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 Nan... C'est sérieux ? (Pv Kyle)

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Shaya Crosswell
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MessageSujet: Nan... C'est sérieux ? (Pv Kyle)   Lun 26 Sep - 11:42

La nuit a été plutôt courte et la matinée n'était guère mieux. Pour une fois, il ne s'agissait aucunement d'un vol, non, Esia s'est fait taper dessus hier, il s'est fait roué de coup, encore une fois. Il en a fait des cauchemars pas possible et le soigner s'avère impossible quand il est dans ces moments-là. Il m'a fallut deux heures pour le calmer et deux heures encore pour le soigner, sans compter l'heure entière pour l'endormir et ce matin, ses geignements m'ont tiré de mon sommeil prématurément. Je suis fatigué, à bout, et j'ai pas du tout, mais alors pas du tout envie de faire quoi que ce soit. Je m'assois dans un bar, commande un café, je peux me le permettre pour une fois, un bon café n'est jamais du luxe n'est-ce pas ? Je ne suis pas mécontente que ça existe encore, même si tout se fait rare, il est bien plus facile de fabriquer de l'alcool que du café désormais, c'est triste, mais c'est comme ça. Alors je savoure chaque fois où je peux en avoir un, et bien entendu, je savoure chaque goutte jusqu'à la dernière. La bête aime bien le café, ça lui permet d'être éveillé, de ne pas se sentir endormi, elle se sent puissante quand j'en bois. Moi, ça m'amuse, comme toujours. Un fin sourire ourle mes lèvres et je sens des regards se porter sur moi. Je suis bizarre, je sais, ma queue ne passe pas inaperçu, ma façon féline de m'asseoir ou de bouger non plus. Je sais bien que je dégage toujours une certaine sensualité, mais ce n'est pas comme si je le faisais exprès en plus. C'est innée, c'est moi en quelque sorte. Alors, pour éviter que trop de monde ne me dévisage, certain lubriquement, d'autre avec dégoût -pour la plupart d'ailleurs- je me lève, paie le café et m'en va.

Déambuler dans la foule me permet de passer inaperçu, tout en me permettant de voir du monde et de réfléchir à ce que je vais bien pouvoir faire pour protéger mon petit frère. J'ai quelques bleus et quelques traces de ma baston avec ces petits cons, à cinq contre un sérieusement. Qui s'en prend à un gosse juste parce qu'il a une queue de loup et des oreilles ? Rahhh ça me prend la tête, tellement que je me rend compte qu'en fait je n'ai pas caché le seul attribut animal qui se remarque sur moi. Merde. Je me pousse de la foule, tente de trouver un coin tranquille et me retrouve dans une rue adjacente où il n'y a que peu de monde. On me regarde, me dévisage, je soupire un instant pour leur montrer que peu importe comment il me voit, ça n'a pas d'importance. Un gosse s'avance, il me sourit, alors je me baisse pour ne pas lui faire peur. Il me tourne autour, s'amuse à tenter de me chatouiller, les autres se détendent et remarque que je ne compte pas lui faire de mal. Il tente d'attraper ma queue, je ris, avec douceur et il s'arrête un instant pour me regarder et me faire un bisous sur la joue. Les gamins sont mignons, ils ne se soucient pas de ce qui est bizarre ou pas, ils ne cherchent qu'à s'amuser, c'est pour ça que j'aime les enfants. Je souris aux parents, les remercie d'un geste de la tête de ne pas avoir récupérer le gosse en s'exclamant que j'étais un monstre, ils me sourient en retour et je dois bien admettre que ça me fait plaisir. Il reste encore des gens qui ne pensent pas que nous sommes des monstres, ça me rassure en un sens.

« Hey, elle est là, regardez, la blonde, c'est elle non ? »

Je tourne la tête vers ceux qui disent ça. J'ai l'impression de reconnaître la voix de quelqu'un et quand mes yeux se posent sur l'homme qui beugle comme un abruti. Je le regarde sans comprendre et d'un seul coup, les autres Blades s'avancent vers moi. Non mais dites moi que c'est une blague bordel. Je regarde les autres sans comprendre et d'un seul coup, ils sortent leurs armes et commencent à courir vers elle. Oula, ça sent le gaz. Je me lève rapidement et commencent à courir sans réellement regarder en arrière. La course poursuite commence, il me faut un peu de temps pour prendre de l'élan, pour arriver à ma pleine vitesse et quand c'est le cas, je me lâche, je souris parce que ça me revigore de sentir le vent qui se plaque sur ma peau, mes cheveux voleté au vent. J'utilise mon agilité pour sauter au dessus des obstacles, je fais tout pour tout éviter. Ça n'a rien d'une facilité en fait, il faut vraiment que je fasse gaffe. Je me fait courser, je les entends, ils tiennent le rythme, mais ils ne vont pas suivre longtemps. Je le sais, j'ai l'habitude de ces courses poursuites, cependant, d'habitude, je sais pourquoi on me cours après, là je pige que dalle.

« Mais bordel ils vont pas me lâcher la grappe ces abruti. »

Je passe à fond non loin de chez moi, Esia est dehors, je le regarde rapidement, je sais qu'il ressent ma présence, il tourne la tête vers moi juste avant que je n'arrive près de lui. Je secoue doucement la tête avant de passer devant lui à toute vitesse et sans me prendre la tête, j'entre dans les dédales des rues qui composent ma vie et bientôt, je me planque dans un coin. Un endroit où personne ne me retrouvera, enfin si je ne fais pas de bruit. Je tente de me calmer et de réfléchir, est-ce que j'ai fais quelque chose qui pourrait me valoir ça ? Je crois pas non. Bordel, j'aimerais réellement savoir, faut que j'arrive à dégotter un Blade qui veuille pas m'arracher la tête, enfin plutôt me mettre les menottes aux poignets.
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MessageSujet: Re: Nan... C'est sérieux ? (Pv Kyle)   Lun 3 Oct - 14:35


Il n’y avait rien de plus agréable qu’une matinée passée dans le ghetto, à essayer de résoudre une histoire de vol, qui, apparemment avait mal tourné. A peine arrivé au bureau, Kyle s’était fait alpagué par un autre Blade pour s’occuper de cette affaire. Sans même le temps de faire quoi que ce soit d’autres, ils étaient partis pour le quartier des docks, non loin des habitations. Apparemment, il y avait là une boutique lambda qui venait d’être dévalisée de son contenu. Rien de bien étonnant pour qui passait sa vie entouré par la criminalité du ghetto, mais il était plus rare qu’il y ait un cadavre, en sus. Dans la voiture, son collègue lui donna quelques détails : l’employée avait – selon ses dires – trouvé le corps de son patron dans son bureau, le coffre-fort était déjà ouvert et, bien entendu, vide, et le magasin lui-même avait subi quelques délestages et autres bouleversements. Se laissant conduire jusqu’à la destination, ils arrivèrent assez rapidement sur les lieux. Quelques badauds faisaient les curieux, comme souvent, et des agents déjà sur place prenaient quelques dépositions de, soi-disant, témoins. Dans un soupir, Kyle ajusta le col de son manteau long et se dirigea vers le magasin en lui-même, sans réel espoir. Il était rare que de telles affaires soient conclues. Les cambriolages ne manquaient pas en cette période de privation, et n’importe qui aurait pu essayer de récupérer quelque chose pour améliorer son quotidien. Tuer quelqu’un n’était généralement jamais à l’ordre du jour, mais, surpris la main dans le sac, le voleur n’aurait pas eu d’autre choix que de se défendre. Même si, bien entendu, on ne pouvait décemment pas parler de légitime défense pour ce genre de situations. Probablement une affaire qui allait finir classée sans suite au fond d’un carton dans les archives.

« Tiens ! La cavalerie est arrivée. Croyez-moi, ce n’était pas nécessaire… » Kyle posa les yeux sur un agent qui finissait de recenser les détails de la scène de crime. « On verra bien. » Le magasin en lui-même ressemblait à un champ de bataille. Il serait probablement difficile, ou plutôt, long, de vérifier si quelque chose devait manquer à l’appel de ce côté-là. Passant entre les rayons dévastés, le Blade Runner se dirigea vers le bureau, à l’arrière du magasin, pour jeter un œil sur le cadavre, qui gisait encore là, dans une petite mare de sang. Embrassant la salle du regard, il ne manqua pas de noter le coffre-fort, ouvert et vide. « Salut Kyle ! » « Bonjour David. » C’était le légiste, toujours là, au bon endroit, au bon moment. « Plus efficace que le café, pas vrai ? » Le Blade Runner hocha la tête en silence tandis que le médecin lui indiqua la cause de la mort, une commotion cérébrale, ainsi qu’une heure approximative du décès, dans la nuit. Visiblement, il y avait bien eu lutte et tout ceci s’était terminé dans le bureau, grâce à une arme improvisée qu’ils n’avaient pas encore trouvée. Kyle soupira pour lui-même et jeta un œil de plus près au coffre. Etonnamment, on n’était pas loin de la meilleure qualité disponible, même pour la Citadelle. Imaginer que quelqu’un dans le ghetto puisse avoir un coffre de cette qualité était… étonnant. « Tu sais que ces coffres-là sont quasiment inviolables ? Le voleur devait avoir la combinaison. » Kyle regarda le cadavre non loin. « Ou alors l’a extorquée à son propriétaire. » Il était difficile de faire des hypothèses pour le moment. Il allait falloir faire le tour des témoins, s’il y en avait, mais également des preuves, et peut-être de certaines empreintes.

Ressortant à l’extérieur, et s’approchant de son partenaire, qui discutait avec un témoin et un agent qui prenait sa déposition, il écouta la suite de la description donnée par ce jeune homme, apparemment dans les environs à l’heure du crime. Alors qu’il décrivait une silhouette féminine sortant du magasin, il avoua se souvenir qu’elle semblait blonde, qu’elle semblait louche. Et alors qu’il poursuivait son récit, il s’arrêta soudain, pointant du doigt une jeune femme un peu plus loin dans la rue, la désignant comme celle qu’il avait aperçu la nuit dernière. Alors que tous se tournaient vers elle, Edward s’était avancé pour l’interpeler, tandis que Kyle était resté statique, croyant reconnaître ladite personne. Il n’eut cependant pas le temps de l’observer davantage, Edward sortant son arme, déclenchant la fuite de l’intéressée. Soupirant, le Blade Runner se mit à la poursuite de la jeune femme, avec son compagnon. « Bon sang Ed’, range ton arme. » Ils talonnèrent leur cible pendant plusieurs minutes. Celle-ci était agile, mais il n’en attendait pas moins de Shaya, car oui, il avait eu tout le loisir de l’observer et de la reconnaître, même de dos. Alors qu’elle essayait de les semer dans des ruelles, Kyle ralentit et força son coéquipier à faire de même. Elle allait tenter de leur glisser entre les doigts en la jouant finement, il allait falloir ne pas avancer avec des gros sabots. « Prend la prochaine, reste discret et, surtout, ne sort ton arme que si nécessaire. » Il passa sous silence le fait qu’il connaissait leur cible. Il s’engagea ensuite dans la ruelle, avec prudence. Il avait beau la connaître, elle pouvait tout aussi bien lui sauter à la gorge. Après tout, il ne la connaissait pas si bien que ça…
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MessageSujet: Re: Nan... C'est sérieux ? (Pv Kyle)   Mar 4 Oct - 10:13

Je me calme tranquillement, je suis loin d'être essoufflée en faite, je peux courir des heures sans trop me prendre la tête, le truc c'est qu'il faut que je réfléchisse et pour ça, faut que je sois à peu près calme. J'essaie de me souvenir de ce que j'ai fais ces derniers jours, étrangement, il s'agissait de jour creux. Pas d'affaire en cours, même pas un petit vol. Cette nuit, je suis restée avec Esia qui était gravement malade depuis qu'il s'était fait tapé dessus. Je n'étais donc au courant de strictement rien, m'enfuir comme ça n'allait sûrement pas plaider ma cause, je le sais bien, le truc c'est que je ne sais pas ce qu'on me veut et il est hors de question que je laisse qui que ce soit m'embarquer pour un truc que j'ai rien fait. J'allais juste chercher des médicaments merde. Pourquoi faut toujours que ça tombe sur ma tronche les merdes dans ce goût-là ? C'est parce que je suis à moitié félin ? Que je suis pas réellement de la société ? Enfin bref, de toute façon va quand même falloir que je sache ce qu'il s'est passé et pour ça faut que choppe un des blade qui me suit, comme ça j'en serais plus. J'attends donc, je sais que je ne me suis pas assez éloigné pour les perdre. Je pourrais facilement le faire, mais est-ce que ça vaut réellement le coup ? J'ai besoin de réponse, qu'on me court après pour avoir effectué un vol, d'accord, mais qu'on tente de m'arrêter pour un truc que je n'ai pas commis, ça c'est hors de question.

Alors, au lieu de réfléchir, je laisse parler l'instinct. La bête est un bien meilleur chasseur que moi. Elle saura décelé ce qu'il faut. Je tourne la tête, à droite et à gauche, je soupire doucement, me demandant ce qui va bien pouvoir m'arriver et puis finalement je les entends. Les bruits de pas qui s'approche, encore trop loin pour être très proche, mais assez près pour la découvrir. Il faut que je me rapproche avec le plus de discrétion possible. Je commence donc à longer le mur, me repérant au son que je pouvais entendre, le bruit léger des pas sur la terre sèche. Le frottement du tissus sur la peau et alors que je me rapprochais assez pour les passer en silence, mon nez capta une odeur. L'une de celle que je ne pouvais décemment pas oublier quoi qu'il arrivait. Je m'enivrais un instant, laissant la bête prendre un peu trop le contrôle avant de lui reprendre finalement. Si ça n'avait été que d'elle, elle lui aurait littéralement sauter dessus, sauf que je ne pouvais pas. Nous ne pouvions pas, même si ce n'était pas l'envie qui manquait. Je ne pouvais pas le mettre en mauvaise position alors que son collègue était là. Je finis par m'arrêter me contente d'attendre je le sens approcher, je l'entend aussi et bientôt je le vois. Maintenant, il faut être dans le bon timing. J'attends donc que son collègue tourne le coin de la rue pour finalement chopper le col du blade et le coller au mur de tel façon qu'on ne nous voit pas.

« C'est aujourd'hui qu'on se retrouve. »

La remarque se voulait moqueuse, mais en fait, il n'en est rien. Dés que j'ai sentis son odeur, ma voix s'est faite plus sensuelle, j'aimerais bien me perdre là de suite dans ses bras, pouvoir dire oui sans se soucier des conséquences. Sauf que ce n'est pas possible, je le sais parfaitement. Il y a quelque chose qui ne va pas et d'ailleurs, je peux sentir une autre odeur sur lui, une que je n'aime pas particulièrement. Je fixe mon regard dans le sien, il n'a pas changé depuis la dernière fois. Toujours aussi classe, toujours aussi professionnel, toujours aussi lui finalement. Je m'approche assez pour remplir mes narines de son odeur, histoire de calmer la bête qui gronde et qui aimerait bien plus que ce faible rapprochement. Je la comprends, je ne dirais pas mieux, mais voilà quoi... Ce n'est pas le moment et d'ailleurs j'ai quelque chose à dire.

« Je peux savoir ce que ton collègue et toi me voulez ? »

Je ne vais pas m'étendre mais bon.

