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 Nouvelles obsessions ft. Sileas

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MessageSujet: Nouvelles obsessions ft. Sileas   Mer 24 Fév - 19:45

Nouvelles obsession

Sileas & Moïra

Son laboratoire était une antre étrange et insolite. Outre les bocaux contenant des organes, dents, fœtus et autre trouvailles que lui ramenait Viondra de ses épopées de chasseresse de Doppelganger, il y avait d’innombrables machines scientifiques appartenant à des époques très variées dont certaines étaient carrément des pièces de musées digne de figurer quelque part à la Citadelle plutôt que dans cette pièce blanche où tout était de verre, transparent, et de métal, argenté. Aux murs, des radios décoraient la pièce, des portraits de scientifiques fascinant la propriétaire des lieux, de Nicolas Telsla à Darwin, jusqu’à quelques photos iconiques comme celle de l’Alien de la zone 51, celle du Loch Ness, ou encore des photographies de freak show. C’était une vraie caverne d’ali baba dévouée à la science et à ses mystères où l’on côtoyait aussi bien l’horreur, la déviance humaine que les plus hautes avancées de l’humanité. Dans un coin, un crâne décomposé d’Archandroïd reposait, visiblement recyclé en lampe, démontrant le peu d’affection que la scientifique de renom possédait pour la technologie qu’elle boudait ostensiblement même si elle ne pouvait nier une certaine fascination pour elle.

A dire vrai, ce qui obsédait la scientifique à la peau aussi blanche que ses cheveux c’était l’idée d’immortalité et qui mieux que l’intelligence artificielle placée dans un corps mécanique pouvait mieux la représenter ? Bien sûr, il y avait ses chères zombies. Elle ne négligeait pas le corps humain. Après tout, la Matrice pouvait planter, et la technologie être détruite. Rien n’était immuable au fond. Et c’était bien pour cela que l’éternelle insatisfaite se battait. Elle avait étudié les textes des alchimistes, et comme eux avait pourchassé l’idée d’immortalité. Jusqu’à présent, la zombification était le seul et unique processus vous sauvant de la mort. Et à l’orée de ses 55ans, dans un monde où toutes les antiques malades disparues avaient réapparues, et où chaque année apportait son lot de nouvelles épidémies, un corps humain vous paraissait si fragile. Le sien lui semblait antique et pouvant périr à tout instant. Ce n’était pas la mort qu’elle redoutait en soit, sinon elle n’aurait pas accompli ce procédé sur elle-même puisqu’il impliquait de mourir dans le processus, mais plutôt l’achèvement. Ne pas pouvoir finir, ne pas pouvoir continuer, c’était cela qui était horrible dans le fait de mourir. Aussi s’était-elle zombifié. Mais l’idée de pouvoir par exemple télécharger son esprit dans la matrice, une théorie scientifique en vogue à la citadelle, l’inspirait grandement. Voilà pourquoi, soudainement elle manifestait de l’intérêt pour ce qu’elle avait toujours boudé jusqu’à présent : la technologie.

Aussi quand le mécanicien qu’elle avait appelé pour qu’il retape sa centrifugeuse apparu, quelque chose en elle frétilla sans qu’elle sache pourquoi.

Cette vieille machine lui était indispensable pour les examens auquel elle procédait mais aussi pour créer certaines des drogues et médicaments que le syndicat lui commandait. Se passer d’elle lui était quasi impossible. Aussi avait-elle attendu l’homme avec nervosité et s’était-elle inquiété en le voyant aussi jeune. Le ghetto était rempli de jeunes gens débrouillard mais elle restait de la vieille école se demandant si les moins de trente ans sont capables de faire leur table de multiplication. « Bonjour, » lui avait-elle dit d’une voix absente, contemplant étrangement le jeune homme. A peine avait-il mit les pieds ici qu’elle le regardait avec insistance, à la fois du fait de son anxiété relative à la nécessité de sa machine de fonctionner mais aussi et surtout parce que cette bouille lui était familière. « J’ai besoin que vous répariez ma centrifugeuse, » fit-elle en mettant ses mains diaphanes sur la machine comme si c’était un être précieux qu’il valait manier avec délicatesse. Et que ça soit rapide, j’en ai besoin pour mes activités professionnelles. » précisa-t-elle tout en le couvrant d’un regard inquisiteur.


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MessageSujet: Re: Nouvelles obsessions ft. Sileas   Ven 26 Fév - 11:14

Nouvelles obsessions

Moira & Sileas

Quand j'ai choisi d'être mécanicien, c'est parce que j'ai compris très vite comment un moteur fonctionnait. Et si vous vivez dans un ghetto, quel qu’il soit, vous savez qu'on a que de vieilles voitures et motos. Du coup, cela me semblait simple. Maman m'a aidé en dénichant des livres parlant de moteur et autre. Peut-être que dans l'ancien monde, celui dans lequel elle avait grandi et qui servait de base aux contes qu'elle me racontait le soir, elle aurait exigé que je fasse autre chose de ma vie. Mon intelligence aujourd'hui n'a aucun prix. Elle ne vaut en soit rien. Autrefois, j'aurais été un surdoué ou haut potentiel. Autrement dit un petit génie qui aurait dû faire des études poussées… Dans ce monde apocalyptique, mon QI me sert juste à apprendre par moi-même. Autodidacte, c'était aussi une fierté de Maman. Quoiqu'il en soit être mécaniciens c'est juste un boulot utile et un moyen d'avoir de quoi manger. Du coup, je me suis surtout à la base intéressé aux moteurs à explosions et autre joyeusetés du même style. Et puis, après un moment les gens m'ont amené d'autres trucs à réparer. Et là, j'ai découvert que je pouvais étendre ma spécialisation. Il me faut toujours un moment face à un nouvel objet pour découvrir comment il marche et où est le problème. Mais ma capacité à comprendre et apprendre seul m'a toujours été utile. J'étends donc lentement mes possibilités de travail. Et au besoin, je peux trouver des informions via la Matrice.

Aussi maintenant, j'ai une petite réputation. Ce qui doit expliquer pourquoi cette femme m'a contacter pour venir réparer quelque chose chez elle. En général, les gens viennent à moi. Je n'aime pas trop travailler à l'extérieure de mon garage, seul lieu où je me sens en sécurité dans le monde réel. Bien qu'en réalité, je ne me sente réellement protégé que dans la Matrice. Probablement parce que je maîtrise ce monde, que je la modèle comme bon me semble. Cela aussi est un don inné. Mais celui-la je le dissimule aux yeux de tous, jouant juste le mec capable de se connecter via un artefact comme tous les autres. Qui aurait cru que ma myopie légère pouvait me servir ? Bref, n'étant pas sure de ce qu’elle appelle une centrifugeuse, j'ai pris divers outils dans mon sac à dos. J'ai eu bon négocier pour qu'elle vienne jusqu'à moi, rien à faire, cette dame est restée sur sa position. Et en même temps, elle a promis de bien payer. Je ne me voyais pas refuser. La majeure partie des gens, pour qui je travaille, finissent toujours par revenir quand ils ont besoin d'une quelconque réparation. Et ils payent toujours. Si ce n'est pas moi, ce sera quelqu'un d’autre. Et je préfère que ce soit moi. Question de survie peut-être.

