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 Sous les ondes électriques, ondulent les souvenirs émaciés ft. Étain

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William Wallace
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MessageSujet: Sous les ondes électriques, ondulent les souvenirs émaciés ft. Étain   Jeu 15 Sep - 17:50

Sous les ondes


électriques

William & Étain
C’est sans son masque, sans ses apparat de chef de file de la résistance qu’il s’avança vers le château d’Edimbourg qui se dressait vers le ciel chargé de lourds nuages toxiques pour la plupart qui masquaient à 90% la vue de la citadelle. Il ne put s’empêcher d’essayer de chercher des yeux les ascenseurs de verre, de voir s’il distinguait quelque chose à travers les épais nuages sombres avant de renoncer, les yeux blessés par ces nuages pollués mais d’une blancheur trop éclatante. C’était difficile à le croire, mais il y avait un soleil éclatant derrière eux, bien caché. Ceux de la Citadelle pouvait parfois le voir à ce qu’on disait. Il n’avait jamais foutu les pieds là bas. Il avait bien failli. Un jour de plomb, un jour noir, celui de l’attaque, celui où il avait perdu la femme qu’il aimait, son épouse. Il avait le cœur lourd en y repensant. Il se demanda si c’était une bonne idée de se rendre ici d’ailleurs.

Le château d’Edimbourg était sans doute le dernier endroit beau du ghetto. L’antique demeure avait conservée ses tours féodales et même ses grilles de défenses. Epargnées par les guerres du siècle précédent, elle se dressait là, fière, austère et droite. A l’intérieur, il n’y avait aucun confort, mais ceux qui s’étaient installés là ne cherchaient pas le moindre confort. Ils vivaient comme les hippies des temps révolus, les pieds nus dans la boue, vivant d’eau fraiche et des rares trucs qu’ils parvenaient à faire pousser, élevant des animaux pour les bouffer mais aussi pour leur compagnie, des bestiaux qu’ils capturaient et tentaient tant bien que mal d’éduquer ensuite. Mais surtout, c’était des artistes. Et ils exposaient leurs œuvres partout. Plusieurs fois par semaine, ils ouvraient les portes au public. Personne jusqu’à présent n’avait esquinté les œuvres. On avait tenté de voler la bouffe, les animaux, parfois des fringues, mais jamais personne n’avait touché aux œuvres. Si quelqu’un l’avait fait, l’oasis aurait tout bonnement fermé ses portes.

Venir ici c’était, pour ceux qui pouvaient s’en payer le luxe, profiter un peu, goûter à la beauté, pouvoir manger autre chose que la merde refilée par Pinxit, danser un peu, entendre de la musique produite par les artistes vivant ici. Pour les fêtes celtiques, les lieux étaient littéralement prit d’asseau par les gens du ghetto qui venaient ici festoyer au rythme des tambourins. Souvent il y avait des spectacles pour l’occasion. Et pour Lugnasad, il y avait nombre de gens présent. Bien sûr, parmi eux, devait se tenir là des membres de la secte. Pour la fête de Lugh, il était impossible d’aller quelque part sans tomber sur eux. Ils prêchaient dans les rues, faisaient de grand feux, et distribuaient de la bouffe ce qui leur attirait bien évidemment les faveurs du peuple affamé et empoisonné.

William marchait parmi ce peuple là qu’il aimait tant en dépit de leur saleté, de leur ignorance, de leur tendance à la violence, à la colère et à la haine. Il portait une cape en cuir usée qui tombait sur lui en lui donnant l’air d’un vagabond un peu étrange. Le cuir était rapiécé, mais tout de même, en bon état. La veste comportait une capuche qu’il usait pour garder son visage dans l’ombre. Il aimait se déplacer dans le ghetto comme un anonyme, comme une ombre. Jusqu’à ce qu’il se sente complètement immergé dans la foule, et qu’il en oublie un bref instant de garder sa tête baissée afin que personne ne le reconnaisse. Mais rare sont ceux à savoir qui il est.

