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 Une balade, ça te dit ? (PV Sileas)

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Imeane MacPherson
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MessageSujet: Une balade, ça te dit ? (PV Sileas)   Jeu 26 Mai - 12:27

Dormir, voilà longtemps qu'elle n'avait pas fait une de ces longue nuit qu'elle faisait quand elle dormait encore avec son frère. Sa présence lui manquait, indubitablement, elle se demandait s'il ressentait le manque autant qu'elle. Seulement, elle n'avait pas de réponse. Elle lui écrivait, chaque jour, des lettres plus long qu'un bras. Elle lui parlait, de tout, de rien, elle lui disait qu'elle l'aimait, lui expliquait ses choix, mais jamais elle n'en avait envoyé une. C'était ainsi, elle ne pouvait pas prendre contact avec lui, elle ne pouvait sérieusement pas le mettre plus en danger qu'elle ne l'avait mis. La technomancienne s'en voulait par moment d'être partie sans lui, de ne pas avoir fait en sorte qu'il puisse mieux comprendre sa façon de voir. Elle s'en voulait de l'avoir laisser tout seul et dans ses moments-là, elle se réfugiait dans la matrice, dans ce jardin privé qu'elle avait créer avec l'image de son frère. Une image, une simple image... La tristesse resurgissait alors et il fallait trouvé autre chose. Aujourd'hui était un de ces jour sans, un de ceux dans lesquels elle avait envie de retrouver son frangin, envie de le serrer contre elle, envie d'être avec lui, d'entendre sa voix, de le voir respirer. Pourtant, elle restait prostré là, dans ce qui lui servait de canapé, les genoux contre sa poitrine. Elle aimait la solitude, quand elle était à la Citadelle, elle appréciait ces moments de tranquillité loin de tout le monde, dans la matrice, cependant, elle n'avait jamais remarqué à quel point elle n'était pas seule. Son frère avait toujours été là et maintenant que ce n'était plus le cas, elle se sentait réellement seule, désemparer parfois. Elle ne regrettait pas son choix, elle regrettait surtout ce qu'il avait fallut sacrifier pour ça.

Un soupir, fort, puissant de quelque qui souffle pour tenter de chasser ce qu'elle ressent. Pourquoi ça devait être ainsi ? Pourquoi tant de différence ? Pourquoi s'était bien la question. Pourquoi elle était technomancienne et pas lui, pourquoi avait-elle compris ce qu'il n'avait pas vu, pourquoi réfléchissait-elle d'une autre manière que lui, pourquoi étaient-ils seuls désormais ? Trop de question, pas assez de réponse. Et elle savait qu'elle ne pouvait pas se morfondre. Elle ne pouvait pas décemment rester là à ne rien faire, à se plaindre de ce qu'il se passait. Elle ne pouvait pas, ce n'était pas une bonne idée et malgré le fait qu'elle le sache, elle n'avait pas bougé d'un pouce. Peut-être pourrait-elle ? Quoi ? Allez voir Eve ? S'occuper d'elle et de son chaton ? Aider quelqu'un dans la rue ? Ouais bien sur Ime, c'est vrai que tu as un tellement bon contact avec le monde. Dés qu'il y a plus de cinq personnes proche de toi tu commences à paniquer et je te dirais aussi, ma petite que tu es recherché. Au lieu de te prendre la tête, tu ferais mieux d'aménager ce taudis vu que tu as du temps libre. Merci conscience, t'es toujours là pour m'enfoncer comme il faut. Elle rage contre elle-même, contre ce manque qu'elle n'arrive pas à définir. Elle déteste ça bordel. Une fois les idées un peu plus en place, Ime regarde autour d'elle, c'est vrai qu'il n'y a pas grand chose ici, peut-être qu'elle devrait aller faire un peu de shopping dans le bazar du coin. Elle a trouvé il n'y a pas longtemps un coin où il y a de nombreuses épaves. Seulement y aller seule...

Une idée la percute aussi rapidement qu'elle fit glisser une partie de sa tristesse. Bien sur, elle pouvait y aller avec quelqu'un. Cela lui permettrait de ne pas être toute seule pour l'instant et puis elle connaissait bien quelqu'un qui avait toujours besoin de pièce. Une personne qui la suivrait sans hésité et qui lui ressemblait assez pour ne pas toujours lui poser des questions ridicules que certaines pouvaient posé. Sans compter qu'il se fichait bien qu'elle soit rechercher. Elle aurait pu emmener Eve aussi, mais la jeune femme n'avait pas vraiment besoin de pièce. Oui, non, elle allait lui demander à lui. C'est donc avec cette nouvelle idée qu'elle partit faire une toilette rapide. Une fois nettoyée et habillée, elle prit son sweat à capuche et se couvrant la tête, sortit de l'endroit où elle vivait désormais, laissant derrière elle sa tristesse pour retrouver le ghetto. L'air frais de la matinée cingla son visage, sans douceur. Si elle avait été un temps soit peu prétentieuse, elle aurait pu avoir peur pour la beauté de son visage ou pour tout autre chose d'ailleurs, mais pour être honnête, elle se fichait pas mal de son visage pour le coup. Enfin bien qu'elle veuille bien présenté tout de même. Il ne lui fallut pas plus d'une demi-heure de marche pour arriver là où elle savait le trouver. Avec un sourire, elle entra dans l'atelier et trouva une surface pour toquer et annoncer son arrivée.

« Sil, tu es là ? »

Elle avança tranquillement, évitant les obstacles qui étaient peut-être sur sa route et tenta de trouver le propriétaire de cette endroit, qu'elle avait rencontré peu de temps auparavant et qui était un mécanicien hors pairs, mais aussi un être aussi intelligent qu'elle, ce qui était plaisant lors des discussions.

« Sil, je me demandais si une balade pour aller chercher des pièces te plairait. T'es où ? »

Sa voix n'était pas bien puissante, crier, ce n'était pas son genre, mais elle l'était assez pour que Sileas l'entende. Elle espérait simplement qu'il ne lui soit arrivé, ici, on ne savait jamais. C'est donc avec un regain d'énergie qu'elle se faufila dans l'atelier pour le trouver.
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Sileas Mackenzie
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MessageSujet: Re: Une balade, ça te dit ? (PV Sileas)   Dim 19 Juin - 12:34

Une balade, ça te dit ?

Imeane & Sileas

Vivre dans le ghetto a ses lots de bons et mauvais moments. C’est la seule explication que j’ai pour la situation dans laquelle je me suis mis par accident. Et puis cela ne peut arriver qu’à moi. C’est vrai quoi, qui a autant de poise que moi ici bas ? Bon, d’accord j’ai en tête une petite liste de personnes malchanceuses. Mais là, je peste trop pour me focaliser sur le fait que ce n’est pas grave. Si ça l’est ! Je pourrais attraper une pneumonie ! Et tout ça pour quoi ? Une connerie de jeu … Et au passage, j’ai perdu mes tickets de paiement. En gros je me suis bien fait avoir ! Je râle toujours intérieurement alors que je regagne mon garage. C’est avec une mauvaise humeur évidente que je me rends dans ma petite pièce de vie pour me changer.

Comment en suis-je arrivé là ? Simplement en me montrant serviable avec quelqu’un. Elle avait l’air gentille, le jeune femme brune aux yeux verts. Elle a battu des cils dés qu’elle est entrée. Je n’ai pas très bien compris pourquoi elle souriait comme cela, jouait avec ses cheveux ou mordillait ses lèvres. Tout ce qui m’intéressait était de savoir pourquoi elle était là, ce que je pouvais faire et si elle pouvait payer. J’ai reculé quand elle s’est approchée trop près. Je suis toujours mal à l’aise avec le contact physiquement et les tentatives de je ne sais pas quoi. Je l’ai vu se fermer un peu avant de déposer l’objet et de me donner son adresse. Puis elle s’est éclipsé à mon grand soulagement.

