Bienvenue
sur Les âmes mortes Invité
L'équipe te souhaite de t'amuser parmi nous !
Roulette russe !
Participez à la nouvelle animation et jouez avec le MJ !
Suis le fil d'intrigue
Et découvre le nouvel épisode de l'intrigue principale !
Nouveauté
Faites la connaissance des technomanciens et explorez avec eux la matrice

Partagez | 
 

 Suis le lapin blanc || Win

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
PINXIT INDUSTRY.
Barbie peut aller se rhabiller.
Sofia Azarova
Sofia Azarova
RÉVÉLATIONS,

SIGNALEMENT : Une mite en pullover d'acier
INTERZONE

DATE DE PÉREMPTION : 19/02/2018
MENSONGES PROFÉRÉS : 591
TRESORS VOLES : 4482
CRÉDITS : Eden Memories

✥ ELECTRIC DREAM.
CODE BARRE.
LEGENDES VEHICULEES: Elle met mal à l'aise, la poupée, elle effraie. Trop mignonne pour être violente, jusqu'à ce que la violence lui dégueule par tous les pores de sa peau synthétique. Aucune âme dans cette coquille, sourires honnêtement faux, intérêt jamais gratuit, curiosité mal placée. Envahissante, méprisée pour la carcasse qu'elle est.
INVENTAIRE: Son corps est une arme, chacune de ses améliorations, qu'on lui donne et lui retire au gré des missions.
DISPONIBILITE RP: Libre !
MessageSujet: Suis le lapin blanc || Win   Sam 14 Avr - 21:21

Il lui était techniquement impossible de ne pas savoir où elle était. Ce ciel bleu, ces nuages, cette herbe verte – autant de concepts devenus virtuels désormais, dont on trouvait encore les images dans les médias divers et dans le souvenir peut-être de quelques anciens. Cela ne lui faisait rien, à Sofia. Une ruelle sale, puante et étouffante de la pollution ambiante était exactement équivalente à ce genre de paysage du passé auquel elle ne se sentait nullement attachée. Aurait-elle été humaine qu’elle aurait réagi de la même façon, d’ailleurs. Elle avait été une enfant de son temps, née directement de la noirceur et de la torpeur électrique de la Moscou d’aujourd’hui. Elle n’avait pas connu la nature et ne l’avait jamais regrettée, avait même méprisé, le sourire aux lèvres, ceux qui se battaient encore pour que son souvenir, à défaut de sa présence elle-même, soit protégé. L’herbe, le ciel, les nuages : ça ne lui faisait rien, en revanche, elle savait ce que cela pouvait faire sur les humains. En théorie et de façon générale. Elle n’avait aucune idée de pourquoi Win avait choisi ce décor pour son petit monde personnel et n’aurait jamais pu penser d’elle-même à un tel lien de cause à effet. Cause dont elle ignorait tout, donc. Et puis, pourquoi des livres ? À quoi cela leur servait, aux humains, les livres ? En restaient-ils seulement ? Plus encore que l’herbe et la brise, voilà bien un héritage du passé des humains qu’elle ne pouvait appréhender. Eh bien, Win était là, elle le voyait, un livre à la main, justement, plongé dedans, ou dans ses pensées, si on pouvait avoir des pensées dans la Matrice. Il ne savait pas encore qu’elle était là. Elle voguait dans la Matrice comme un courant léger et invisible, avec une facilité qui l’étonnait elle-même.