Il s’était arrêté devant un petit concert improvisé. Deux femmes chantaient et dansaient en tenue de bohémienne, tandis que deux hommes jouaient avec des instruments visiblement bricolés. La guitare était formée d’une cuvette de chiotte et d’un manche en métal, elle produisait un bizarre son assez froid, tandis que le tambour lui était fait à partir d’un seau en plastique et d’un tissu sans doute du même matériel tendu. Le son était étrange mais la voix des femmes envoûtait. Il s’était arrêté et contemplait les cracheurs de feu qui s’étaient mis à côté deux et crachaient au rythme de l’étrange guitare. Complètement fasciné par l’œuvre qu’il avait sous les yeux, il ne se rendit pas compte qu’une vieille connaissance venait de s’arrêter juste à côté de lui.

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MessageSujet: Re: Sous les ondes électriques, ondulent les souvenirs émaciés ft. Étain   Jeu 13 Oct - 18:22

Sous les ondes électriques, ondulent les souvenirs émaciés

William & Étain
Le château est un lieu où je repose mon âme. Ici, je suis une artiste comme une autre. Parfois, j’offre à un publique conquis, sans user du don que les dieux m’ont fait, un récit antique et héroïque de guerriers celtes, parfois je chante m’accompagnant de ma harpe. Certains jours, je ne viens ici que pour en gravir les vieilles marches en pierres érodées par les temps et m’enfoncer dans les couloirs froids et silencieux. Parfois, il me faut le silence pour me reposer et me ressourcer. Mais quelque soit la raison, qui amènent mes pas en ces lieux, j’en ressors toujours plus apaisée et reposée. Je me suis déjà assoupie dans une ancienne chambre délabrée très haut, là où rares sont les gens y allant. Je connais quelques cachettes où piquer un somme n’est guère dangereux. J’aime cet endroit pour la beauté des lieux et la symbolique qu’il représente.

Aujourd’hui j’ai une harpe avec moi. Pas la grande que j’utilise lors des banquets de la Tuatha dé Danann. Non, c’est une petite harpe et non une de type celtique, mais celle-ci est facile à transporter. Je peux donc m’installer ici, comme les autres artistes, et jouer une sérénade tranquillement. Certaines personnes s’arrêtent pour m’écouter jouer, surpris par mon instrument de musique. Je passe ainsi quelques heures à dispenser de la musique et du chant gratuitement, et à profiter de la compagnie des autres artistes. Il y a quelques autres bardes dans l’assistance. Ici, nous pouvons aisément recruter de futures croyants. Pour le moment, je me contente de fredonner et de pincer mes cordes avec application sans chercher à convertir personne. Ce n’est pas le bon jour pour cela. Je le sens au plus profond de mon être.

Je finis par stopper. Mon regard se perd sur l’immensité de la cour intérieure. Elle est si petite et si grande en même temps, gardienne de tant de secrets et d’histoires.. Il commence a y avoir pas mal de monde. Les autres artistes s’animent à leur tour, donnant eux aussi une représentation gratuite. Avec soin et douceur, je passe mes doigts agiles sur le bois de ma harpe avant de m’agenouiller. Je l’emballe soigneusement et je la range dans un étui en bois, qui la protège. J’ai fini de chanter pour aujourd’hui. Maintenant, je vais me faire spectatrice des autres, observer les artistes et la foule. Je vais plonger l’âme nue dans ce flot de couleurs, senteurs et sons mélodieux. Et cela me rafraîchira autant qu’un bain pris dans une source d’eau fraîche un jour d’été trop chaud, cela aura le même effet que la caresse de l’eau sur ma peau nue.

Je me lève et je m’éloigne de la pierre sur laquelle je m’étais installée. Je vagabonde au milieu des gens avec un doux sourire offert gracieusement et sans prix à tout le monde. Je m’immerge totalement dans l’ambiance locale. Puis je repère une silhouette, qui ne m’est gère inconnue, fantôme d’un passé révolu et presque lointain… C’était avant quand nous n’étions pas si bien organisés, quand j’étais encore une jeune femme un peu naïve et admirative de cet homme, plus vieux et guerrier de son état face à mes yeux de gamine. Je souris avant de me diriger lentement vers lui. Je n’oublie pas mon idée, qui germe et prend vie dans mon esprit troublé.

