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 So you're still alive? PV Abel

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Deryn Elaeth
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MessageSujet: So you're still alive? PV Abel   Jeu 31 Mar - 21:17

Un jour de pause était pour Deryn un instant saint, un soubresaut salvateur, un moment bienvenu pour se soulager des éreintantes journées que son frère et lui passaient dans leur laboratoire, bien trop sordide pour être confortable. Une journée de libre donc, entièrement consacrée à la détente et au plaisir. Une belle journée ensoleillée, joyeuse, rafraîchissante. Une journée cool.

Et bien non, Deryn avait mal dormi, il était à moitié malade. Il avait passé la mâtinée à comater sur le canapé. Puis, Lloyd s'était occupé de lui, et Deryn s'était senti mieux. Jusqu'à ce que son frère parte sur la Matrice avec son Holoband. Deryn avait râlé, grogné, ragé, puis il avait décidé de sortir. Marcher vite et longtemps, éviter peut-être une tentative de vol ou d'assassinat ou deux l'aiderait à évacuer sa colère et sa rancœur. Et c'est avec une joie acide qu'il sortit, sous la pluie fine et déprimante qui achèverait sans doute possible de faire de cette journée un échec total. Et humide.

Deryn décida d'aller faire un tour du côté de Leith. Il fouinerait peut-être un peu du côté du marché noir. Peut-être pourrait-il dégoter quelques objets intéressants et utiles. Peut-être... Ou peut-être pas. Et la simple idée de passer une après-midi inutile et mouillée déprima encore plus Deryn qui affichait une mine absolument glaciale. Personne n'avait intérêt à lui parler, sinon, il serait probablement particulièrement désagréable.

Lorsqu'il arriva dans le quartier, la pluie cessa. Quelque chose dans l'air avait changé et Deryn plissa les yeux. Une sensation d'excitation, un murmure de mouvement. Il tendit l'oreille et, suivant son instinct, il tomba bientôt sur une bagarre de rue. Plusieurs jeunes gens se disputaient un objet qu'il ne pouvait voir. Ils étaient décharnés, faméliques et leur teint gris reflétait la maladie et le désespoir. Deryn les méprisait, eux qui cédaient à leurs bestiales pulsions. Une petite foule s'était rassemblée autour de la mêlée. Certains incitaient les jeunes à se battre, d'autres pariaient, d'autres encore se lamentaient sur la déchéance de la jeunesse. Deryn observa surtout une petite fille, seule et sale, qui observait la bagarre avec un air franchement sauvage, presque sadique. Pas une enfant normale, à n'en pas douter.

Il vit soudain, non loin de lui un homme grand, au visage reconnaissable. Un visage qu'il connaissait d'ailleurs. Il marqua un temps d'arrêt alors que ses yeux sécarquillaient légèrement. Puis, au bout de quelques instants, un sourire naquit sur ses lèvres, discret, mutin. Il allait peut-être avoir moyen de s'amuser. Il resta dans l'ombre, sans rien faire en observant l'homme qui devait être mort.

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MessageSujet: Re: So you're still alive? PV Abel   Ven 1 Avr - 13:08

Ce crachin n’était pas des plus agréables à tes yeux, mais tu n’étais pas réellement touché par ça : le climat était ingrat, il l’avait toujours été ici. Il n’y avait que dans la Matrice où certains s’amusaient à y mettre un soleil de plomb, triste mensonge lorsque l’on connaissait la réalité. Il n’y avait que les riches pour se plaindre du temps qu’il faisait. Qui d’autre le ferait après tout, alors que des soucis plus grands pesaient sur la tête de l’humanité ? Celle d’en bas tout du moins. Lorsque tu étais sorti en ce début d’après-midi, ce n’était pas pour vaquer à ne rien faire. Pas d’errance inutile, c’était ce qu’on t’avais intimé de faire - ou plutôt de ne pas faire. Eve est restée chez vous mais tu t’es refusé à lui dire pourquoi tu y allais, là-bas, aux docks. Tu avais simplement dit que tu avais quelque chose à récupérer. Ce qui était vrai - tu ne te serais pas permis de lui mentir, ça non. Déguisé tes réels desseins. Parce qu’il fallait concorder amour et confiance avec l’idée de surprise. C’est ça. Tu voulais lui faire un cadeau. Ton stratagème avait marché et tu t’en étais allé; capuche rabattue sur ta tête et natte retombant à défaut contre l’une de tes clavicules.