Dans la Matrice, elle était plus que jamais renvoyée à sa nature de Gumn : un corps somme toute superflu, qui ne la définissait pas, ne faisait pas vraiment partie intégrante de son être, n’était pas une condition à sa survie, comme pour les humains. Elle était un genre de conscience, et dans la Matrice, n’était plus que de la conscience. D’ailleurs, pour l’heure, elle n’avait même pas de corps. Elle était simplement là. Partout. Dans tous les coins, jusque dans les hauteurs invisibles des bibliothèques qui disparaissaient dans les nuages. « Win ! » Une voix, qui éclatait dans le vide. C’était un des informaticiens de Pinxit qui lui avait donné accès à la Matrice. Il l’avait prévenu que ses codes d’accès seraient obsolètes en vingt-quatre heures. Elle savait pourquoi il faisait ça : il violait la loi en lui ouvrant cette porte, et lui donner un accès totalement libre et indéfini aurait été dangereux, pour lui, pour les humains en général, et puis pour elle aussi. Il lui avait expliqué les risques et elle n’en avait ressenti aucun danger pour autant. Elle avait compris en revanche, en interprétant ses expressions et ses dérapages verbaux incessants, qu’il ne faisait pas cela du fond de son bon cœur. C’était lui qui était venu la trouver. Lui qui lui avait proposé d’entrer dans la Matrice. C’était une expérience, pour lui, qu’il n’avait pas pu s’empêcher de mettre en œuvre, pour nourrir sa curiosité. Peut-être même des intentions plus mauvaises encore. Sofia avait voulu aller demander son autorisation à Kira, puis s’était dit qu’elle n’en avait pas besoin puisqu’un employé de Pinxit lui donnait accès à la Matrice – contourner un problème de loi, voilà bien quelque chose dont elle avait été fière. Et à peine avait-elle été connectée qu’elle avait senti, en quelque sorte, bien que le mot ne soit pas approprié, Win. Au milieu de millions et de millions d’autres personnes, êtres, choses, consciences, dangers. Win, dont elle avait suivi le fil aussi facilement que s’il s’était tenu devant lui. Et à présent, elle l’appelait. Oubliant même qu’elle n’avait pas fait l’effort, pas même pensé à se créer un corps. « Win ! »

Il n’avait pas l’air content. Elle n’aurait su dire si sur le visage qu’il tournait dans tous les sens se lisait la peur ou la colère ou la confusion ou autre chose. Elle ne le connaissait pas aussi bien que Kira, mais elle le connaissait un peu quand même et avait décidé, puisque tout chez elle était une affaire de décision et non d’affect, de l’apprécier. Il était un des rares employés de Pinxit à lui parler à peu près normalement. Ses paroles étaient souvent obscures pour elle, il ne faisait pas, comme Kira, l’effort d’adapter ses propos à sa conscience androïde qui interprétait tout au pied de la lettre. Elle avait aussi beaucoup plus de mal à lire ses émotions, mais c’était parce qu’il semblait en ressentir beaucoup, en permanence, et aussi contradictoires. De sorte qu’elle était curieuse vis-à-vis de lui, toujours, et allait régulièrement le saluer. Elle avait tout simplement voulu le saluer ici, comme d’habitude. Enfin, elle s’aperçut qu’elle n’était que conscience, et se matérialisa soudain devant lui, à dix centimètres. Exactement telle qu’elle était dans la réalité, au détail près, à la « cellule » prés, si on pouvait dire, car sa mémoire était mathématique et sa vision de son propre corps totalement objective. « Bonjour, Win. » Comme Kira le lui avait appris. Et peu importait qu’elle n’aurait pas dû être là, et encore moins là, dans le monde personnel de Win, tout cela lui passait au-dessus.

_________________
i am no woman
It’s this expandable capacity to represent reasons that we have that gives us a soul. But what’s it made of ? It’s made of neurons. It’s made of lots of tiny robots. And we can actually explain the structure and operation of that kind of soul, whereas an eternal, immortal, immaterial soul is just a metaphysical rug under which you sweep your embarrassment for not having any explanation. d.c.dennett. code: @REIGN IN BLOOD
Revenir en haut Aller en bas
PINXIT INDUSTRIE.
Win Romanov
Win Romanov
RÉVÉLATIONS,

SIGNALEMENT : Votre ami
INTERZONE

DATE DE PÉREMPTION : 30/01/2018
MENSONGES PROFÉRÉS : 30
TRESORS VOLES : 819
CRÉDITS : Arwy

✥ ELECTRIC DREAM.
CODE BARRE.
LEGENDES VEHICULEES: Je suis un haut potentiel et comme tel on me juge souvent comme quelqu'un de coincé et trop dans sa bulle pour faire autre chose que travailler sur ses inventions et recherches.
INVENTAIRE: Un couteau et un poing américain.
DISPONIBILITE RP: Dispo
MessageSujet: Re: Suis le lapin blanc || Win   Ven 20 Avr - 21:52

Je suis face à une terrible inconnue concernant mon projet d’hôpital pour tous. J’ai beau y réfléchir il y a cette variable qui me manque et je ne parviens pas à mettre le doigt dessus. Heureusement, la matrice est mon assistante sûre et secrète. J’y ai bâtit ma bibliothèque. Des étagères dépassent les nuages, des coffres forts sont dissimulés çà et là et le tout est construit dans une prairie d’herbe verte parsemée de pâquerettes le tout aux couleurs vives. J’ai installé entre les allées d’étagères des poufs sur lesquels je m’installe avec mes livres quand je veux rester tranquillement dans la matrice et ne pas être dérangé.