Quand je pénètre dans le laboratoire, je ne peux m'empêcher de regarder autour de moi. Involontairement, je mémorise l'emplacement de certains objets. Je fronce un peu des sourcils face à l'étrangeté de la pièce. Il y a un mélange improbable de faits scientifiques, de films de sciences fictions et d'horreur ici. C'est presque perturbant. Du moins, cela me rend l'ambiance étranger et space. Mes yeux se posent alors sur la femme à la peau laiteuse et aux cheveux blancs. Elle est à l'image de ces lieux. « Bonjour. C'est sympas chez vous » Je commente avec un sourire poli et un haussement d'épaules. Je ne mens pas. Même si la pièce ressemble à un débarras, je trouve qu'elle un certain caractère. J'avance de quelques pas pour me rapprocher d'elle, hésitant à lui tendre poliment la main pour la saluer. C'est que les règles du savoir vivre, du respect et de la politesse ont presque toutes disparues. Mais comme j'ai grandi dans ce monde déchiré, je ne les connais que par l'éducation stricte que Maman m'a donné envers et contre tout. Elle disait que si on oubliait comment agir en humain, alors l'humanité n'avait plus de raison d'être.

« Ah ce type-la de centrifugeuse ? Je pensais plus à un robot ménager ... » Je commente en l'observant étreinte et presque câliner l'appareil. Je sais comment cela fonctionne et à quoi cela sert. Cependant, c'est bien la première fois qu'on me demande d'en réparer une. « Rapide à quel point ? » Je questionne et je plisse du nez faisant glisser mes lunettes que je repousse du doigt. « C'est une première pour moi, mais si je dispose de quelque heures je pourrais sûrement vous la retaper. » Après tout rien ne m'est impossible. Il me faut juste voir l'intérieure et cela ne doit pas être très différent des autres appareils passés entre me mains. « Une question : j'ai le droit de la démonter ? Promis je vous la remonte après. »

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MessageSujet: Re: Nouvelles obsessions ft. Sileas   Dim 6 Mar - 23:40

Nouvelles obsession

Sileas & Moïra

La scientifique sourit quand le jeune mécanicien lui dit que c’est sympa chez elle. Un large sourire dévoilant une rangée de dent impeccablement blanche, presque effrayant. Il se dégage quelque chose d’elle qui inspire la terreur autant que le respect. Un je ne sais quoi de folie perturbante, de données manquantes, et d’irrégularités. Humaine, plus tout à fait, bien qu’elle doute de ne l’avoir jamais été. Véritable extraterrestre, elle s’est toujours sentie à part, différente. Folie est le mot que les autres lui donne. Mais à ses yeux, ce sont les autres qui sont fous, bêtes, stupides, parfois intriguants, mais définitivement différents. Indéniablement. Habituée aux êtres vagabonds, aux bandits et aux voyous, elle ne voit guère de gens ordinaires, et la plupart du temps, elle les trouve fade, idiots, bêtes et méchants. Celui-ci semble gentil. Mais l’est-il vraiment ? Elle lui accorde le bénéfice du doute pour le moment. « Merci. » répond-t-elle avec un petit mouvement de la tête sur le côté qui lui donne l’air d’un smiley un bref instant. Vision aussi perturbante qu’une licorne à la tête tranchée qui passerait devant vous.

Lui présentant la bête, une jolie machine comme on n’en fait plus, qu’elle tripote avec délicatesse comme on touche quelque chose de précieux, presque sacré, elle lui demande d’être rapide, et implicitement efficace. La possibilité qu’il ne puisse pas y arriver ne lui traverse même pas l’esprit. L’échec n’est pas une donnée acceptable pour la dame qui observe le monde avec froideur. Quelques heures déclare-t-il ? Elle soupèse, tout en sachant qu’au fond, elle n’a guère le choix. Il va lui falloir accepter la présence de ce jeune individu pendant qu’elle travaillera, tout en évitant d’avoir besoin de sa centrifugeuse ce qui lui demande de repousser quelques essais qu’elle devait faire aujourd’hui, et trouver de quoi s’occuper autrement. Peut-être en observant les rats de laboratoires… ou alors, elle avait quelques expérimentations en cours. Elle jeta un œil sur les écrans plaqués sur son bureau, observant les silhouettes agités figurant dessus. Impossible d’en rater une miette, c’était comme une télé réalité avec des effets pour le moins étrange. De la télé-réalité psychédélique et euphorisante ! Elle détourna le regard pour revenir sur le jeune homme.

« Faites tout ce qui vous semblera nécessaire, tant qu’elle fonctionne, c’est tout ce qui m’importe. » répondit-elle en observant le jeune homme, droit dans les yeux. Ce visage si juvénile ne lui était pas inconnu. Il y avait quelque chose de familier en lui, et elle n’aurait su dire quoi. S’étaient-ils déjà vu quelque part ? Elle ne s’en souvenait pas. Pas pour le moment. Ses yeux glissèrent sur les surfaces vitrés réfléchissant la lumière puis elle regarda à nouveau le jeune homme. « Nous sommes nous déjà croisés ? » demanda-t-elle, curieuse.


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MessageSujet: Re: Nouvelles obsessions ft. Sileas   Sam 19 Mar - 18:31

Nouvelles obsessions

Moira & Sileas

Elle est étrange cette dame. Pas méchante, loin de là. Je dirais un peu effrayante et space. Mais je ne me sens pas en danger. De plus, il s'agit d’une transaction de travail. Elle va payer. Je vais réparer sa machine. Au besoin, je me connecterais à la Matrice pour trouver des informations. Je ferais comme-ci mes lunettes le permettent comme à chaque fois. C'est facile et aisé. J'approche un peu plus. Et j'observe avec attention l'étrangère. Elle ressemble à une poupée de porcelaine tant sa peau est blanche et ses lèvres d'un rose tendre. Ses cheveux sont très pâles aussi. Et ses dents sont parfaites en tout point. Elle ressemble à une fée ou une ancienne déesse antique. En fait, je la trouve belle. Même si elle a un côté perturbant et inquiétant. Je lui offre un sourire plus sincère et sympathique, que le sourire mécanique et poli que j'offre en général. Je fais encore quelques pas dans son antre, en observant le décor. Puis je me focalise sur l'appareil, une centrifugeuse. C'est bien la première fois qu'on me demande d'en réparer une.

Je m'arrête en face d'elle et de son bébé. Elle a l'air d'y tenir à cet appareil. En tout cas, elle la caresse avec tendresse et amour. C'est touchant comme scène. Même si on parle d'un simple appareil bien sur, pas d'un être vivant. Mais au point où en est le monde…. Qui est encore sain d'esprit et ne présente pas un soupçon de folie ? Personne. Tout est trop détruit, inhumain pour qu'on puisse garder une normalité mentale bien longtemps. Ce monde, il ne ressemble pas à celui des histoires de Maman. Je peine à croire qu'autrefois c'était si différent de maintenant. Elle hésite quand j'avoue avoir besoin de temps. Elle est pressée. Mais je n'aime pas mentir aux gens. Et je ne veux pas d’ennuis. Je ne fais pas de miracle. Si encore c'était un Archandroïde, alors là ce serait facile et simple. Ou un problème de codage informatique…. Quelque chose que mon don étrange rend aisé à comprendre à mes yeux ; comme il est aisé pour l’enfant comprends que ses pleurs lui attirent la faveurs d'un adulte. Mais là, il s'agit d'un appareil dont j'ignore tout. Donc, réparé ce sera réparé. Quand ? Aujourd’hui probablement. Mais pas dans l'heure. « Je vais faire de mon mieux pour être rapide Madame. » Je déclare pour atténuer sa frustration.