« Pour une fois que je passais tranquillement dans le coin pour acheter des médicaments, on me poursuit sans aucune raison. Et c'est quoi cette odeur de mort ? »

Je soupire, aimerais l'embrasser, alors je me recule, pour lui montrer qu'il n'y a rien d'hostile en moi, pour lui montrer aussi que je ne lui ferai aucun mal. De toute façon, si j'avais réellement voulu sa mort, il serait déjà à terre aussi silencieusement que possible. Chasser et voler oui. Tuer, certainement pas. Il n'y a de toute façon aucune raison pour l'instant que je lui en veuille, enfin du moins pour l'instant. Alors, je m'appuie sur le mur derrière moi, mon regard braqué sur le Blade qui aujourd'hui me traque, comme une vulgaire criminelle. Cette remarque me serre le cœur, mais soit, c'est ce que je suis. Toujours planqué dans ses yeux, j'attends qu'il prenne la parole à son tour.
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MessageSujet: Re: Nan... C'est sérieux ? (Pv Kyle)   Lun 24 Oct - 14:28


En toute honnêteté, Kyle ne s’était pas vraiment imaginé retrouver Shaya, ou du moins pas de cette façon-là. Le ghetto était grand, et même si elle lui avait « promis » de revenir, ils étaient suffisamment occupés pour ne pas avoir forcément des emplois du temps… compatibles. Peut-être était-elle même déjà repassée, en son absence, mais il en doutait. Connaissant un peu l’animal, le Blade Runner était convaincu qu’il y aurait eu une trace, assez visible, de son passage, ne serait-ce que pour se rappeler à lui. Ceci étant dit, il aurait préféré la retrouver chez lui que dans cette situation, qui n’augurait rien de bon pour elle, mine de rien. Dans un soupir, l’inspecteur observa son coéquipier tourner à l’angle de la ruelle suivante et il s’engagea à son tour dans l’allée étroite. Convaincu qu’elle en avait profité pour mettre le plus de distance possible entre elle et ses poursuivants, Kyle avait quelque peu relâché sa vigilance, à tort. A peine quelques pas plus tard, il vit du mouvement et, avant de pouvoir réagir, se retrouva plaqué contre un mur, reconnaissant, d’abord le regard, puis la chevelure, de cette blonde qu’il connaissait… par cœur. Accusant le choc, levant les mains, en signe de bonne foi, il essayait de montrer qu’il n’avait pas l’intention de lui faire de mal, pour le moment. Il aurait bien entendu pu riposter sans trop de souci, mais il ne s’était pas vraiment senti en danger, en tout cas plus lorsqu’il avait croisé son regard. Si elle lui avait voulu du mal, elle ne l’aurait pas regardé de cette façon. Cette nuit passée ensembles avait laissé des marques, chez l’un comme chez l’autre. Le Blade Runner observa la voleuse, en silence, sans commenter sa remarque. Oui, ils se retrouvaient finalement et, encore une fois, dans une situation… étrange, même si cela restait, bien évidemment, fort différent de la première fois.

Tandis qu’elle lui demandait ce qu’ils pouvaient bien lui vouloir, le policier observait la jeune femme, encore. Elle ne donnait pas l’air d’être aux abois, du moins, elle semblait légitimement ne pas savoir ce qu’on lui voulait, cette fois-ci. Alors qu’elle lâchait son col et reculait légèrement, Kyle se décolla du mur et remit son manteau en place sans la quitter des yeux. Il soupira et approcha son unité com de son poignet près de son visage. « Ed ? Elle est partie vers Glenston Bld… Je suis toujours derrière elle… Retourne à la boutique et… finit de prendre les dépositions… Je te rejoins sur place ou au poste. » Il n’avait pas lâché la « panthère » du regard tandis qu’il faisait semblant d’être légèrement essoufflé. Lorsqu’il eut terminé, il se mit à marcher dans la direction opposée au magasin, d’où il venait, et se retourna vers la jeune femme. « Suis-moi, on va marcher un peu. » Glenston boulevard était dans la direction opposée à celle qu’avait pris Edward, mais il fallait mieux qu’ils ne restent pas dans le coin s’ils ne voulaient pas qu’il leur tombe dessus, par hasard. Alors que la voleuse le rattrapait rapidement, il prit sur lui de lui expliquer – un minimum – la situation. « Il y a eu un cambriolage cette nuit… Et un meurtre. » Il resta silencieux quelques courts instants. « Le témoin dit avoir vu une femme blonde sortir du magasin et, lorsqu’il t’a vu, il a dit que c’était toi. » Le Blade Runner se contentait de présenter les faits, sans aucune interprétation, en toute impartialité, ce qui pouvait, ou non, la blesser. Il ne pensait pas qu’elle était coupable, tout comme il ne pensait pas qu’elle n’était pas coupable. Il y avait de fortes chances qu’elle était simplement au mauvais endroit au mauvais moment, mais elle était aussi une voleuse et, malheureusement, tous les vols ne se passaient pas nécessairement bien. Quoiqu’il en soit, il se contentait de répondre à ses questions.

« Maintenant que j’ai répondu à tes questions, j’aimerais, si possible, que tu répondes aux miennes. » Son ton était calme, posé, serein. Il marchait posément, comme la nuit où ils s’étaient rencontrés, mais il y avait quelque chose de plus… impérieux dans sa manière d’agir et de parler. Il s’arrêta finalement, posant son regard d’acier sur la Doppelgänger. « Pour être totalement clair, tu peux parfaitement essayer de t’enfuir, mais ça ne finira peut-être pas aussi bien que les autres fois et, dans ce cas, je t’emmène au poste pour avoir mes réponses. » Il haussa les épaules. « Ou alors tu me réponds ici, en toute franchise, et je t’évite des ennuis supplémentaires. Si ce n’est pas toi qui est responsable, bien sûr. » Pour un peu, on aurait pu croire qu’il ne s’était rien passé entre eux deux et si Shaya espérait un peu de « laxisme » de la part de son amant d’une nuit, elle se trompait lourdement. S’il y avait bien une chose qui n’interférait pas dans son travail, c’était bien sa vie privée, jusqu’à une certaine mesure. Après un léger sourire, il se remit en marche, tranquillement, laissant la belle à son choix, en espérant tout de même qu’elle prendrait la bonne décision.
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MessageSujet: Re: Nan... C'est sérieux ? (Pv Kyle)   Mar 25 Oct - 11:34

Purée, je comprends que dalle sérieusement. Pourquoi ça sent la mort, pourquoi on me court après ? Et pourquoi moi bordel. Je sais bien que je vol, mais je n'ai jamais, ô grand jamais tué qui que ce soit. Si ça devait mal tourné, je préfère me faire arrêté pour vol que pour meurtre bordel. Parfois, j'ai vraiment l'impression que le ciel va me tomber sur la tête et que la citadelle cherche à tout prix à me mettre le grappin dessus pour quelque chose que j'ignore. En plus, j'ai mon frangin dans un état lamentable, je ne peux pas me permettre de perdre du temps. Heureusement pour moi que j'ai la plupart de ce qu'il a besoin pour l'instant. Alors j'attends, de savoir ce qu'il veut. Je le vois amené son poignet à sa visage, prête à m'enfuir en cas de besoin. Je sais bien que ça ne joue pas en ma faveur, mais pour être honnête, voilà quoi. J'ai autre chose à penser qu'un meurtre. J'ai autre chose à faire que tuer quelqu'un et puis franchement, est-ce que j'ai réellement l'air d'être une meurtrière ? Je ne demande pas de traitement de faveur, loin de là, ce n'est pas mon genre et je suis contente en un sens qu'il éloigne son collègue. Je le suis sans rien dire, mais franchement, plus ça va et plus je me dis qu'Esia est peut-être en danger, qu'il a probablement mangé quelque chose qui ne lui va pas. Je suis inquiète, plus pour lui que pour moi en somme. Je ne veux aucunement le perdre, pas un, pas encore un. La famille ne cesse de diminuer, les autres vieillissent rapidement et ces derniers temps, ils ne parlent que peu. Bientôt, il ne restera plus qu'Esia et moi et après ? Il faut que je prenne soin de lui.

« Un meurtre ! Sérieusement, tu penses que je pourrais tuer quelqu'un juste parce qu'un vol a mal tourné. Mais faut être stupide sérieux. Autant se faire arrêter pour vol, on prend moins cher. »


C'était la réalité de ma vie. Je soupire bruyamment. Je n'ai aucune envie de savoir pourquoi on a dit voir une blonde, mais j'ai l'impression que c'est encore un sale coup de cette garce d'Adèle qui essaye de me mettre tout ce qu'elle peut sur le dos. Quelle vieille peau celle-là. Si jamais je la choppe, je lui expliquerais correctement ce qu'elle encoure à balancer ce genre de connerie, parce que là, je suis bien dans la merde. Je me retourne à l'entendre parler, penchant la tête avec un air joueur, mais le regard n'y est pas.

« Quoi, tu penses que j'attends de toi du laxisme parce qu'on a couché ensemble ? J'ai l'air si débile que ça ? »


Je me sens un peu.... Je ne vais pas le dire parce que franchement je risquerais d'exploser.

« Désolé, mais si vraiment j'avais voulue m'échapper, tu ne m'aurais pas retrouver peu importe ce que tu pouvais faire. Et je peux toujours le faire. Je n'ai rien d'un animal qu'on peut mettre en cage pour le plaisir. N'oublie pas que je suis une chasseuse dans l'âme. De plus, franchement si je voulais me barré, ce serait simple, mais j'ai pas le temps de m'amuser. »

Je suis à moitié rageuse, parce que je risque de perdre mon frère, ma famille, je risque de perdre la seule chose qui me maintient en vie réellement, dans ce monde de merde et lui me parle d'ennuis et d'être emmené au poste. Mais mec, sérieux-là, je m'en tape de votre meurtre, je m'en tape qu'on dise que c'est moi. Je veux juste m'occuper de mon frère.

« Je répondrais à tes questions, mais certainement pas ici. j''ai passé toute la nuit à veillé mon frère qui est malade pour une raison que j'ignore. Je dois absolument lui ramener ces médicaments et voir comment il va. Donc si tu veux des réponses à tes questions, il va falloir que tu me suives chez moi. »

Je ne lui laissais pas réellement le choix, je le savais parfaitement. Mais ici, il s'agissait de ma ville, de mon coin, de mes règles. En plus, on était réellement pas loin. Je commence donc par marché, rapidement, parce que je m'inquiète. Je le sens derrière moi, il suit plutôt bien, si je voulais, je pourrais le semer, mais ce n'est pas mon but, et puis, en un sens, sa présence me calme un peu, sans que je ne comprenne pourquoi. La bête semble moins prête à écorcher quelqu'un parce que son frère est malade et qu'elle est inquiète. C'est bien mieux. Après dix minutes de marches, j'arrive à la maison, j'ouvre la porte en grand. Il n'y a rien de bien luxueux chez nous. Mon frère aîné et ma sœur aîné sont dans un autre coin, avec Esia, nous avons choisi la tranquillité de ce petit appartement. Le loup a sa chambre, j'ai la mienne. C'est sommaire, du recyclage, des créations de l'adolescent, de la récupération. Je me dirige directement vers la chambre de mon petit frère, pour remarqué que sa fièvre n'a pas empiré, mais n'a que peu baissé. Je prépare les médicaments, lui fait avaler. Mon cœur se serre de le voir en si piteux états, lui d'habitude si vif et toujours prêt à jouer avec n'importe qui. Ses paupières se soulèvent et il voit Kyle dans l'encadrement de la porte.

« C'est qui ? »
« Un ami, rendors-toi. »


Sa voix semble plus assuré, je me sens mieux, enfin de très peu. Je finis par sortir de la chambre et m'installer dans le salon, tout autant dépourvu de fantaisie qu'autre chose. Il peut voir la misère, même si on mange bien, on est pas du genre dépensier et si les boulots ne paie pas si mal, je veux à tout prix éviter d'attirer l'attention des gens. Déjà que mon loup en attire pas mal avec sa queue et ses oreilles. Je ne suis pas mal dans le genre quand je en cache rien, mais lui, ne le cache jamais. Il n'a jamais appris. Enfin bref. Je me tourne vers Kyle, je suis totalement crevée, j'ai juste envie pour une fois qu'on me foute la paix.

« Vas-y, débite tes questions et j'y répondrais. »

Je n'ai rien de l'aguicheuse qui l'a abordé au bar. Je suis juste Shaya, la jeune femme qui a peur pour sa seule famille, celle qui lutte pour survivre.

« Mais crois-moi sur parole. Je n'ai tué personne. »

Elle se lève et va se chercher un verre d'eau, en prenant un second pour le Blade qui l'a coursé et lui pose devant le nez. Elle attend de savoir ce qu'il veut savoir.
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MessageSujet: Re: Nan... C'est sérieux ? (Pv Kyle)   Mar 25 Oct - 15:43

Kyle n’avait aucune raison d’être plus laxiste ou plus sévère avec la voleuse qu’avec n’importe qui d’autre, même si, dans ces circonstances, certains auraient pu douter de son intégrité compte-tenu de leur passé à tous les deux. Cela ne représentait qu’une nuit et, pour ainsi dire, probablement pas grand-chose de plus que deux personnes qui avaient trouvé le besoin de s’abandonner l’une à l’autre pendant quelques heures pour oublier un peu la dure réalité dans laquelle ils évoluaient et dans laquelle ils se retrouvaient désormais. A dire vrai, il lui faisait effectivement un traitement de faveur, mine de rien, car d’autres se seraient probablement retrouvé avec des menottes aux poignets sans avoir la possibilité de s’expliquer. Cependant, quelque chose dans son attitude, dans son regard, lui disait qu’elle n’était pas la responsable et que c’était soit un malentendu, soit on essayait de la piéger. Et, malgré toute la sévérité dont pouvait faire preuve l’inspecteur McPherson ses dernières semaines, il lui restait suffisamment de discernement pour ne pas brutaliser les innocents, ceux-là même qu’il protégeait. Enfin… Innocent… Voilà un adjectif qui ne collait pas vraiment à Shaya, mais il n’était pas là pour ses anciennes histoires et ses collègues finiraient bien par lui mettre le grappin dessus, éventuellement. Quant à lui, il n’avait rien contre elle, pour le moment. Elle avait été désignée par quelqu’un, d’assez loin. Il n’y avait là qu’un soupçon de doute autorisant à peine de l’interroger, sans plus. Si elle se montrait coopérative, la suite serait tranquille, un peu comme leur promenade au clair de lune. Dans le cas contraire, il faudrait faire attention au déroulement des évènements. C’était pour cela qu’il avait été honnête avec elle, comme il l’était avec tous ceux qu’il pouvait croiser pendant qu’il portait l’insigne. La vérité n’avait pas son pareil pour faire avancer les choses, mine de rien.

Plutôt serein, quasiment certain de ce qui allait se passer ensuite, Kyle fut néanmoins surpris de voir la voleuse perdre, quelque peu, son calme. Elle qui avait eu une pointe joueuse dans la voix et le regard, se faisait maintenant bien plus menaçante, ou, plus exactement préoccupée. Prise la main dans le sac ? Non, c’était quelque chose de différent. L’inspecteur l’observait en silence, tandis qu’elle lui faisait remarquer que tuer était ridicule, qu’il valait mieux se faire attraper pour vol. Elle avait raison, mais on ne choisissait pas toujours de tuer quelqu’un ou non. Peut-être s’était-elle défendue ? La victime se rendant compte du vol aurait tenté de se venger, d’une façon ou d’une autre, ne lui laissant pas d’autre alternative ? Beaucoup de principes pouvaient voler en éclat lorsqu’il sa propre vie était sur l’un des plateaux de la balance. Sa colère ne faiblissait pas vraiment et Kyle affronta celle-ci sans mot dire, sans bouger, juste en la regardant, en la détaillant, cherchant à comprendre ce qui pouvait se cacher derrière ce revirement de situation. La menace d’être emmenée au poste ? Le fait de la mettre en cage, selon ses propres mots ? Vint alors l’explication, diluée dans des propos. Son petit-frère. Elle avait donc de la famille ici ? Toujours silencieux, alors qu’elle semblait avoir fini de le houspiller, le Blade Runner lui emboîta le pas, rapidement, sans la lâcher d’une semelle. Il devait admettre que cela pouvait être simplement un stratagème pour lui faire baisser la garde, ou pour, justement, essayer de le semer, mais la justification tenait debout et, pour être honnête, cadrait parfaitement avec sa réaction face à la menace d’une cellule. Silencieux pendant toute la durée du trajet, Kyle observait la Doppelgänger de dos, se demandant ce qu’elle pouvait bien avoir dans la tête.