« Étrange endroit pour te rencontre mon cher ami. » Je déclare une fois proche de lui, d’une voix assez basse pour n’être entendue que de lui. « Mais oserais avouer que ta compagnie m’a manquée ? Me croiras-tu ? » J’ajoute en tournant la tête pour l’observe avec un sourie tendre. Des souvenirs bien doux et amers me reviennent. Je suis sûrement la dernière personne ici à qui il désire parler. Mais la tentation était trop puissante pour que j’y résiste. Je ne mens guère quand je dis qu’il me manque d’une certaines manière, je me sentais autrefois en sécurité près de lui… Je n’étais pas juste la barde douée d’une voix de sirène pour lui. .

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MessageSujet: Re: Sous les ondes électriques, ondulent les souvenirs émaciés ft. Étain   Dim 23 Oct - 20:56

Sous les ondes


électriques

William & Étain
Les années n’ont fait que l’effleurer, que la rendre plus belle, tandis qu’elles ont fait de lui un vieillard ou presque, ce qu’il doit être désormais pour elle. Toujours aussi belle, délicate, aux traits doux, à la beauté provoquante, et aux yeux pétillants toujours d’une certaine malice. Son corps jeune restait une tentation, qu’il pensait ne jamais avoir à nouveau sous les yeux. Il se demanda s’il pourrait lutter. Elle avait toujours été pour lui la quintessence de ses désirs. Son corps la désirait encore, il se souvenait des sensations éprouvées, du désir, des images, des odeurs, de son parfum, de sa voix, si douce, si envoûtante. Elle avait toujours posséder ce don, celui qui fait les grands orateurs. Pas étonnant qu’elle chante ici, pas étonnant qu’ils soient si nombreux à l’écouter.

La nostalgie le saisit, l’envie de lui demander ce qu’elle était devenue, de se rappeler les doux souvenirs, le passé, excepté qu’il n’était pas doux, pas autant qu’il aimerait s’en souvenir, excepté qu’il ne pouvait se permettre cet écart, excepté qu’il avait déclaré la secte et ceux qui la composait comme son ennemi, elle compris. Il avait repoussé la secte, et elle avait, des années auparavant, quand celle-ci lui avait pris son fils, son seul enfant. Ce n’était pas la secte évidemment, la fautive, mais lui-même. Cependant, il avait rompu les ponts avec son cousin, qu’il estimait dangereux, et jurer d’un jour, arracher son fils de leur griffe. Peut-être n’y parviendrait-il mais il ne pouvait se permettre de céder aussi facilement.

Aussi décida-t-il de faire en sorte de couper court à la conversation. Il y a des tentations qu’il vaut mieux éviter. Et définitivement, Etain était de celles-là. Mais par égard pour elle, pour l’amitié les ayant liés par le passé, et par les sentiments qu’il a un jour eu pour elle, il décida de le faire aussi gentiment que possible. Chose qui serait ardue à en juger le ton plein d’ironie qu’il percevait chez elle. Il était parti lâchement, leur déclarant la guerre, les choses ne s’étaient pas bien finies. Et Étain s’était retrouvée dans les dommages collatéraux.

« Je suis désolé, Étain, je ne voulais pas te blesser. Je n’ai jamais voulu cela. J’étais en colère contre Alistair. » Parce qu’il avait eu des mots durs, envers toute la secte. Et il savait à quel point elle en faisait parti, à quel point celle-ci lui était essentielle. En faisait-elle encore partie ? Il supposait que oui, à la voir ici, chanter, même s’il n’en était pas absolument certain. « Tu m’as également manquée. » souffla-t-il dans un murmure. Autant pour sa décision de couper court, il en était incapable.


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