Je fais passer la bandoulière de mon sac par-dessus ma tête et je le dépose sur la table. Il y a un léger bruit métallique dû à mes outils entassés dedans. Je me permets aussi de retirer ma veste. Je remonte du bout des doigts mes lunettes. « Elle marchera. Je vais juste regarder ce qui dysfonctionne, puis je répare et voilà. » Je réponds alors que je pose mes mains sur l'objet sacré. Je lui accorde un coup d’œil quand elle me questionne avant de sortir mes tourne-vis. « Peut-être… Dans la Matrice ? » Je questionne. « Mon avatar m'est identique, les lunettes en moins. » Je croise beaucoup de personnes dans le monde virtuel donc cela est possible. Mais comme cliente dans le monde réel, c'est la première fois que je la côtoies. Je finis d'ouvrir son bébé et je regarde un peu analysant ce qui peut dysfonctionner. « Je pense que je sais ce qu'elle a ! Finalement, ce sera rapide à réparer. » J’annonce avec un grand sourire alors que j'observe attentivement les fils fondus et usés. Il suffit des les remplacer pour que le contact se fasse à nouveau. [/color]

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MessageSujet: Re: Nouvelles obsessions ft. Sileas   Mar 22 Mar - 20:44

Nouvelles obsession

Sileas & Moïra

Le jeune garçon s’approche d’elle, la détaille, et la superbe zombie se surprend à reluquer ce jeune garçon. Oh bien sûr quelques idées cochonnes lui traversent l’esprit. Les drogues ont tendance à calmer la libido physiquement mais mentalement c’est une toute autre paire de manche. Et son cocktail comprend certaines drogues qui vous rendent calin et enclin à vous rapprocher de la chaleur humaine dont son corps manque tant. Sa peau est froide comme la mort, comme son teint en témoigne et son pouls anormalement lent. Elle se sent observée, peut-être désirée, mais il est trop jeune pour cela, elle pourrait être sa mère. Et elle est morte alors qu’il est plein de vie. Tout s’oppose à de telles idées, la morale s’hérisse, pourtant, les idées filent, et le désir latent s’exprime dans un éclat dans les prunelles, un sourire qui s’esquisse, tandis qu’elle est gagnée par ce sentiment de familiarité à mesure qu’elle l’observe. Un froncement de sourcil la gagne alors qu’il s’intéresse à la machine. Elle ne peut s’empêcher de continuer à l’observer. Il ne s’agit plus de le reluquer comme un espèce de jouet sexuel, mais plutôt de savoir, de se rappeler, se souvenir. C’est parfois compliqué avec les drogues. Elle use plus souvent de son palais mental. Cela est nécessaire quand les souvenirs s’émaillaient. Cette technique parvenait à faire des merveilles. Elle gardait en mémoire plus de souvenirs qu’un cerveau humain normal aurait pu le faire. Certes, elle était un génie, techniquement, son QI était très élevé, mais cette technique aurait pu faire passer n’importe quel crétin pour un génie. Il suffisait de stocker les souvenirs dans une bibliothèque mentale.

Pendant qu’elle fouille dans sa bibliothèque, le jeune homme s’intéresse à la machine et tente d’estimer le temps nécessaire. C’est que la petite dame est pressée. Cela ne dépend pas d’elle. Si ça ne tenait qu’à elle, elle lui aurait déjà sorti les boissons qu’elle gardait dans le frigo, celles que confectionnait l’un des professeurs, des sortes de soda améliorés contenant de nombreux nutriments, cette boisson pouvait, sans déconner, vous sauver la vie. Mais l’horloge tournait, et pendant qu’elle fouinait son palais mental, et qu’il réparait la machine, des zombies n’étaient pas créer, de l’argent était perdu, des drogues attendaient d’être synthétisées. C’était elle la garante des drogues diffusées dans le ghetto. Grâce à elle, les gens ne faisaient plus d’overdose, étaient de plus en plus accro, mais leur corps supportait mieux leur addiction. C’était tout l’intérêt d’embaucher un génie pour faire ce genre de choses. Vous ne tuez plus personne avec. Bien sûr, elle s’en moquait que les gens meurent ou pas, tout était plus ou moins mortel ici, mais parvenir à créer des drogues inoffensives ou presque, ça c’était le genre de défi qu’une scientifique avait envie de relever. S’envolant dans sa bibliothèque comme elle le ferait dans la matrice ou dans les rêves, elle fut soudainement stoppée par les paroles du jeune homme. Matrice. Ses doigts glissèrent sur un épais volume. Matrice. Elle caressa le titre en lettres d’or et le sorti pour l’examiner.

Son regard tomba à nouveau sur le jeune homme. Mentalement, elle lui enleva les lunettes, imagina un vent imaginaire soufflant dans ses cheveux, une lumière plus chaude, plus forte que celle des néons usés, quelque chose d’un peu surnaturel, merveilleux, car tout dans la Matrice l’est, merveilleux. Amusant de constater à quel point les gens ont envie de fuir la réalité quand ils s’y rendent. Tout y est si différent. Excepté ce jeune homme. Excepté elle. Choisir le même avatar que son propre visage, Freud aurait sûrement quelque chose à dire là dessus. « Le mien l’est également. » répondit-elle ignorant sa remarque sur la machine. Elle se penche vers lui. A la manière dont il est plongé dans les entrailles de la bête, il a l’air si studieux tout d’un coup, si sage. Ce n’était pas l’image qu’elle s’en était faite. Les souvenirs l’effleurent et rejaillissent. Un jeune homme impétueux, peut-être naïf, mais doux à la fois, il avait l’air si enjoué quand elle l’avait vu dans la Matrice. « Vous aviez l’air si pressé la dernière fois. » ajouta-t-elle.


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MessageSujet: Re: Nouvelles obsessions ft. Sileas   Ven 15 Avr - 8:51

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Il est étrange de se sentir observer avec attention et … Quelque chose que je n'arrive pas à définir, mais une lueur que j'ai déjà vu dans certains regards d'autres personnes. Pas toujours pour ma personne. Je dirais que cela tient du désir ou un truc du genre. Je ne suis pas familier avec ce genre de ressenti ou d'échange. Cela m'est étranger. C'est flatteur, un peu, pour une fois qu'on ne me regarde pas avec un air condescendant me voyant comme un gamin, un simple adolescent. Mais je ne me rappelle pas avoir éveillé ce genre d'intérêt. Après elle est très belle. Elle a un côté mystérieux et space, qui augmente l'intérêt qu'on peut lui porter. Je mordille ma lèvre inférieure, un peu gêné par son regard, avant de lui offrir un sourire plus sincère. Je suis nul en relation amoureuse. Cela m'est inconnu, que ce soit l'amour ou le désir. De manière général, je suis nul en relation humaine. Mais je ne me sens pas trop perturbé par son intérêt pour ma personne. Probablement parce que son regard change très vite, qu'elle n'a aucun geste ou propos qui pourraient m'embarrasser. Et aussi parce que j'ai cette centrifugeuse à réparer, qui m'accapare l'esprit. Après un dernier regard, je constate qu'elle semble réfléchir ne portant plus trop d'attention à ma personne.

Je commence à ouvrir la machine pour essayer de comprendre pourquoi elle refuse de fonctionner. Dans le Ghetto, tout est vieux et usé. Parfois, je peux réparer les choses, parfois c'est plus compliqué et il me faut des pièces précises, parfois c'est juste impossible. Il y a toujours moyen de réparer encore, et encore, et encore un objet… Jusqu'au jour où il meurt pour de bon. Et même moi, je ne peux plus rien y faire. Mais dans le cas présent, ce sera simple. Quelques fils ont fondus et se sont déconnectés ne permettant plus à l'électricité de circuler pour alimenter la centrifugeuse. Il suffit donc de les remplacer. Et j'en ai dans mon sac ainsi que les outils nécessaires à cela. Je l'annonce avec un sourire et fièrement à ma cliente.