Ils arrivèrent finalement dans une maison, apparemment refaite pour abriter deux appartements. Alors qu’elle rentrait dans l’un d’eux, elle ne se soucia même pas de son invité et se dirigea rapidement à l’intérieur. Consciencieux, Kyle la suivit, ne la lâchant pas du regard, jusqu’à apercevoir celui qui devait être son petit-frère. Celui-ci était visiblement un Doppelgänger lui aussi, à en juger par ses oreilles de chien, ou de loup. Visible depuis la chambre, il ne fut pas surpris d’entendre que sa présence n’était pas inaperçue, mais davantage surpris d’être considéré comme un « ami », même s’il y avait de fortes chances que la jeune femme se soit contenté du plus simple pour ne pas alarmer son petit-frère. Alors qu’elle semblait en avoir fini, elle sortit finalement de la chambre et alla s’installer, ou plutôt s’affaler sur une chaise, visiblement fatiguée. Elle lui proposa alors de poser ses questions, avant de prendre un verre d’eau pour elle, et un autre pour lui. Attendant qu’elle se réinstalle, il posa son regard dans le sien. « Qu’est-ce que tu as fait la nuit dernière ? » Il savait que cela n’allait pas être agréable, beaucoup moins que leur dernière rencontre, mais il avait un travail à faire, et il n’avait rien d’agréable. « Tu es restée au chevet de ton frère toute la nuit ? Tu n’es jamais sortie, pour chercher quelque chose, pour prendre l’air ? Il y a des personnes qui peuvent confirmer tes propos ? » L’espace d’un moment, il se demandait s’il était réellement impartial. Il soupira doucement. « Tu connais le propriétaire du drugstore de l’avenue, un peu plus loin ? Tu saurais peut-être si quelqu’un lui voulait du tort ou essayer de lui voler quelque chose ? » Après tout, elle était une voleuse, s’il y avait des choses intéressantes à voler, elle devait être au courant, ou du moins, pouvait l’être.
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MessageSujet: Re: Nan... C'est sérieux ? (Pv Kyle)   Mer 26 Oct - 13:52

Je me sens explosé, je dois bien l'admettre. J'ai pas dormi de la nuit, la nuit d'avant ce n'était pas mieux vu que la voisine était malade aussi. En gros, ça fait deux nuits et deux jours que je n'ai pas dormi, je suis à cran, j'en ai marre et on m'accuse encore d'un vol et d'un meurtre bordel de merde. J'ai réellement l'air d'aplomb pour voler quelque chose ? La question est rhétorique bien entendu, on peut voir à me trogne que je n'ai rien de solide ces derniers jours, même ma queue qui d'habitude montre mon humeur ne bouge plus, l'animal est fatigué, épuisé et l'humaine n'est guère mieux par ailleurs. Je m'affale donc sur ce canapé, déniché je ne sais pas où et je l'entends me déballer ses questions. Je n'ai pas encore répondu, prenant le temps de me poser, ma tête me lance, j'ai quelques étourdissements, forcément, je n'ai pas mangé depuis une journée voir plus. Raz-le-bol c'est le crédo du jour. Je finis par poser mon regard fatigué dans le sien, malgré le fait que son odeur m'attire, je ne suis même pas d'aplomb pour le séduire.

« Je suis resté ici toute la nuit, à veiller son mon petit frère. Si tu veux des témoins, il a mes aînés là-haut, la voisine d'à-côté dont le fils est malade aussi, comme Esia et la moitié du quartier qui s'est relayé pour me donner des conseils, parce qu'il a hurlé devant la maison et à commencé à vomir directement, ça a ameuté tout le quartier et ici, on se sert les coudes. »

Un soupir s'échappe de mes lèvres, je bois un peu d'eau, mais je sais bien que ça ne passera pas, la fatigue ne passe pas avec de l'eau, mais plutôt avec un bon et gros sommeil. Sommeil que je ne suis pas prête d'attraper vu à quel point je me sens angoissé pour Esia.

« Oui, je le connais. C'est une véritable commère. Il a un don certains pour se mettre les gens à dos. Pas plus tard qu'hier, il parler sur le dos de la vendeuse à côté de lui alors que tous les jours il lui fais sourire et courbette. C'est tous une belle bande de faux-culs de toute façon. »

Dans le ghetto, il y a deux types de personnes. Ceux qui veulent vivre et aiment aider les autres, comme les gens de mon quartier qui se sont relayés toute la nuit pour me ramener des choses pour Esia. Ou alors il y a ceux qui par devant font un sourire et qui poignarde par derrière. Ces derniers sont plus nombreux, parce que chacun sait que quand il faut sauver quelqu'un, mieux vaut sa peau que celle des autres. Et pour sauver sa peau, quoi de mieux que de vendre celle du voisin. Voilà la loi du ghetto. Je secoue la tête, j'entends la voix de mon frère qui m'appelle, je me lève, il est debout et s'inquiète pour moi. Je le rassure, encore et encore. S'il m'arrivait quelque chose, est-ce que les aînés se feraient chier à prendre soin de lui ? Lui qui est constamment dans son monde, comme un autiste. Je ne pense pas, il le refileront au premier venu. Depuis qu'on est ici, ils ne pensent plus qu'à eux, à leur bonheur, à leur vie, sans plus jamais pensé à nous. La famille a éclaté et il n'y a plus que moi pour lui. Et il n'y aura personne d'autre s'il doit m'arriver quelque chose. Je soupire, le prend dans mes bras et lui chante une berceuse. Ma voix est douce, calme, apaisante. Elle n'a rien de séducteur, rien de réprobateur et rien de fatiguer. Dans ces moments-là, je suis la grande sœur, celle qui doit porter sur son dos le poids des responsabilités pour qu'il n'ait pas à se prendre la tête. Je suis capable de tout pour lui, mais certainement pas de meurtre. Je reviens dans le salon, m'affale de nouveau sur le canapé. Une main sur les yeux parce que je suis crevé et que je dois visiblement les avoir explosé.

« Pour t'avouer celle qui a le plus d'ennemi c'est la sorcière qui vous renseignait tout à l'heure. Elle a monté une arnaque gigantesque visant à récupérer les bons des plus crédules en leur distribuant uniquement des trucs défectueux. Sauf qu'une fois que tout le monde s'en est rendu compte, il n'y avait plus rien à faire. Elle a plusieurs quartiers sur le dos et pourtant, elle semble s'enrichir de plus en plus chaque jours, comme une charogne. »

Je plonge un instant mon regard doré dans le sien.

« Elle me déteste parce que j'ai osé dire tout fort qu'elle faisait une belle arnaqueuse. Ça ne m'étonnerait même pas que cette mégère ait proposé à son fils de tuer le proprio juste pour m'emmerder. Parce qu'il m'avait promis un travail plus stable pour que le vol ne devienne que... Enfin bref, ce vieux croûton avait besoin de quelqu'un de rapide pour ses livraisons et il m'avait proposé le job. Je suppose que je n'ai plus qu'à chercher autre chose maintenant. »

Voilà, elle avait dit ce qu'elle pensait, elle avait balancer tout ce qu'elle savait. Enfin, presque tout, il y avait quelque chose qui avait attiré son attention. L'odeur de la mort, elle était différente comme si.....Mais ça, ce n'était pas ses affaires.
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MessageSujet: Re: Nan... C'est sérieux ? (Pv Kyle)   Jeu 27 Oct - 10:46

Lorsqu’il était en service, Kyle n’était pas tellement différent d’ordinaire, mais son efficacité et son esprit n’étaient tournés que vers une seule chose : son travail. Le reste existait à peine, en second, voire en troisième plan. Il avait été entraîné pour ça pendant toute son enfance, pendant toute son adolescence, et il était hors de question qu’on puisse remettre en question ses qualités en tant que Blade Runner. Les affaires qu’on lui confiait devaient être réglées vite et bien, il n’y avait pas d’autres possibilités. Installé sur un fauteuil, il faisait face à la voleuse qui, visiblement, n’en menait pas large et avait effectivement besoin de sommeil, signe qu’elle disait la vérité, ou alors qu’elle avait passé la nuit à… autre chose. Pourtant, elle avait raison, il ne la voyait pas vraiment tuer quelqu’un. Elle était trop maligne pour ça, trop agile. Mais les accidents pouvaient arriver. Si elle n’avait pas eu le choix, pour survivre, n’aurait-elle pas enfreint sa propre règle ? En silence, il l’écouta parler de son alibi, de l’état de son frère et du fait qu’elle l’avait veillé toute la nuit, comme les voisins pourraient en témoigner. Il ne fit aucun commentaire sur sa dernière remarque, particulièrement parce qu’il n’était pas ici pour polémiquer. Il avait besoin de faits, de préférence vérifiables, sur lesquels il pourrait passer sa propre enquête. Si elle n’était pas coupable, il devait le prouver, ou plutôt, elle devait le lui prouver. C’était ainsi que les choses fonctionnaient. Alors qu’elle parlait, il sortit une petite tablette et un stylet d’une poche intérieure et commença à prendre quelques notes sans chercher à l’interrompre, toujours sans s’intéresser plus en avant aux commentaires plus… personnels, de la jeune femme. Non pas qu’il n’ait pas sa propre opinion des choses, mais simplement que cela n’avait rien à faire avec la situation présente, et si les témoins digressaient souvent dans leurs témoignages, ce n’était pas le boulot des enquêteurs de les emmener sur des débats de fond.

Après quelques minutes, ils furent interrompus par le petit-frère de Shaya, Esia, si Kyle ne se trompait pas. De ce qu’il avait pu en voir, le garçon n’allait effectivement pas très bien et semblait s’inquiéter pour sa grande sœur. Etonnamment, cela raviva ses souvenirs de sa propre relation fraternelle, le laissant bien plus songeur qu’il ne l’aurait voulu. Sa propre vie avait été bien différente, notamment parce qu’il avait passé toute une partie de sa vie à la Citadelle, loin du besoin et des dangers, ce qui n’était pas le cas de ces deux-là. Silencieux, le Blade Runner resta assis dans son fauteuil et, en attendant, contempla l’environnement autour de lui. Il soupira doucement en se demandant s’il y avait, ici, des choses que la jeune femme avait dérobé à d’autres. La berceuse parvient jusqu’à ses oreilles, augmentées, et il ne peut pas s’empêcher de se souvenir de ces nuits où Ime le prenait dans ses bras et lui murmurait également une chanson pour l’aider à se rendormir après un cauchemar. Ime… Où pouvait-elle être désormais ? Kyle avait l’impression d’avoir déjà parcouru le ghetto de long en large, d’avoir retourné toutes les pierres, sans pouvoir la trouver. Il soupira pour lui et se reconcentra sur le présent lorsque son hôte vint se réinstaller – ou plutôt se laisser tomber à nouveau – sur le canapé. Elle évoqua alors une « sorcière », le témoin qui les avait lancé sur la piste de Shaya, justement, qui, apparemment, n’était pas une personne ordinaire. Prenant des notes, il écouta ce que la Doppelgänger avait à lui dire. Malheureusement, les escroqueries n’étaient pas rares dans le ghetto. Les plus forts, ou les plus intelligents, profitaient souvent des plus faibles et des plus crédules, aussi injuste que cela pouvait paraître. Notant qu’il serait peut-être bon de reparler à ce « témoin », Kyle écouta la suite du récit, dans laquelle la jeune femme étayait ses propres conclusions.

Mettre un meurtre sur le dos de quelqu’un était une chose, le préméditer en était une autre. Certaines personnes ne faisaient pas vraiment le bien, mais cela ne signifiait pas pour autant qu’elles étaient prêtes à passer au meurtre, juste pour « emmerder » quelqu’un d’autre. Ce n’était pas le genre d’action à prendre à la légère. « Je peux avoir le nom de cette « sorcière » ? » Il attendit la réponse, la nota dans son carnet. « Tu connais son fils ? Commettre un meurtre, même pour sa mère, juste pour enfoncer quelqu’un, ce n’est pas commun. Pourquoi ferait-il ? Il a une raison de t’en vouloir lui aussi ? » Elle lui avait tendu une piste, et il fallait qu’il l’explore, mais cela ne voulait pas dire qu’elle s’en sortirait aussi facilement. Son alibi tenait pour le moment la route, mais, sans mauvais jeu de mots, il connaissait l’animal, et c’était elle qui avait réussi à se glisser dans son lit, mine de rien. « Il y a une quelconque trace, un témoin, qui pourrait confirmer que tu étais pressentie pour un emploi chez la victime ? Peut-être aurait-il changé d’avis et ça ne t’as… pas plu ? » Il la regarda pendant quelques instants. « Je sais, tu as mieux à faire que d’avoir à répondre à mes questions à et me supporter en train de t’imaginer coupable de meurtre, mais c’est mon boulot. Vu tes… compétences, je pense que beaucoup seraient tentés d’essayer d’avoir ta peau pour ce coup et, il va me falloir quelque chose en béton pour que tu sois hors de cause. »
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MessageSujet: Re: Nan... C'est sérieux ? (Pv Kyle)   Dim 30 Oct - 21:05

Franchement, je sais plus où j'en suis, alors je lui raconte tout. Ce que je sais, ce que je ne sais pas mais que j'ai entendu, et ce qu'on me rapporte trop souvent. Je sais bien que ça ne doit pas peser lourd dans la balance, qu'il faudrait probablement que j'ai un meilleur alibi. Que j'aurais très bien pu mettre fin à sa vie. Parce que je suis doppelgänger, parce que je n'ai rien d'humain, parce qu'on me juge sur ce que je suis extérieurement et pas ce que je suis réellement. Marre parfois, marre de n'être que la bête de foire, celle qui, parce qu'elle ressemble à un animal, est plus propice à commettre un crime. Ce n'est pas parce qu'on est doppel qu'on est forcément criminel. Il n'y a qu'à voir mon petit frère. Sérieux, il a de l'or dans les mains, il se contente de dessiner toute la journée, il ne fait de mal à personne. Pourtant, j'ai l'impression que parfois, on est uniquement jugé sur ça. Le fait que notre déchirure se voit. J'envie, par moment, ceux dont la déchirure s'accompagne d'une absence de tare physique. Pourtant, pour être honnête, je ne regrette en rien celle que je suis.

« Lana Amshire. Je suis pas entièrement certaine du nom de famille. Généralement, on ne fait pas attention à ça dans la ghetto. J'ai du l'entendre une ou deux fois tout au plus. »

La réponse est lasse, je suis lasse. Pas de ces questions, elles sont légitimes, mais de la situation. Qui recommence, encore une fois. Si les Blade m'ont fiché comme voleuse, c'est de sa faute à cette vieille sorcière, parce qu'elle a estimé qu'il était de son devoir de les mettre au courant. Ils ne savent même pas réellement si c'est vrai où non. Il suppute, rien de plus. Je ne vais certainement pas infirmer ou pas ce qu'ils pensent, ce serait signer mon arrêt de mort.

« Son fils, Rudolph. Un grand brun dégingandé. Un type totalement barge. La dernière fois qu'il a parlé à quelqu'un, il lui a pété deux dents, le nez et un poignet. Sans compter les côtes fracturé. C'est lui d'ailleurs qui a lancé l'attaque sur mon frère une fois, en représailles, parce que j'avais témoigner contre lui dans le procès de village pour les expulser d'ici. C'est un véritable malade. Il aime la violence plus que n'importe quoi d'autre. Sa mère s'en sert comme d'une arme. Chaque fois que quelqu'un s'oppose à elle, elle balance son fils sur le devant de la scène. Ces types sont barges. »

Je secoue la tête. Tous des malades dans cette famille, il n'y avait que le père de sain et finalement, la mère l'a tué au même titre que son fils aîné qu'elle a salement amoché avant qu'il ne soit retrouvé mort un soir. Une véritable famille de barjot.