Tu avais déambulé jusqu’à ce que ton chemin te mène jusqu’aux docks, Leith. Le quartier n’était évidemment pas des plus réputés, ni des plus sécurisés. Tes sens étaient d’autant plus en éveil lorsque tu t’y rendais. Tu ne savais trop pourquoi mais c’était certainement mieux ainsi. Toujours à l’affût. Tu désirais te rendre jusqu’à des étals particuliers du marché noir, car c’est là-bas que tu trouverais ton bonheur. Il y avait un receleur que tu avais déjà vu la dernière fois, c’était à lui que tu avais passé commande. C’était lui que tu devais aller voir et personne d’autre. Bien qu’observateur, tu ne t’arrêtas pas, poursuivant ta marche. Slalomant entre les individus qui se présentaient çà et là, levant un peu plus le pied pour éviter quelques gens affalés par terre, tirant ton épaule un peu plus en arrière lorsque d’autres arrivaient un peu plus vite et ne daignaient se déplacer pour te laisser marcher. Tu avais beau être imposant, on t’avait dit de ne pas te faire trop remarquer. Chose que tu ne parvenais pas toujours à faire, cette promesse étant des plus ardues à tenir selon toi. Tu avais parfois des réactions soudaines et incontrôlées. Ce n’était pas ta faute, comme Eve aimait te le rappeler. Sauf que tu savais pas passer outre, c’était plus fort que toi. Plus fort que tout.

Au beau milieu d’une ruelle, des jeunes s’agitent. Tu n’as pas de mal à deviner qu’ils sont en train de se battre. Ce sont des coups, parfois des griffures. De ton mètre quatre-vingt cinq, tu parviens à discerner le saint graal qu’ils ne parvenaient à récupérer. Un premier fut éjecté, piétiné par le cercle humanoïde qui se formait autour, de plus en plus épais, bloquant littéralement la circulation. Il y avait à peine de quoi passer un gosse sur le côté de la rue pour passer de l’autre côté et ainsi continuer son chemin. Et tu voulais aller de l’autre côté - évidemment. La pluie s’était stoppée mais tu n’avais pas ôté ton couvre-chef : c’était là quelque chose d’important, semble t-il. Tu as alors senti une présence à tes côtés, la personne n’était ni trop loin, ni trop proche; mais son regard ne t’échappa pas. Tu fis mine de ne pas le voir alors que tu t’étais mis à avancer à pas lents vers cette véritable cohue qui fourmillaient. Un autre venait de tomber à terre, et l’un des derniers types encore debout piétina frénétiquement la main de ce dernier, qui hurla alors que ses doigts se brisaient sur les pavés. Habituellement, tu aurais tracé ta route sans y prêter attention : la déchéance humaine était devenue commune, bien que tu sois encore touché de la redécouvrir à chaque fois. Cependant ils te barraient la route et ils n’avaient pas terminé, les deux derniers allaient se battre pour l’objet qu’ils se disputaient, à la mort certainement. C’est ce que proposa l’un des gueux dans l’assemblée lorsqu’une voix s’éleva, et ce n’était pas la tienne. « Hey ! C’est ma marchandise ! », brailla l’homme qui arrivait à pas rapides, manquant de se vautrer sur les pavés au passage. Il tenta de se frayer un chemin dans cette petite marée humaine. Il fallait être aveugle pour remarquer qu'il venait de vivre quelque chose de fort et qu'il disait la vérité…ou alors, il était un très bon menteur et Abel était tombé dans le panneau. Les tickets de rationnement passaient de main en main, tandis que d’autres encourageaient simplement à la violence. Tu n’y es pas indifférent, toi aussi ça t’agace. Ça t’agace parce que tu veux passer et que tu ne peux pas. Ça t’agace parce que ce n’est pas un véritable combat, c’est un vol qui s’est terminé en bagarre et le « propriétaire », le vrai, réclamait son dû…

…sauf qu’ils s’en foutaient bien de savoir si c’était le cas ou pas. Toi tu avais entendu et tu avais stoppé ta marche juste derrière l’arc formé de ton « côté » de la ruelle. Ledit propriétaire se fit attraper et il fut inséré dans cette aire de violence. Il continua à déblatérer en tentant de les frapper  pour qu’ils entendent raison mais il se fit littéralement lyncher. C’est à ce moment là que tu avanças comme un tank en poussant ceux qui se dressaient sur ton passage, t’incrustant de force.

« Rendez-le lui, » avais-tu commencé à dire à l’attention des deux trouble-faits, leur coeur encore vibrant, une sueur moite collée aux membres et l’adrénaline pétillante dans leurs pupilles. « Ça lui appartient. » Tu avais dit ça calmement, presque trop - tu te mesurais. Ils te dévisagèrent alors qu’un autre pari était en train de tomber. C’était sur toi. Une bien piètre excuse pour avoir à s’en prendre à quelqu’un de plus. La seule chose à laquelle tu pensas à ce moment-là, c’est que tu allais te salir et que Eve n’aimerait pas te voir ainsi. Elle te demandera des explications, si ce n’est pas qu’elle te nettoie ça de suite. Son côté maniaque ne t’avait vraiment embêté plus que ça, tant que les questions n’étaient pas plus ciblées. Ces jeunes-là étaient peut-être rusés mais affaibli par la maladie et la faim. D’autant qu’ils s’étaient déjà épuisé à se taper dessus un peu plus tôt. Un premier te prit le bras pour essayer de te faire fléchir les genoux, heureusement pour lui tu t’étais concentré sur l’autre, qui tenait l’objet tant convoité. Tu lui avais attrapé le cou, chose que tu fis à l’identique pour celui qui te tirait comme un boeuf. Ce n’est qu’à cet instant-ci que tu fléchiras de toi-même tes genoux pour prendre un minimum d’élan, les soulever tout deux et les faire retomber lourdement sur le sol, dos en première ligne. L’assemblée s’écaille, se disperse un peu plus lorsqu’ils se rendent compte de ce que tu viens de faire. Tu ne les a pas tué mais ils sont en bien mauvais état. Pour ceux qui avaient eu le temps de parier sur toi, ils récupèrent en sous main ce que d’autres leur devaient, et les corps des autres jeunes qui se battaient plus tôt sont désormais visibles, piétinés à même le sol. Dans les bavardages, ils disent que tu es un amélioré de l’arène avec des implants brachiaux, d’autres soupçonnent que tu sois une de ces montagnes que recrutent le Syndicat pour régler leurs affaires. Peut-être étais-tu un redoutable pirate ? Tu n’en avais pas les atours. Personne n’avait idée que tu puisses être une machine, trop portaient encore les stigmates de la technologie de Pinxit avant d’en être un pur produit.