Je lui fais la conversation tout en commençant à démonter les fameux fils électriques posant problème. Je peux faire deux choses en même temps en général. Ce n'est pas impossible. Et puis, ce que je répare est quelque chose d'assez courant et banal maintenant. Je n'ai donc pas la nécessité de focaliser toute mon attention sur mes doigts. Et puis, elle a une voix plaisante en plus d'être très belle. Et elle est gentille. Je n'ai donc aucune raison d'être impoli et silencieux. Surtout que Maman m'a appris à toujours être respectueux. Mais de toute évidence, la machine l'intéresse moins d'un seul coup. Elle se penche vers moi pour m'analyser. Et je rougis. Il me faut faire un effort pour essayer de me souvenir si je l'ai croisée ou non. Je ne prête jamais assez d'attention aux gens, surtout pas dans la Matrice puisque je voyage comme bon me semble. C'est mon royaume, mon chez moi, mon terrain de jeu. Le problème c'est que de toute évidence elle se rappelle de moi. Est-ce pour cela que je la compare à une fée ou une déesse antique ? Parce que c'est l'impression qu'elle m'a faite dans le monde virtuel ? Peut-être.

Je cligne des yeux. « Ah bon ? » D'accord comme remarque c'est stupide. Je ne suis jamais pressé dans la Matrice, mais je reste peu au même endroit, jouant avec les codes histoire de développer encore plus mon don inné. « Pouvez-vous juste me dire dans quelle salle nous nous sommes croisés ? » Ayant une mémoire des lieux assez précise et visuelle, si je visualise le lieu je me souviendrais d'elle. Car de toute évidence, on s'est déjà croisé peut-être même plus d'une fois. « Vous vous connectez souvent ? C'est quoi votre salle préférée ? » Je demande pour faire la conversation, alors que je retire un fil électrique endommagé. Maintenant qu'elle a piqué ma curiosité, je désire en savoir plus. Peut-être que l'on se recroisera dans la Matrice où je me sens plus libre et où je me montre plus sociable.

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Nouvelles obsession

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Le monde de la matrice est pour beaucoup un terrain de jeu inépuisable qui à l’avantage, contrairement au monde actuel, triste, fade, miséreux, d’être extensible à souhait, de ressembler à ce que vous voulez qu’il ressemble, si tant et si bien qu’il est tentant d’y passer plus de temps que dans le monde des vivants. Comme beaucoup Moïra a souvent eu la tentation d’y retrouver le monde d’avant, là haut, dans la citadelle, beaucoup de salles ressemblaient à des époques précises du passé. La date était inscrite ainsi que le lieu reproduit avec plus ou moins d’exactitude. Curieusement, la plupart de ces salles représentaient le summum du luxe de l’époque décrite. En arrivant dans le ghetto, Moïra craignait d’y retrouver l’exact opposé, d’y être oppressée, d’y être agressée. Là haut, à la Citadelle, on racontait tellement d’histoire sur le ghetto, et à quel point vous n’étiez à l’abri nul part. L’insécurité, les criminels, les dangers omniprésents tel était l’inquiétude des gens de la Citadelle vis à vis du ghetto. Ils pouvaient rire de la misère mais la criminalité d’en dessous les inquiétaient vivement. Sans cesse ils se demandaient s’ils étaient bel et bien à l’abri tout en refusant de croire à la possibilité qu’ils n’y soient pas. Elle avait mis du temps à passer outre son inquiétude, mais une fois dedans, elle s’était sentie paumée et mal à l’aise. Ce qui l’inquiétait dans la Citadelle c’est l’aspect refuge qu’avait la Matrice pour beaucoup, ici, c’était une véritable apocalypse, un labyrinthe où l’on pouvait vite se paumer. Les jeunes devaient l’apprécier et s’y sentir comme des poissons dans l’eau, elle non.

« Vous êtes si jeune, vous devez connaître les lieux par cœur, moi je m’y perds à chaque fois ! Je serais bien incapable de me souvenir de où exactement nous nous sommes rencontrer, encore moins d’être capable d’y retourner. » fit-elle réalisant à quel point elle faisait vieille croulante en disant cela. La zombification avait eut un petit effet lifting sur elle, les rides s’étaient atténuée, sa peau avait trouvé une blancheur immaculée, et le léger parfum de vieille mort avait remplacé celui de la vieillesse à son grand soulagement. Il n’en restait pas moins qu’elle avait vécu un demi siècle et quelques années de plus. Culturellement ça changeait tout. Elle se souvenait parfaitement de ce qu’était le monde avant la grande crise, de ce que c’était de boire de l’eau de source, de ce que c’était de se balader en forêt, de sentir le soleil sur sa peau, de s’allonger dans l’herbe, de n’avoir d’autres soucis que de payer son loyer à la fin du mois, de savoir si l’on plaisait à tel garçon, et si l’on était pas trop vieille pour avoir des enfants… Mieux valait ne plus songer à tout cela. Ce temps était révolu. Et cette nostalgie était trop pernicieuse pour qu’elle s’y abandonne à nouveau. « Vous m’avez l’air d’être plus capable que moi de vous en souvenir. Votre tête marche parfaitement, vos neurones sont au top niveau. La vieillesse n’a pas encore eu d’effet dégénératif sur votre cervelle. » La voilà qui maintenant se plaignait de son grand âge. Comment passer pour un vestige du passé en quelques secondes. Avec désespoir elle constatait qu’elle était incapable de passer pour quelqu’un de cool envers la jeunesse. Qu’importait ! « Dites moi jeune homme, êtes vous un habitué de la Matrice ? Vous m’avez l’air d’aimer y aller. »

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MessageSujet: Re: Nouvelles obsessions ft. Sileas   Sam 4 Juin - 18:31

Nouvelles obsessions

Moira & Sileas

Parler de la Matrice sans dire ce que je suis n’est pas forcément aisé. Mais j’en ai l’habitude. Je porte des lunettes, c’est comme cela que je justifie mes connexions. C’est comme cela que les humains peuvent se connecter à la Matrice via des accessoires. C’est en théorie le seul moyen connu pour y arriver. Excepté pour les êtres comme moi. Les Technomanciens. Chez nous, il existe un lien avec le monde virtuel dans lequel nous sommes tout puissants. On est les sorciers des temps modernes. Néanmoins, j’évite d’abuser de mon don. Maman m’a appris à le gérer et à ne pas le surexploiter, m’expliquant que cela était dangereux. Connecté, on est vulnérable dans le monde réel. De plus on peut mourir dans la Matrice, ce qui fait des être des esprits errants dans la Matrice.

Je ne suis pas très surpris qu’on s’y soit croisé. J’aimerais juste réussir à me souvenir de quand ou au moins de la pièce où on s’est vaguement vu. Je rencontre beaucoup de gens. Et rien ne prouve qu’elle a le même avatar que son apparence dans le monde réel. On peut être qui on veut avec n’importe quel physique ou nom dans le monde virtuel. Cependant, je l’imagine mal changer d’apparence physique. Je ne sais pas pourquoi. Il émane d’elle une simplicité et une aura féerique, qui me semble suffisante. Elle n’a guère besoin d’en rajouter. Elle est déjà tel Morgane la fée au naturel. À sa remarque, je souris légèrement. M’y retrouver ? C’est un euphémisme. Je fais ce que je veux dans la Matrice. C’est mon royaume.

