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 Hell Awaits ft. William O'Connor

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MessageSujet: Hell Awaits ft. William O'Connor   Dim 29 Mai - 17:45

Hell Awaits

William & Moïra
Sous le pavé de la ville haute, dans les sinueuses ruelles, joli mot pour désigner de vrais coupe gorge, se dresse une porte métallique à la couleur douteuse où a été tagué le symbole des Stösser, une énorme seringue estampillée médecine moderne. Un brin d’humour dans les confins d’une humanité décadente en perte de vitesse. Une fois la porte ouverte dans un grincement sinistre, les hommes de mains accompagnant le jeune zombie en manque le font descendre un escalier tout aussi sinistre où l’on y voit autant que dans un four. Parvenu en bas, les yeux sont blessés par une lumière blafarde ténue mais néanmoins présente, jusqu’à ce qu’on soit surpris par les secondes portes révélant un laboratoire qui à première vue ressemble à un musée rassemblant un tas d’instruments d’un autre âge visiblement bricolés afin de fonctionner sous un système électrique des plus originaux que Tesla n’aurait pas renié. C’était là l’un des nombreux laboratoires clandestins possédés par les Stösser. Ici dans ce quartier on en dénombrait une bonne dizaine chacun ayant sa spécialité. Ici, c’était la drogue qui était conçue, notamment, celle des zombies.

Le syndicat n’avait pas pour l’habitude de faire dans les bonnes œuvres, mais miser sur les plus paumés pour recruter ses petites mains a toujours été la politique du syndicat qui a toujours cherché à rester proche des souches les plus populaires de la population. D’eux, ils se sont fait des alliés. Et même s’il y a des accords avec Pinxit, aux yeux de beaucoup, le syndicat en dépit des enfoirés de première qu’ils sont, et de la violence qu’ils développent et engendre permette d’éviter les rixes de bandes rivales dans le ghetto, et de faire de ses rues des zones de conflits armés. Le syndicat met de l’ordre quelque part dans tout cela. Même si, les mères des enfants que le syndicat embauche ne sont pas tout à fait du même avis. Mais ces derniers s’en fichent tant qu’ils continuent à avoir des clients et de la main d’œuvre. Aussi ramassent-ils régulièrement les junkies en leur proposant un job pour payer leur dose. Et souvent, grâce au syndicat, à la fin ils ne sont plus junkies, mais de valeureux employés. Le syndicat encourage la violence mais pas l’usage de la drogue chez ses employés. Bien sûr à ce titre, Moïra fait figure d’exception. Mais ils ont finit par la contrôler, comme tout le monde. Personne ne leur échappe, personne ne peut tenter de jouer au plus fin avec eux. Pinxit l’emporte toujours à la fin.
Cela, le jeune O’Connor finira par l’apprendre, indéniablement.

Occupée derrière ses fioles et ses machines, la scientifique mis quelques minutes avant de tourner la tête vers les nouveaux venus. Sa peau blanche avait la couleur de l’ivoire, ses yeux d’un bleu céruléen fixaient le jeune zombie alors que ses sourcils tout aussi blancs que ses cheveux se haussèrent signe de sa surprise. Il n’était pas rare qu’on lui renvoie des personnes qu’elle avait zombifié du fait de quelques soucis, les doppelgangers étaient les moins stables. Mais celui-ci lui était tout à fait inconnu. Un sourire naissant sur ses lèvres, presque doux, ce qui du point de vue de tous ceux la connaissant était assez exceptionnel, elle s’approcha de lui en enlevant ses gants de latex. « Qui es-tu et d’où viens-tu bel étranger ? » Tout les zombies étaient à ses yeux magnifiques, tous les non morts fraichement relevés digne d’intérêt, alors que les vivants occupaient bien peu ses pensées, les morts eux avaient le droit à toute son attention, ainsi que, tout son amour.