Je n’ai pas vraiment galéré à réparer l’objet. Je me suis donc rendu de bonne foi à l’adresse citée pour remettre contre rétribution le dit objet. Et c’est là que tout a dérapé. Et en prime je n’ai même pas compris pourquoi ni comment. Je suis peu-être naïf. Il y a probablement une subtilité dans la situation et le comportement de la demoiselle, qui m’a échappé. Cela m’arrive souvent quand j’interagis avec les autres. Je ne sais jamais quoi dire ou quoi faire avec les gens, excepté quand il s’agit de parler travail et rémunération. La demoiselle m’a accueilli en recommençant son jeu, que je n’ai toujours pas compris. Si ce n’est que cette fois-ci, elle s’est collée à moi et s’est limite frottée tel un chat cherchant à marquer son territoire. Je l’ai repoussé en lui disant qu’elle devait me payer, avec des ticket de restauration. Mais cela ne l’a pas arrêté puisqu’elle a continué son jeu. Plus je la repoussais des mains en essayant de ne pas lui faire mal plus elle se collait à moi telle une sang-sue. Filialement, c’est la vois éraillée d’une femme âgée, qui a attiré mon attention. Et après un « sale chiens en chaleur, foutez-le camp », elle nous a balancé le contenu d’un seau d’eau glacée pour calmer nos ardeurs sexuelles, comme elle a ajouté. Je suis resté choqué trente secondes. Et ce fût suffisant pour que ma soit disant cliente prenne la poudre d’escampette, me laissant seul au milieu de la rue à encaisser les injures d’une petite vielle.

J’ai fini par rentrer chez moi. Et je peste toujours contre mes vêtement humides, collants et froids. Je vais me choper la crève à tous les coups ! Je m’en veux aussi de m’être fait avoir comme un gamin naïf. En même temps, je dois l’être quelque part. Tremblant, je me débarrasse de mon T-shirt. Et je commence à frictionner mes bras et mon buste pour les sécher et ramener un peu de chaleur à ma peau. Je me débarrasse aussi de mes chaussures. Le jeans cela pourrait attendre un peu puisque je ne risque pas de tomber malade par mes jambes. Mais le tissu humide est hyper collant et rugueux. Ce que c’est désagréable ! Franchement, je suis trop con et…. Une voix me coupe dans mes réflexions et râleries. Pourtant je ne réponds pas, je m’assieds pour essayer de me défaire du pantalon. Je bataille un moment avec avant de réussir à retirer une jambe puis la seconde. Je crie presque victoire, mais comme j’ai fini les fesses par terre dans la manœuvre je me contente de supprimer mon envie de gémir.

La voix, qui résonne à nouveau, ne m’est pas inconnue mais je n’arrive pas à mettre un nom dessus immédiatement. Je me redresse en frottant mes fesses douloureuses, et je quitte ma pièce de vie pour le garage. « Yep je suis là » Je réponds avec un léger soupire avant de trouver Imeane. La jeune femme blonde est une vague connaissance, je l’ai rencontré récemment. Elle est aimable et on peut avoir des conversation intéressante avec elle, en général. « Une balade ?!? » Je répète et je fronce des sourcils. Un frisson parcoure mon corps alors qu’une légère brise s’infiltre dans le garage. Je croise les bras sur mon torse et je jette un coup d’œil à mon corps…. Nu… Enfin non, je porte un boxer quand même. Mais à part cela je suis… nu…. Devant elle. Je me sens rougir mais je suis incapable de bouger. « Oh… euh… Il faudrait peut-être que je... » Je me racle la gorge. Et si c’est possible, je sens mes joues chauffer encore un peu plus alors que je fais un pas en arrière pour disparaître à sa vue.

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MessageSujet: Re: Une balade, ça te dit ? (PV Sileas)   Lun 20 Juin - 9:20

Heureusement pour elle, l'atelier n'était pas ce qu'il y avait de gigantesque. Certes, il était tout de même grand, et surtout encombré de nombreux trucs, ce qui promettait un parcours d'obstacle comme aucun autre auparavant. Ça la faisait sourire, encore et encore, parce qu'elle a l'impression de se sentir chez elle ici. Cependant, pour l'instant c'est Sileas qu'elle veut retrouver. Aussi, s'avance t-elle avec la plus grande précaution pour ne rien casser. Elle l'appelle, de temps en temps, le temps de retrouver le chemin et finalement elle entend sa voix. La jeune femme se dirige donc vers l'endroit qu'elle a entendu, pas besoin d'amélioration pour le retrouver, sa voix porte assez bien contrairement à la sienne. Parfois, elle en vient à se demander si c'est une particularité des hommes, pourtant, elle connaît des femmes qui ont une voix qui portent, alors pourquoi pas elle ? Génétique probablement, ou alors est-ce parce qu'elle a l'habitude de parler avec une toute petite voix... Ou alors.... Il existe tant de ''ou alors'' que ça en devient compliqué de les démêler les uns des autres. Elle secoue la tête au moment où elle arrive près de Sil et lorsqu'elle la relève, elle le voit .... en boxer. Paralysé, c'est le mot exact de la situation. Son esprit bute sur sa question, n'arrivant pas à lui répondre et lorsque finalement il se détourne en bégayant, le rouge aux joues, elle se retrouve dans la même position, sentant ses joues devenir chaude elle aussi. Tiens donc, ce sentiment..... Elle avait lu quelque chose dessus... L'embarras oui c'est ça.

Mais pourquoi était-elle embarrassé ? Ce n'est pas comme si s'était la première fois qu'elle voyait un homme nu, enfin en sous-vêtement, après tout, son frère et elle vivait ensemble, tout le temps, elle l'avait vu de nombreuses fois en sous-vêtement et un tas d'autre fois nu aussi. Ça ne l'avait jamais gêné auparavant. Pourquoi était-ce différent avec lui ? Parce qu'ils n'étaient pas de la même famille ? Parce qu'elle n'avait pas grandit avec lui ? Ou autre chose. Oui mais quoi d'autre ? Sil était quelqu'un avec qui elle pouvait parler, qui suivait sa pensée et surtout qui répondait avec les mots justes et pas complètement à côté de la plaque. Tous deux avaient le même cheminement dans la tête et s'était agréable. S'était bien pour ça d'ailleurs qu'elle était venue lui demander à lui pour une balade, enfin le terme balade n'était pas tout à fait adéquat, s'était plutôt une chasse qu'une balade. Enfin ça ne l'aidait pas à savoir pourquoi elle se sentait embarrassé de l'avoir vu quasiment nu... Il y avait des choses dans le monde qu'elle allait devoir apprendre et le problème c'est que sans Kyle, elle se sentait perdu dans le domaine des sentiments. C'est lui qui l'avait ancré, elle s'en était rendue compte lorsqu'elle était partie. Depuis qu'elle passait le plus clair de son temps dans la matrice, elle perdait peu à peu ce qui faisait d'elle un humain, comme si seul la réflexion, le fait de mettre son intelligence au service des autres comptait. Peut-être qu'elle comptait un peu sur Sil pour l'aider, pour l'ancrer, sauf qu'il lui ressemblait trop pour ça. Parfois, elle avait peur de devenir une machine, celle qu'elle aurait été sans Kyle.

« Oui une balade... Enfin plutôt une chasse aux pièces. »

Elle s'était un peu ressaisit, mais gardait tout de même une certaine rougeur sur les joues. Il s'agissait d'une des images que son cerveau allait lui repasser en boucle juste pour le plaisir de voir ce que ça allait donner pour elle. Oulalala, si ça devait forcément passer encore et toujours en boucle, ça n'allait pas lui plaire, mais alors pas du tout. Elle secoua une nouvelle la tête avant de reprendre la parole.

« J'ai trouvé un endroit sympa hier, je me suis dis qu'il y aurait peut-être des trucs qui t'intéresserait. J'ai besoin de quelques trucs pour ''meubler'' mon chez moi. »

Elle sourit vaguement, il ne pouvait de toute façon pas la voir, mais la perspective d'une balade avec lui, lui plaisait beaucoup. Pas seulement pour trouver des pièces et ne pas être seule, pas non plus parce qu'il suivait son monde de fonctionnement vu qu'il avait le même, mais aussi parce qu'elle aimait bien être avec lui, elle se sentait plus calme, plus tranquille. Pas d'obligation de parler, il comprenait, pas de souci de compréhension, pas de je vais te poser des tonnes de question. Ils ne se connaissent pas des masses, mais c'est comme s'ils se connaissaient depuis longtemps. Elle finit cependant par s'inquiéter. S'avançant doucement elle en vient à reprendre la parole.