Tu tiras ta main pour prendre l’objet, puis fis deux misérables pas vers le propriétaire qui était encore au sol, l’arcade et la bouche en sang. Tu lui tendis la babiole que tu estimais sans réelle valeur et il te remercia en silence, un regard inquiet posé sur l’ombre qui était sur tes traits. « Merci. », lui affirmas-tu, l’incitant à faire de même. Le respect. On te le rabâchait trop souvent. « M-Merci, oui, merci, » balbutia t-il avant de se lever péniblement. Il jeta un coup d’oeil aux deux jeunes étalés au sol. L’un d’entre eux avait perdu connaissance sous le choc tandis que l’autre gémissait sans réussir à bouger correctement, comme si une tortue, contre sa coquille dorsale, se débattait dans le vide. En moins drôle sans doute.

Ça n’avait pas duré très longtemps et tu étais déjà reparti. Tu avais eu ce que tu voulais. Le chemin était dégagé et l’homme avait son dû. Sauf qu’une présence, elle, n’était pas décidée à te laisser continuer ta route seul très longtemps.
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MessageSujet: Re: So you're still alive? PV Abel   Ven 1 Avr - 14:41

Deryn ne suivit pas vraiment ce qui se passait dans la mêlée. En réalité, il n'en avait rien à faire. Il préférait observer cet homme sorti d'entre les morts, cet homme qui ne devait pas être là mais qui y était néanmoins. Cela l'intriguait, le fascinait. Il voulait savoir et comprendre comment il avait pu survivre. Il sentit l'excitation grandir en lui, alors que le sang giclait sur les pavés à ses pieds. Il n'en avait que faire des dents qui sautaient, des lèvres qui saignaient. Il n'en avait que faire de faire justice en rendant au marchand ce qui lui appartenait. Il voulait seulement savoir, apprendre, et à cet instant, plus rien d'autre importait. Il fixait l'homme d'un regard dément, le visage à demi caché par ses longs cheveux noirs. N'importe qui l'aurait trouvé effrayant, mais personne ne le regardait. Tous fixaient la bagarre, mais lui voyait autre chose. Il voyait le potentiel et le mystère, là où la plèbe ne fixait que l'évident. La simple idée de pouvoir analyser ce qu'il trouverait dans la mémoire de l'homme le fit frémir. Du savoir, des connaissances. Des secrets peut-être. Une histoire fascinante dans tous les cas. Il devait savoir.

C'est alors que l'homme bougea. Il avança vers la mêlée, déterminé et calme. Le cœur de Deryn s'emballa. Qu'allait-il faire ? Allait-il intervenir ? Être violent ? Un acte de bravoure, ou de justice ? L'homme avait changé, c'était évident. Jamais auparavant il ne serait intervenu dans une rixe entre humains, les lois l'en empêchaient. Il s'en était affranchi. On avait dû le reprogrammer, oui, c'était évident. Il n'était en aucun cas programmé pour défendre la paix dans les rues du ghetto. Sa mission était spécifique et son comportement actuel sortait de ce cadre fixe. Oui, reprogrammé, modifié. Peut-être même complètement changé. Oui, oui ! Deryn voulait savoir, devait savoir ! Comme c'était intéressant, excitant, exaltant !

L'homme parla d'une voix calme et Deryn suivait inconsciemment de ses lèvres les mots prononcés. Il voulait qu'il se passe quelque chose, il voulait voir comment l'homme réagirait devant une situation inédite. Ce serait fascinant ! Oh, cette après-midi ne serait pas perdue, ça non. Oubliée la mâtinée morose, oubliées la colère et la frustration. Ne restaient plus dans le cœur de Deryn qu'une frénésie folle et une curiosité qu'il voulait à tout pris assouvir. Lorsque deux des jeunes bagarreurs se dirigèrent vers l'homme pour le frapper à son tour, Deryn eut un sourire sauvage. En quelques instants, il les prit par le cou et les mit à terre comme s'ils ne pesaient rien. Les spectateurs commencèrent à se disperser. Tous savaient que le combat était terminé. Mais Deryn ne bougea pas. Il était fasciné parce qu'il voyait. Une machine qui agissait hors des lois de sa conception, hors de ses fonctions originelles. Était-ce par esprit de justice qu'il rendit l'objet à son propriétaire ? Et pourquoi donc cette insistance sur la politesse ? Il était une machine. Oui, une machine, mais il n'était pas seulement cela désormais. Il aurait été impossible de voir dans son action, dans ses gestes et ses mots qu'il fut autre chose qu'humain, mais Deryn le savait, lui, et il comprenait les enjeux du moindre mouvement esquissé par l'homme qui le fascinait.