Semble-t-il que la notion de ne pas être dérangé soit une inconnue désormais puisque j’entends soudain une voix appeler mon nom. Je décide, dans un premier temps, de l’ignorer. Peut-être qu’il s’agit d’un problème de connexion et au pire je serai déconnecté du serveur. Je me replonge alors dans le livre que j’ai entre les mains, assis en tailleur sur un pouf bleu foncé. Malgré tout dans un coin de ma tête, avoir entendu mon nom de la sorte me perturbe. D’autant que je ne vois pas comment quelqu’un aurait pu pénétrer ma bibliothèque par ailleurs protégée par des mots de passe. Mais j’essaye de me focaliser sur mon livre. Oui je dois prendre cette information, elle est cruciale, pour mon bien être mental.

Et voilà que la voix retentie à nouveau. C’est… non ? Ce n’est pas possible ! C’est la voix de Sofia ? Une gumn de chez Pinxit. Je fronce les sourcils et observe autour de moi. Je prends même la peine de me lever, de reposer le livre et de marcher entre les rayons de livres mais je ne vois personne. Ça m’agace, clairement. « On n’est pas là pour jouer à cache-cache ! » je lance alors à concrètement personne en regardant vers le haut. « Aller montre toi bordel ! » Oui, je n’ai pas toujours un langage scientifique.

Enfin, quand Sofia apparaît soudain devant moi je sursaute. « Sofia ! » je dis avec reproche. « On n’apparaît pas comme ça dans le jardin secret de quelqu’un enfin ! » Pourtant je l’observe avec un sourire et un brin d’inquiétude. Les être de son genre ne sont pas autorisés à naviguer dans la matrice alors que fait-elle là ? Le seul moyen c’est que quelqu’un lui en ait donné l’accès mais pourquoi ? Pourquoi quelle raison risquer autant ? Et puis, pourquoi Sofia est-elle venue me voir ? Je deviens suspicieux.

« Que fais-tu ici Sofia ? Tu ne devrais pas… » je lui demande alors avec intérêt tout en l’invitant d’un geste de la main à prendre place sur l’un des poufs disponibles dans l’environnement matriciel que j’ai créé. Naturellement, comme si je me trouvais dans mon labo, je prépare une tisane pour moi-même et je demande à Sofia « Tu veux boire quelque chose ? ». J’ai tendance à toujours la traiter comme une égale et encore plus ici, dans la matrice, où finalement tout est possible.
Revenir en haut Aller en bas
PINXIT INDUSTRY.
Barbie peut aller se rhabiller.
Sofia Azarova
Sofia Azarova
RÉVÉLATIONS,

SIGNALEMENT : Une mite en pullover d'acier
INTERZONE

DATE DE PÉREMPTION : 19/02/2018
MENSONGES PROFÉRÉS : 591
TRESORS VOLES : 4482
CRÉDITS : Eden Memories

✥ ELECTRIC DREAM.
CODE BARRE.
LEGENDES VEHICULEES: Elle met mal à l'aise, la poupée, elle effraie. Trop mignonne pour être violente, jusqu'à ce que la violence lui dégueule par tous les pores de sa peau synthétique. Aucune âme dans cette coquille, sourires honnêtement faux, intérêt jamais gratuit, curiosité mal placée. Envahissante, méprisée pour la carcasse qu'elle est.
INVENTAIRE: Son corps est une arme, chacune de ses améliorations, qu'on lui donne et lui retire au gré des missions.
DISPONIBILITE RP: Libre !
MessageSujet: Re: Suis le lapin blanc || Win   Sam 28 Avr - 14:15