« Est-ce que ça va Sil ? »

Après tout, ce n'était pas son genre de se montrer en boxer et encore moins devant elle. Ime se demandait bien ce qu'il lui était arrivé.

« Comment ça se fait que tu es tout trempé et que tu te sois retrouvé en sous-vêtement ? Tu as eu des soucis ? Tu veux en parler ? »

Un peu inquiète ? Ouais, comme elle l'avait été avec son frère, mais s'était quelque peu différent-là. L'inquiétude était de savoir si elle pouvait faire quelque chose pour lui ou alors si elle devait s'inquiéter en silence.
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MessageSujet: Re: Une balade, ça te dit ? (PV Sileas)   Mar 2 Aoû - 17:39

Une balade, ça te dit ?

Imeane & Sileas

Silence.

Je fixe toujours Imeane avec des yeux ronds et une belle rougeur sur les joues, si j’en crois la chaleur qu’elles émettent. Il a peu de personne à m’avoir vu nu ou si peu vêtu. Bon en fait, juste Maman et à l’époque où j’étais un enfant nécessitant ses soins. Je ne sais pas s’il y a une manière de réagir à ce genre de situation. Je suis confus. J’ai des difficultés à mettre un mot sur ce que je ressens. De l’embarras, de la gêne, quelque chose dans ces eaux-là. Je sais que cela ne se fait pas de se montrer dans cette tenue face à quelqu’un à moins de partager des liens familiaux ou bien amoureux. C’est quelque chose d’intime. Et je doute que ma relation avec Imeane rentre dans cette catégorie.

Qu’est-elle pour moi cette jolie blonde ? Une amie ? C’est peut-être un peu tôt pour la qualifier d’amie. Après tout, on se connaît depuis peu. Imeane est avant tout la seule personne avec qui je me sens bien, même si je rougis très vite près d’elle et que mon cœur bat un peu trop fort. Je ne sais pas pourquoi elle influence autant mes réactions physiques. Mais il n’y a qu’avec qu’elle que je me sens comme cela. C’est déroutant. J’aime sa compagnie, même si elle me fait me sentir étrange près d’elle. Imeane est aussi quelqu’un de très intelligent, comme moi. Elle aurait autrefois été qualifiée de haut-potentiel ou de surdouée tout comme je l’ai été. Ce qui fait de nous des êtres à part, avec un schéma de penser à part des autres. Elle me comprend et je la comprends. On ne se pose pas 36 questions, on arrive à discuter en suivant le chemin des pensées de l’autre, et on peut aborder des sujets dont personne ne veut parler ici bas parce que trop complexes. C’est agréable de se sentir compris et accepté. Et quelque part sa présence m’apaise. Je ne suis plus seule. Je l’ai, elle. Mais j’ignore ce que l’on est l’un pour l’autre, ni même si elle partage les mêmes sentiments que moi. C’est une belle énigme à résoudre. Sauf que je ne suis pas sure d’en vouloir la réponse. Maman disait que certaines choses doivent juste se vivre.

Finalement, je m’éclipse pour m’habiller. Parce que bon, je me vois mal déambuler comme cela en rue avec juste un boxer. Je trouve un jeans propre que j’enfile ainsi qu’un T-shirt et une survêtement. « Vraiment ? Cela me semble une bonne idée cette chasse. Je manque de pièces. » Je lui réponds depuis ma pièce de vie alors que je lace mes baskets.

Ce qu’il y a de bien avec Imeane c’est qu’elle parle toujours de choses utiles. Il y a peu de risques qu’elle me taquine sur ce qui vient de se passer juste pour avoir le plaisir de me voir virer au rouge pivoine. D’ailleurs, elle est sûrement dans le même état que moi. J’ai grandi au milieu des autres. J’ai l’habitude qu’on vienne me taquiner sur les sujets, qui me mettent mal à l’aise : le contact physique, les relations sexuelles et d’autres trucs du même genre. Si je comprenais plus vite, je ne me serais point fait avoir ce matin par la demoiselle. Seulement voilà, je ne reconnais pas les signaux qu’on m’envoie. Je ne comprends pas quand quelqu’un voit en moi un partenaire potentiel à la reproduction ou juste au plaisir, parce qu’il paraît qu’on fait cela aussi pour le plaisir. C’est juste un monde que j’appréhende très mal, surtout depuis que Maman n’est plus là pour m’expliquer les choses et répondre à mes questions.
« Oui, ça me semble bien. On peut y aller. » Je réponds à nouveau alors que je remets mes lunettes sur mon nez. Avec un soupire, je sors finalement de ma cachette pour la rejoindre.

« Très bien, je suis juste d’humeur massacrante. Je me suis fait avoir en beauté. Elle s’est tirée sans payé la réparation en prime. Mais comme j’ai rien compris encore une fois à ses avances à la demoiselle, je me suis retrouvé dans une situation embarrassante… Et j’ai eu droit à un seau d’eau glacée de la part d’une vieille femme sous une pluie d’insulte. Ça devait refroidir mes hormones en chaleur ou un truc du genre… Bref pas ma journée en gros. » Je lui raconte parce que je sais qu’elle ne rigolera pas et ne se moquera pas. Elle est peut-être même la seule à pouvoir me comprendre et compatir.

Je soupire à nouveau. J’ai toujours les cheveux mouillés, mais les vêtements secs réchauffent ma peau glacée.  « On pourrait manger un bout avant si ça te dit. Je meure de faim. » Je propose en l’invitant d’un geste à venir dans ma petite pièce de vie.

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MessageSujet: Re: Une balade, ça te dit ? (PV Sileas)   Mer 3 Aoû - 11:27

Comment réagir face à ce genre de situation ? Personne ne lui a appris, personne, jamais ne lui a dit qu'il fallait quelque chose de particulier. Les sentiments sont si compliqués. Réagir d'instinct ne lui ressemble pas, mais réagir en réfléchissant n'est pas réellement sentimental. Pourquoi d'ailleurs à t-elle rougis ? D'accord Sil était en boxer, mais ce n'était pas le premier homme qu'elle voyait à moitié nu. Elle avait souvent vu son frère comme ça et même entièrement nu et jamais, au grand jamais cela ne lui avait fait cet effet. Ce cœur qui battait à toute allure comme s'il tenait un marathon, cette chaleur qui se dégageait des joues et qui pouvait certainement faire cuire un œuf, ces mains tremblantes qui n'arrivaient pas à se contenir. Elle ne comprenait pas, elle ne comprenait rien. Elle cherchait pourtant, dans sa mémoire, dans ses connaissances, mais elle n'était pas douée pour cela. Surtout qu'il s'agissait d'une première, ces réactions. Et si elle analysait cela de façon concrète ? Non, s'était parfaitement inutile, les sentiments n'étaient pas concret. Kyle lui manquait dans ces circonstances. Ils aurait compris lui, il lui aurait expliqué et elle aurait su quoi faire, ou alors pas du tout. La technomancienne regrettait de ne pas pouvoir l'appeler, de ne pas pouvoir lui demander. Elle regrettait son éducation trop accès sur le combat, sur la maîtrise de soit. Elle regrettait de ne pas connaître plus de sentiment. Elle regrettait de n'être qu'à moitié humaine en quelque sorte, parce qu'il s'agissait bien de ça non ? Parfois, elle avait l'impression de ressembler bien plus aux archandroïdes qu'à une humaine. Les réflexes, la façon de faire, l'apprentissage des choses, le combat, et les sentiments quasi inexistant. Enfin ce n'est pas tant qu'elle ne les ressens pas, c'est plutôt qu'elle n'y connaît rien et qu'elle ne comprends donc vraiment que dalle.