«J’en suis familier, si on veut. » Je réponds poliment toujours en réparant le fil défectueux. Je reste focalisé sur mon travail. Mais je discute avec elle en même temps. Ce n’est pas si compliqué pour moi de faire deux choses en même temps. « Je ne peux pas vous aider. Je rencontre beaucoup de gens et je me connecte à différentes salles… Je me souviens rarement des gens que je ne fais que croiser dans la Matrice, sauf si on s’est parlé. »

Je relève la tête pour lui offrir un sourire. Je ne la trouve pas vieille. Enfin j’ignore son âge. Mais elle a un physique atemporel pour moi, avec sa peau blanche et ses long cheveux. Ceci  dit elle doit avoir connu le monde d’avant, celui qui peuplait les contes que Maman me racontait pour m’endormir. Moi, je n’en connais que ce que j’ai entendu enfant. Mon monde a toujours été apocalyptique. « Vous… Vous avez connu le monde d’avant la guerre et la Matrice ? » Je questionne en penchant légèrement la tête sur le coté.«Maman… Elle m’en parlait souvent. C’était comme des contes pour m’endormir le soir. Cela semblait si paradisiaque, mieux que … ça... » J’explicite mon idée avec un mouvement de la main sensé désigner la vie dans le ghetto.

Je finis par refermer la centrifugeuse avec un sourire satisfait. Je claque légèrement de la langue. Et je me redresse lentement en rangeant mon matériel. Je frotte mes mains sur mon pantalon. « J’ai fini. Vous devriez essayer pour voir si c’est bon » J’ajoute avec un autre sourire pour la dame. « Vous savez, je mémorise rarement les gens que je croise dans la Matrice parce que généralement ils ont des avatars différents de la réalité » J’ajoute en haussant des épaules. « Et euh merci pour le compliment sur mon cerveau… » Je fronce un peu des sourcils, peu sure si c’est un compliment ou juste une manière de parler. Je ne me suis jamais demandé ce qu’était la vieillesse parce que j’imagine qu’on ne vivra pas assez vieux. Pas dans ce monde détruit et en proie à la violence. « Oui, je sais m’y débrouiller. Pourquoi vous cherchez après une information ou quelque chose comme cela ? » Je questionne. Peut-être a-t-elle besoin d’aide dans la Matrice, je peux bien rester un peu plus longtemps.

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MessageSujet: Re: Nouvelles obsessions ft. Sileas   Sam 18 Juin - 19:31

Nouvelles obsession

Sileas & Moïra

Le jeune homme semblait surpris. Par le fait qu’elle avait le même avatar dans la matrice que son apparence dans la réalité ou bien par le fait qu’elle se souvenait de lui pressé ? Difficile à dire. La scientifique se pencha vers lui en le fixant droit dans les yeux. Une attitude qui pouvait sembler effrayante au premier abord mais qui en réalité n’était que la démonstration physique de la curiosité dont manifestait la femme au teint blême envers le jeune homme. Curiosité ainsi que besoin de se souvenir précisément de leur dernière rencontre. Dans quelle salle demandait-il ? Elle fouillait ses souvenirs. Mais c’était difficile d’être précise. Pour elle, toutes les salles se ressemblaient, fantasmes en tout genre, colorés, pleines de vie artificielles, la Matrice était un dédalle à ses yeux, un monde aussi étrange que celui de derrière le miroir que visite Alice. Elle n’aurait su retrouver le chemin de la dernière salle visité encore moins dire précisément qui s’y trouvait, ce qu’il y faisait. La mémoire est un truc étrange et bizarre. On ne retient que ce qu’on trouve digne d’intérêt. Or, le jeune homme sur le moment ne lui avait pas paru digne d’être inscrit dans sa mémoire. « Aucune idée. Vous savez pour moi, toutes les salles se ressemblent. Si nous nous étions pas croisé ici en vrai, je ne m’en serais probablement pas souvenu. » La scientifique haussa les épaules en désignant d’un mouvement large tout son laboratoire. « La science occupe pas mal de place dans ma mémoire, aussi, mes balades dans la matrice en général, n’en prennent que très peu. » Manière élégante de dire que rien de ce qu’elle y avait trouvé jusqu’à présent ne lui avait paru mémorable.

Mais elle savait qu’on pouvait y trouver des choses dignes d’intérêt à condition de savoir s’y retrouver. Elle n’avait encore jamais trouvé ni son chemin là dedans ni ce qu’elle désirait, la raison pour laquelle elle s’y connectait. C’était pour cette même raison qu’elle le dévisageait ainsi, qu’elle lui portait tant d’intérêt alors que d’ordinaire elle se serait montré glaciale, l’aurait tout bonnement ignoré comme s’il avait un objet animé et encore. Mais il avait activé une partie de son cerveau généralement endormie. Et elle le regardait comme s’il était quelque chose de précieux, et de rare. « Vous savez je suis trop vieille pour m’y sentir à l’aise, et de surcroît, je suis une scientifique, une chimiste et non une mathématicienne, autrement dit, je n’y entends rien. » Son visage était animé d’une fièvre étonnante qui lui donnait soudainement vie. Dans ses yeux brillaient un éclat qui n’était pas là quelques instants auparavant. C’était de l’excitation à l’idée de résoudre un problème épineux. « Mais vous avez l’air de vous y connaître dans le domaine, je me trompes ? Vous êtes jeune, et intelligent, vous devez vous sentir comme un poisson dans l’eau. Et par conséquent, vous sauriez sans doute retrouver à peu près n’importe quoi dans la Matrice ! » Cette supposition était une question, évidemment, déguisée. L’intérêt qu’elle lui portait n’était même pas masqué. Moïra n’avait que faire des conventions sociales, de ce qui se faisait ou ne se faisait pas. Quand elle avait un intérêt pour quelque chose, elle fonçait, dans le cas contraire, elle ignorait superbement la personne.


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MessageSujet: Re: Nouvelles obsessions ft. Sileas   Mar 2 Aoû - 10:48

Nouvelles obsessions

Moira & Sileas

Je l’observe, la belle dame, qui me rappelle la fée Morgane du mythe du roi Arthur. Elle ne semble plus porter aucun intérêt à sa centrifugeuse. C’est comme si elle venait de découvrir autre chose de passionnant. Et vu comme elle se penche vers moi et m’analyse, je dois être l’objet passionnant qu’elle vient de découvrir. Je ne recule pas. Je louche juste un peu à travers mes lunettes pour maintenir un contact visuel. Elle ne m’effraie pas. Elle semble juste étrange et space, un peu dans son monde à elle loin de la réalité extérieure. Après tout, je peux comprendre. La vie n’est pas facile ici dans le Ghetto. Et on y survit tous à sa manière, parfois en y laissant un peu de sa raison ou beaucoup. J’ai appris à survivre par moi-même comme tout le monde ici-bas, et elle aussi à sa manière. Mais de ce que j’ai compris, elle ne s’en sort pas avec le monde virtuel et elle a besoin d’aide. Je deviens donc sûrement source d’un second intérêt. Et après tout, si elle me paye, je peux aussi lui rendre ce service, non ?

« Je comprends. On croise beaucoup de monde dans la Matrice. Et comme je ne peux moi-même me souvenir de notre rencontre... » Mais c’est plus parce que moi, je prête rarement attention aux autres. C’est mon coté associable cela. « Je vois. C’est un beau laboratoire. » La sciences, un domaine vaste et intéressant, mais j’aurais cru qu’il n’existe plus de laboratoire. Je veux dire qui a encore besoin de faire de la recherche dans le Ghetto ? Mais je suppose qu’elle a une bonne raison pour cela.