Bon, Sofia pouvait cette fois deviner sans risque que Win n’était pas content. L’utilisation de la forme négative dans ses propos, puis de l’impératif – pour donner un ordre –, sans parler du juron. Du ton de la voix et de l’impatience qui allait avec. « Jouer à cache-cache », ça lui plaisait bien pourtant. Elle avait trouvé sans problème la définition du mot dans sa base de données personnelle, et c’était un jeu qui consister à se cacher pour que l’autre le retrouve. Sofia aimait jouer, même quand en fait, ce qu’on lui proposait n’était pas vraiment un jeu. Elle ne se posait pas de question, dans ces moments-là. Elle aimait jouer, cela mettait au défi tous ses programmes et lui permettaient d’apprendre. En l’occurrence, cependant, c’était gagné d’avance. Si elle jouait à cache-cache avec lui elle gagnerait, tout simplement. Moins drôle. Elle jugea donc plus opportun de se montrer, comme Win le lui demandait, même si son apparition ne sembla pas calmer sa mauvaise humeur. La Gumn regarda autour d’elle, puis baissa les yeux pour observer l’herbe à ses pieds, avant de lever le nez vers le ciel. Elle reporta son attention sur le jeune homme, qui désormais lui proposait quelque chose à boire, non sans lui demander ce qu’elle faisait là. Dans la réalité, elle ne refusait jamais la boisson ou la nourriture qu’on lui proposait parce que c’était ce que n’importe qui de normal ferait, et qu’elle était censée passer pour quelqu’un de normal. Tout ce qu’elle ingérait se retrouvait, quelque part dans son corps, désintégré discrètement, histoire de ne pas abîmer la technologie dont elle était faite. Mais ici, elle ne savait pas vraiment ce qui se passerait. Si tout était affaire d’imagination, alors elle n’en avait aucune et ne risquait pas de reproduire ici le goût de choses dont elle ignorait justement le goût au départ.

Elle se laissa tomber sur un pouf et attendit que Win lui serve à boire. Son regard ne cessait d’aller et venir sur ce qui les entourait. Elle pouvait comprendre les livres, encore que c’était un moyen extrêmement fastidieux d’obtenir des informations. Le reste restait obscur, pour elle. « Pourquoi un jardin, Win ? Pourquoi secret ? Tu as des secrets ? » En théorie, les secrets n’étaient pas censés être dévoilés, et elle ne posa donc pas la question suivante à savoir : quels secrets ? Même si la curiosité, quoique implantée profondément dans ses programmes puisqu’elle était à la base de l’apprentissage, restait son trait de caractère le plus fort et le plus humain. « Je t’ai senti dès que je me suis connectée alors je suis venue te voir. Tu n’as pas été très difficile à trouver. Personne n’est difficile à trouver, j’ai l’impression de sentir la présence des neuf cent cinquante trois mille personnes qui sont connectées à la Matrice en cette seconde. » Les gens savaient-ils les traces qu’ils laissaient ici ? Mais peut-être ces traces restaient-elles inaccessibles pour n’importe qui d’autre qu’elle. C’était la première fois qu’elle venait dans la Matrice, après tout.

_________________
i am no woman
It’s this expandable capacity to represent reasons that we have that gives us a soul. But what’s it made of ? It’s made of neurons. It’s made of lots of tiny robots. And we can actually explain the structure and operation of that kind of soul, whereas an eternal, immortal, immaterial soul is just a metaphysical rug under which you sweep your embarrassment for not having any explanation. d.c.dennett. code: @REIGN IN BLOOD
Revenir en haut Aller en bas
PINXIT INDUSTRIE.
Win Romanov
Win Romanov
RÉVÉLATIONS,

SIGNALEMENT : Votre ami
INTERZONE

DATE DE PÉREMPTION : 30/01/2018
MENSONGES PROFÉRÉS : 30
TRESORS VOLES : 819
CRÉDITS : Arwy

✥ ELECTRIC DREAM.
CODE BARRE.
LEGENDES VEHICULEES: Je suis un haut potentiel et comme tel on me juge souvent comme quelqu'un de coincé et trop dans sa bulle pour faire autre chose que travailler sur ses inventions et recherches.
INVENTAIRE: Un couteau et un poing américain.
DISPONIBILITE RP: Dispo
MessageSujet: Re: Suis le lapin blanc || Win   Dim 10 Juin - 8:58

J’oubliais souvent que Sofia n’était qu’un Gumn, car elle était bien aboutie et se comportait réellement comme une humaine. C’est pourquoi je lui propose naturellement de boire quelque chose. De toute manière, nous sommes dans la matrice et les choses sont ce que nous voulons en faire quelque part. Tout se forme selon notre imagination, notre volonté et notre capacité à analyser. Mais je savais aussi qu’en l’invitant à prendre place, je m’exposais à tout un tas de questions car elle posait tout le temps pleins de questions. Cette jeune Gumn cherchait à comprendre son environnement et les gens qu’elle croisait. En soit, c’est bien, même très bien car ça la rapproche de nous simples mortels, pourtant je ne peux m’empêcher de croire qu’elle peut devenir une menace car sans bon nombre d’émotions elle pourrait ne pas comprendre la raison pour laquelle il ne faut pas dire telle ou telle chose alors que le sens commun nous l’imposerait et ainsi révéler des choses qui feraient mieux de rester secrètes.