« On manque toujours de pas mal de trucs, alors je me suis dit qu'on pourrait aller voir avant que qui que ce soit ne tombe dessus. »

Insomniaque parfois, ouais, elle le sait. Elle devrait un peu plus dormir, mais comment le faire lorsque vous êtes constamment sur le qui vive pour ne pas vous faire attraper et finalement ramener vers un destin que vous n'avez aucune envie de suivre. Un sourire, vague se pose sur ses lèvres, ça n'a pas d'importance en vérité, personne ne s'en soucie et Ime sait bien que sa vie n'est rien d'un conte de fée. Vivre par soit même est plus compliqué qu'elle ne l'aurait pensé, mais s'est bien plus plaisant qu'on ne pourrait le croire.

« Génial. »

Un sourire, réel, fort, et puissant. Elle aime se promener, et le fait d'y aller avec Sil fait battre son cœur un peu plus fort. Tiens donc.... Une autre émotion à noter une fois de plus. Pourquoi donc ce cœur s'emballe t-il de cette façon ? Pourquoi seulement avec Sil ? Et pourquoi juste pour une ballade ? Est-ce la perspective de s'amuser et de trouver des trucs sympa ? Non, même quand elle est seule et qu'elle fait ça pour se divertir, elle ne ressent pas ce genre de truc. Ça veut dire que c'est la présence de Sileas qui fait ça.... Qu'est-ce que ça veut dire alors ? Peut-être que la jeune femme devrait faire un tour dans la matrice pour creuser la question. Il doit bien y avoir quelque chose dans sa bibliothèque qui pourrait l'aider. Cependant, elle est interrompu dans son raisonnement, par le jeune homme qui viens de répondre à sa question. Oh c'est donc pour ça. Son cœur se serre un instant, mince, c'est quoi ça encore ? Elle met de côté cette information, ce n'est pas le moment.

« Ah d'accord, je comprends mieux. Il paraît que certaine femme font ça ouais. Elles te demandent quelque chose et propose de payer avec leur corps. Genre coucher avec elle etc.... J'ai lu quelque chose là-dessus la dernière fois. Ça me paraissait aberrant mais visiblement ça se pratique toujours. Je suis navré que ça te soit arrivé. Je pense qu'on pourrait la retrouver si tu te souviens de son physique, je peux m'en charger si tu veux. Ou alors on peut toujours trouver quelqu'un pour la retrouver, y'en a qui sont doué pour ça. »

Pourquoi elle ne se moque pas ? Parce que si un type venait lui faire la même chose, elle ne comprendrait pas plus.

« Ah oui et refroidir tes hormones ça veut dire, faire redescendre la pression qu'il pourrait y avoir dans ton pénis quand tu as envie de coucher avec quelqu'un. Visiblement l'eau froide à tendance à te couper l'envie d'aller plus loin. Quelque chose dans ce goût là. »

Elle n'en sait pas plus, ce domaine-là, elle n'y connaît réellement rien. Elle sait juste ce qu'elle a pu apprendre en lisant les différents bouquins qu'elle a récupérer dans sa bibliothèque. Ouais, c'est pas grand chose et c'est pas la science infuse, elle l'admet volontiers, mais entre son intelligence et le reste, elle est capable de tirer des conclusions que d'autre ne tireraient pas. Le truc c'est que dans le domaine des sentiments, elle est réellement immature et donc ne comprend pas toujours tout, ou prend tout au premier degré. Ce n'est pas forcément une bonne habitude. Si seulement Kyle était là, il saurait parfaitement tout expliquer lui. Il lui manque, son frère, sa moitié d'âme, son jumeau. Elle a de plus en plus envie de le voir. Oui, Ime aimerait le revoir, ne serait-ce que pour s'expliquer.

« Je ne suis pas contre manger un morceau, vu que tu proposes, on a un peu de route en plus et je dois avouer que ces derniers temps, j'ai une assez grosse tendance à oublier de manger. »

Pas qu'elle n'en a pas les moyens bien au contraire, juste qu'elle est prises dans ce qu'elle doit faire et qu'elle n'y pense pas. Elle s'approche alors de la pièce à vivre de son ami, un sourire au lèvres.

« J'espère pour toi par contre que tu n'as rien prévu de la journée, parce que ça risque de nous prendre un certains temps. Tu verrais le bordel. C'est assez impressionnant, mais j'ai vu pas mal de truc intéressant et j'ai repéré un carburateur pour toi qui était quasiment neuf. Je ne sais pas si tu pourras en faire quelque chose, mais ça risque d'être sympa. »

Elle s'arrête, se sent un peu gourde. Le cœur s'est un peu calmé, mais pas totalement. Elle aimerait tant comprendre pourquoi il fait ça, espérant ne pas être malade. Une maladie qui ne se déclencherait qu'en présence de Sil ? Ce serait un peu gros quand même. Elle finit par s'avancer vers lui tranquillement.

« Je peux t'aider pour quelque chose ? »

Son regard est doux, avenant. Si on ne la connaît pas, on a envie de s'approcher d'elle et même parfois de la prendre dans ses bras. Mais Sil la connaît, enfin il connaît au moins sa façon de voir le monde, vu qu'ils ont la même. Le reste..... Elle n'en sait rien du tout et si cela se trouve, ça ne l'intéresse certainement pas de la connaître plus que ça.
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MessageSujet: Re: Une balade, ça te dit ? (PV Sileas)   Jeu 1 Sep - 21:08

Une balade, ça te dit ?

Imeane & Sileas

J’aime bien la compagnie d’Imeane. En général, avec elle, j’ai facile à communiquer. On pense plus ou moins de la même manière. Elle est comme moi, ce qu’autrefois on appelait des Surdoués ou des Hauts Potentiels. Autrement dit, notre schéma de réflexion est le même, ce qui rend plus aisé la communication. Elle ne pose pas des questions étranges à mes yeux. Je comprends son cheminement de pensées et de réflexions. Bref, on se comprend aisément. Sauf là, en ce moment, le silence s’éternise. J’ai les joues rouges. Hormis Maman personne ne m’a jamais vu si peu vêtu. Et sa présence me trouble toujours un peu. C’est juste pire là, donc je me dépêche de me vêtir pour réapparaître dans une tenue correcte. Pourtant, je sens toujours un étrange malaise en moi, et je rougis toujours. Je ne l’analyse pas. Je n’ai pas les clés pour comprendre mes émotions la majeure partie du temps.

« C’est une super idée. En prime, cela me permettra de me fournir gratuitement pour une fois. » Je commente avec un sourire amusé. C’est vrai qu’avoir des pièces, qui ne me coûteront rien, est très tentant. Chaque fois que je veux me fournir en matériel, j’en passe par la négociation. Sauf quand on trouve un Eldorado improvisé et non visité. C’est une opportunité à ne pas manquer. « Yep. Génial comme tu dis. » J’ajoute avec un léger sourire.

Je réponds à son sourire, mais le mien est plus timide. Elle m’impressionne quand même cette demoiselle capable de colorer mes joues de rouge et d’emballer mon cœur. Elle a un effet surprenant sur ma personne. Pourtant, j’adore passer du temps avec elle. Mais je ne m’explique pas ce cocktail d’émotions, qu’elle éveille en mon âme et qui chamboule mon corps aussi. Et puis sa compassion m’apaise. Je sais quand je lui raconte ma mésaventure, qu’elle ne rira pas. Parce que je sais qu’elle peut me comprendre, qu’elle ne se moquera pas. Elle est comme moi, un peu perdue face aux réactions humaines. Alors je déballe avec un peu de colère dans la voix ce que la demoiselle m’a fait, et à quel point je me sens stupide.

« On appelle cela de la prostitution. » Je commente lentement. Même si je ne suis pas familier avec les émotions et la sensualité ou même le sexe tout court, je connais ce monde de manière théorique. C’est assez courant dans le Ghetto. Maman m’avait vaguement expliqué à notre arrivée en me montrant des femmes, qui vendaient leurs charmes. Mais je n’ai que quelques notions théoriques. Ce genre de comportement en lien avec la sexualité me perturbe et me semble trop étrange.

« Et bien, j’ai une mémoire visuelle donc oui, je me souviens d’elle... » Je réponds surpris par sa détermination à me venger. Je papillonne des yeux. « Je suppose qu’on pourrait faire ça yep. » Cela me permettrait d’être payer après tout.