Je passe mon doigt sur le chapelet enroulé autour de mon poignet, et j’offre un autre sourire poli à la dame. Je finis de ranger mes affaires pendant qu’elle m’observe, puis je fais le tour de la table pour venir plus près d’elle. Elle a attisé ma curiosité. Je souris amusé. L’âge n’a pas vraiment avoir avec le monde virtuel. Enfin je ne crois pas. Il y a des gens de son âge, qui s’y connectent aisément. Mais je ne désire pas la contrariée. Les conversations animées, ce n’est vraiment pas mon truc. Je préfère les exposés calmes et réfléchis.

« C’est vrai que l’informatique tiens plus des mathématiques que de la chimie. » Je consens à l’approuver sur ce point. «Sans parler du codage. C’est étonnant ce qu’une simple ligne peut créer dans la Matrice. Il y en a des milliers… J’ai quelques notions en informatique, du coup j’arrive à imaginer tout ce qu’il a derrière ce qu’on y voit et le travail que cela doit demander ! »

Je préfère jouer au jeune, qui s’y connaît que d’avouer la vérité. Elle ne sera pas étonnée que je sache cela. Tout le monde sait de quoi le monde virtuel est constitué. Mais rares sont ceux le comprenant réellement. J’ai un sourire énigmatique et j’observe mes pieds. Comme un poisson dans l’eau. C’est un euphémisme par rapport à ce que je peux réellement faire. Je suis tout puissant dans la Matrice, un vrai virtuose créant, défaisant, modifiant, jouant avec chaque code et chaque décor d’un simple battement de cil, d’une simple pensée. Mais je ne peux pas avouer ce que je suis, ce que je peux faire. Je peux juste passer pour un gamin, qui s’y connaît ou un petit hacker.

«C’est le cas » Je réponds avec une voix base. « Je m’en sors assez bien… Donc je peux sûrement vous aider. Que cherchez-vous exactement ? » Je demande en penchant la tête tel un chaton curieux pour l’observer.

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MessageSujet: Re: Nouvelles obsessions ft. Sileas   Mer 24 Aoû - 18:12

Nouvelles obsession

Sileas & Moïra

La scientifique eu un sourire sincère en entendant le compliment au sujet de son laboratoire. Elle eut presque l’expression d’une petite fille qu’on félicitait, d’une jeune fille à qui l’ont faisait la cour pour la toute première fois, l’air presque gênée, une expression presque enfantine, un bref instant. « Merci, j’ai beaucoup travaillé pour rassembler tout ça ici. Vous n’imaginez pas comme c’est compliqué de nos jours de trouver de bons outils. » Puis ses yeux se posèrent sur le jeune homme, après avoir fait le tour de son petit univers, avec un gigantesque sourire, comme si c’était la meilleur chose qu’elle n’ai jamais entendu. Et en soi, pour elle, c’était sans doute ainsi. Tout ce qui lui importait c’était son laboratoire, ses recherches, le reste, tout pourrait flamber joyeusement, les gens pourraient hurler d’agonie qu’elle n’y prêterait aucune attention. Elle n’ajouta rien de plus, se contentant de le regarder, heureuse, épanouie. Comme si cela lui suffisait amplement, et qu’elle en avait oublié leur discution. Heureusement, le jeune homme rebondit.

Son regard s’arrêta sur le chapelet qu’il touchait machinalement. Un objet de religion. Moira n’aimait guère les religions. A ses yeux, c’était les ennemis de la science. Et elle ne pouvait concevoir qu’un scientifique puisse croire en une religion, puisse admettre l’existence d’un dieu, aille jusqu’à remettre en cause certains faits établis par la science. Ses yeux se rétrécirent et son sourire enjoué disparu pour laisser place à une expression plus sombre, à un visage fermé et strict.

Néanmoins, elle écouta soigneusement tout mot que prononça le jeune homme avec une attention évidente. Moira convoitait ce qu’elle ne connaissait pas et plus encore ce qu’elle ne maîtrisait pas. Elle voulait savoir de quoi il était capable, et s’il pouvait l’aider à mieux comprendre ce monde inconnu. Il semblait être plutôt à l’aise avec cela, comme il l’avouait lui-même, mais ne paraissait guère se vanter, on aurait plutôt dit qu’il faisait preuve d’humilité sans qu’elle sache réellement pourquoi. Peut-être se méfiait-il ? Tout le monde au ghetto était méfiant. Elle s’y était habituée après tout. Il n’était pas rare qu’elle soit confronté même à de la violence, des insultes, parce qu’elle disait quelque chose leur déplaisant ou juste parce qu’elle était une zombie ? Qu’importait, les gens n’avaient guère besoin de violence pour faire sortir ce qu’ils avaient au fond d’eux même, à savoir une boule de rage. Bien sûr, il ne s’agissait pas de violence ici. Simplement de méfiance. Vu les règles de ce nouveau monde, elle s’y pliait. Du moins, l’acceptait-elle, de toute façon, elle n’avait guère le choix.

Et cependant, avec toute cette méfiance prudente, il lui demandait s’il pouvait l’aider. Etait-ce le commerçant qui parlait ou se pouvait-il qu’il existe encore quelqu’un capable de faire preuve de générosité ? Elle l’observa avec un sourire, curieux, amusé. S’il était vraiment généreux, alors il risquait de ne pas faire de vieux os. Pourtant elle n’eut même pas l’idée de pouvoir le protéger ou l’aider d’une quelconque façon. Ce n’était tout simplement pas dans sa conception du monde. Mais elle appréciait sa proposition. « J’aimerais tout simplement mieux comprendre comment cela fonctionne. En vérité, j’ai besoin de trouver certaines informations disons pour mes recherches scientifiques. Malheureusement j’arrive à rien avec la Matrice ! » s’exclama-t-elle avec une pointe d’exaspération. « Si vous pouviez m’aider à me repérer là bas, je vous en serais extrêmement reconnaissante. » Elle avait appuyé le mot reconnaissante sachant que chez les gens du syndicat cela voulait dire une enveloppe largement fournie en ticket de rationnement ou tout autre chose que pouvait désirer quelqu’un vivant au ghetto.


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MessageSujet: Re: Nouvelles obsessions ft. Sileas   Sam 24 Sep - 17:13

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Moira & Sileas

J’observe toujours l’étrange femme. Elles semble heureuse de mon compliment sur son laboratoire. Je dois avouer que c’est assez impressionnant de voir son matériel. Je devine aisément combien il a dû être compliqué pour elle de réunir tout cela. C’est du matos de haute gamme, guère évident à dénicher en bon état dans le Ghetto. Par contre, personne ne doit en vouloir à part elle et quelques scientifiques n’appartenant pas à Pinxit Industry. D’ailleurs c’est étonnant qu’elle ne travaille pas pour eux. Je me demande aussi sur quoi porte ses recherches et travaux scientifiques. Mais je ne pose aucune question. Moins j’en sais sur mes clients, mieux c’est. C’est une manière de me protéger des ennuies potentiels. Après tout, à travailler pour tout le monde, je risque fortement un jour de me faire cuisiner par les Blade Runner au sujet d’un client. Et je préfère n’avoir rien à leur dire, pour ne pas devenir complice ou victime de quelqu’un.