« Parce que le jardin me rappelle mon enfance. Avant tout ça, avant les dômes, avant la pollution de toute la planète… Quant aux secrets, tout le monde a des secrets Sofia. » je lui réponds en souriant. Avant d’en venir à une question essentielle, comment m’a-t-elle trouvée ? J’avais pourtant mis des tas de protections et j’ai l’impression qu’en une seconde j’ai été complètement piraté. Peut-être est-ce simplement parce qu’elle est une Gumn ? Il faudrait que j’en parle à Kira, peut-être est-elle au courant. Sauf que pour cela il me faudra être très discret puisque Sofia n’est pas censée pouvoir se connecter à la Matrice.

« D’accord. Une autre question. Pourquoi venir me voir moi au lieu de quelqu’un d’autre ? » Qui pouvait lui dire que je ne la dénoncerai pas non plus ? Même si je ne le ferai pas je suis la dernière personne qui pourrait le faire étant donné que je pratique moi-même des activités dites illégales ans le sens où j’entends bien ouvrir un hôpital clandestin.

Je tends alors la tasse de thé et je m’en prends également une avant de rejoindre le deuxième pouf qui fait face à celui où Sofia s’est installée. « Puisque tu es ici et que tu es curieuse, si tu le souhaites je te montrerai autre chose tout à l’heure. Mais tout d’abord tu es sûre que tu es en sécurité ici ? Quelqu’un veille sur toi dans le monde réel ? » Je suppose qu’elle sait qu’elle ne devrait pas être ici, qu’il est illégal pour elle de se connecter à la Matrice. Je ne savais même pas que ce genre de trafique existait dehors. Il faut vraiment que je demande à Kira si elle sait l’implication que pourrait avoir la connexion de Gumns à la Matrice.
Revenir en haut Aller en bas
PINXIT INDUSTRY.
Barbie peut aller se rhabiller.
Sofia Azarova
Sofia Azarova
RÉVÉLATIONS,

SIGNALEMENT : Une mite en pullover d'acier
INTERZONE

DATE DE PÉREMPTION : 19/02/2018
MENSONGES PROFÉRÉS : 591
TRESORS VOLES : 4482
CRÉDITS : Eden Memories

✥ ELECTRIC DREAM.
CODE BARRE.
LEGENDES VEHICULEES: Elle met mal à l'aise, la poupée, elle effraie. Trop mignonne pour être violente, jusqu'à ce que la violence lui dégueule par tous les pores de sa peau synthétique. Aucune âme dans cette coquille, sourires honnêtement faux, intérêt jamais gratuit, curiosité mal placée. Envahissante, méprisée pour la carcasse qu'elle est.
INVENTAIRE: Son corps est une arme, chacune de ses améliorations, qu'on lui donne et lui retire au gré des missions.
DISPONIBILITE RP: Libre !
MessageSujet: Re: Suis le lapin blanc || Win   Lun 11 Juin - 21:43

Sofia n’avait absolument pas conscience du paradoxe qu’elle représentait ici, dans la Matrice. Toute puissante, en quelque sorte, nul humain n’aurait pu l’arrêter si elle avait eu envie de semer le chaos, même si elle n’en avait pas envie, l’idée ne lui traverserait même jamais le cerveau. Et en même temps, elle n’avait aucune influence ici, elle aurait pu souhaiter qu’il pleuve de la cocaïne ou que le sol devienne violet à pois bleus que ça n’aurait rien changé. Fallait-il être humain, avoir une âme, de l’imagination tout simplement, pour utiliser la Matrice, ou bien ne savait-elle simplement pas comment s’en servir ? De toute façon, ces considérations ne l’atteignaient pas, elle ne se posait même pas la question. Ce qui lui sautait aux yeux, ici, c’était l’ossature de la Matrice, tout ce sur quoi elle était fondée, les codes, les chiffres, les 0, les 1, les lignes, les colonnes, et les centaines de milliers de gens connectés. Les nuages de Win, sa bibliothèque, même son avatar, elle les voyait, mais en surimpression de ce à quoi ils se résumaient ici : des lignes de code.