« Euh… Quoi…. » Je bafouille quand elle poursuit son monologue. Je me sens pâlir dangereusement avant de rougir et de détourner le regard. En fait, je lui tourne le dos. Et je fuis littéralement pour me réfugier dans ma petite pièce de vie. Après tout, j’évite toujours ce genre de conversation, qui me met mal à l’aise et me fait me sentir mal. Il y a des sujets que je n’aborde jamais, parce que je ne sais pas les gérer. Je suis pudique, de trop paraît-il. Peut-être est-ce lié à mon éducation ou ma foi, peut-être est-ce juste un trait de caractère. Je n’ai pas attendu sa réponse concernant le repas avant de commencer à chercher de quoi faire un maigre festin.

Sa voix me parvient alors que je sors du pain frais, du fromage et deux pommes de mon placard. Je prends aussi deux gobelets en métal et une cruche d’eau fraîche. J’ai un peu d’alcool, mais je doute qu’elle en boive. Je dépose le tous sur la petite table avec deux couteaux. «Je meurs de faim. Je n’ai pas vraiment eu le temps de manger aujourd’hui. » J’explique même si cela n’est pas utile. Si elle accepte, c’est qu’elle a faim elle aussi. Je capte du coin de l’œil qu’elle entre dans ma pièce privée, celle où je dors et mange.

« Je n’ai pas de travail aujourd’hui, hormis un projet personnel mais il me manque des pièces pour l’achever. » Je réponds avec un hochement de tête alors que je découpe deux tranches de pain. « On verra bien une fois sur place, ce qui aura été pillé ou non…. Mais avant on dîne. Manger, c’est important. » Je réplique. C’est une phrase que Maman me disait souvent. Je relève la tête, et je l’observe avant de lui sourire. « Tu peux t’asseoir, tu sais. » Je propose gentiment en désignant une chaise. Je m’installerai sur mon lit. Je ne reçois que rarement des gens et jamais dans ma pièce de vie. « Je n’ai rien de mieux à t’offrir que du pain, une pomme et du fromage… Par contre, j’ai quelque chose de plus fort que l’eau à boire. » Je commente en coupant une autre tranche de pain. « C’est gentil, mais j’ai fini. Contente toi de savourer le repas. » Je commente un peu taquin.


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MessageSujet: Re: Une balade, ça te dit ? (PV Sileas)   Dim 4 Sep - 11:15

Bon d'accord, elle n'a pas réellement de filtre, tout ce qui passe dans sa tête est directement dirigé vers sa bouche qui n'hésite jamais à faire profiter les autres de ses connaissances, sans se soucier du fait que, bien entendu, ce soit légèrement gênant. Pourquoi ? Bah non, il n'y a pas d'intérêt à ce que ce soit si gênant que ça si ? Eh bien visiblement si. C'est peut-être cela que lui disait Kyle quand ils étaient encore ensemble. Faire attention à ses paroles, ouais mais bon, elle ne disait rien de grave, elle ne faisait qu'émettre des hypothèse, dire des vérités, le reste du temps... Oui, mais les vérités pouvaient gêner ou blesser. Ah, oui c'est vrai, elle n'aurait pas dû se formaliser sur ça, cependant, elle ne souhaitait réellement pas faire de mal à Sileas. Ce n'était en rien son but premier. Quel était le mot exact que Kyle ne cessait d'employer ? Le tact, il fallait avoir du tact. Sauf qu'Ime était loin d'avoir du tact et n'était pas du genre à se prendre la tête sur ses paroles. Alors, quand il commença à bafouiller et pâlir dangereusement, la jeune femme panique, elle se demande ce qu'elle a encore dit cette fois. Elle se demande si finalement elle ne devrait pas partir pour le laisser tranquille. Encore une boulette, ce n'est jamais qu'une de plus n'est-ce pas ? À croire que c'est évident pour la jeune femme. Faire ce genre de connerie n'est que normal pour elle. Pourtant, là, elle se sent très mal. Elle n'a jamais voulu le mettre plus mal à l'aise qu'il ne l'était déjà en se présentant dans si peu de vêtement.

Pourtant, elle ne relève pas, se contente de répondre à sa question. Et elle continue, toujours comme si de rien n'était. De toute façon qu'est-ce qu'elle pourrait dire pour se faire pardonner ? Encore un truc bateau, ou alors une vérité, ou alors... Non, visiblement, elle devrait peut-être garder plus souvent le silence, ce serait un peu mieux, pour elle et pour les autres visiblement. Sauf que c'est bien connue, les intellos n'ont pas vocation de la fermer et bien sur, elle est loin de se taire, comme d'habitude. Cependant, alors qu'elle s'avance vers l'endroit où elle entend du bruit, elle laisse tomber le sujet de la jeune femme qui l'a arnaqué, elle laisse aussi le fait qu'il était totalement trempé, le fait qu'il s'est retrouvé devant elle en caleçon et le faite que.... Cela lui avait fait accéléré le cœur. Faisait-elle de l'arythmie ? Non, en un an ce serait un peu gros quand même. Alors qu'est-ce que cela voulait dire ? Peut-être devrait-elle consulté sa bibliothèque dans la matrice. Elle secoua la tête, pas le moment. Et puis Sileas reprenait la parole, ce serait impoli de sa part de faire autre chose et s'il y avait bien quelque chose qu'elle comprenait parfaitement, s'était la politesse. Elle hoche la tête, une fois, deux fois et souris doucement quand il lui dit qu'elle peut s'asseoir. Trop respectueuse peut-être ou alors intimidé ? Malgré tout, il y avait quelque chose d'étrange qui se passait quand elle était proche de lui, donc, elle évitait de trop se rapprocher, tant qu'elle ne savait pas. Pourtant, elle s'assit tranquillement.

« Ne t'en fais pas, c'est très bien, je me contente de peu depuis que.... »

Depuis quoi ? Depuis qu'elle s'était barré de chez elle ? Depuis que la citadelle ne la nourrissait plus pour faire d'elle un prodige de la sécurité ? Ouais ce genre de truc.

« …. Depuis que je suis partie de chez moi. »

Un bref sourire, l'explication n'était probablement pas suffisante. Personne ici, ne savait qu'elle venait de la citadelle. Elle avait gardé ce secret bien gardé, pour que jamais il ne filtre. Peut-être qu'elle pourrait en parler à Sil, lui, il comprendrait son point de vue n'est-ce pas ? Lui, il comprendrait pourquoi elle avait dû faire ceci ou cela, pourquoi elle avait laisser sa seule véritable famille... Tout était si compliqué bon sang, comment expliquer tout ce qu'elle avait pu ressentir, tout ce qu'elle avait comprit en piratant Pinxit. Tout ce qu'elle avait comprit en entendant ses parents. Tout ce qu'il s'était passé avec Liam. Ça faisait un peu trop de chose à prendre en compte et l'histoire n'était pas ce qu'il y avait de plus intéressant pour l'instant.

« D'accord, je savoure le repas alors. »

Elle sourit, enfin, ses sourires ressemblent parfois plus à des grimaces qu'à autre chose. Elle n'avait jamais réellement sourit mis à part à son frère et encore. De plus, depuis un ans qu'elle était partit, son visage était resté de marbre, ne bougeant que pour parler. Les émotions dont elle avait fait preuve près de son frère s'effaçaient petit à petit pour faire d'elle la machine qu'on avait voulu. Heureusement qu'il y avait de nombreuses personnes pour l'obliger à se bouger et à ressentir autre chose que la solitude et l'obligation de travail.

« Tu sais pour le tas de ferraille, je doute que qui que ce soit l'est déjà pillé. Vu où il est, personne ne va jamais là-bas, c'est pour ça que je me suis dis que ce serait intéressant et vu que je sais parfaitement me battre, ce n'est pas un gros problème. »

Elle n'en dit pas plus, mais elle laisse planer le mystère. Quelqu'un qui sait parfaitement se battre, cela veut dire quelque chose. Voilà, le souci quand elle commence à parler, elle le fait bien trop. Elle secoue la tête, s'empare d'une tranche de pain, y met un morceau de fromage et mord dedans.