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Mon allégresse macabre a fait place à de l'amertume, et je pleure sur moi-même, sans parvenir à trouver la moindre consolation dans tout cela, je pleure, je sanglote "Je veux juste être aimé", maudissant la terre, et tout ce qu'on m'a enseigné : les principes, les différences, les choix, la morale, le compromis, le savoir, l'unité, la prière - tout cela était erroné, tout cela était en vain. Tout cela se résumait à : adapte-toi, ou crève. - BRET EASTON ELLIS

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MessageSujet: Re: Hell Awaits ft. William O'Connor   Jeu 7 Juil - 20:57


Alors qu'ils étaient bénis par les Dieux, ces hommes ne trouvaient rien de plus intelligent à faire que de s'interposer sur son chemin. Sa folie meurtrière était faite pour durer jusqu'à sa chute, non pas être arrêtée par quelques sous-fifres. Leur inutilité dans ce monde ne faisait que mettre en évidence l'absurdité d'une vie ici bas. Le mérite de conserver un cœur battant étant inexistant, la rage de l'irlandais ne pouvait que grandir. Si seulement son cadavre possédait encore cette énergie glaciale qui lui permettait de se mouvoir, si seulement il pouvait les achever... Il aurait put les aider à rejoindre le Sidh, pour polluer le palais des Dieux qui n'avaient daigné l'accueillir. Mais elle était à présent si diffuse qu'une frustration nouvelle le gagnait : l'impuissance. Son esprit se perdait dans le désir d'une guerre sans fin, d'explosions, de morts. Cette ville était si calme, qu'il ne permettait pas aux pourritures de disparaître. Si paisible que quelques homicides hasardeux attiraient déjà l'attention... Son corps se faisait traîner par des déchets, désarmé face aux vivants, laissant sa soif de sang s'intensifier. Que Morrigan le laisse se transformer en loup pour dévorer ces hommes...

Ses premiers « pas » dans le laboratoire ne perturba pas vraiment ses pensées, rien ne l'étonnait plus à présent. Le ressassement âpre de sa situation suffisait, les quelques lumières le laissait indifférent. Malgré tout, les appareillages étranges attisèrent quelque peu sa curiosité. Des fioles reflétant les néons agressifs, des fils laissant parfois s'échapper des étincelles, le vrombissement des machines... Un univers totalement inconnu. Le genre d’élixir fabriqué ici présentait peut-être un certain intérêt pour Dagba... L'avait-il privé de ses forces pour l'amener ici ? Découvrir les expériences de fous ? Cet instant de doute ne dura pas plus d'une seconde, William se souvint bien vite du sort atroce qu'on lui avait imposé. Rien ne pouvait le justifier, pas même la religion. Et tous méritait la miséricorde qu'on lui avait refusé.

Puis apparu cette femme et sa peau de lait. Il ne comprit pas tout de suite pourquoi un semblant de nausée saisit son estomac, lui qui jadis aimait bien plus les femmes qu'il n'y paraissait. Ses yeux froids lui semblaient plus beaux qu’écœurant... Mais l'impression nauséabonde qui suivi lui apporta sa réponse. Comme si une odeur de charogne s'élevait, un fumet bien trop semblable au sien. Un instant, il eu pitié d'elle, cette pauvre femme qui avait également subit ce sort infâme. Elle était comme lui... Jusqu'à ce sourire.  Elle appréciait. O'Connor ne l’aperçu même pas retirer ses gants tant cette morte l'exaspérait déjà. Et ces mots. Elle l'appréciait. Il ne voulait pour rien au monde, dans sa colère, être accepté. Regroupant les maigres forces qu'il lui restait, sa gorge racla avant d'éjecter en sa direction un cracha ensanglanté. Ce fut son tour d'esquisser une risette, tout en daignant tout de même lui répondre avec ironie :
"William Marbh dathúil *, du Sidh."
*Beau mort

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MessageSujet: Re: Hell Awaits ft. William O'Connor   Lun 25 Juil - 23:15