Elle enregistra sagement les informations que Win lui donna : le jardin, c’était son enfance. Il avait donc grandi dans un jardin. Bon, cette affirmation lui paraissait un peu simpliste, le raccourci devait être trop brutal. De plus, elle ne ressentait rien vis-à-vis du monde « d’avant ça ». Mais elle savait que pour les humains, ça avait compté. Définition du secret ? Quelque chose que quelqu’un garde pour soi pour une raison ou une autre. Cela ne lui paraissait pas très grave, mais les hommes faisaient grand cas des secrets. C’était souvent honteux, ou douloureux, ou grave. Et elle savait que ça générait des problèmes entre eux. Elle aurait aimé lui dire qu’il ne fallait pas avoir de secrets, que ce n’était pas bien pour lui, mais qui était-elle pour juger ? La question suivante, heureusement, était simple, de même que la réponse. « Parce que je t’aime bien, Win. Tu es intéressant et tu me permets d’apprendre. Les autres à Pinxit ne veulent pas me parler si ce n’est pas pour une mission. » Elle avait parlé sans amertume aucun. Ce n’était qu’un simple constat. Elle ne se sentait ni blessée ni triste dans ces moments-là, en revanche elle voyait plus d’intérêt à parler à Win ou à Kira qu’à un des autres scientifiques, qui ne lui répondaient que par monosyllabes et refusaient de lui accorder du temps. Elle trouvait son compte avec Win, et pas avec les autres.

Elle s’empara du thé qu’il lui tendit et porta le liquide à ses lèvres. Rien n’avait de goût pour elle, mais bien sûr, toutes les associations saveur-sensation étaient enregistrées dans ses données. Elle savait qu’elle devait faire la grimace si elle mangeait quelque chose d’acide ou d’amer, et toute une liste d’aliments étaient classés dans ces cases, de même que les choses sucrées ou douces, pour lesquelles elle devait prendre un air béat, ou soupirer d’aise, ou s’exclamer « mmmh, c’est bon ! » ou un équivalent. Elle savait que le thé n’était pas censé déclencher de grands cris chez elle, et que l’émotion ressentie était plus rattachée au bien-être associé au thé. Comme elle ne savait pas ce qu’était le bien-être, qu’elle ne sentait ni le goût ni la chaleur et qu’en plus elle était dans la Matrice, autant dire qu’elle eut l’impression d’avaler du vent. En gros. Malgré tout, elle afficha la réaction attendue, c'est-à-dire un sourire et : « Merci. » En mission, elle aurait ajouté que c’était délicieux, mais elle n’avait aucune raison de dire quelque chose qu’elle ne pensait pas, ici et maintenant. En revanche, elle répondit tout naturellement à Win, surtout parce qu’il lui avait dit qu’il lui montrerait « autre chose ». « C’est le technicien Kostia qui m’a permit de me connecter. Je crois qu’il voulait voir ce que cela donnerait, mais lui-même ne s’est pas connecté avec moi. Il est prudent. Et il ne peut rien m’arriver. Tu sais bien que je coûte très cher et que s’il me faisait du mal il aurait des ennuis. » Comme si l’aider à se connecter à la Matrice ne pouvait pas lui valoir les pires ennuis. Mais cela n’avait pas empêché Sofia de balancer son nom spontanément. Et pourquoi pas ? Elle n’avait pas reçu l’ordre de ne pas le dire.

« Le jardin, les livres, les nuages, le thé. Est-ce que ça résume qui tu es, Win ? Est-ce que je peux deviner tout ce que tu es avec ces éléments ? » Il avait parlé de son enfance. Il venait ici pour lire alors qu’il aurait pu le faire dans le vrai monde. Idem pour le thé. Les nuages, en revanche, il n’y en avait pas des comme ça dans la réalité, seulement de la brume épaisse et agressive pour les poumons humains. Au bout de quelques secondes, elle dut se rendre à l’évidence : elle ne parvenait pas à des conclusions satisfaisantes concernant Win. Ce qu’elle voyait ne suffisait pas. Elle pourrait peut-être en apprendre plus sur lui en fouillant tout ce qui le concernait sur la Matrice et ses précédents passages. Mais apprendrait-elle plus efficacement ainsi, ou en lui parlant directement ? Puis elle songea à autre chose. « Ou alors, cela résume la personne que tu as été un jour ? » Le passé. Voilà bien une notion bizarre. Elle aussi avait été quelqu’un, avant, mais elle n’en avait aucune idée.