Les deux jeunes fous gisaient à terre, mais Deryn ne les voyait même pas. Il fixait le dos de l'homme qui poursuivait désormais son chemin. Pendant quelques instants, Deryn fut incapable de bouger. Il réfléchissait à toute allure, sans vraiment savoir quoi faire. Il voulait l'aborder, lui poser des questions, mais sa prudence et son intelligence lui intimaient d'agir avec la plus grande précaution. L'homme n'était plus ce qu'il avait été ; il pouvait alors être violent et mal réagir à ce que lui dirait Deryn. Réfléchir, réfléchir. Une idée. Il devait trouver une idée. Il dut néanmoins se remettre en route, passant entre les deux sauvageons brisés. Il ne devait surtout pas le perdre de vue.

Deryn regardait tout autour de lui. Il cherchait un moyen. L'inviter dans un bar ? Non, bien sûr que non. Lui offrir à manger ? Stupide idée. Le menacer ? Probablement la meilleure idée pour se faire tuer. Lui parler franchement ? Oui, c'était une solution, mais les chances étaient trop grandes que cela se retourne contre lui. Prudence, réflexion. En marchant, ses idées s'activaient, organisées par sa détermination et sa logique froide. L'homme marchait toujours devant lui. Peut-être ne l'avait-il pas remarqué ? Deryn ne savait pas vraiment, mais il était persuadé qu'un homme observateur aurait immédiatement vu qu'il agissait étrangement. Deryn ignorait s'il l'était désormais, mais par prudence, il supposa que oui. Comment justifier alors un tel intérêt ? Parler de la fascination sauvage qu'il ressentait était tout à fait idiot, aussi Deryn écarta-t-il très vite l'idée. Il en sélectionna une seconde : lui proposer quelque chose. Les personnes violentes n'étaient pas rares dans le ghetto. Mais celles capables de faire face à la violence et de la gérer calmement l'étaient beaucoup plus ; c'était un talent précieux. Deryn devrait jouer là-dessus. Il se jeta donc à l'eau. S'approchant de l'homme, il accéléra afin de le dépasser et de se mettre dans son champ de vision. Avec un peu de chance, il ne lui sauterait pas à la figure.

« Belle démonstration de bravoure. Qualité rare ici bas. »

Deryn offrit à l'homme un sourire amical.

« Je m'appelle Tom, enchanté de vous avoir rencontré. »

Il tendit la main à l'homme en attendant qu'il la serre.

« Je vais être direct, je cherche quelqu'un comme vous, quelqu'un d'efficace et qui n'a pas peur de se salir les mains. Un travail bien payé. Cela vous intéresse-t-il ? »

Deryn ne savait absolument comment l'homme allait réagir, mais il espérait vraiment ne pas avoir grillé sa seule et unique chance d'en savoir plus sur ce mystère mécanique.

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MessageSujet: Re: So you're still alive? PV Abel   Sam 2 Avr - 16:08

Presqu’aussitôt reparti, quelqu’un t’avais suivi. Quelqu’un qui n’avait pas compris qu’il pourrait être le prochain sur la liste, comme pourraient l’avoir cru toute cette assemblée remuante qui s’était dès lors dispersée. Évidemment, c’était une supposition qu’un individu te connaissant un minimum aurait écarté. Tu t’étais déjà fait remarquer une fois, bien que ce fusse succinct et mesuré. Tu n’avais pas grande envie de réitérer l’expérience. Si eux avaient compris qu’il ne valait mieux pas tenter quoi que ce soit à ton égard, une personne, cette personne, s’était refusée à l’enregistrer de la même manière. Parce que contrairement à la majorité de la population du ghetto, il ne se laissait pas happer par ses pulsions primaires, animales. Raison de plus pour y faire attention. Ces gens-là n’étaient pas légion…comment le pourraient-ils ici ? Ces gens-là, on les sentait arriver de loin, aussi. Peut-être était-ce vraiment le cas après tout. Peut-être descendait-il d’une autre sphère ou y appartenait. Mais tu ne réfléchissais pas aussi loin, la maigre distance parcourue ne te permettant pas de gratter autant en profondeur. Tu avais poursuivi ta route et tu t’orientais facilement ici, tu étais déjà venu. Tu bifurquais pour arriver dans un coin où les étalages étaient pressés les uns contre les autres, certains objets (volés, c’était le coin réputé pour) pendaient un peu plus haut, de quoi faire de l’œil à de potentiels clients. Tu avais ralenti le rythme, regardant un peu ce que les autres proposaient, bien qu’ils n’étaient pas en relation avec celui que tu venais trouver ici.
Et là…là, toi qui avais senti quelqu’un se presser derrière ton dos, ce dernier s’était finalement glissé  tel un reptile et s’était imposé à toi. L’obstacle que tu te décidais malgré toi de regarder, baissant les yeux une dizaine de centimètres plus bas. Ton pied s’était arrêté à temps et ta carcasse stoppée à moins d’un mètre de la sienne.