« Il n'a pas besoin de raison pour tuer. Si sa mère lui dit, tu fais ça, il le fait, comme un bon petit chien. Et il a toutes les raisons de m'en vouloir. Si on mets de côté son aversion pour les doppel, le fait que je l'ai envoyé chier quand il a commencé à se rapprocher un peu trop près de moi. Le moment où je lui ai dis clairement que je ne coucherais jamais avec lui et qu'il n'avait rien d'autre à attendre de moi. Le fait que je lui ai botter le cul parce qu'il s'en prenait à une vieille dame juste pour le plaisir. Ou encore le moment où je les ai fait expulser du quartier. Et ce n'est qu'une partie, franchement, il y en a encore bien plus. »

Je m'arrête un instant, relève la tête. L'or liquide de mon regard semble terne, pourtant, on peut voir la passion dans mon regard. Mon quartier, je le protège peu importe la manière.

« Vois-tu, on ma nommé protectrice attitré du quartier. Parce que je suis souple, que je sais me battre, et qu'ils savent que je les protégerais quoi qu'il doive m'en coûter. Vous les Blade, vous ne voyez pas la moitié des choses qui se passent. Vous ne vous rendez compte de pas grand chose finalement. Vous réglez en priorité ce qu'on vous dit de régler, vous chargé ceux qu'on vous demande de charger, vous arrêtez ce qu'on vous demande d'arrêter. Mais au delà de vos ordres, il y a des tonnes de choses qui se passe et qui ne sont certainement pas pris en compte. Si nous laissons faire, alors nous finirons tous mort demain. »

Je soupire un instant. Réfléchis à sa question et reprend tranquillement.

« Ce jour-là, il y avait la petite fille du gérant. Le copain de la petite fille. Ainsi que plusieurs personnes dont je ne connais pas les noms. Il y avait aussi un de tes collègues, qui n'approuvait pas réellement la décision de l'homme. Sinon, personne d'autre. Et franchement s'il avait changé d'avis, très bien. Je n'en aurais pas fait un cas d'école. Je ne vais pas tuer quelqu'un juste parce qu'il me dit, bah non, je ne peux plus te le proposer. Dans ce cas-là, j'aurais tué la moitié de la ville. Si tu te souviens bien, j'ai une queue là, des yeux dorés et personne n'aime les doppel ici. Alors bon, on m'a souvent refusé un emploi, pourtant, ils sont toujours tous en vie. »

Je hausse les épaules, soulève mon cul de ce canapé. Ma queue s'agite doucement pour garder mon équilibre. Dure compromit dans cette vie, devoir se servir d'un appendice pour garder un équilibre. Je me demande ce que je ferais si on venait à me l'enlever.

« Non, les questions sont légitimes. Tu fais ton boulot, t'es dans ton bon droit. Et puis mon frère va mieux. Si tu veux, t'as qu'à m'emmener au poste, je vais demander à la voisine de veiller sur lui. Je te raconterais tout ce que tu veux savoir. Je n'ai rien à cacher de toute façon, vu que je ne l'ai pas tué. Et vous pouvez passé tout l'appart au peigne fin si vous voulez, jamais vous ne trouverez d'arme. Comment est-il mort d'ailleurs ? »

Pauvre homme, voilà ce qui se passe dans ma tête. S'était une commère de bas étage, mais un type bien. Il aidait toujours ceux qui en avait besoin. Je suis triste de sa perte, même si sa petite fille est quelqu'un de bien et je sais qu'elle reprendra le magasin, mais ce vieux croûton était amusant à sa manière. Je suis réellement désolé de sa mort. Je plonge finalement mon regard dans celui de Kyle. Une nuit, tant de souvenir et voilà qu'à leur seconde rencontre, il venait pour l'arrêter. La belle affaire. La bête à beau être inexorablement attiré par lui, je sais parfaitement que ce ne sera pas possible. Pour créer quelque chose, il faut de la confiance et bien entendu, entre ce que je fais et ce que je suis, c'est compliqué de faire confiance. Je le sais parfaitement. Je soupir un instant, détourne le regard et commence à me diriger vers la sortie pour prévenir la voisine de mon absence indéterminé.
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MessageSujet: Re: Nan... C'est sérieux ? (Pv Kyle)   Mar 15 Nov - 10:28

Bien que complètement professionnel, Kyle devait admettre qu’il y avait quelque chose… d’inconvenant à sa présence ici. C’était une sensation diffuse, vague, qu’il ne ressentait qu’à peine, un sentiment fugace. Il savait qu’il était parfaitement capable de gérer cet interrogatoire, qu’il était parfaitement capable de faire la part des choses entre des évènements personnels et professionnels, et, pourtant, se retrouver dans son appartement, avec son petit-frère derrière une porte, non loin, cela pouvait être… déroutant. Il savait déjà qu’il lui avait fait une fleur en ne l’emmenant pas directement au commissariat, une fleur qui pouvait lui coûter cher, mais au-delà de son entrainement, ou de ce qu’on avait cherché à lui apprendre, il avait toujours eu l’impression de faire son métier pour les honnêtes gens du ghetto et, si Shaya était une voleuse, il n’en avait pas la preuve directe et, jusqu’à preuve du contraire, c’était juste une Doppelgänger, un peu sauvage, qui prenaient des initiatives pour passer la nuit avec un homme qu’elle trouvait à son goût. Et, jusqu’à maintenant, cela ne constituait pas un crime, du moins, pas encore. Il n’était cependant pas naïf et se doutait qu’elle n’était pas qu’honnêteté, mais, pour l’instant, il ne fermait les yeux sur rien, et c’était bien comme ça. Et pourtant… Pourquoi avait-il cette sensation de malaise ? Il soupira doucement, juste pour lui, se concentrant sur ce que la jeune femme avait à lui dire. Kyle notait méthodiquement toute information particulièrement intéressante : un nom, une description, même biaisée. S’il avait de fortes convictions qu’elle n’était pas la responsable de ce meurtre, il ne serait pas aisé de l’innocenter, à moins de discréditer le témoin qui l’avait jeté aux loups. Tandis que Shaya se confiait, le Blade Runner ne la lâchait que très rarement du regard, l’observant attentivement. Une déformation professionnelle, assurément, ou peut-être la réminiscence de frais souvenirs ?

Heureusement, la situation rendait impossible tout quiproquo et il ne fallait pas beaucoup de volonté pour laisser de côté les images et les souvenirs d’une nuit passée en son agréable compagnie. Il aurait surement été préférable de ne pas se revoir dans des circonstances pareilles, mais on ne choisissait pas souvent ce genre de situation. Si seulement cela aurait pu être aussi simple avec sa sœur… Ne pouvaient-ils pas se tomber dessus, par hasard, à un coin de rue ? Que ne donnerait-il pas pour ne pas simplement courir après son ombre ! Mais elle restait insaisissable, malgré ses efforts. Elle avait toujours été douée pour ça, et il l’avait rarement battue à ce jeu-là, c’était dire à quel point il partait désavantagé. Préférant cependant ne pas se perdre dans ses pensées, il se reconcentra sur Shaya et son histoire. Il continua de noter les détails, quelques notes, disant qu’il devrait confirmer avec le voisinage avec la petite-fille du gérant. Pourquoi n’était-elle pas là, d’ailleurs ? Peut-être était-elle arrivée entre temps. A écouter la jeune femme, Lana Amshire – ou quelque soit son nom – était un sacré morceau. Il ne prit pas pour lui les demi-reproches fait aux Blades Runners. Il aurait pu lui servir qu’ils ne pouvaient pas être partout, mais cela avait beau être vrai, il était également vrai qu’on leur donnait souvent des priorités qui n’allaient pas nécessairement dans la direction du bien commun. Mais c’était leur travail, et obéir en faisait partie. Sans le Syndicat, sans la Résistance, ils auraient peut-être plus de temps à consacrer à d’autres choses, plus… pratiques. Quoiqu’il en soit, que les gens du quartier se soit tournés vers elle pour leurs problèmes ne surprit pas vraiment l’Augmenté, cela le rassura même un peu, même si ce n’aurait pas été la première fois que les gens se tournent vers la mauvaise personne…

Tandis qu’elle se relevait, il la suivit du regard. Jugeant qu’il avait suffisamment de quoi faire pour le moment, il rangea son carnet dans la poche intérieure de son manteau. « Un coup à la tête, avec un objet lourd de son bureau. Il est surement mort sur le coup. » Le légiste lui en dirait plus, mais il n’y avait pas de traces d’acharnement sur la victime. Le coupable s’était fait surprendre, les deux s’étaient battus et le coupable s’était servi de ce qui lui tombait sous la main… Classique. Triste, mais classique. Alors qu’elle prenait le chemin de la sortie, Kyle se releva et l’attrapa pas le bras, l’arrêtant dans son mouvement. « Attends. » Il croisa son regard, resta silencieux quelques instants et relâcha son bras. « Ne t’embête pas avec la voisine, je ne vais pas t’emmener au poste. » Il l’observa encore un peu, son regard d’acier plongé dans l’or du sien. « Tu m’as donné assez de matière pour le moment. Je vérifierai avec les voisins et la petite-fille de la victime, qui plus est, tu es peut-être une voleuse, mais tu ne m’as pas l’air d’une menteuse. Et même si je ne sais pas si je peux te faire confiance, mon instinct me dit que tu n’as pas grand-chose à voir avec cette histoire. » Etait-ce un petit sourire qui s’ourla sur ses lèvres ? Difficile à dire. « Et s’il y a une chose à laquelle je fais confiance, c’est mon instinct. » Sans un mot de plus, il se dirigea vers la porte et l’entrouvrit. Il jeta un œil vers le fond de la pièce, en direction de la chambre du petit-frère de Shaya. « D’autant plus qu’il a encore besoin de toi. » Il avait dit cela de façon totalement détachée, et, dans sa voix, ce n’était pas tant une vérité générale, mais simplement un fait. Il l’entendait, derrière la porte, pas si tranquille que ça. « Au revoir, Shaya. » Il tourna alors les talons et huma l’air frais du ghetto. Sans un regard en arrière, il parcourut les alentours du regard et décida pour une direction avant de commencer à marcher, tranquillement. Cette histoire allait être longue à démêler…
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MessageSujet: Re: Nan... C'est sérieux ? (Pv Kyle)   Sam 19 Nov - 9:52

Je me dis qu'il va désormais être temps d'assumer. J'espère juste que quelqu'un va s'occuper d'Esia, je l'espère, mais je sais que quelqu'un le ferait. C'est un gosse adorable, malgré le fait qu'il soit un doppel du même genre que moi. Mon cœur se serre à l'idée de le laisser seul, mais parfois... Ce n'est pas comme si on avait le choix parfois et il est hors de question que je laisse qui que ce soit en pâtir parce que je n'aurais pas fais ce qu'il faut. Cependant, alors que je vais sortir en me rappelant ce qu'il m'a dit sur la mort de ce pauvre homme, je sens sa main se refermer sur mon bras. Le contact m'électrise un moment, mais bien vite, alors que je me retourne vers lui, il lâche mon bras. Déçu ? Probablement un peu, mais ça n'a pas d'importance. Il dit ne pas m'emmener au poste, je ne comprends pas trop, mais je me tais, pour une fois au moins, il a réussit à me clouer le bec autrement que par un baiser. Je l'écoute patiemment et quand il tourne son regard vers la porte de la chambre d'Esia, je ne peux m'empêcher de sourire.

« Merci. »

C'est tout ce que j'arrive à répondre à son au revoir. Parce que je sais que ça peut lui coûter cher. Une fois qu'il est partie, je me demande bien comment lui rendre ce service. Il n'était pas obligé de me faire ces deux fleurs, il n'était pas obligé de me suivre tranquillement. J'ai envie de l'aider, de faire ce qu'il faut pour que cette vieille rombière tombe enfin et qu'ils cessent -elle et son fils- de pourrir notre quartier et d'y instiller une peur constante des représailles. Je ne pensais certainement pas qu'elle ferait ça pour se débarrasser de moi. Je me suis toujours contenter de faire plaisir aux gens, de les aider aux mieux. Lorsqu'ils m'ont nommés protectrice du quartier, j'ai pris cela à cœur, parce que malgré toute la merde qui nous entoure, malgré ces bâtiments totalement défoncés, ces ruines qui constituent bien plus d'obstacle qu'autre chose, j'avais envie de les aider, qu'ils puissent vivre correctement. De plus, ils ne sont pas du genre à me montrer du doigt, alors qu'ils savent ce que je suis, pour eux, je n'ai rien de différent du simple humain lambda et rien que ça, c'est un cadeau magnifique. Alors, pour le bien du quartier, je vais faire quelque chose que je n'ai encore jamais fais. Contrairement à d'habitude ou j'évite les problèmes, je vais me coller les deux pieds dedans. Je vais rapidement voir Esia qui a du mal à dormir, je lui explique mon projet, parce qu'il est assez vieux pour comprendre, je préviens la voisine de ce que je vais faire aussi, parce que depuis les incidents avec nos loupiots, on est devenus très soudés. Elle me remercie silencieusement, mais je vois ses yeux briller, parce qu'elle sait que si j'y arrive, je la vengerais, de cette jambe cassé que son mari à récupéré à cause de Lana. Il est temps de remettre les pendules à l'heure et j'ai bien l'intention de lui faire payer au centuple ce qu'elle nous a, à tous, infligé.

******************

La panthère escalade la façade avec une facilité toute féline. Cela fait des jours maintenant, qu'elle traque, en silence. Elle étudie, elle vérifie, elle note. Tout est bon à prendre, mais voilà une semaine maintenant qu'on l'a accusé d'un meurtre qu'elle n'a pas commis, alors la moindre information coûte cher et elle ne rechigne devant rien. Personnellement, j'aurais bien défoncé sa baraque pour lui apprendre le respect, mais je sais aussi gérer la demi-mesure de quelque chose et je pense avoir trouver ce qui va faire tomber les Amshire. Il ne me reste plus qu'à attendre qu'il s'en aille, ce qu'il font rapidement. Ces derniers temps, les deux semblent assez agités. J'attends de les voir passé pour finalement me faufiler dans leur baraque grandeur nature. Il ne me faut pas bien longtemps pour forcer la fenêtre, entrer par effraction c'est quelque chose que je sais très bien et surtout, sans laisser aucune trace. Je souris pour moi-même. De ce que j'ai entendu, l'affaire est énorme, de plus, j'ai remarqué que le petit Matthew aimait garder des trophées. Je secoue la tête, me dirige d'abord vers la chambre du fils dans laquelle je trouve l'objet lourd du bureau qui aurait fracassé la tête de l'épicier. J'ai mis du temps à me souvenir de tous les objets posé sur son bureau, mais je peux affirmer que c'est celui-là. Bien. Il y a aussi la barre de fer qui a servit à frapper à mort ce pauvre ado qui n'avait rien demandé et la clé anglaise qui a bousillé la jambe du mari de ma voisine. Sans compter tout un tas d'autre truc dont je ne connais pas la provenance. Bien, je ne touche à rien, de toute façon, ça ne va pas disparaître.

Je me dirige ensuite vers le bureau de la mère. La porte est fermé, mais avec un voleur, rien ne reste fermé très longtemps. Il ne me faut pas longtemps pour forcer la porte et voilà que je trouve le secrétaire dans lequel je l'ai vu rangé de nombreux papier. Un peu de trop d'ailleurs, il y a aussi de magnifique plan sur lesquels elle a inscrit plein de chose. Il est dommage qu'à notre époque on ne puisse plus faire de photo, ça aurait pu être intéressant. Je récupère les plans, en fait une copie rapide. Je regarde les différentes dossiers qu'elle a déposé dans le secrétaire. Il y a là, tous ce qui concerne les petits commerce et d'après ce que je vois sur le plan, elle estime qu'ils n'ont plus rien à faire dans le quartier, qu'elle a gentiment renommé Amshire quarter. Mais bien sur mémère, comme si on allait te laisser faire. Et là, je comprends. Parce que je viens de remarqué quelque chose que je n'aurais pas pu voir si je n'avais pas bouger le plus grand des plans. Notre quartier.... La guerre est déclaré, cependant, j'ai quelque chose à faire avant. J'ai récupéré les dossiers et je sais déjà qu'on va me râler dessus, mais peu importe. Avec la copie du plan et des dossiers, ça risque de devenir intéressant. Je m'occupe de tout refermer comme si de rien était. Il ne manque rien dans la maison, si ce n'est ces dossiers. Et je me faufile une fois de plus dehors. La suite promet d'être intéressante. Je cours à perdre haleine, comme si on me courrait après, mais ça n'a pas d'importance de toute façon, j'aime courir et le bête s'en délecte assez pour me pousser à le faire rapidement. Je me souviens du chemin comme s'il s'agissait d'hier et il ne me faut pas longtemps pour retrouve l'endroit. J'escalade en silence, me servant des ombres pour que personne, jamais ne me voit. C'est un exercice exaltant, le premier que j'ai appris pour voler. Un sourire fugace se dessine sur mes lèvres et bien vite, j'arrive devant la fenêtre. Il ne me faut pas longtemps pour descellé l'un des petits carreaux de la fenêtre, ouvrir celle-ci s'avère un jeu d'enfant et je remets bien vite le carreau.