« Merci, ces derniers temps, je travaille tellement que je ne prends pas le temps de manger et je crois que j'ai fais pareil ce matin. Je ne pensais pas être affamé à ce point. Oh, au fait, j'ai fais un plan pour aller à la casse. »

Elle sort le plan et le tend à Sileas.

« Je suis pas la meilleure pour le dessin, mais tu vois, l'endroit est assez fermé et surtout entouré par la forêt qui peut réellement être dangereuse. De plus, peu de personne s'aventure par-là et si tu me demandes ce que j'y suis allé faire et bien.... Je dirais que je ne parlerais qu'en présence de mon avocat. »

Un trait d'humour ? Oui et non. Elle veut dire par là qu'elle préfère ne pas en dire plus. Parfois, il vaut mieux se taire de que dévoiler trop de chose, aucune raison de mettre Sil en danger. Contrairement à elle, il n'avait pas grand chose à craindre. Imeane par contre.... Enfin ça après, ça ne regardait qu'elle, pour l'instant tout du moins.
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MessageSujet: Re: Une balade, ça te dit ? (PV Sileas)   Jeu 29 Sep - 17:41

Une balade, ça te dit ?

Imeane & Sileas

Les relations humaines, ce n’est pas vraiment mon fort. J’étais très à l’aise avec Maman. Et c’était plus simple quand elle était là, près de moi, pour m’expliquer ce que je ne comprenais pas avec des mots simples. Depuis que je l’ai perdue, je fais au mieux. Quand il s’agit du travail, je m’en sors bien. C’est facile parce que cela se limite au minimum. Je n’ai besoin que de savoir ce que je dois réparer et comment on va me rémunérer. C’est tout. Et comme je ne tente pas de sympathiser ni ne pose de questions, mes clients les moins bavards reviennent. Et puis, je fais du bon travail. Pour les autres relations, je ne sais jamais comment réagir. Je me sens toujours perdu face à une blague, un commentaire salace, ou une tentative de rapprochement amicale ou autre. Je ne fais pas confiance aisément aux gens. Généralement, je communique bien avec Imeane. Elle fonctionne comme moi. Sauf que je suis un bavard, qui ne partage pas toutes ses pensées. J’ai appris très jeune que ma différence ennuyait les autres. Donc, j’essaye de trier ce que je dis. Ceci dit, je suis bavard mais je parle toujours de choses banales. Cela aussi énerve les autres. Mais j’ai l’habitude d’être rabroué. Imeane, elle, dit tout ce qui lui passe par la tête de toute évidence.

Je m’occupe donc les mains. C’est un bon moyen de couper mes réflexions et de m’occuper l’esprit. Alors, je nous prépare un repas frugale. Je peux difficilement faire mieux. On mange peu de chose dans le Ghetto. Mes clients me payent en ticket restauration, que j’échange contre du matériel ou de la nourriture. On est peu fourni à ce niveau-là comme si la Citadelle voulait qu’on meure lentement. Il faut donc ruser pour avoir de quoi se remplir le ventre. Mais je m’en sors grâce à mon boulot de mécanicien. Et quand je joue les informateurs, je suis même mieux payé. Cela me permet de manger correctement et à ma faim en général. Je relève la tête à sa remarque, et je lui offre un sourire. Je devine ses pensées. Tout le monde se contente de peu depuis que le monde est devenu apocalyptique et est détruit.

« Je pense qu’on peut tous dire cela. » Je réponds avec un hochement de tête. « Au fond, personne n’a vraiment connu l’époque où on mangeait bien… Je veux dire, c’était avant tous ces problèmes, avant cette espèce d’apocalypse. Du coup, personne ici bas ne peut se vanter d’avoir un jour bien mangé. Ce n’est possible qu’à la Citadelle. Enfin je crois, je n’en sais rien au fond de comment on vit là-haut. »

Cela ressemble à un sujet personnel douloureux pour Imeane. Alors je préfère faire dans la généralité. De toute manière, cette vie dans le Ghetto où on crève de faim, de soif, de maladie ou à cause des autres, c’est tout ce que je connais. Et je pense que personne n’a rien connu d’autre. Hormis à la Citadelle. J’avoue qu’en jouant avec les codes de la Matrice, j’ai eu un aperçu de ce que c’était. Je sais même qu’ils ne partagent pas la même Matrice que nous. À croire qu’ils ont peur que la pauvreté soit contagieuse. Mais je me demande vraiment comment on peut vivre comme cela, dans un paradis artificiel en ignorant le reste du monde qui se meurt ? De plus, Pinxit doit les manipuler comme ils manipulent les gens du Ghetto. Pinxit est le seul gagnant. C’est l’ennemi à abattre. Sa voix me fait sortir de mes pensées. Et j’approuve avec un sourire tendre, qu’elle est bien la seule à recevoir de ma part. J’apprécie beaucoup Imeane. Même si certains jours, je me demande si apprécier est le bon mot pour ce qu’elle éveille en moi. Je lui tends une tranche de pain, et je lui fais un signe de la main pour qu’elle se serve dans le fromage et les pommes. Puis je m’installe sur mon lit, non loin de la table avec une assiette en métal contenant mon propre pain et fromage.

« Cool tu vas pouvoir me protéger alors. » Je commente avec un sourire amusé avant de prendre une bouchée de mon pain au fromage. « Tant mieux. On pourra se servir comme on veut et trouver des trucs utiles et intéressants. »

J’observe Imeane manger quelques minutes avant de me reconnecter sur mon propre repas avec les joues un peu rouge. Elle est jolie. Elle sait se battre. On dirait que la vie n’a pas dû être facile pour elle. Mais je comprends. Pour survivre ici-bas, surtout seul, il faut savoir se défendre et se débrouiller. Je fronce des sourcils quand elle avoue peu manger. Je comprends à quel point j’ai eu de la chance d’avoir Maman autrefois. Elle a toujours pris soin de moi, m’a inculqué des valeurs  et une hygiène de vie, du moins autant que possible ici. Je continue de grignoter pain et fromage lentement à mon aise. J’aime manger lentement. C’est un moment de repos importante pour moi.

« Tu devrais ne pas laisser de coté les repas. Être en bonne santé, c’est important dans le Ghetto. » Je commente lentement en prenant mon gobelet en métal pour boire un peu d’eau. Je prends le plan, qu’elle me montre tout en gardant un œil sur elle pour être sure qu’elle mange bien sa part, surtout si elle n’a rien avalé ce matin voire la veille. Je lui offre un sourire amusé. Il y a longtemps qu’il n’y a plus vraiment d’avocat. J’observe son plan pendant quelques minutes. « Je peux te donner des cours de dessin si tu veux. » Je plaisante, mais je ne suis pas trop mauvais en dessin. « Je vois plus ou moins où c’est. On a une petite marche à faire mais ma foi, ce n’est pas non plus le bout du monde. » J’ajoute avec un clin d’œil avant de reprendre et de finir mon pain et mon bout de formage. Puis je mords dans ma pomme tout en analysant le plan pour découvrir le chemin le plus court et rapide pour y aller.

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MessageSujet: Re: Une balade, ça te dit ? (PV Sileas)   Dim 2 Oct - 10:37

Elle grignote plus qu'elle ne mange, comme à son habitude de toute façon. Elle n'a jamais été une grosse mangeuse et d'ailleurs, ça n'a jamais dérangé personne tant qu'elle faisait son boulot. Cependant, discuter avec Sileas est pour elle bien plus important que manger... Allez-donc savoir pourquoi cette idée bien de s'échapper de son petit cerveau de surdouée. Elle se tait, répond parfois, cependant quand il part de la citadelle, elle serre les mâchoires un instant. Elle faisait partie de ceux-là, elle faisait partie de ceux qui vivaient bien, enfin d'une certaine façon, elle aimerait tant lui expliquer, lui dire tout, cependant, elle n'y arrive pas et s'il s'en allait ? S'il ne voulait plus la voir ? Cette idée, étrangement, la terrifiait plus qu'autre chose, sans qu'elle ne comprenne réellement pourquoi. Rien que l'idée lui avait coupé le souffle, comme si.... Comme si elle allait être abandonné. Est-ce que son frère avait ressentit ça lui aussi ? Est-ce qu'il s'était sentit comme ça quand elle était parti ? Mon dieu, il fallait qu'elle se ressaisisse sinon elle allait de nouveau sombrer et se refermer comme une huître. Ce n'était pas franchement le moment de penser à ce genre de chose. Elle se calma donc, du mieux qu'elle le pu, écoutant le reste d'une oreille quelque peu distraite pendant un moment, jusqu'à sa phrase suivante.