Tu crus déceler un compliment derrière ces mots mais, de toute évidence, cela ne pouvait être qu’un leurre. S’il appréciait tant ta bravoure, pourquoi n’en avait-il pas joué lui aussi ? À moins d’être moins vertueux que cela, à préférer être un spectateur, hypocrite qui plus est. L’entourloupe était déjà bien présente. Tu inspiras profondément puis lâchas un soupir qui avais plus l’air d’un grognement étouffé qu’autre chose. Cela rendait compte de ta lassitude - et qui sait, peut-être ton agacement. Il te barrais la route, celle que tu t’étais évertué à rouvrir…tu ne pouvais difficilement réagir autrement. La patience. La patience que tu n’as que trop rarement. Tu serres les mâchoires alors que le bleu de ton regard ne quitte pas celui du dénommé Tom. Venir te déranger pour ça…c’était plutôt culotté, pour sûr. Comme cette main qui se tendait vers toi mais que tu ne saisis pas : concrètement, tu ne l’avais même pas regardée, quant bien même tu savais que le geste avait été fait.

Une proposition. Tu l’écoutes. Tu l’enregistres. Comme tout ce qui peut se passer autour de toi à ce moment précis. Alors qu’il y a foule, tu parviens à analyser. Le regard momentanément haut, fixant au loin, tu finis par retrouver le chemin de ses prunelles et lui avouer le plus sincèrement du monde. « Non. » Clair. Précis. Il n’y a pas de fioritures, pas d’artifices. D’autres se seraient peut-être jetés dans la gueule du loup, pas toi. Tu avais ce que tu voulais. Tu vivais comme tu l’entendais. Et cette demande-ci était aussi louche que dérangeante. « Je ne suis pas intéressé. » C’était ses derniers mots. Les derniers avant de reprendre la route. Au loin, il voyait s’agiter deux-trois hommes devant l’étale de son receleur. Rien d’alarmant en soi, il faisait simplement du commerce, comme on dit. « Au revoir, Tom. » lui avais-tu murmuré perceptiblement avant de glisser à sa droite, le frôlant pour partir. Tu fis une quinzaine de pas et tu étais finalement arrivé là où tu désirais. Cependant, une fois n’est pas coutume : tu restais en éveil, surveillant quiconque semblerait suspect. Ledit Tom en particulier.

Tu parlementes rapidement avec l’homme qui te salue avec un grand sourire - à qui il manquait pas mal de dents, quand certaines n’étaient pas remplacées par de vieux morceaux de métal conditionnés pour l’occasion. Tu lui rends à peine ce dernier…non, en fait, tu esquisses qu’un rictus qui n’a pas l’étoffe d’un sourire. Moyen comme un autre pour lui signaler que tu acceptais son comportement à ton égard, dirons-nous. Vous avez déjà parlé de ça. Le deal n’a pas changé contrairement à la dernière fois. Tu vérifies l’état de la pierre opaline « qui brille » au soleil, faisant prisme avec le peu d’ultraviolets qui voulait bien taper ici. Tu lui donnes deux tickets de rationnement pour sa trouvaille. Pour toi, c’était parfait. Pour lui aussi visiblement. En toute discrétion, tu la dissimules sous tes vêtements, dans un coin où aucune main ne pourrait aller chercher - sur ton flanc droit, sous le cuir de ce qui composait le haut de ta tenue. Et tu pars…mais pas n’importe où…et pas n’importe comment.

Tu ne retournes pas sur tes pas. Tu continues et tu contournes cet amas de ruelles qui forment un labyrinthe à elles toutes seules, mais dont les murailles étaient presque clairement délimitées. C’est là où tu te rends et c’est là où tu te poseras, dos contre l’un des murs, à patienter. Tu ne donnes plus aucun signe de vie mais toi tu entends. Tu sens les choses. Un peu trop paraît-il. Quand tu sens qu’il est de nouveau dans les environs, tu t’adresses à lui de nouveau. Tes bras sont désormais croisés sur ton torse. « J’ai dit que je n’étais pas intéressé. », répétas-tu à son attention, la mine grise et le ton acéré. Tu te demandais bien ce que cet humain n’avait pas pu comprendre dans ta dernière phrase…ni celle qui voulait dire que tu ne voulais plus le revoir dans ton sillage aujourd’hui. « Ma bravoure n’est pas à vendre. Qu’est-ce que vous cherchez vraiment ? », tu n’es pas du genre à laisser une seconde chance, ni à parler autant pour un inconnu…mais ta curiosité t’amène à lui demander ça. Parce que ça pourrait te retomber dessus…ou sur Eve. Et qu’a fortiori, tu n’appréciais pas qu’on te suive de la sorte. C’était à prendre ou à laisser : soit il te parlait, soit tu le jetais dans l’eau insalubre du port après l’avoir brisé. Même si les deux combinés te siéraient davantage.
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MessageSujet: Re: So you're still alive? PV Abel   Mer 6 Avr - 20:11