Une fois à l'intérieur, l'odeur m'assaille et les souvenirs affluent. Mais ce n'est pas le moment, je ne suis pas venu ici pour quoi que ce soit de charnel, même si en un sens, la bête et moi serions heureuse de pouvoir nous perdre une fois de plus dans ses bras. Mais ce n'est pas le moment. Si personne ne fait rien, les Amshire vont tuer plus souvent et mettre ça sur le dos de ceux qui leur tiennent tête. Je n'ai pas de temps à perdre et je ne compte pas en perdre plus que ça. Avec un soupir, je me pose sur la chaise, mon regard ocre braqué sur la porte et quand celle-ci s'ouvre, avant que l'homme ne rentre, je me racle la gorge pour signaler ma présence et avec une voix parfaitement calme, j’énonce clairement ce que je suis venu faire ici.

« Il faut qu'on parle, je pense que ce que j'ai trouvé risque fortement de t'intéresser et tes collègues aussi. »
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MessageSujet: Re: Nan... C'est sérieux ? (Pv Kyle)   Lun 21 Nov - 16:40

Après avoir quitté Shaya, le Blade Runner avait profité du calme de la matinée pour faire le point sur les différentes informations qu’il venait de recueillir. Une fois les grands axes de ses futures recherches définis, il contacta son coéquipier pour annoncer qu’il avait perdu la suspecte dans la course-poursuite, mais, connaissant son identité, allait faire un petit détour par son quartier pour récupérer des informations. Son collègue était effectivement retourné au magasin et finissait de superviser les derniers détails avant de récupérer les derniers témoignages et de retourner au commissariat avec le cadavre pour un passage à la morgue. Ils se retrouveraient donc directement là-bas, pour simplifier les choses. Après cet appel, Kyle avait décidé de rendre visite au voisinage, comme il l’avait dit à la Doppelgänger. Ils avaient beau avoir passé une nuit dans les bras l’un de l’autre, il n’était pas question qu’il lui fasse davantage confiance. Au point de la laisser tranquille chez elle oui, sans compter qu’il était relativement sensible à la notion… fraternelle ; mais ne pas vérifier ses histoires, c’était, justement, une autre histoire. Au moins, il en saurait davantage et aurait la confirmation, ou non, qu’il avait pris la bonne décision. Se dirigeant vers un bâtiment, il frappa à quelques portes et interrogea les occupants, lorsqu’ils étaient présents, au sujet de l’agression, mais également au sujet de Shaya, de Lana et de son fils. Visiblement, la voleuse ne lui avait pas raconté des cracks, ce qui le rassura, dans une certaine mesure. La jeune femme était effectivement assez estimée dans le quartier et les habitants lui confiaient volontiers leur sécurité, conscients que les Blades Runners ne pouvaient pas, ou ne voulaient pas, selon certains, s’occuper d’eux, trop occupés à gérer les affaires des riches gens. Il eut également beaucoup de retours concernant Lana Amshire, et, visiblement, il allait devoir creuser dans cette direction s’il voulait trouver son véritable suspect.

Lorsqu’il eut fini de faire le tour de quelques habitations, il rentra au commissariat et fit le point avec son partenaire et les divers éléments qu’ils avaient à leur disposition. Selon le légiste, l’arme du crime manquait, ce qui était étonnant pour une arme improvisée, sauf si, bien entendu, le meurtrier – ou la meurtrière – n’avait pas prévu de mettre des gants. Ils repassèrent les témoignages et parvinrent à isoler celui qui avait incriminé Shaya, visiblement, c’était le seul qui faisait été de la présence d’une blonde à proximité de la boutique dans les environs de l’heure du crime. Un faux témoignage était monnaie courante, ne serait-ce que pour pousser les Blades Runners sur de mauvaises pistes, mais cela solidifiait encore davantage la piste mentionnée par la voleuse. Malheureusement, il n’y avait pas d’identification du témoin et rien à tirer de son identité, sans doute fausse. Laissant son coéquipier se charger de passer au peigne fin leurs informations, Kyle s’était laissé tenter à regarder de plus près la dénommée Lana Amshire. Le moins que l’on pouvait dire à son sujet, était qu’elle semblait toujours tourner autour des ennuis, mais sans jamais s’y mouiller et, de manière surprenante, elle possédait certaines connexions qu’il n’était pas judicieux d’oublier. Lui rendre visite aurait été l’action idéale dans d’autres circonstances, mais là… Il n’avait rien de substantiel et risquait surtout de se prendre une porte en pleine figure sans pouvoir y faire grand-chose. Sans parler du fait de partir à la pêche, avec le risque de ne rien trouver et de faire fausse route, même si, dans ce cas présent, tout semblait indiquer que c’était par là qu’il fallait creuser. Encore fallait-il trouver quelque chose !

**********

Cela faisait plusieurs jours maintenant que l’enquête était ouverte. Bien entendu, Kyle ne travaillait pas à temps plein dessus, car, soyons honnête, le meurtre d’un commerçant passait derrière d’autres affaires, bien plus importantes avec les Syndicats et la Résistance. De ce qu’il avait pu récupérer et rassembler, la solution tournait toujours davantage autour de la dénommée Lana, mais elle semblait un peu trop protégée pour tenter quoi que ce soit. Creuser pour trouver quelque chose de significatif était désormais la dernière option, sans quoi il faudrait surement classer le dossier sans suite, pour manque de preuves, aussi écœurant cela pouvait-il être. Il avait d’ailleurs refermé le dossier dans un soupir avant de quitter le commissariat, vers minuit. Il attrapa au passage de quoi manger au petit restaurant asiatique que lui avait montré Avalon. Avec son futur repas en main, il avait pris le chemin de son domicile. Lorsqu’il ouvrit la porte, il se tendit légèrement en entendant tousser et, la main sur la crosse de son arme, passa, tendu, la tête à travers l’ouverture de la porte, avant de se détendre, en quelque sorte, et découvrir que Shaya avait décidé de s’introduire chez lui. Alors qu’il lâchait son arme et rentrait chez lui, fermant la porte. La Doppelgänger lui expliqua les raisons de sa présence. Il posa sa nourriture sur le meuble de l’entrée, vida ses poches et enleva son manteau, dévoilant ainsi son holster et son arme, avant de l’accrocher sur le porte-manteau. Il attrapa son diner et se dirigea vers la pièce principale, évitant le fauteuil et la jeune femme, pour aller s’installer dans le canapé, commençant à déballer son repas. « Laisse-moi deviner… Lana Amshire ? » Attrapant une paire de baguettes et l’un des petits cartons, il s’adossa dans le canapé, dos à la voleuse, après avoir allumé la télévision dont le son était davantage une musique d’ambiance qu’autre chose. « Sers-toi si tu veux, il y a bien à manger pour deux. » C’était prévu de faire des restes, mais ce n’était pas bien grave.
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MessageSujet: Re: Nan... C'est sérieux ? (Pv Kyle)   Jeu 24 Nov - 9:48

Je sais pas trop comment je dois réagir à son absence évidente de réaction, mais en somme, je m'y étais attendu, enfin si on peut dire ça comme ça. Je dois bien admettre que j'attendais autre chose, de l'étonnement, de la consternation, de je ne sais pas moi. Qu'il m'engueule pour être rentré chez lui sans permission, mais certainement pas à ce, je ne sais pas quoi, qui ressemble fort à de l'indifférence. Je soupire un instant, mon cœur se serre inexorablement sans que je ne comprenne. Ça fait mal d'être ignorée de cette façon, je ne sais pas pourquoi et je crois que ce soir je n'en saurais pas plus, mais peu importe n'est-ce pas ? Je ne suis pas venu pour ça. Sa façon de s'adresser à moi fait se rouler en boule la bête et je la comprends en quelque sorte. C'est plus compliqué pour elle, en fait pas réellement, c'est hyper compliqué pour nous parce que nous sommes extrêmement lié et que je ressens ce qu'elle ressent, tout comme l'inverse est exacte aussi. Enfin bref tout ça pour dire que quand c'est à moi de prendre la parole, je reste sur cette chaise dos à lui. Je soupire imperceptiblement, met de côté les sentiments et me concentre uniquement sur ce que je suis venu faire.

« Merci mais ça ira. Je n'ai pas faim. »

Et surtout je ne parviendrais pas à avaler quoi que ce soit de toute façon. Ma gorge est serrée, je me demande si j'ai bien fais de venir, mais si je l'ai fais, c'est surtout pour le quartier, et pour personne d'autre, il pourra me traiter comme il veut, je prends soin des miens et peu importe ce que cela implique de faire de toute façon. Il peut me voir comme une voleuse, comme une emmerdeuse, comme une chieuse, ça n'a pas d'importance, tant que ceux dont j'ai la charge sont protégés, le reste je m'en fiche. Alors d'une traite, je me pousse ce que j'ai amené sur la table. Déploie le plan et commence à parler d'une voix calme et posée, sans aucune arrière-pensées.

« On savait tous qu'elle préparait quelque chose, sans réellement savoir ce qu'il s'agissait et il s'avère en fait, qu'elle a décidé d'éliminer les autres commerçants du quartier pour prendre possession de leur boutique. J'ai trouvé un plan chez elle, ainsi que tout un tas d'autre truc et notamment ce dossier. »

Je pousse le dossier sur la table, j'y ajoute la carte que j'ai recopié et je laisse quelques secondes au silence pour planer dans la pièce et je reprends.

« Dans la chambre de son gamin. Il y a toute sort de trophées, tous plus répugnants les uns que les autres. J'ai pu y sentir l'odeur de sang imprégnant chacun des éléments. J'ai même pu voir ce qui a probablement tué le gérant. Je n'ai touché à rien, si tu te le demande. »

Mais j'imagine qu'il n'y aura pas que cela. Je vais très probablement me faire engueuler, pour ce que j'ai fais, pour ce que je n'aurais pas du faire et tout le blabla. Je n'ai fais que copier, personne ne remarquera jamais mon intrusion, parce que de toute façon, ils ne sont pas assez malin pour le voir. Et puis pourquoi irait-il soupçonner quoi que ce soit. Ce n'est pas que j'aime me vanter, mais peu importe ce que j'ai volé, il n'y a qu'une seule fois où quelqu'un m'a vu et s'est parce que je suis bêtement resté en admiration devant son travail. Si les Blade me soupçonne d'être une voleuse, ils n'ont pas assez d'élément pour en être certains. C'est bien pour ça que je suis toujours dans le circuit et que j'ai de nombreuses offres. J'aimerais bien me ranger parfois, ne serait-ce que pour offrir autre chose à mon frangin, mais qu'est-ce que je pourrais faire d'autre franchement ? Personne ne veut engager une doppel et encore moins avec une déchirure aussi visible que la mienne. La vie est injuste bien évidemment et quand le vieux m'a proposé ce job, j'étais sacrément contente, sauf que voilà, comme d'hab, je vais encore devoir trouver autre chose. Qu'est-ce que je peux faire d'autre ? Je ne peux pas rester sans rien faire, sinon ma famille n'aurait rien à manger. De plus, Esia est en pleine croissance et sa déchirure va demandé autant d'énergie que la mienne. C'est un choix, je l'ai fais. Pourtant, à cet instant je le regrette, un peu, beaucoup en fait. Je le regrette parce que quoi que je fasse, je sais que ça m'éloignera de lui, encore et encore. Alors, avec un haussement d'épaule, je me lève. Cette distance, le fait qu'il ce soit assis dos à moi. Je crois que j'ai compris, peu importe.

« Tu en feras ce que tu en voudras. »

Et avec souplesse, je regagne la fenêtre, prête à m'en aller comme je suis venue. Je n'aurais pas du venir, je le savais d'avance, j'aurais simplement dû m'occuper du problème, comme à chaque fois, j'aurais dû tout déposer en silence chez les Blade, ou alors lui faire passer l'envie de recommencer. Mais j'ai eu envie de passer par ici. Parce qu'il m'a cru, parce que j'avais envie de le voir en fait. Ce n'était pas une bonne idée, j'aurais dû le savoir dés le départ.
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MessageSujet: Re: Nan... C'est sérieux ? (Pv Kyle)   Ven 25 Nov - 17:05


Kyle avait été surpris de trouver quelqu’un dans son appartement, plus encore peut-être que ce soit elle, même si, finalement, ce n’était pas si surprenant. Si elle était réellement une voleuse et que les Blades n’avaient pas réussi à lui mettre le grappin dessus jusqu’à maintenant, elle devait être suffisamment douée pour se permettre ce genre de petites prouesses. Mais surtout, au-delà de la surprise, Kyle était plus ou moins programmé pour ne rien ressentir, ne rien montrer, ne rien afficher. L’impassibilité comme arme, pour ne pas être distrait, pour accomplir sa mission. Ce qui s’était passé plusieurs jours plus tôt était légèrement différent. Les pulsions sont gérées différemment des sentiments, et c’était plus l’instinct qui l’avait poussé dans les bras de la Doppelgänger qu’un sentiment. Un attraction plus animal, instinctive, physique, que mentale, psychique. Il n’y avait pas à réfléchir, juste à faire. Et c’était là une différence fondamentale dans le comportement du jeune homme modifié. Ce n’était pas vraiment de sa faute, ni de sa propre volonté. Les choses étaient ainsi et, dans d’autres circonstances, elles auraient été surement différentes, mais, pour le moment, il n’y avait pas grand-chose à faire. Bien qu’il lui fût difficile de s’en rendre compte. Et puis le cadet des McPherson n’avait jamais été connu pour ses effusions d’empathie, surtout depuis la disparition de sa sœur jumelle. Certains avaient tout de même vu une notable différence entre le cadet fraichement intégré aux Blades et l’homme qu’il était désormais, mais peu pouvait songer à une autre explication que la disparition de son ainée. Il n’y avait de toute façon aucune autre explication à chercher. Et, mine de rien, on ne posait pas de questions à un agent parfaitement capable de faire son travail, de la manière la plus efficace qui soit. Pas quand il n’était pas vraiment loquace en règle générale.

Il savait pourquoi elle était là, à attendre dans son salon. Quelques jours plus tôt, il aurait peut-être pu y apercevoir une autre raison, mais avec les évènements passés, il n’y en avait plus qu’une, logique, simple et efficace. Elle avait forcément trouvé quelque chose, quelque chose qu’il n’avait probablement pas, et qui l’aiderait sûrement. En toute honnêteté, il n’était pas certain de savoir si cela l’enchantait véritablement. Mais, d’un autre côté, il n’était pas spécialement capable d’avancer sur le dossier, pas sans quelque chose de tangible, et, peut-être, se serait-il résigné à lui demander son aide à un moment, ou à un autre. Mais le fait qu’elle soit là signifiait probablement qu’elle ne lui avait jamais fait confiance pour cette enquête et qu’elle avait jugé bon de faire le travail elle-même, faisant fi des lois, des procédures et des règles. Il savait que, pour ce qu’elle allait dire, ce qu’elle allait lui montrer, il aurait probablement pu l’arrêter et, étonnement, cela le laissait moins indifférent qu’il ne l’aurait cru. Prenant les premières bouchées de son dîner, il se contenta d’hocher les épaules quand elle refusa de se joindre à lui. « Tant pis. » Pour la suite, il attendit qu’elle se décide à lui raconter ce qu’elle avait déniché, car il ne comptait pas spécifiquement demander. C’était aussi une façon de les protéger, tous les deux. Il entendit du papier mais ne se retourna pas, se contentant de regarder l’écran de télévision et de continuer à manger tandis que la jeune femme commençait ses explications. Sans surprise, elle s’était introduite chez la dénommée Lana Amshire et s’était offert le luxe de fouiller dans ses affaires, dégottant des informations apparemment intéressantes. Sans s’arrêter de manger, il la laissa continuer tandis qu’elle poursuivait et déposait encore des choses sur la petite table où se trouvait sa bouteille de Scotch.