Hell Awaits

William & Moïra
Le crachat ensanglanté du jeune zombie l’atteignit en plein visage. Une tâche rouge portant l’écume sur une peau pâle d’ébène blanc. La scientifique ne réagit pas immédiatement. Incapable de comprendre pourquoi l’une de ses créatures réagissait ainsi. Elle avait déjà vu la colère, le rejet, mais c’était alors des cris, des hurlements, de la violence, et de la rage. Quand ils ne savaient pas encore ce qu’ils étaient ni pourquoi ils étaient revenus, parfois, ils entraient dans cet état là. La colère était compréhensible, enfin, elle pouvait la gérer au moins, à défaut de la comprendre. Mais ce crachat ? Elle mit quelques secondes pour réaliser qu’il s’agissait là d’une insulte. Il est vrai que l’irlandais avec l’accent à couper au couteau (oui c’était bien une écossaise pur jus qui pensait cela) ne rendait pas aisé la compréhension, et pendant un bref instant, elle se demanda si ce n’était pas dans les coutumes de ces sauvages. Après tout, la dame n’a guère souvent quitter ses laboratoires, et dans la citadelle on racontait un tas de trucs à propos de ces lieux qui avaient sombrés dans le chaos et ce qu’il s’y passait. Une rumeur disait qu’on s’adonnait au cannibalisme en Irlande. Et puis elle compris. Lentement ses doigts effacèrent l’insulte. Le silence était tombé sur le laboratoire comme une chape de plomb et les gars ayant amené l’irlandais commençait à regretter d’être ici. Les zombies pouvaient devenir complètement tarés, et Moïra était la pire de tous.

« Dehors. » lâcha-t-elle entre ses dents comme un grincement sinistre. Les hommes se regardèrent puis la fixèrent, semblant ne pas comprendre. « J’ai dit dehors ! » aboie-t-elle. Ils levèrent les mains, de dépit, et abandonnèrent sur place le zombie en secouant la tête. Aucun d’eux n’avaient envie de se frotter à la dame morte, ni tellement envie de supporter un instant de plus la tension lourde qui s’insinuait entre leurs épaules. Ils disparurent sans demander leur reste laissant les deux zombies face à face, silencieux comme la mort. « Bien, William, tu me paraît être en colère, va savoir pourquoi, mais il va te falloir comprendre un truc, et vite. » fit-elle d’une voix lourde de menace autant que de sens. Elle s’était penchée vers lui, le regardant dans le blanc des yeux, avec toute l’autorité que peu avoir une mère. Car c’est ainsi qu’elle se voyait avec tous ses enfants, tous les morts relevés par la chimie, ses chères zombies. « Je suis ta seule amie ici, et la seule à pouvoir t’aider. Alors va falloir l’accepter. » Plus facile à dire qu’à faire, mais ce n’était pas la Citadelle ici, ni même l’Irlande quel que soit l’état du pays là bas. Le ghetto était un endroit fatal si l’on ne savait pas se défendre. Il ne ferait pas le poids ici sans son aide. Il aurait besoin d’elle quoi qu’il arrive, pour les doses. « Je vais pas te faire un tableau, mon tout beau, tu n’as pas le choix. »

Elle le regardait en croisant les bras attendant sa réaction, espérant qu’il comprendrait rapidement la situation mais certaine du contraire. Elle avait déjà eu affaire à des enfants difficiles. Tous les zombies n’acceptent pas aisément leur situation, mais elle sentait que l’irlandais allait être une sacré paire de manche. Elle éprouvait pourtant une certaine excitation à l’idée de s’occuper de lui. Adam était maintenant capable de s’occuper de lui-même, et la plupart de ses enfants s’auto gérait, elle n’avait plus personne à prendre sous son aile, à aider, à tout apprendre. Et ça lui manquait, terriblement. Elle aimait jouer les mamans de substitutions avec ses enfants, avec ses zombies.

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