Deryn sentit que la situation ne se passerait pas comme prévue lorsque l'homme refusa de lui serrer la main. Enfin, comme prévue... Il s'était un peu jeté dans la gueule du loup sans avoir de plan, et même si le frisson était dangereusement agréable, il allait devoir trouver quelque chose à faire, afin de sortir de ce pétrin en un seul morceau. Car l'homme ne faisait pas dans la dentelle et Deryn ne faisait absolument pas le poids en face de lui. Et il sentit une gigantesque claque intangible le frapper au visage lorsque l'homme refusa sa proposition et s'en alla, le laissant en plan, la main encore tendue vers lui. C'était ce qu'on pouvait appeler un échec retentissant. Deryn fut partagé entre la honte de cet échec social, la colère de se voir refuser ce qu'il voulait une fois encore, et l'envie de le suivre afin de se rattraper. Il se retourna lentement, en fixant le dos de l'homme qui s'éloignait.

Un peu plus loin, l'homme s'arrêta et entra en transaction avec un commerçant. Et Deryn continuait de le fixer, dédaignant complètement le caractère très étrange de son comportement. Il se demandait quoi faire. Retourner chez lui ? Continuer sa « promenade » ? Persister ? Si Pinxit apprenait que l'homme était vivant, ils feraient probablement tout pour le retrouver, et l'éliminer. En ayant auparavant extirpé toutes les informations possibles de sa mémoire. Un sort qui n'était pas très agréable, même pour un machine telle que lui, Deryn en était persuadé. Il n'en avait pas grand chose à faire du sort de l'homme, vraiment pas. Mais il voulait plus que tout à ce moment donné avoir accès à ces informations, et savoir. Dieu qu'il voulait savoir. Pourquoi il n'était jamais revenu. Ce qui c'était passé depuis sa disparition. Un récit fascinant à n'en pas douter. Un récit que Deryn voulait à tout prix connaître. Il ne résistait pas à l'appel du mystère.

Il décida donc de suivre l'homme. Peut-être qu'en découvrant où il vivait ou qui il fréquentait, il pourrait en savoir en plus sur lui. Sur celui qu'il était devenu. Deryn sortit donc de milieu du chemins et se mit dans un petit coin sombre, qui lui permettait de garder un œil sur sa cible. Discrétion et efficacité. Il fixait l'homme qui venait de finir sa transaction. Il continua son chemin et s'engouffra dans une ruelle adjacente. Deryn dut le suivre, le plus discrètement possible, afin de ne pas le perdre de vue. Il essaya de garder un air normal, si tant est que qui que ce soit dans le ghetto avait un air normal, puis il bifurqua à son tour dans la ruelle. Deryn savait qu'il n'était pas très bon en filature, mais il essayait de rester le plus discret possible. Avec un peu de chance, l'homme ne le verrait pas. Oui, Deryn se prit à espérer, alors qu'il avançait en silence dans les ruelles. Il faillit perdre sa cible, mais, à force de concentration et de chance, il retrouva l'homme, adossé à un mur. Deryn soupira. Il s'était fait lamentablement griller.

L'homme s'adressa alors à lui directement, comme si leur conversation ne s'était pas arrêtée. Deryn était concentré, et lorsque l'homme eut fini de parler, il fronça les sourcils. Pour être honnête, il ne savait pas quoi répondre. Il ne pouvait pas lui dire la vérité sans se mettre en danger, ce qu'il voulait franchement éviter, déjà qu'il n'était pas dans une position des plus confortables. Mais il avait senti dans ses mots un ultimatum qu'il aurait été stupide d'ignorer. L'homme n'avait plus envie de jouer. Il voulait des réponses et vite, et si Deryn ne lui donnait pas, qui savait ce qui se passerait. Personne ne s'étonnerait de trouver un corps défiguré dans ce quartier du ghetto. Deryn déglutit. Il haïssait cette position, et quelque part, il haïssait sa faiblesse. L'espace d'un instant, il envia Lloyd et le champ des possibles que lui ouvrait la matrice. Mais il n'était pas dans la matrice. Il était dans le monde réel et si il se prenait un coup, il ne se déconnecterait pas. Il prit une grande inspiration et se lança.

« La vérité, c'est que je vous connais. Du moins, je vous connaissais. Et je veux savoir ce que vous êtes devenu depuis tout ce temps. »

Deryn hésita à lâcher sa carte maîtresse. Il en avait déjà dit beaucoup. Au moins, la manière dont il présentait les choses, il devait paraître plus compatissant qu'auparavant. Du moins l'espérait-il. Il décida de se lancer.

« Einherjar. »

Et Deryn fixa son interlocuteur, guettant sa réaction. Il risquait gros et il le savait.