Elle mentionna également des trophées et le fait que l’arme du crime soit probablement parmi eux. L’idée était étonnante, mais certaines personnes pouvaient être… dérangées. Si le rejeton avait conservé de quoi les incriminer, faire une perquisition serait fructueux, mais s’ils ne trouvaient rien… Si les Amshire se rendaient compte que quelqu’un s’était introduit chez eux, ils feraient sans doute le nécessaire pour effacer les preuves, puisque leur défense tenait principalement sur le fait que personne n’essayerait de les atteindre directement sans preuves. Mais c’était lui qui se mettrait en danger en essayant de déterrer les prétendus secrets. Tenter le flagrant-délit pouvait lui coûter très cher…. Alors qu’elle s’éloignait vers la fenêtre, probablement par là où elle était entrée, sa voix retentit dans la pièce. « Comment va ton frère ? » Kyle était maintenant près de la petite table, et regardait les documents en silence. Il les parcourut méthodiquement attendant une réponse à sa question. Aux dernières nouvelles, le jeune homme n’était pas dans son assiette. Lorsqu’elle eut terminé, il resta silencieux quelques secondes avant de relever la tête « Tu n’aurais pas dû faire ça. Mais tu le sais déjà et tu l’as quand même fait. Tu as probablement tes raisons et quoi que je puisse dire n’y changera sûrement rien, mais s’il y a des règles, ce n’est pas nécessairement pour que quelqu’un les enfreigne, même lorsqu’il pense faire le bien. » Il jeta de nouveau un œil aux différents papiers. « Je ne peux pas me servir de ces informations directement, mais elles me appuient tes dires et mon enquête. » Il soupira doucement et s’installa dans le fauteuil que Shaya venait de quitter. « Compte-tenu de ses connexions, si je perquisitionne chez elle et que je ne trouve rien, je peux probablement dire adieu à ma carrière, au minimum. Alors j’ai besoin de savoir... » Il leva les yeux vers la jeune femme. « Puis-je te faire confiance ? »
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MessageSujet: Re: Nan... C'est sérieux ? (Pv Kyle)   Sam 26 Nov - 10:05

Tristesse d'un monde sans âge, dévoué tout entier à la destruction. Chape de plomb qui s'entend sur les épaules et descend lentement sur le corps. J'ai l'impression de me noyer dans un océan d'incertitude. Je n'arrive pas à en sortir, comme si un film transparent s'était collé sur le dessus de cette fichu boite en verre dans laquelle je suis enfermé. Je vois le monde, mais je ne peux plus respirer, plus ressentir. Perdu, affamé, destiné à une fin sans nom. Je secoue la tête, me demandant si un jour j'arriverais à me sortir de cette routine, à me sortir de cette envie d'être plus que ce que je suis. Qui voudrait d'une doppelgänger ? C'est une question que je me pose souvent et qui trouve toujours une réponse alors que les autres, elle, n'en trouve pas... Personne... Bien entendu personne. Je soupire alors que j'avance d'un pas souple et lest vers la fenêtre. C'est étrange comme l'animal en moi semble calme, épuisé d'un combat trop longtemps mené. Elle non plus ne supporte plus ce monde, ne supporte plus ce statut. Ce n'est que quand j'ai la main sur la poignet de la fenêtre et qu'il prend la parole que je m'arrête. Est-ce que cela lui importe réellement ? Ou est-ce encore l'une de ces forme de politesse avec laquelle je n'arrive pas à me faire. Ces formules toutes faites qui prouvent parfaitement qu'en vérité, les gens se fichent pas mal de ce qui peut arriver aux autres. C'est une forme de gentillesse, qui n'en est pas réellement une parce qu'au fond, personne ne fait attention à la question. Pourtant, par politesse, je réponds, parce que je suis comme ça.

« Il va mieux merci. Il a arrêter de vomir et d'après les analyses, il a été empoisonné. »

Je me tais, parce qu'il n'a pas besoin que j'en dise plus pour savoir à quoi je pense. Enfin très probablement. Elle paiera de toute façon, peu importe ce qu'elle a fait, ce qu'elle fera, elle paiera. Parce que j'en ai assez d'être menacé, parce que les miens comptent sur moi et parce que mon petit frère n'a pas mérité ce genre de traitement alors qu'il se contente de dessiner toute la journée et d'échanger ses œuvres contre des bons de nourriture. Ce gosse est génial, et surtout génialement doué. Je l'envie en un sens, on m'a appris à la dure, on m'a dis qu'il fallait que je me serve de mes talents de doppel pour devenir quelqu'un, alors je suis devenu voleuse. Parce que j'avais l'agilité. J'aurais pu crever dans cette ruelle, alors je n'en veux pas à notre ancien chef de famille. Cependant, je ne peux m'empêcher de me demander ce que je serais devenu si on m'avait laisser tranquillement grandir comme je le fais avec Esia. Pourquoi cette question ? Pourquoi maintenant ? Parce qu'en ce moment, je me repense une vie, une de celle que je n'aurais pas de toute façon. Je secoue la tête, écoute patiemment ce qu'il dit. Mon regard est toujours rivé dehors, comme si le poser sur lui pouvait me faire exploser et d'ailleurs la fin de la phrase ne manque pas de me faire sortir de mes gonds, cependant, c'est d'une voix calme que je réponds.

« Je sais parfaitement que je n'aurais pas du le faire, sauf qu'il s'agit de mon quartier, de ses habitants qui m'ont confié leur sécurité. Quelle aurait été ta décision si tu avais été dans ma situation ? Tu aurais attendu une hypothétique enquête des Blade Runner pour te sortir de ce pétrin, alors que tu sais patiemment que généralement on les envoie autre part, parce que ça n'a pas réel importance ? »

Je me tais un instant, je m'étonne de mon calme, mais la bête est fatiguée, et moi aussi en fait.

« Je suis même persuadé que comme cette enquête n'avance pas, elle n'est pas loin d'être classé sans suite n'est-ce pas ? Alors dit-moi, qui va protéger les miens ? Qui va leur permettre de garder leur maison qu'ils ont eu tant de mal à avoir ? Qui va leur permettre de vivre si les Blade de toute façon classe toutes les affaires qui les concerne ? Il y a des lois, des règles même, mais contrairement à ce que tu penses, elles ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Toi tu viens de la Citadelle n'est-ce pas ? Tu ne sais pas réellement ce que s'est de vivre dans la rue. De voir ses amis, sa famille mourir parce qu'il n'y a rien à manger, parce que quelqu'un veut prendre le monopole. Si jamais elle tue tous les commerçants, elle mettra les meurtres sur le dos de tous ceux qui comme moi protège un quartier et ensuite ? »

Je m'arrête, mon regard porte loin derrière cette fenêtre, je veux voir Esia, je me demande même s'il ne serait pas tant de déménager, s'en aller quelque part, mais cette tête de mule de loup ne voudra pas. Je suis sa meute, mais les autres en font partie et pour lui, nous ne pouvons pas déménager sans déménager la meute, hors les autres ne voudront jamais bouger. C'est compliqué, ça n'a rien de facile et contrairement à tout le monde, j'ai décidé de prendre soin de mon petit frère, pour lui offrir une vie décente, malgré les ruines, malgré les problèmes.

« Ensuite je la laisserais empoisonner tout le monde, je la laisserais tuer tous ceux qui ne seront pas conforme à son image. Désolé, mais ce n'est pas comme ça que je fonctionne et peu importe que tu m'en veuilles, peu importe que vous me pourchassiez parce que vous estimez que ce n'est pas mon rôle mais je protègerais les miens quoi qu'il puisse arriver. »

Je ne devrais pas lui dire cela, mais j'en ai assez, de marcher sur des œufs, de prétendre être ce que je ne suis pas. Stop.

« Pour ce qui est de la confiance, c'est à toi de voir, mais crois-moi ou pas, je ne suis pas du genre à faire des faux pour le plaisir et encore moins pour me faire mousser. J'ai grandi dans l'optique de protéger ma famille, parce que ma qualité de panthère me permet des choses que d'autre ne peuvent pas. Cet odorat, cet ouïe, meilleure, plus développé, je suis à même de voir plus de chose que d'autre, à même d'en sentir plus. Tout ce que j'ai fais jusqu'à aujourd'hui c'est pour protéger les miens et ce quartiers, c'est notre meute à Esia et moi. Alors je les protèges. À toi de voir si tu peux prendre cela comme de la confiance ou pas, à toi de juger en somme. Mais je n'ai jamais trahis personne, surtout pas quand.. »

Je me tais, ça vaut mieux. J'ouvre la fenêtre et me pose sur le rebord, les pieds dans le vide. Je pourrais sauter, ouais, je pourrais, ce serait plus simple que de faire face à toutes ces questions qui ne cessent de tourner encore et toujours dans ma tête. Pourtant, j'attends et je reprends, dos à lui.

« Me croirais-tu réellement si je te disais que tu peux me faire confiance ? J'en doute fortement. Mais sache une chose, je ne veux en aucun cas te créer de problème. Ne t'en fais pas pour ça. Après tout, c'est mon rôle de m'occuper de mon quartier. Je vais m'en occuper, ainsi personne ne risquera rien si ce n'est moi. »

Moi et Esia, il va falloir que je le prévienne. Ça aussi ça risque d'être compliqué de lui faire comprendre, mais il est intelligent, je ne doute pas qu'il s'en sorte, que les autres s'occuperont de lui. Après tout, contrairement à ce que les autres pensent, notre quartier c'est notre famille et entre membre de la famille, nous nous entraidons et nous prenons soin les uns des autres.
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MessageSujet: Re: Nan... C'est sérieux ? (Pv Kyle)   Mar 29 Nov - 10:59

Depuis toujours, il n’avait appris à faire confiance qu’à une seule personne. Depuis son enfance, on lui avait appris qu’on ne pouvait se fier qu’à soi-même, et qu’il valait mieux n’avoir qu’une confiance limitée envers les autres. Une personne assurait ses arrières autant qu’il assurait les siennes. Mais cette personne n’était plus là et il avait tout naturellement appris à faire ce pourquoi on l’avait entrainé depuis le début, seul. Il n’avait besoin de personne et cela lui convenait très bien comme ça. Alors, quand le résultat d’une enquête dépendait entièrement de quelqu’un d’autre, il était naturel qu’il se pose la question de savoir à quel point il pouvait faire confiance. Son instinct lui disait qu’il pouvait la croire, mais, cette fois-ci, il avait besoin de l’entendre le lui assurer. Il avait besoin d’une preuve, aussi subjective soit-elle, parce que cela allait à l’encontre de tout ce qu’on lui avait appris, mais pas à l’encontre de ce que quelque chose au fond de lui, lui dictait de faire. C’était dangereux, risqué et cela pouvait littéralement le griller pour les années à venir, mais après avoir travaillé sur ce dossier pendant plusieurs jours, il n’avait pas besoin de beaucoup pour être convaincu que tout ce qui se trouvait sur cette petite table était vrai. Mais quand bien même c’était vraiment le cas, il devait être certain de pouvoir retrouver tout ça en place au domicile des Amshire, sans quoi, il rentrerait bredouille et probablement sans emploi dans les heures suivantes. Quant à son petit-frère… On pouvait taxer Kyle d’insensible ces derniers temps, mais s’il y avait une chose à laquelle il était bel et bien sensible, c’était une relation fraternelle. Celle qu’on lui avait arraché, et qu’il désespérait de pouvoir retrouver un jour. Il jeta d’ailleurs un œil par la fenêtre, comme s’il espérait pouvoir y entrevoir sa sœur. Finirait-elle par revenir un jour, comme si de rien n’était ?

Le Blade Runner revint à la réalité, reposant son regard sur la jeune femme alors qu’elle annonçait que son frère avait probablement été empoisonné. Penser à Lana Amshire était une évidence, mais, en toute honnêteté, ce n’était probablement pas la seule à avoir des ressentiments pour les Doppelgänger et, tout comme elle, son frère n’était pas très « discret » sur sa nature réelle. « Je suis désolé de l’apprendre. J’espère qu’il se remettra vite. » En dépit des apparences, c’était sincère. Principalement parce que s’il était une chose qu’il ne souhaitait pas à Shaya, c’était de perdre son frère, mais aussi parce qu’il n’avait probablement rien demandé à personne et n’avait surement pas mérité qu’on s’en prenne à lui, juste pour atteindre sa grande sœur. Mais cela ne changeait rien au fait qu’elle n’aurait pas dû faire ce qu’elle avait fait, même si cela semblait être la seule chose à faire pour mettre des criminels derrière les barreaux. Toutefois, si l’on commençait à contourner le système pour essayer de remettre de l’ordre, c’était le meilleur moyen pour offrir de quoi briser toutes les règles, avant de sombrer dans l’anarchie. Mais elle avait parfaitement le droit de ne pas être d’accord, d’avoir l’impression de devoir le faire, par responsabilité envers les siens. Elle n’avait pas tort dans le fond, mais sur la forme, ce n’était pas à elle de le faire, ou peut-être aurait-elle dû s’engager chez les Blade Runners pour faire cette différence. Kyle resta impassible. Il importait peu de savoir ce qu’il aurait fait dans sa situation, de savoir que le monde était injuste et pourri jusqu’à l’os. Il ne lui reprochait pas le pourquoi de ses actes, il lui reprochait ses actes, tout simplement. Pourquoi ? Parce que ce n’était pas légal, en premier lieu, et… en second lieu, parce qu’elle aurait pu se retrouver en très mauvaise posture. Qu’aurait alors fait son frère ?

Il se demanda s’il n’avait pas l’impression de reconnaître un peu d’Imeane en elle… Alors qu’elle continue de parler, il l’observe en silence, cette façon qu’elle a de se glisser par la fenêtre ouverte. Ses yeux croisent le lit et une toute autre image lui marque l’esprit mais il essaye de s’en défaire rapidement, ce n’est vraiment pas le moment. Alors qu’elle pouvait filer à l’anglaise à n’importe quel moment, il parcourut la distance qui le séparait d’elle et posa une main sur son épaule. « Ce ne sera pas la peine. » Il soupira. « Je vais m’en occuper. » Il enleva sa main et se dirigea vers l’entrée, pour récupérer son manteau.  « Ton frère a besoin de toi, mais pas de cette manière. » Il l’enfila et reposa son regard sur la jeune femme, toujours à la fenêtre. « Je te l’ai déjà dit, mon instinct me dit que je peux te faire confiance, et je fais souvent confiance à mon instinct. Alors, si tu me dis que je peux te faire confiance, c’est tout ce dont j’avais besoin. » Il porta mécaniquement la main sur son arme et la vérifia pendant quelques secondes. S’il fallait faire quelque chose, mieux valait le faire ce soir, pour laisser le moins de place à la chance, même si, pour le coup, il aurait apprécié finir son diner. En parlant de ça... « Si ton frère aime manger asiatique, je ne finirais visiblement pas mon diner, donc… n’hésite pas. »
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MessageSujet: Re: Nan... C'est sérieux ? (Pv Kyle)   Lun 5 Déc - 11:09

La réalité est dur et la réalité de ce système l'est encore plus, surtout quand on se rencontre que l'un y croit dur comme fer et que l'autre, balayer par les vents sait qu'elle n'aura rien si elle ne fait rien. Je sais bien que c'est compliqué, dans notre position de concevoir le raisonnement de l'un et de l'autre, mais lui, il ne voit pas la réalité telle qu'elle est. Il ne voit pas que les riches sont toujours privatisés face aux pauvres et que le meilleur moyen de s'en sortir, c'est de se démerder seul. Je peux comprendre son point de vue, pour lui, qui a été probablement élevé de cette façon, la justice doit suivre les lois, sauf que dans ce domaine, dans cette vie, les lois ne rapportent rien d'autre que des problèmes aux gens comme moi. Il n'y a qu'à voir cette puce, implanté sous ma peau, qui me catalogue comme doppelgänger, comme un chien de laboratoire qu'on évite de perde si jamais on en a besoin sous la main. Qui d'autre que mes semblable se retrouve ainsi ? Personne. Alors oui, ils montrent ce qu'ils sont, parce qu'il faut en être fier, parce que malgré tout ce qu'on dit, ce n'est pas parce qu'on est doppel qu'on est pas normal. Ça n'a rien à voir, je me sens totalement normale, pour moi, ce sont les autres qui ont un problèmes. Ceux à qui ont pose des amélioration, moitié-machine, moitié-humain, vous trouvez ça normal ça ? Je secoue la tête, tente de reprendre le fil de mes pensées et sa phrase me cingle un instant. J'imagine qu'il n'a pas dit ça pour me faire du mal, pourtant, en ce moment, tout m'agresse, je n'y peux rien, c'est quelque chose que je ne contrôle pas. Je hausse les épaules parce que c'est plus simple que de répondre et surtout, parce qu'il ne mérite pas la colère qui enfle dans mon cœur et qui se répand dans tout mon corps.