« Je crois que j’ai une petite idée. Ce n’est jamais évident pour moi de trouver les pièces dont j’ai besoin. Mais j’admire votre patience et votre acharnement pour avoir un laboratoire digne de ce nom. C’est vraiment impressionnant. » Je réplique avec un sourire poli. Je ne la flatte pas. Il y a vraiment de quoi être impressionné par cette pièce et tout ce qu’elle renferme.

Son regard clair s’attarde sur mon chapelet, enroulé autour de mon poignet. Je peux voir son attitude changer. Mais je ne commente pas. Peu m’importe qu’on me pense stupide de croire en un Dieu et de le prier. La foi est quelque chose de très courant dans le Ghetto. Les religions se sont développées de manière exponentielle, faisant toujours plus d’adeptes. Il est probablement logique de se tourner vers Dieu quand on souffre autant. Je ne parle jamais de mes croyances, de ma foi ni du fait que je suis Chrétien. Cela ne concerne que moi et personne d’autre. Ce n’est pas un sujet de conversation. De toute manière, je ne parle jamais de choses intimes ou personnelles. Je déteste me confier aux gens. J’ai énormément de difficultés à lier de vraies relations et à faire confiance aux autres.

Je poursuis la conversation sur le sujet qui nous intéresse : le monde virtuel. J’y vois un moyen comme un autre d’être payé d’une manière ou d’une autre. J’accepte autant les pièces utiles que les tickets d’approvisionnement. Ce sont les seules véritables monnaie d’échange ici-bas. Elle n’y connaît rien, mais doit y puiser des informations. Ce qui signifie qu’elle va soit me payer pour que je trouve moi-même les données, soit pour que je lui apprenne à se servir de la Matrice. Les deux me vont, car les deux options se négocient à un bon prix. J’évite de trop m’étendre sur mes réelles capacités, jouant mon rôle de hacker un peu inquiet de se faire prendre. C’est plus simple comme cela. Et c’est moins risqué que d’avouer ce que je suis et ce que je peux réellement faire dans le monde virtuel.

« Je comprends. J’ai deux propositions pour vous. Soit je vous apprends comment utiliser la Matrice, ce qui risque de nous prendre quelques heures. Soit vous dites ce que vous voulez comme informations, et je vous les trouve. » J’explique en croisant les bras. « Après ça dépend de combien vous êtes prête à payer. Personnellement chercher des informations pour vos recherches sera très rapide et aisé. Je vous les mets sur ordinateur ou par écrit, comme vous voulez. » Là, je suis en mode négociation. Mais après tout, c’est un job facile, qui ne me demande aucun investissement autre que du temps. Et même si elle me demande de pirater Pinxit, ce ne sera guère un problème. Je penche légèrement la tête attendant sa réponse.

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MessageSujet: Re: Nouvelles obsessions ft. Sileas   Sam 15 Oct - 16:59

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Sileas & Moïra

Le regard de la scientifique brillait littéralement, pétillait d’une pure énergie, d’une chaleur qui lui était inhabituel, son visage se chargeant d’une sorte d’onde positive. Son sourire était éblouissant d’autant qu’il était rare. Il ne pouvait le deviner bien sûr, quoi que, à ses traits, et à la forme de ses rides, on devinait qu’elle n’était pas de ceux qui sourient bêtement pour un oui et pour un non. La ride du lion était plus creusée que celle de ses fossettes. Et ses yeux n’avaient pas de rides d’expressions qu’on trouve habituellement chez les personnes d’un entrain naturel. Sa peau était trop lisse, comme si, son visage avait peu l’habitude de s’animer. Et le cocktail mortel qu’elle avait dans les veines s’assurait qu’il ne bouge plus, ce visage blême était figé à présent pour l’éternité telle qu’elle l’avait désiré. Oh, pas tant qu’elle se soucie de son apparence, elle s’en moquait éperduement. C’était de perdre ce savoir qui l’inquiétait. Elle n’avait pas formé qui que ce soit pour lui succéder, elle n’avait jamais prit le temps, jamais elle ne s’en était soucié, et puis tout avait basculé, trop vite. Désormais elle savait que tout ceci, ce laboratoire, ce savoir dans sa caboche, tout pouvait être perdu à tout jamais, et si facilement. Il n’y avait qu’à voir la vitesse à laquelle le monde avait sombré. Peut-être était-elle devenue folle à l’idée que ça disparaisse à tout jamais, la science, ce savoir, l’obscurantisme dont certains faisaient preuve la faisait complètement flipper. Mais elle ne le supportait pas. Perdre tout ça… Elle avait le besoin compulsif de sauver tout ce qu’elle pouvait, comme si elle était la seule à se soucier de ce qu’avait été la science, de ce qu’elle deviendrait. Pinxit s’en souciait évidemment, mais uniquement parce que cela leur permettait de dominer le monde. S’ils réalisaient qu’il existait un moyen plus simple, plus facile… La terreur la tenaillait à la simple idée. Ils avaient déjà tant perdu. Plus personne ne voyageait vers les étoiles, et le vieux rêve d’aller habiter d’autres planètes avait été abandonné… Il n’existait plus rien désormais que ce vieux caillou usé jusqu’à la moelle, et des fous pour le diriger, pour s’en arracher les dernières ressources.

Son visage rayonnait encore, un peu, mais il brillait dans ses yeux une lueur de nostalgie. « C’est vrai qu’il est impressionnant ce laboratoire, mais il ressemble à un musée pas vrai ? Ne me mentez pas, je le lis dans vos yeux. Vous êtes jeunes, vous devez penser que l’avenir est dans la matrice et non dans ces fioles et ces microscopes. » Elle secoua la tête. « Après moi, qui s’en souciera encore ? » Soudainement, elle parue remplie d’une tristesse, d’un vague à l’âme qui la serrait et la faisait se sentir si vieille, si usée, si lasse, comme si elle était vaincue. Pourtant, il restait de l’espoir, n’est-ce pas ? Tant que la vie battait dans ces veines, tant que son cœur continuait à fonctionner, tant que sa cervelle compulsait les nouvelles informations, et tant que l’humanité continuera à rêver d’autres contrées… sauf qu’elle ne rêvait plus l’humanité. C’est tout juste si elle parvenait à survivre. Peut-être qu’il y avait encore un endroit sur terre où l’on pouvait rêver, peut-être qu’il existait encore un maigre, un faible espoir… Elle avait entendu parler de l’arrivée de gens de Pulsar, une autre corporation venue du nord. Peut-être continuaient-ils de créer, et de rêver, peut-être… Ou alors se trompait-elle, ou alors l’avenir était dans ces êtres de métal, dans la matrice. Ce n’est parce qu’elle ne comprenait ce monde là qu’il ne contenait pas l’avenir de l’humanité, et de sa science.

Le jeune homme lui offrait ses services, et bien sûr, il préférait faire lui-même ses recherches. C’était sans doute plus aisé que d’apprendre à une vieille à utiliser la matrice quand cela devait être naturel pour lui. Cela, elle pouvait le comprendre. Sans doute n’aurait-elle pas la patience suffisante pour apprendre. « Dans l’idéal, j’aimerais les deux. Je suis peut-être âgée mais je comprends l’intérêt de cet espace qu’est la Matrice, comme je comprends ce qu’elle pourrait devenir à l’avenir. Mais dans l’immédiat, j’aurais besoin de certaines informations. Evidemment, elles sont confidentielles. Et je peux vous payer pour cela. J’ai largement de quoi vous rémunérer. » C’était le genre de choses qu’on avouait pas dans le ghetto excepté si l’on faisait parti du syndicat. C’était les seuls avec Pinxit à afficher ouvertement leurs richesses. Quoi de plus normal, c’était ainsi qu’ils recrutaient.