« Bien sur que je te protégerais. Quoi qu'il arrive. »

Une déclaration ? En somme oui, sauf qu'elle ne le savait pas réellement, elle balance juste ce qu'elle a dans la tête, ce qu'elle a dans le cœur aussi parfois, comme maintenant. Parce qu'elle refuse qu'il puisse lui arriver quoi que ce soit. Tiens.... Et ça alors ça veut dire quoi ? Mon dieu que Kyle lui manquait pour lui expliquer ce genre de truc, elle avait réellement besoin de quelqu'un de normal pour arriver à se dépêtrer de ce cœur qui bat la chamade en présence du jeune homme, sans compter son envie démesuré de ne pas le perdre et surtout de le protéger quitte à risquer sa vie. Ça lui fait penser aux récits qu'elle a pu trouver dans la matrice, avec ces chevaliers et ces princesse, ça la fait sourire un instant, ne remarquant pas réellement ce qui se passe autour d'elle. Elle espère juste ne pas l'avoir blessé avec sa remarque directe comme ça. Elle devrait faire attention. Et puis finalement elle relève la tête.

« Tu sais, même... avant, on m'a toujours appris à me contenter du peu qu'on avait. Je ne faisait que grignoter à chaque fois. »

Un vague sourire et elle reprend après sa phrase.

« Je ne sais pas si j'en suis capable. Je n'ai pas réellement la fibre artistique, à part dans la matrice. »

Ouais, il n'y avait que dans la matrice que la technomancienne arrivait à faire quelque chose de potable. Elle sourit un autre instant. Déposa ce qu'elle avait dans la main dans son assiette. Son regard se porta sur Sileas, sur tout ce qui l'entourait. Elle en avait assez de mentir, de lui mentir. Assez de ne jamais tout dire et surtout, assez de le mettre en danger. La jeune femme savait très bien ce qu'il lui arriverait si jamais elle était retrouvé ici. Un profond soupir s'échappa de sa bouche et finalement, elle leva de nouveau la tête vers lui.

« Sil... »

C'était dur, compliqué, par où commencé déjà ? Elle en avait assez de tout caché, pas à lui, plus à lui.

« J'ai quelque chose d'assez important à te dire, qui pourrait probablement tout changé, mais j'ai pas envie de mentir encore. »

On aurait pu croire qu'elle allait confesser quelque chose, ce qui était sans doute vrai en fait. Mais ce qu'elle allait dire était pire que tout ce qu'elle avait pu dire.

« Je... Je ne suis pas née dans le Ghetto tu sais. En fait, je suis née à la Citadelle. »

Elle baisse la tête, ne dit rien pendant quelques secondes et elle reprend.

« Je suis le second enfant des MacPherson de la Citadelle, ceux qui possèdent plusieurs laboratoire. J'ai un frère jumeau aussi. Enfin bref, je.... »

Merde, comment expliquer correctement.

« Quand nous sommes venus au monde avec mon jumeau, mes parents ont décidé de faire de nous des machines de guerre. Pour encore faire monter leur côte, ils auraient fait n'importe quoi et c'est pour ça qu'ils nous ont en quelque sorte vendu au Blade Runner. Pour montrer que leur famille tenait avant tout à la sécurité que la Citadelle impose. Tous jeunes, on a été entraîné, au combat rapproché, au combat armés. Ils n'ont pas lésiné sur les moyens et comme nous étions totalement en phase avec Kyle, ils avaient déjà décidés de notre duo... »

La vie n'avait rien de très facile, en fait, s'était même tout le contraire. Contrairement à Kyle, Elle se rebellait souvent, parce qu'elle était l'aîné, parce qu'elle devait le protéger. Elle ne compte plus les coups qu'elle a prit, pas plus que les cicatrices qu'elle a eu, et encore moins ce que Liam.... Elle laisse en suspend cette idée, parce que ça fait encore trop mal. Elle serre les dents et reprend.

« Sauf que j'étais déjà la petite surdouée à l'époque. Il n'était pas difficile de me perdre dans le combat, de faire de moi une machine de guerre sans sentiment, être surdoué n'aide pas forcément à bien saisir ce concept de sentiment. Mais j'avais Kyle qui m'y aidait et quand j'ai compris que j'étais... Enfin quand j'ai compris que j'étais technomancienne, tout à changé pour moi. J'ai pu voir ce que nous cachait la citadelle d'en haut, j'ai pu remarqué leurs magouilles et j'ai décidé d'arrêter d'être la gentille petite fille qui suit les instructions. »

Elle relève doucement la tête, cherche le regard du jeune homme non loin d'elle.

« Un an et quelques mois, c'est le temps depuis lequel je n'ai pas vu mon frère. C'est le temps qu'il s'est passé depuis que je me suis enfuie de chez moi pour venir dans le ghetto. Mais tu dois savoir que je suis rechercher. Ils ne laissent par partir leur investissement aussi facilement. Alors c'est toujours risqué de rester avec moi. Je.... »

Elle s'arrête un instant, soupir et reprend.

« Je voulais que tu sois au courant. Je n'ai pas envie qu'il t'arrive quelque chose et je comprendrais parfaitement si maintenant tu voulais éviter d'être en ma présence. »

Elle baisse la tête, comme vaincu, la peur cheviller aux tripes parce qu'elle sait parfaitement que ce qu'elle vient de dire est hors norme et qu'il pourrait très mal le prendre. Mais avec ce qu'elle ressent pour lui et qu'elle ne comprend pas, elle ne pouvait plus se taire. À savoir maintenant comment il va réagir.
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MessageSujet: Re: Une balade, ça te dit ? (PV Sileas)   Lun 9 Jan - 20:07

Une balade, ça te dit ?

Imeane & Sileas

J’offre un sourire à Imeane. Elle semble un peu perdue dans ses pensées. Moi, je la surveille du coin de l’œil tout en mangeant. J’accorde beaucoup d’importance aux repas, aux douches. Je m’en suis crée une faite main dans ma petite pièce de vie. Je sais qu’une bonne santé est nécessaire pour survivre dans le Ghetto. Je me demande pourquoi elle mange peu. Je remarque que mon amie grignote surtout. Mais je suis bien décidé à ne pas quitter le garage tant qu’elle n’aura pas mangé la totalité de son pain et de son fromage, ainsi que la pomme. Surtout que les fruits c’est assez rares d’en avoir. J’ignore comment mon client a pus s’en fournir, mais je n’ai pas refusé d’être payé avec des pommes. Il y avait longtemps que je n’en avais pas mangé. « Je te protégerais aussi, tu sais. » Je réplique avec un sourire sincère, même si une part de moi se dit qu’elle a sûrement une formation plus combative que moi. Après tout, j’ai appris à me défendre pas à me battre. Mais je suis encore assez jeune et pas trop mince, ce qui me permet quand même de tenir tête à un autre au besoin. Mais cela ne vaudra jamais une vraie formation au combat.

Je prends mon temps pour dévorer ma pomme. Premièrement pour savourer ce fruit, que je n’avais plus mangé depuis un moment. Ensuite, parce qu’elle grignote, et que du coup elle mange lentement. « Je comprends. » Je murmure en observant mon fruit songeur. « J’ai appris à manger quand j’ai de quoi et à faire carême quand je n’ai rien. Ceci dit mon job me permet de manger presque tous les jours. Ce qui n’est pas mal comparé à d’autres personnes... » J’explique lentement. C’est ma réalité. Je remarque qu’au fond je sais peu de chose du passé d’Imeane. Du coup, je ne sais pas comment elle a été élevé, ce qu’elle a vécu pour être aussi seule et triste. Je ne sais que ce qu’elle me livre et ce sont souvent des pensées d’ordres scientifiques. On se comprend à ce niveau-là. On réfléchit de la même manière. Elle est la première avec qui je peux discuter sans me soucier d’être compris ou non, d’être gonflant ou non. Et puis, sa compagnie affole toujours un peu mon cœur. Et ce n’est pas totalement désagréable cette nouvelle sensation.