J'étais prête, à tout laisser tomber, à m'excuse auprès d'Esia, à faire ce qui devait être fait. Et puis, je sens sa main sur mon épaule, cette chaleur qui s'infiltre un instant dans mon corps, elle repousse la colère, la range dans un autre endroit, un de ceux que je ne pas ouvrir, ou alors seulement en dernier recours. Je me gorge un instant de son odeur, chose que je ne fais jamais d'origine. Je sais bien que je ne dois rien attendre, que nos conditions sont trop différentes, que sa famille lui a probablement promis quelqu'un ce genre de chose. Ça m'aide à passer à autre, enfin ça devrait, le problème dans l'histoire, c'est que je ne suis pas seule, non, la bête a choisi elle et visiblement elle ne veut personne d'autre. Désolé ma grande, il va falloir revoir tes exigences à la baisse, il ne peut rien arriver de plus que ce qui est déjà arrivé. Ça fait mal, je le conçois, surtout que quand l'animal a décidé, il est compliqué de revenir dessus. Je ne vais pas nier que je l'aime bien aussi, ce serait mentir, mais moi, je sais que ça ne mènera à rien, trop de différence, rien en commun, c'est ainsi la vie. Je soupire au moment où il retire sa main, sentant le froid s'insinuer de nouveau. Un frisson parcourt mon échine et hérisse le poil de la bête.

« Mon frère est grand et s'il a besoin de moi de temps en temps, bientôt ce ne sera plus le cas. »

Ce n'était qu'une constatation, rien de plus. Je n'étais pas aigri, juste un peu triste parce que je savais pertinemment que bientôt, il n'aurait plus besoin de moi et après, qu'est-ce qu'il me resterait ? Peut-être que je devrais trouver un géniteur, avoir un enfant, même dans ce monde pourris pourrait être intéressant, mais pour cela, il faudrait que je raccroche le vol, en serais-je seulement capable ? Là est la question, si je suis voleuse, c'est aussi pour l'adrénaline que cela génère dans mes veines, parce qu'ainsi je me sens vivante et utile, je ne suis plus une doppel, un truc bizarre dont il vaut mieux ne pas s'approcher, non, je suis moi, Shaya, la voleuse. La catwoman de ces temps-ci. Un bref sourire étire mes lèvres, qui finalement s'évanouit. Il y a un temps pour tout et bientôt viendra le mien.

« Tu vas y aller maintenant ? Il est tard non ? »

Je me rends compte que peut-être je n'aurais pas du venir si tard, parce que de cette façon, j'ai l'impression de lui prendre son temps.

« C'est gentiment, mais ces derniers temps, il ne veut manger que des trucs verts. Alors je doute qu'il le mange. Tu devrais garder ça au frais. Ça se conserve pas mal il paraît. »

Je souris, je ne l'ai toujours pas regardé depuis le début, parce que c'est trop compliqué, pour moi, pour la bête, nous sommes trop bêtes toutes les deux. Avec un sourire triste, je prends appuie sur le murs, les interstices permettent beaucoup de chose dans ces vieux bâtiments, je me retourne donc vers lui, l'or de mes yeux est ternes, mais peu importe.

« Fais attention à toi. »

S'il te plaît. Il n'y est pas, mais elle le pense quand même. Elle ferme la fenêtre, comme si elle n'était pas venu et descend la façade. Arrivée en bas, son regard se reporte un instant sur la fenêtre et un soupir passe la barrière de ses lèvres. Elle sera là, pour veiller, parce qu'elle ne peut pas faire autrement, parce qu'elle est comme ça. Ensuite, elle lui fichera la paix.
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MessageSujet: Re: Nan... C'est sérieux ? (Pv Kyle)   Lun 5 Déc - 17:28


« Les petits-frères ont toujours besoin de leur grande-sœur. Aussi grands soient-ils. » Kyle avait dit cela dans un demi-sourire, invisible pour Shaya qui lui tournait toujours le dos. C’était une réalité âpre, surtout pour lui qui n’arrivait pas à retrouver la sienne, mais il était suffisamment bien placé pour savoir que son petit-frère à elle, même s’il ne dépendrait plus autant de sa sœur, aurait toujours besoin d’elle, d’une façon ou d’une autre. Il ne s’agissait pas tant d’une question de dépendance que d’affection, d’un lien que rien ne pouvait véritablement effacer, quoiqu’il puisse se produire. Malgré ce sentiment amer, il se concentra davantage sur ce qu’il allait devoir faire. Remuer quelques officiers de service pour une perquisition de nuit ne serait pas une chose aisée, mais cela ne devrait pas trop poser de problèmes. Il restait à espérer que la pêche serait bonne, sans quoi, la prochaine journée risquait d’être terriblement longue pour lui. Il s’arrêta dans ses préparatifs alors qu’elle lui demandait s’il allait s’en occuper maintenant, s’il n’était pas trop tard.   « Mieux vaut agir vite. S’ils s’aperçoivent que quelqu’un s’est introduit chez eux, ils risquent de nettoyer l’endroit et j’ai besoin des preuves. Autant ne pas leur laisser la moindre chance. » Il haussa les épaules et rangea son arme dans son holster. « Et puis ce n’était pas comme si je dormais beaucoup de toute façon. » Ca aussi c’était une réalité, même si elle n’était pas très bien placée pour le savoir, compte-tenu que, lors de sa seule et dernière visite, il avait dormi presque littéralement comme un bébé entre ses bras. Il fallait dire que leur… séance avait probablement été plus épuisante que quelques verres de Scotch. Il soupira doucement, essayant de ne pas trop repenser à cette soirée, un peu trop… agréable.

Alors que la jeune femme refusait sa proposition d’emmener ses restes de demi-dîner, l’inspecteur se résigne et attrapa les restes pour les caler dans son réfrigérateur, peu convaincu par l’idée qu’ils se garderaient suffisamment longtemps. Enfin, il aurait l’occasion d’en faire l’expérience. « Un loup qui mange du vert, hein ? Voilà qui n’est pas commun. » Il avait dit cela avec une pointe d’amusement qui se ressentait dans ses paroles. Loin d’être de la moquerie, c’était simplement de la surprise, qui avait le mérite de le faire sourire un peu. D’habitude, ces animaux-là préféraient quand même la viande, ce qui, actuellement, n’était pas non plus réellement facile à trouver. Alors qu’il retournait vers l’entrée, il remarqua que Shaya s’était déjà glissée en dehors de la fenêtre, prête à la refermer derrière elle. Il ne dit rien quand elle lui demanda de faire attention à lui et il l’observa refermer la fenêtre et disparaître de son champ de vision. Il se fit la réflexion qu’elle aurait pu descendre par les escaliers, avec lui, puis se dit que cela ne changeait pas grand-chose, de toute façon. Dans un dernier regard pour la pièce, il éteignit les lumières et sortit de son appartement. Il avait une perquisition à réaliser et pour ça, il lui fallait d’abord retourner au poste pour convaincre quelques zigotos de garde de l’accompagner. Arrivé en bas de l’immeuble, il jeta un œil aux alentours, se demandant s’il apercevrait une silhouette familière, mais en vain. Il pressa alors le pas en direction du commissariat et traversa le ghetto en silence. Une fois sur place, il alpagua trois de ses collègues et les mit au courant vis-à-vis de ses intentions. Insistant que, quelle que soit l’issue, il prendrait l’entière responsabilité et, qu’ainsi, ils n’auraient pas à s’inquiéter d’éventuelles répercussions.

Une fois le groupe équipé, ils partirent vers le lieu de destination. Sur place, Kyle prit le devant et se dirigea vers l’entrée de la maison des Amshire. Il frappa une fois à la porte, s’annonça, puis, sans une autre sommation, fit défoncer la porte avant de s’introduire, arme au poing dans le domicile. Alors qu’il s’engouffrait dans la pièce, un colosse, si l’on pouvait le décrire ainsi, se rua sur lui et l’envoya bouler, lui et son arme, quelques mètres en arrière, vers l’entrée. Rreprenant ses esprits, le Blade Runner se redressa juste à temps pour encaisser la seconde charge qu’il arriva néanmoins à bloquer. Relevant les yeux, il reconnut le fils Amshire, visiblement mécontent d’être dérangé. Sans chercher à faire dans la dentelle, et conscient qu’on ne cherchait pas simplement à le neutraliser, Kyle utilisa son augmentation située dans son bras droit pour prendre l’ascendant sur son agresseur. Après quelques échanges manu-militari, assez musclés – le Blade Runner était d’ailleurs assez content de bien moins ressentir la douleur – il envoya un dernier direct du droit dans la mâchoire de son opposant, l’envoyant valser à travers la fenêtre, directement à l’extérieur. Sa mère choisit ce moment pour se manifester, vociférant menaces en tout genre à l’attention de Kyle, qui se contentait de se dépoussiérer un peu. « Gardez vos menaces pour plus tard. Vous pouvez entrer les gars, retournez-moi toutes les pièces de fond en comble, démontez la maison si besoin. Je m’occupe de Madame Amshire. » Il laissa ses collègues entrer dans la maison et commencer les fouilles. De son côté, il passa des menottes à son agresseur, sans tenir compte des propos de la propriétaire des lieux. Lorsqu’il eut fini, il se redressa et la regarda. « Gardez votre salive pour le commissariat, je crois que vous allez en avoir besoin Madame Amshire. »
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MessageSujet: Re: Nan... C'est sérieux ? (Pv Kyle)   Mer 7 Déc - 9:54

« Bizarre oui, mais après notre existence même est bizarre. »

Je souris et je passe par la fenêtre une fois de plus. Je sais bien que j'aurais pu passer par la porte, que j'aurais pu le suivre aussi, mais en un sens, je n'en ai pas envie, parce que j'ai un peu peur de ne pas me contrôler si je reste trop longtemps à côté de lui et descendre un escalier étroit n'est pas la meilleure façon de se contrôler. Je soupire, prend le chemin de retour pour rentrer à la maison, quand quelque chose fait tilt dans ma tête. Et si j'allais voir cette grognasse se faire arrêter. C'est la moindres des choses pour tout le bordel qu'elle m'a collé sur le dos cette connasse. Je peux bien me faire ce petit plaisir quand même. Alors, je bifurque finalement, je connais les rues par cœur et même si sa baraque gigantesque n'a rien à voir avec les minuscules appart dans lesquels nous vivons tous, qu'elle est totalement noire et qu'on ne la voit pas très bien la nuit, je sais que je vais pouvoir la retrouver les yeux fermés. Pas seulement parce qu'il s'agit de sa baraque, mais parce que j'ai déjà fait le chemin et que je n'oublie jamais rien et surtout pas les odeurs qui peuvent traîner ça et là. Je laisse donc l'animal me guider tranquillement, mes yeux ocres, ternes pour l'instant se contentent de scruter le noir. Mes pas se font léger, ma présence inaperçu et finalement, après un temps, je la sens, cette odeur de pourriture, de renfermé, je peux sentir le vice et la corruption, mes narines me chatouillent, j'ai envie d'éternuer.... Je me retiens juste à temps et me reprends, laissant la bête de côté pour l'instant. J'ai aussi senti une autre odeur, proche et finalement j'assiste à la scène qui se déroulent devant moi.

Je vois le fils se jeter littéralement sur Kyle et je tiens à grande peine pour ne pas lui sauter dessus et lui faire passer l'envie de recommencer à ce connard. La colère s'empare de moi jusqu'à ce que le fils voltige à travers la pièce, passer par la fenêtre et s'écrase lamentablement sur le sol dur . Un sourire satisfaisant se pose sur mes lèvres et je continue de regarder la scène tranquillement, souriant à la vue de Lana qui en vient à insulter copieusement Kyle. Insulter un Blade, t'as peur de rien pétasse, en plus t'insulte m.... Je secoue la tête un instant, ne pas penser ça. Pourtant, quand Kyle lui passe les menottes, et qu'il la sort de la maison, je ne peux pas m'empêcher de sortir de ma cachette, la regardant avec un sourire. Elle avise alors ma présence, se renfrogne un moment avant d'exploser littéralement.

« Tout ça c'est de ta faute, à toi et ta sale engeance. C'est toi qu'on aurait dû tuer directement, je l'avais dit à James. On aurait dû te faire la peau directement, au lieu de tenter de te faire porter le chapeau. Ça ne marche jamais avec toi putain. Tu vas crever, toi ton sale frère. Vous autre rebus de l'humanité ne valait rien de plus qu'une merde sur le trottoir. Je vous hais tellement et je suis bien contente qu'il soit malade, la prochaine fois j'utiliserais autre chose pour être certaine de le T... »

Elle n'a pas le temps de continuer qu'une paire de griffe se tient sous sa gorge. Elle ne m'a pas vu arriver, personne d'ailleurs, c'est l'avantage du chasseur.

« La prochaine fois ? Tu viens d'avouer devant une troupe de Blade Runner que tu avais assassiné ce pauvre homme, que tu avais l'intention de me faire porter le chapeau, qui tu avais prévu de me tuer et que tu as empoisonné mon frère. Tu penses réellement que tu vas t'en sortir cette fois-ci ? »

Elle déglutit, se rendant compte que dans ce flot de parole qu'elle a débité, dans la bile qu'elle vient de me cracher au visage, elle vient de faire des aveux complets. Enfin presque complet, elle n'a pas parler de son projet de récupérer le quartier pour le faire sien et y faire régner sa loi. Ma bête veut l'étriper cependant, moi aussi du reste. Mais j'ai confiance en Kyle, cela faisait longtemps que je n'avais pas eu confiance en quelqu'un, alors, je range mes griffes et me recule. Elle reprend rapidement, sa bile chargé de haine.