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✥ UNDER MY SKIN.
MessageSujet: Re: So you're still alive? PV Abel   Mar 7 Juin - 16:57

Tes propos délivrés à son destinataire, tu t’étais pris dans l’observation de cet homme que tu surplombais de ta hauteur. Lui que tu épias, disséquant les moindres faits et gestes de sa part, comme une vieille routine contre laquelle tu n’opposais plus aucune résistance. Selon ses dires, il s’appelait Tom. Tu n’es absolument pas prompt à le croire pour l’instant car il empiète sur ton territoire, sur ta liberté. Il s’immisce à sa manière, telle une vipère. Mais la vipère a peur et malgré ses crocs, elle n’en reste pas moins misérable face au faucon. Tu as cette impression qu’il grignote de ton temps mais aussi de ton espace privé. Il fouille. Il veut atteindre quelque chose…mais quoi ? Y as-tu accès ? Était-il un potentiel danger pour les tiens ? Comment savoir ? Parce qu’il fronce les sourcils et parais brièvement hésitant, tu plisses légèrement les paupières. Regard vague, 0,12s. Quelque chose cloche et tu n’as pas grande envie de t’éterniser ici en sa compagnie. Tes poings se serrent et ton regard forcit. Prise de parole, 6s. Il croit peut-être que tu n’as pas remarqué tout ça ? Que tu es idiot ? C’est cette même réflexion qui te vient lorsqu’il s’adresse à toi, qu’il te déroule ce qui semble le torturer. Torturer est un grand mot. Torturer est pourtant ce que tu avais envie de lui faire subir pour t’avoir importuné deux fois de suite, sans avoir voulu intégrer ton premier refus. L’expédition est tout aussi tentatrice que l’autre, elle reste l’ultime finalité, celle dont tu savais jouer lorsque cela s’avérait être nécessaire. Tu étais prêt à céder. Prêt à tout pour éradiquer une potentielle menace, humaine ou non.

Pourtant il lui affirme qu’il le connaît. Ça sonne encore plus faux sortant de sa bouche, ça te paraît étrange. Démodé. Un peu comme ce qui suivit…Einherjar. Qu’est-ce que c’était ? Un programme ? Une marque d’un nouveau produit ? Un…prénom ? C’est à ton tour de froncer un peu les sourcils, tu le toises. Il n’ajoute rien et ce malgré le silence que tu as volontairement laissé. La curiosité, en plus de l’incompréhension, semblent se marier à merveille en cet instant précis. Tu fais le rapport, du moins tu essaies. Tom. Tom. Tom. Qui es-tu, Tom ? Son visage t’es inconnu. Tu cherches, tu grattes là où tu n’aurais jamais pensé mettre les pieds. Même au sein de la Matrice, tu ne te rappelles pas avoir rencontré quelqu’un avec ce pseudonyme. Ta tête se pencha légèrement sur le côté, ta mine est fermée. Songeuse aussi. Ce regard clair et d’une apathique froideur en témoigne - tu étais en train de réfléchir, particulièrement concentré. Ton système tourne à toute vitesse. Tu as déjà les réponses que tu souhaites, bien sûr; mais le doute qui s’empare de toi prime sur n’importe quoi d’autre. Danger — paranoïa intégrée.

Le processus n’a prit que quelques maigres secondes, pourtant, à tes yeux, certaines étaient de trop. Einherjar. Einherjar. Machine. Viande. Sang. Le vide est monstrueux et tes réactions démesurées rendent compte d’un agacement. Faux : c’est plus fort, c’est toujours plus fort avec toi. C’est de la colère. Est-ce qu’il peut voir la colère qui surgit ? Le contraire ne pourrait que paraître suspect - il aurait pu être comme toi. Tu l’as attrapé par son vêtement et l’as plaqué contre le mur où tu reposais un peu plus tôt. « Tu mens… ! », sifflas-tu entre tes dents. Il ne peut que mentir. Son visage ne te revient pas, tu sais que tu te souviens des personnes lorsque tu les croises…c’est d’autant plus vrai lorsque tu les côtoies. Toi qui a toujours été supra-vigilant, une erreur de cet acabit ne te ressemblait pas. Assuré, tu l’étais. L’impair était du côté adverse et nulle part ailleurs.

Le jugement dernier n’est pas tombé. Tom n’est pas encore perdu. Tom peut encore se ressaisir. Tom est l’objet légitime de ta curiosité. Peut-être devrait-il commencer par là. Il te dira qu’il ment, tu seras presque rassuré mais toujours aux aguets, tu demanderas des explications. Non. Tu les exiges déjà et il t’a roulé dans la farine.

