle avec tant d’autorité, que Ash se demande s’il n’est pas le second. L’animal enragé lui adresse un regard meurtrier tandis que le second essaie de faire passer un message mais Ash n’a guère besoin qu’on le lui répète. Il n’aurait jamais fichu les pieds ici sans l’idée saugrenue de ce voleur de s’y fourrer. Pas sûr d’ailleurs que ça ait été si accidentel que ça. Faudrait qu’il pense à se booster un peu pour gagner en vitesse et éviter ce genre de situation à l’avenir.
Vous n’avez aucun soucis à vous faire, je suis très aux faits des accords. Ceci est votre territoire et je n’ai jamais eu l’intention de le bafouer. Ash lui déployait des trésors de diplomatie. Iona lui avait filé un bouquin sur le sujet après qu’il ait qualifié quelques mineurs de manières si insultantes qu’elle avait failli le renvoyer dans le désert. Il avait encore du mal à employer les bons termes mais quand la situation l’exigeait, il pouvait ressortir toutes les expressions du manuel sans problème.
Je vous remercie de votre sollicitude et vous souhaites une agréable journée.
Il lui était impossible de réaliser le côté saugrenu de sa conversation, il était persuadé d’avoir le discourt tout à fait adapté à la situation. Mais comprendre les humains était un travail parfois compliqué. S’emparant des biens de Pinxit, il salua son interlocuteur d’un petit mouvement de la tête et commença à reculer prudemment. Avec un peu de chance, il quitterait les lieux sans encombre et pourrait rejoindre Iona. Pas certaine qu’elle écoute son aventure d’une oreille très joyeuse.

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