« Tu n'est même pas capable de me tuer. Pitoyable créature que tu es. Même pas le courage d'effectuer sa vengeance. »
« Ce n'est pas une vengeance, mais de la justice. J'ai confiance en eux pour vous pourrir l'existence. »


Et si elle devait sortir avant ? Alors elle s'en chargerait elle-même. Avec un sourire, elle se recula assez pour laisser les Blade faire leur travail, tout en restant loin des autres tout de même, elle n'était pas certaine qu'on ne veuille pas lui mettre la main dessus, autant rester loin pour s'enfuir en cas de besoin, mais pas assez tout de même pour ne pas voir ce que ça allait donner cette perquisition. Il était bon parfois de voir enfin quelque chose de bien arriver dans ce quartier. D'ailleurs, de nombreux habitants, commençaient à sortir de chez eux pour voir ce qu'il se passait, quand leurs regards se sont posés sur Lana Amshire menotté et son fils qui venait tout juste de l'être, un tonnerre d'applaudissement pour les Blade se fit alors entendre. Quand à moi, je ne perdais pas mon sourire, mon regard braqué sur la personne qui nous permettait désormais de nous sentir plus libre.
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MessageSujet: Re: Nan... C'est sérieux ? (Pv Kyle)   Mer 7 Déc - 14:11


Le combat – si on pouvait appeler ça un combat – contre James Amshire avait été, on pouvait le dire ainsi, bref et intense, mais pas assez pour inquiéter réellement Kyle. Après tout, il avait été formé pour cela depuis son plus jeune âge et, contrairement à sa sœur, la force brute avait toujours été son point fort. Alors quand on cherchait à l’attaquer aussi brutalement de front, il n’était pas bien difficile pour lui de riposter, comme l’apprit à ses dépens son agresseur. Quant à Lana Amshire, le Blade Runner ne l’écouta que d’une oreille proférer ses menaces. Conscient qu’elle était parfaitement capable de lui rendre la vie miséreuse s’il ne trouvait rien de tangible – il avait suffisamment parcouru son dossier pour ça – il préférait se concentrer davantage sur les raisons pour lesquelles il était ici. Alors qu’il réajustait son manteau et le dépoussiérait légèrement, l’inspecteur essaya d’épargner un peu de sa salive à une véritable tigresse qui manquait de lui sauter à la gorge. Se rendait-elle compte qu’elle proférait des menaces envers un représentant de Pixit ? Probablement. Mais elle savait que cela ne suffirait pas pour la faire tomber, qu’elle était suffisamment protégée pour se le permettre. Peut-être penserait-elle que cela le ferait reculer. Malheureusement pour elle, Kyle savait déjà qu’il avait tout parié sur un quitte ou double et qu’il ne pouvait plus quitter la partie sans perdre. Alors autant tout miser et croire en sa bonne étoile, non ? Alors qu’il menottait James qui passerait au moins une ou deux nuits au commissariat pour agression, il entendit Lana proférer des propos qui ne s’adressaient visiblement pas à lui. Relevant la tête, il aperçut une silhouette bien connue. Et dire qu’il avait l’impression d’être observé… Il soupira doucement, finissant de resserrer les menottes, abandonnant ensuite l’inconscient pour se rapprocher des deux femmes.

Il fut surpris d’entendre Lana s’accuser d’elle-même  de ce qu’elle avait pu faire pour essayer de piéger Shaya. La détestait-elle vraiment à ce point pour oublier où elle se trouvait ? En tout cas, il y avait là déjà plus que de nécessaire pour l’envoyer, elle aussi, faire un petit séjour à l’ombre. Et si les documents que la voleuse avait ramenés au Blade quelques heures plus tôt se trouvaient bien là, ils ne risquaient pas de mettre le pied dehors. Mais quand la jeune femme se rapprocha de la mégère, la menaçant de ses griffes, Kyle se tendit instantanément, prêt à réagir. Il pouvait comprendre sa tension, mais ne permettrait pas qu’elle fasse justice elle-même. Heureusement, elle s’écarta d’elle après une « petite » remise en place. Le Blade Runner en profita pour s’approcher des deux protagonistes alors que Lana essayait une ultime bravade. Attrapant ses poignets, Kyle lui passa les menottes. « Lana Amshire, vous êtes en état d’arrestation. Je vous suggère de garder le silence, même si c’est un peu tard. » Alors qu’il finissait de la menotter, un Blade sortit de la maison. « Kyle ! C’est un vrai musée là-dedans ! Doit y avoir au moins de quoi boucler trois de mes affaires ! On va en avoir pour la nuit à ce rythme, je vais appeler des collègues. » Une bonne nouvelle s’il en était une, presque aussitôt saluée par la foule qui s’était amassée à proximité pour profiter du spectacle. Kyle soupira. Il n’avait vraiment pas besoin de devenir le centre de l’attention d’un quartier entier. Il tira Lana Amshire jusqu’à la voiture et l’y installa sur la banquette arrière, utilisant le système électronique pour l’y enfermer le temps que tout ceci soit terminé. Alors qu’il se retournait vers la maison, il aperçut Shaya, toujours en retrait, observant la scène.

Alpaguant Josh qui sortait de la maison avec des cartons, Kyle lui laissa la charge de terminer la perquisition et de s’occuper de ramener tout ce petit monde au commissariat. Il insista sur le fait de ne rien laisser au hasard et que chaque preuve serait nécessaire puis il se dirigea à l’écart et s’approcha de Shaya, saluant vaguement quelques habitants qui venaient le remercier. Face à la Doppelgänger, il s’arrêta. « C’était plus fort que toi, n’est-ce pas ? » Il devait admettre qu’il aurait été surpris de ne pas la voir ici, même s’il aurait probablement préféré qu’elle rentre directement chez elle, pour une fois. Après tout, elle se mettait elle-même en danger en trainant de trop près de Blades. « Tu ne devrais pas rester là, j’en connais qui pourraient te reconnaître, et je crois que ton petit-frère t’attends toujours, je me trompe ? » C’était un fait, mieux valait qu’elle ne traine pas trop dans les environs de toute façon, surtout si des renforts devaient arriver pour finir la perquisition. Ce qui venait de se passer allait probablement réveiller le commissariat tout entier et ils en entendraient parler pendant plusieurs jours. Mais même s’il y avait suffisamment avec le cas Amshire, certains ne cracheraient pas sur l’opportunité d’arrêter une voleuse, en plus. Kyle posa une main sur l’épaule de la jeune femme et la poussa à faire demi-tour.   « Allez, je pense que tu en as assez vu, mes collègues s’occuperont bien d’elle, promis. Maintenant je te raccompagne chez toi. Il ne faudrait pas que tu te perdes de nouveau en chemin. N’est-ce pas ? » Il la fit commencer à avancer et rejoignit le mouvement, laissant derrière eux les lumières et l’attention, préférant, d’une certaine façon, le calme de la nuit et de l’obscurité.
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MessageSujet: Re: Nan... C'est sérieux ? (Pv Kyle)   Ven 9 Déc - 14:35

Je souris tranquillement parce que la gourdasse n'a pas su garder sa langue dans sa bouche, parce qu'elle ne s'est rendu compte de rien et que finalement elle a vendu la mèche. Pauvre idiote décrépit. T'as rien compris ma grande, notre quartier, nos règles et il était hors de question de laisser une connasse dans ton genre de s'en emparer, peu importe ce que j'aurais dû faire pour ça. Mais finalement, je ne suis pas mécontente de la tournure des événements. Les Blades pourront terminer leur enquêtes visiblement et pour une fois on ne peut pas dire que par manque de preuve, il n'y a pas de possibilité de la garder. Je suis contente, peu importe les circonstances de connaître Kyle. Contente de pouvoir dire qu'il est différent des autres, contente de lui avoir fait confiance. C'est une grande nouvelle pour moi qui n'ai confiance en personne depuis mon enfance. Je souris, parce que pour la première fois depuis des mois, je me sens légère, comme une plume, j'ai envie de courir et de laisser la bête prendre ma place. Lui laisser les rênes pour une fois. Je me sens tellement bien que s'en est presque un rêve, mais je suis contente, ceux du quartier semblent se rendre compte que la justice existe, que les Blade la font régner, même s'il faut pour cela filer un petit coup de pouce. Je reçois donc quelques tapes dans le dos, de ceux qui ont l'habitude de me confier leurs problèmes pour que je les règles. Les sourires se font présent et je me sens encore mieux. J’avise par contre une odeur qui se rapproche et lorsqu’il prend la parole, je lui souris avec douceur.

« Comme si tu ne t’attendais pas à me voir tiens. Je n’allais pas te laisser sans venir regarder ton travail quand même. »

Une pointe malicieuse dans les paroles et une autre dans le regard et je lui fais un clin d’œil. Je souris à sa remarque, parce que je sais ce qu'il veut dire par là. J'y ai pensé en sortant de l'ombre, mais pour l'avenir d'Esia, je serait prête à tout, même si cela voulait dire être arrêté. Cependant, j'imagine qu'il risque son job à me prévenir de la sorte, alors autant faire en sorte de lui rendre l'honneur qu'il m'a fait de me faire confiance pour les Amshire.

« Effectivement, il m'attend. Pour l'instant j'imagine que tout le monde est occupé, de plus, franchement, je doute qu'ils me voient dans cette foule. Le quartier me protège même si vous ne le voyiez pas. »

Effectivement, après l'altercation, les gens m'avaient tirés doucement vers l'arrière, resserrant les rangs devant moi pour que je puisse passer inaperçu. Malin ces habitants et surtout très dévoués les uns aux autres. Je leur devais beaucoup, mais l'inverse était tout exact. Je dois bien admettre que je n'ai jamais songé à quitter ce quartier et puis Esia a ses marques, les enfants jouent avec lui malgré sa différence, ici, on est accepté tel que l'on est, malgré le fait qu'il me manque encore quelque chose. Je finis par secouer la tête, chassant ces pensées en dehors de ma tête. Ses paroles me firent sérieusement rire et tout en prenant le chemin, je repris doucement.

« Tu veux vérifier que je ne fasse pas plus de vague en me renvoyant chez moi c'est ça ? »

Un simple sourire. C'est peut-être ça, ce n'est peut-être pas ça. Je sais juste que j'apprécie le geste pour ce qu'il est, quelque chose de bon et d'agréable. Peu m'importe la raison, peu m'importe tout le reste tant que je peux encore passer un peu de temps avec lui. C'est idiot à dire, mais bon, je ne peux pas empêcher la bête et moi-même d'avoir envie de ça. Avoir envie d'être avec lui. C'est comme ça, pas autrement, alors pourquoi aller contre. Parce que nous ne sommes pas du même monde. Oui, c'est un problème, je le conçois. Je conçois aussi que ce soit difficile d'accepter ce que je suis, ce qu'il est. De toute façon, pour être honnête, la partie rationnelle de mon cerveau savait qu'il n'y aurait jamais rien. La partie animal quand à elle se fichait bien de la résignation de la réflexion. Elle ne pouvait pas s'empêcher de s'approcher, d'avoir envie d'être proche, de le toucher. C'était comme ça. Le retour à l'appartement se fit silencieux. Je n'avais pas très envie de parler, et je ne savais de toute façon pas quoi dire. Qu'est-ce que j'aurais pu dire qui puisse faire passer cette impression d'un adieu ? Ce serrement au cœur, cet estomac noué ? Rien ne pourrait réellement le faire passer, alors autant rester silencieux et ne rien dire d'autre. Je secouais la tête un instant alors que nous montions les marches de la maison, une fois la porte du rez-de-chaussée ouverte, je me dirigeais directement vers la porte de mon appartement. Enfin de notre appartement à Esia et moi. Je me retournais avant d'ouvrir la dite porte, m'approchant de Kyle et je déposai un léger baiser sur ses lèvres. Ultime contact que je m'accordais. Désormais, il n'y avait plus rien.

« Merci, pour tout. Le quartier sera bien plus sûr maintenant. Je te dois beaucoup. »


Et voilà, elle n'avait plus rien à dire. Juste un merci et une reconnaissance éternelle, s'était déjà bien non ?
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MessageSujet: Re: Nan... C'est sérieux ? (Pv Kyle)   Ven 9 Déc - 15:36

Bien entendu, Kyle s’était attendu à la voir dans les environs, surtout après en sachant qu’il s’occuperait de cette affaire dès cette nuit. Cependant, il aurait peut-être préféré qu’elle ne s’en mêle pas. Quoiqu’il en fût, c’était désormais trop tard pour revenir en arrière, mais ce n’était pas une raison pour jeter de l’huile sur le feu. Si d’autres Blades venaient ici et remarquaient sa présence, les choses ne se passeraient peut-être pas aussi bien, même si le quartier protégeait les siens. Et c’était peut-être aussi pour éviter l’escalade – parce qu’il savait très bien ce qui pouvait arriver – que le Blade Runner préférait qu’elle ne reste pas dans les environs, que cela plaise ou non à son public. « Ils n’ont pas tous l’œil affuté, mais ils ne sont pas tous idiots non plus. Et ton entrée en scène n’est pas passée inaperçue, ton petit coup d’éclat fera probablement grincer quelques dents. » Pas les siennes, bien évidemment, mais certains – ceux qui en avaient le plus après elle – verraient surement d’un mauvais œil la façon dont elle s’était permise d’intervenir, quelles que soient les conséquences bénéfiques que son apparition a pu provoquer. Il y avait quelques têtes de mule qu’on ne faisait pas facilement changer d’avis, sans compter que, malgré tout, une bonne action n’effaçait pas, par miracle, des méfaits. Si elle était effectivement coupable de vol, elle devrait peut-être répondre de ses crimes, mais pas ce soir, et, surtout, pas devant Kyle, enfin pas pour le moment. On lui demanderait surement pourquoi il ne l’avait pas arrêtée, mais avec la foule et le reste, il aurait pu simplement la perdre. Il restait simplement à s’assurer qu’elle allait se tenir tranquille, au moins pour le reste de la soirée, surtout avec plusieurs poignées de Blades dans les environs.

« Je veux juste m’assurer que tu ne vas pas faire d’autres bêtises avant d’être de retour chez toi. » Il esquissa un très léger sourire dans le noir. On ne pouvait pas réellement parler de bêtise dans ce cas, mais il valait mieux pour elle qu’elle rentre effectivement chez elle et fasse un peu profil bas pour les prochains jours. Et puis, c’était une façon de lui rendre l’appareil, pour les dossiers et les preuves. Enfin le pourquoi n’était pas vraiment important. Il attendit qu’elle tourne les talons et la suivit tranquillement. Ils s’écartèrent des lumières et de l’agitation pour s’enfoncer dans l’obscurité relative du reste du quartier. Assez étonnamment, Shaya resta bien silencieuse. La scène rappela pourtant à Kyle leur première rencontre où elle avait été bien plus bavarde, mais peut-être simplement parce qu’elle était en « chasse ». Il laissa ses pensées sur le sujet s’évaporer et se tourna vers des choses plus terre à terre comme la fraicheur ambiante et la pile de paperasse qui l’attendrait dès son retour au poste. Laissant le silence s’installer durant la balade improvisée, Kyle se concentra davantage sur la route que sur sa camarade à côté de lui, s’assurant que personne ne les suivait ou ne les observait. Il y avait bien quelques passants, mais personne ne semblait faire réellement attention à eux, ce qui n’était pas plus mal. Perdu dans ses pensées, il réalisa finalement qu’ils n’étaient plus très loin et parcourut les derniers mètres jusqu’à l’entrée de la maison où il était déjà venu quelques jours plus tôt. Il la suivit jusque sur le palier, par principe, puis s’arrêta alors qu’elle ouvrait la porte de son appartement. Bien, à moins qu’elle ne prenne la poudre d’escampette aussitôt qu’il aurait le dos tourné, il avait toutes les raisons de croire qu’elle ferait comme il lui avait conseillé.

Il allait attendre qu’elle referme derrière elle quand elle s’approcha finalement de lui, déposant ses lèvres sur les siennes. Il ne réagit pas particulièrement, retournant légèrement le baiser, avant qu’elle ne s’écarte de lui pour le remercier. Alors qu’il la fixait du regard, il eut un petit haussement d’épaules. « J’ai quand même l’impression d’être celui qui doit quelque chose dans cette histoire. Mais j’espère que tu changeras un peu d’avis sur les Blades. » Il eut un très léger sourire et commença à faire demi-tour avant de s’arrêter. Il jeta un regard en arrière, vers elle. « Et, si tu veux me faire plaisir, essaye de rester sage quelques temps, d’accord ? » Il eut un petit sourire et son regard s’illumina un bref instant d’un éclat de malice. « Si c’est possible, bien sûr. » Il se retourna finalement et se dirigea vers la sortie, avant de se perdre à nouveau dans la nuit noire. Ce n’était pas comme s’il n’était pas près d’aller dormir, après tout, n’est-ce pas ? Il soupira en repensant aux papiers, à Lana et à tout le bordel qu’allait être ses prochains jours, puis il se perdit dans les ruelles des environs.
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Nan... C'est sérieux ? (Pv Kyle)

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