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MessageSujet: Re: Nouvelles obsessions ft. Sileas   Jeu 5 Jan - 14:04

Nouvelles obsessions

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J’ai toujours eu cette capacité étrange d’errer dans la Matrice comme chez moi. Tout petit déjà, je modifiais par jeu enfantin les codes sans me douter que cela n’était pas normal. Maman aurait pu me dire que j’étais un monstre, voir en moi l’empreinte de Satan. Après tout, elle n’avait pas ce don. Elle n’était pas une Technomancienne. Mais elle a préféré voir cela comme un don de Dieu, une évolution normale de l’Humanité face à l’apport quasi constant de la virtualité, plus que présente dans nos vies. Et elle m’ éduqué au mieux. Pour que j’évite de rester coincé dans la Matrice. Pour que je gère mon temps de connexion. Pour que je sois prudent. Pour que je dissimule mes traces. Bien sur elle n’y connaissait rien, mais elle m’a poussé à demander de l’aide à d’autres Technomenciens dans le monde virtuel. Ce que j’ai fait. Ce qui me permet aujourd’hui d’être prudent, de passer pour un bon hackeur, d’être membre de la préscience. Je sais que le prix sera élevé, si quelqu’un devine ce que je suis.

Mais la belle dame ressemblant aux fées des mythes, elle aussi, elle cache un secret. Elle semble figée dans un âge précis, et son visage n’exprime que peu de chose. Je pense même que le sourire qu’elle m’offre est un des rares, vu la peau lisse qu’elle a. Je crois qu’elle est plus du genre à travailler dans son laboratoire qu’à être sociable. Je peux la comprendre. Je réponds gentiment à son sourire. Je penche la tête tel un chaton curieux à sa remarque. « J’en sais rien. » Je réponds spontanément et sincèrement. « Vous savez c’est vraiment la première fois que j’entre dans un laboratoire de recherche alors… Par contre, je sais qu’on ne peut pas vivre uniquement dans la Matrice. » Dis celui qui est un Sorcier du monde virtuel et qui le plie à tous ses désirs et fantaisies. Mais au moins je suis réaliste. Vivre dans le monde virtuel uniquement ? Impossible, le corps humain a besoin de nourriture et d’eau. De plus la Matrice, à moins d’avoir des capacités comme les miennes, cela reste domaine de de Pixnit. Je me demande même jusqu’à quel point ils ne sont pas responsables des virus et des pannes, qui coûtent la vie aux connectés. Par contre, je ne trouve rien à répondre à sa question… Je n’en ai aucune idée en fait. Il y a beaucoup de choses, qui disparaîtront avec la mort de leur propriétaire. Je peux en dire autant de mon garage. On le pillera c’est sure, mais ce sera tout…

Mais tout ce que je peux faire pour elle, hormis réparer sa centrifugeuse, c’est de toute manière lui proposer mes services pour la Matrice. Après tout, si elle paie…  Je hausse des épaules. « Pas de problème. C’est vous qui payez... » Je réponds avec un léger sourire. Je hoche de la tête. « Ne vous inquiétez pas, quoique je trouve, je ne dirais rien. » En même temps, c’était toujours confidentielle ce genre de recherche. J’ai l’habitude, et puis peu m’importe même si elle me demande comment construire une bombe nucléaire… Même si une part de moi répugne à aider à quelque chose de mortel, mais au fond je dois survivre ici bas moi aussi. « Vous désirez trouver quoi comme information ? » Je la questionne. « Je vous apprendrez pour la Matrice. Vous avez des Holoband pour vous connecter ? » Je demande avec un léger froncement de sourcils. Au pire, je devrais pouvoir lui dénicher cela pas trop cher.

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MessageSujet: Re: Nouvelles obsessions ft. Sileas   Lun 6 Mar - 22:41

Nouvelles obsession

Sileas & Moïra

La scientifique eut un sourire amusé. En bien. Elle était plutôt étonnée que ce genre de réflexion vienne d’un jeune garçon. Qu’on ne pouvait pas vivre sa vie uniquement dans la Matrice. Quand on regardait dehors, qu’on regardait le monde, et l’état de délabrement dans lequel il se trouvait, il était facile de s’enfuir dans un monde artificiel qu’on pouvait modeler à ses souhaits. Oh si elle n’était pas habile avec son utilisation, elle savait en revanche parfaitement ce que vendait cette Matrice : un rêve illusoire, un refuge parfait, un paradis perdu où l’on pouvait aisément se perdre à tout jamais. Pinxit vendait ce rêve, pour vous endormir, vous faire croire que vivre était encore possible, que vous pouviez supporter tout cela. Alors que non. Vous ne devriez pas. Vous devriez refuser tout cela. Mais vous n’avez pas vraiment le choix, vous ne l’avez jamais eu. Elle connaissait leur discourt par cœur, leurs publicités mensongères. Elle éprouvait encore de la colère, peut-être même de la haine envers eux.

Le jeune homme semblait serviable, et empressé de l’aider. Bien sûr, il y avait l’argent dont elle avait parlé, et dans le ghetto, n’importe quoi pouvant se monnayer avait de la valeur, évidemment. Cependant, la plupart des gens ne vous croyaient pas sur parole quand vous leur parliez de les payer. Soit il savait qui elle était, pour qui elle bossait, soit il était extrêmement confiant. Si c’était ce dernier point, alors il ne vivrait sans doute pas vieux. Si c’était le premier, ce jeune homme en plus d’être réaliste savait faire ses devoirs. Se renseigner avant d’accepter quoi que ce soit ici bas était toujours plus prudent. Evidemment, c’était lui le gamin de la matrice pas elle, il devait pouvoir glaner toutes les informations de son souhait là bas, dans ce monde virtuel où l’on pouvait potentiellement tout trouver à condition de savoir où chercher. Or, c’était justement ce qu’elle avait besoin qu’il fasse pour elle.

« J’ai besoin de trouver des formules. De vieilles formules, qu’on n’utilise plus de nos jours. Mais je n’ai plus mon ancien labo où j’avais absolument tout ce dont j’avais besoin. Ici je dois faire avec ce que j’ai, autrement dit, du bricolage. J’avance au maximum, mais j’ai bien peur que ma mémoire humaine soit limité. Celle d’une machine l’est beaucoup moins. La rumeur court qu’on peut retrouver sur la matrice ce qui se trouvait sur son ancêtre, internet. Si c’est le cas, alors j’aurais besoin que vous me retrouviez les formules originelles. » Elle allait devoir lui donner des informations plus substantielles mais quoi qu’elle lui donne, il serait incapable de savoir à quoi elle travaillait. Pas si elle diversifiait les recherches qu’elle lui donnait à faire. Dans les faits, elle avait vraiment besoin de toutes ces formules.

« Je n’ai pas à ma connaissance de Holoband mais peut-être qu’il y en a un ici, planqué quelque part, allez savoir. » Elle désigna de la main les cartons remplis de bric à brac. Les affaires de son prédécesseur. Il avait refusé d’élaborer des drogues pour le syndicat, celui-ci s’en était débarrassé. Ce type était probablement mort, enterré quelque part. Moïra ayant moins de morale avait pu bénéficier de la place laissée vacante. « Vous ne pourriez pas en bricoler un ? » Elle était curieuse de savoir jusqu’où son génie mécanique allait.

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Nouvelles obsessions ft. Sileas

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