Tu veux rentrer à la maison. Tu veux revoir Eve, qui doit se languir de toi. Mais tu ne peux te résoudre à le laisser. Pas sans savoir.
Là, c’est un homme qui passe derrière toi en tentant d’écouter ce qui se trame. Tu as jeté un coup d’œil par dessus ton épaule après son passage, il a l’air d’un reptile vicieux. Deux autres déambulent et restent plus loin de la scène, scrutent sans dire traître mot. En éveil, tu ne souhaites pourtant pas attirer l’attention. Si tout à l’heure tu avais joué de force, il avait été question d’ouvrir la voie obstruée par cette masse humanoïde. Là, c’est différent. Il n’y avait personne autour de vous avant ça. Vu de l’extérieur c’est un règlement de compte. Qui dit règlement de compte dit possible bagarre…possible butin à récupérer, ou à défaut, possibles informations à dénicher.

Tu penses qu’ils sont potentiellement des amis de Tom. Probabilité estimée : supérieure à 40%. Qu’ils ne sont pas là par hasard et que tu es leur cible. Cet engrenage diabolique s’assoit sur ton esprit numérique et se referme  - par extension - autour de l’étranger. C’est d’une poigne de fer que tu continues à le maintenir alors que tu sens son rythme cardiaque déborder contre tes doigts cramponnés à ses atours. « Je n’aime pas les fouines. », lui lâchas-tu avec mépris. Tu avais entendu ce mot sortir de la bouche de Walter, ton Frère, un jour. L’animal - la fouine - était associée à un comportement déviant et fortement désagréable; sauf s’il s’agissait d’humour. Toi, Abel Wallace, tu ne jouais pas d’humour aussi facilement qu’un humain. Avec un corps qui parlait pour toi, même un enfant de cinq ans aurait pu comprendre que tu étais immaculé de toute légèreté. « Qui es-tu, Tom ? » Si tu parlementes, c’est pour Eve. C’est pour ton Frère. C’est pour ne pas éveiller les soupçons, pour ne pas avoir à les mettre en danger davantage. « Parle. » La menace que représente cet homme est aussi importante que celle des humains alentours. Ils peuvent parler, eux aussi, et c’est ça qui remet à l’heure les pendules. L’éventualité que tu aies à éliminer les quatre n’était pas à négliger. Cette éventualité-là, bien avant ton formatage, tu aurais été le premier à y céder. Or tu avais gagné en humanité…pour le meilleur comme pour le pire.
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Deryn Elaeth
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MessageSujet: Re: So you're still alive? PV Abel   Ven 9 Sep - 8:41

Le choc fut violent alors que Deryn se retrouvait plaquer contre le mur. Il serra les dents, mais ne perdit pas sa concentration. Il était en très mauvaise posture et ce n'était clairement pas le moment de bailler aux corneilles. L'espace d'un instant, il regretta de l'avoir suivi. Peut-être aurait-il dû simplement passer son chemin et aller de l'avant, sans se soucier de cet homme-machine qui n'était au fond plus celui qu'il avait connu. Quelle était l'utilité? Uniquement satisfaire son inépuisable et visqueuse curiosité qui le poussait sans cesse à découvrir toujours plus. Il pensa à Lloyd et ne put s'empêcher de penser que son frère l'aurait sans doute aidé à sortir du pétrin, probablement en s'y mettant lui-même jusqu'au coup. Mais là, Deryn était seul face à cet inconnu et la dangereuse partie de poker qu'il avait débutée ne tournait clairement pas à son avantage. Comment jouer alors? Un coup de bluff puis un coup de vérité. Deryn essaya tant bien que mal de reprendre son souffle en partie coupée et il fixa l'archandroïd d'un air dur.

"J'ai connu celui que tu étais avant. Mais visiblement, toi, tu ne te souviens plus de moi."

Cela était la stricte vérité et Deryn était parfaitement honnête. Il ne connaissait pas les capacités exactes de son interlocuteur, mais il se doutait que la machine ultra-évoluée devait bel et bien avoir les moyens de percevoir le mensonge, ou tout du moins l'angoisse, et ainsi analyser le niveau de sincérité de celui qui parlait. Dangereuses créations que ces bêtes-là... Viendrait sans doute le jour où elles surpasseraient leurs créateurs. Deryn eut un relent de haine pour ces machines qui le mettaient mal à l'aise. Mais il y avait en elle mystères et secrets qui n'étaient pas sans intéresser le scientifique, mais surtout le collecteur d’informations. Peut-être parviendrait-il à savoir ce qui était arrivé à cet archandroïd-ci. C'était en tout cas le paris qu'il s'était lancé. Il lui fallait donc être persuasif et vigilant.

"Tu ne te souviens vraiment pas de moi?"

Il était difficilement possible de lui faire croire qu'ils avaient été proches, mais Deryn allait faire en sorte de le persuader qu'ils avaient été des connaissances. Sans esquisser un seul sourire, Deryn reprit ironiquement.

"Je vois que le temps ne t'a pas donné meilleur caractère."

Deryn se prit à espérer que donner quelques détails ainsi l'aiderait à convaincre l'autre qu'ils avaient eu une relation cordiale, ce qui était exagéré par rapport à la réalité, sans aucun doute. Mais, plus encore que d'apprendre les mystères de cette machine, Deryn commençait à se dire que ce serait sans doute un des seuls moyens qu'il ait afin de sortir de cette situation vivant. La poigne de l'archandroïd était bien trop forte pour être ignorée...

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