La Matrice aussi est quelque chose qui nous unit. « Tu sais un plan schématique, c’est assez simple à dessiner quand tu sais comment faire. » Je lui explique. Le dessin scientifique est assez basique. Et un plan s’est encore plus simple ! D’ailleurs j’observe le sien. Je visualise plus ou moins où se trouve le lieu. Mentalement, je trace les différents chemins, calculant le temps qu’il nous faudrait, les obstacles et la distance réelle pour choisir le plus rapide et le plus sure. La voix sérieuse de ma compagne me sort de mes pensées, et je relève la tête avec un forcement de sourcils. « Oui ?!? » Je réponds lentement avec une certaine curiosité et inquiétude dans la voix. Elle semble sur le point de m’avouer quelque chose d’important. Je penche légèrement la tête tout en le regardant.

J’ai un hochement de tête et un sourire plus timide pour l’engager à poursuivre. Je me tends vaguement à l’aveu. Et bien non je ne le savais pas. Je pourrais lui demander ce qu’elle fait là, si elle est originaire de la Citadelle. Mais je me tais. Je me contente d’écouter sagement ses aveux lents. Elle pose les mots avec difficulté, mais je la sens sincère. Imeane est comme moi, elle ne sait pas mentir. Du coup, je sais qu’elle dit la vérité en cet instant. Je connais vaguement le mot, trouvé au cours de mes recherches sur la Citadelle dans la Matrice, mais j’ignore ce que sa famille représente réellement. Je dépose ma pomme sur mon assiette, me concertant sur son histoire, qu’elle me livre douloureusement. Quand elle parle de sa famille, je me dis que j’ai eu de la chance d’avoir Maman, qui m’a aimé et chéri toute sa vie. Je n’ai pas l’impression que l’amour familiale lui soit connu. Je penche un peu la tête en l’écoutant, sans rien dire.

Je papillonne des yeux. Elle est Technomncienne comme moi ? Wow, je ne m’y attendais pas en fait. Mais cela explique sûrement sa facilité à trouver des informations dans la  Matrice. C’est peut-être pour cela que l’on s’entend bien. J’ai rarement l’occasion de côtoyer dans le monde réel d’autres Technomanciens. Je hoche de la tête. Ce n’est pas comme si mon métier n’était pas à risque après tout. Le silence reprend ses droits quelques minutes. « Je suis Technomancien et membre de la Prescience. » J’avoue finalement lentement d’une voix calme. « Je ne suis pas né ici, dans une autre ville. Mais je sais ce que je suis depuis que j’ai 6 ans, je crois. Maman m’a éduqué au mieux, m’a appris à me protéger, à me former via la Matrice auprès d’autres Technomanciens. » Après tout si elle me raconte son histoire, je peux bien lui dire la vérité sur ma personne aussi non ? « Quand elle est morte, j’ai fait au mieux… Je n’ai pas le métier le plus sure, ni les clients les plus réglo…. D’ailleurs si la Prescience t’intéresse... » Je propose doucement.

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Un petit plus :
- Sa présentation
- Sa bibliothèque
- Son jumeau
- Son journal

Je suis juste là...

DATE DE PÉREMPTION : 05/05/2016
MENSONGES PROFÉRÉS : 507
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MessageSujet: Re: Une balade, ça te dit ? (PV Sileas)   Mer 11 Jan - 20:34

Il la protégera ? Réellement ? Elle sent son cœur battre un peu plus. Qu'est-ce que cela signifie ? Bonheur non ? Pourquoi donc est-elle heureuse du fait qu'il puisse être tué en la protégeant ? Non, ce n'était pas réellement ça en fait. Elle était heureuse du fait qu'il veuille autant la protéger qu'elle le voulait. Il tenait à elle... Elle sourit à cette pensée, peut-être que ce n'était pas tout à fait ça, mais en tout cas, elle aimait bien être avec lui. Il changeait tout ce qu'elle avait connu, tout ce qu'elle connaissait. La notion même de changement émanait de lui. Si Kyle était là, comment réagirait-il à cela ? Voilà une question qu'elle ne se posait pas réellement. Oh, son frère lui manquait bien évidemment, mais en fait.. Sileas comblait cette partie qu'elle avait du mal à gérer depuis qu'elle était partie d'avec lui. Perdue dans ses pensées, elle manque le début de sa phrase, mais comprend qu'il répond au fait qu'elle se nourrit de peu. Bien évidemment, être un bon guerrier ne signifie pas nécessairement qu'on en vienne à vous nourrir consciencieusement. Ses parents n'avaient pas fait en sorte qu'elle prenne du poids, mais plutôt qu'elle puisse utiliser à son avantages ce qu'elle avait comme don. Elle hoche la tête au plan.

« Tu m'apprendras ? »

La question était probablement simpliste, mais depuis qu'elle est descendu dans le ghetto, plus personne ne lui apprend rien en fait. Cependant, c'est à son tour de parler, les mensonges, elle n'en veut pas avec lui et quand elle commence son récit, elle se doute bien que ce n'est pas ce qu'il attendait d'elle. Il doit se demander probablement ce que fais une bourgeoise de la citadelle dans le ghetto. La réponse est simple : elle vie sa vie. C'est probablement dur à comprendre d'aucun dirait qu'elle est folle de ne pas être resté là-haut. Mais alors que les explications continue, il doit comprendre. Il était hors de question qu'elle soit un outil pour ses parents, hors de question de devenir leur chose, leur petite surdouée qui était si douée dans le combat et qui formait un duo exceptionnel avec son jumeau. Ce n'était pas possible, pas comme ça, pas pour eux et certainement pas pour flouer ceux du ghetto. Alors elle a pris la fuite, pour vivre pour elle, pour ses convictions, pour ce qu'elle est. Un vague sourire à la fin de son explication. Elle s'attend probablement à ce qu'il s'en aille, cependant, elle le voit papillonner des yeux. A-t-elle dit quelque chose qu'elle n'aurait pas dû dire ? Il répond à cette question quand il reprend la parole. Ohh, il est technomancien lui aussi. Tiens donc, quel étrange coïncidence tout de même. Elle écoute patiemment ce qu'il dit, imprègne dans sa mémoire les informations et finalement, elle comprend mieux.

« Oh, la Prescience. J'en ai effectivement vaguement entendu parler durant.... Durant mes incursions dans la matrice. »


Elle n'allait certainement pas dire dirait ses hack des différentes systèmes de la citadelle.

« Il paraît que personne n'a jamais réussit à leur mettre la main dessus, malgré tous les personnes douées qui travaille sur le sujet. Même leur quartier général est tenu secret. C'est assez impressionnant. Je ne les ai pas chercher personnellement, je me suis dis que si quelqu'un voulait que je les rejoigne, il trouverait bien le moyen de venir me voir. Faut croire que c'est pas tout à fait faux. »

Je souris doucement.

« Mon métier n'a rien de sûre non plus, crois-moi. Mais... Pourquoi pas la Prescience, ça peut être intéressant de s'allier à quelqu'un finalement. Et puis si tu es là, c'est que ça en vaut la peine. Alors je te suis. »


Elle sourit et finalement reprit la parole tranquillement.

« Cependant, il faudrait y aller maintenant, sinon, on risque de se faire chiper ce qu'il y a de bien sous le nez. Ce serait réellement dommage. J'ai emmené un énorme sac, je ne sais pas si ce sera suffisant, mais y'aura déjà de quoi faire avec tout ce qu'on va ramener là-dedans je pense. »

Elle tapota le sac dans son dos qui se dépliait pour devenir un immense sac. La technomancienne l'avait retrouver dans l'endroit qu'elle avait choisi comme appartement.

« Alors, on y va ? »


Un nouveau sourire et elle s'élançait dehors, rabattant sa capuche pour ne pas être vu, attendant que le jeune homme vienne la voir.
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Une balade, ça te dit ? (PV Sileas)

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