_________________
i am no woman
It’s this expandable capacity to represent reasons that we have that gives us a soul. But what’s it made of ? It’s made of neurons. It’s made of lots of tiny robots. And we can actually explain the structure and operation of that kind of soul, whereas an eternal, immortal, immaterial soul is just a metaphysical rug under which you sweep your embarrassment for not having any explanation. d.c.dennett. code: @REIGN IN BLOOD


Dernière édition par Sofia Azarova le Lun 9 Juil - 21:11, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
PINXIT INDUSTRIE.
Win Romanov
Win Romanov
RÉVÉLATIONS,

SIGNALEMENT : Votre ami
INTERZONE

DATE DE PÉREMPTION : 30/01/2018
MENSONGES PROFÉRÉS : 30
TRESORS VOLES : 819
CRÉDITS : Arwy

✥ ELECTRIC DREAM.
CODE BARRE.
LEGENDES VEHICULEES: Je suis un haut potentiel et comme tel on me juge souvent comme quelqu'un de coincé et trop dans sa bulle pour faire autre chose que travailler sur ses inventions et recherches.
INVENTAIRE: Un couteau et un poing américain.
DISPONIBILITE RP: Dispo
MessageSujet: Re: Suis le lapin blanc || Win   Sam 30 Juin - 20:47

Le monde dans lequel nous vivons désormais n’a rien d’enviable. D’ailleurs, il a été constaté un fort taux de suicide au début de la toxicité de l’air. Les gens ne voyaient plus d’avenir ni pour eux ni pour leurs enfants. Les dômes ont réussi à préserver quelques une d’entre nous mais à un prix terrible. Personnellement, je me sens parfois en dehors de ce monde. Un peu utopiste mais surtout décalé avec les décisions de nos gouvernements. Décisions bien souvent à impact unilatéral. Quoi qu’il en soit l’ancien Win me manque car il avait la possibilité, lorsqu’il était petit, de voir un ciel encore bleu, par moment et il a connu les nuages. En fait, il a connu le ciel qu’il s’est créé quelques années plus tard de manière virtuelle en faisant appel à ses maigres souvenirs. C’est triste. Le monde est triste et j’ai comme la sensation que personne ne cherche à l’améliorer et qu’au contraire on le détruit un peu plus chaque jour.

Alors quand je vois Sofia, qui n’est qu’une machine au fond, arriver dans mon monde, ma bulle je suis d’abord sur mes gardes. D’autant que les Gumns n’ont absolument rien à faire dans la Matrice. Mais avec les minutes qui défilent et la vision d’une Sofia qui analyse son environnement, je me dis que son « espèce » pourrait être un sacré plus pour nous aider à reconstruire le monde. Et si nous arrivions à fabriquer des machines capables d’épurer l’atmosphère ? Une idée comme ça qui parcours mon esprit. Une idée qui s’envole alors que Sofia répond à ma question. Pourquoi moi spécifiquement ? Je lui souris quand elle me donne son explication. C’est vrai que les scientifiques de Pinxit sont pour la plupart égocentriques et tournés vers leur nombril et leurs expériences. Ils ne savent pas voir au-delà du bout de leur nez… « C’est normal, j’oublie parfois que tu es une Gumn il faut dire. » j’ajoute pour l’aider à comprendre mon comportement.

Ce qui se confirme par le fait que je lui offre le thé alors qu’elle est incapable de savoir le goût que ça peut avoir et l’effet que cela peut procurer sur le corps. Malgré tout je note sa politesse qui me fait sourire car elle n’aurait pas besoin d’en faire preuve avec moi. Après tout je sais qui elle est. Bref, je m’inquiète tout de même de sa présence ici, autant pour elle que pour celui qui lui a permis de se connecter. Elle me donne d’ailleurs le nom du fautif sans bronché. Nom que je note dans un coin de ma tête. J’irai peut être le voir plus tard. « Merci pour ton honnêteté Sofia, j’irai tout de même voir s’il n’a pas d’ennui plus tard. »

Parce que même s’il n’aura pas d’ennui concernant Sofia, il pourrait en avoir si on découvre qu’il l’a connectée. Elle a de la chance d’être venue me voir, je ne suis pas sûr qu’elle s’en rende compte. En revanche elle met un point d’honneur à essayer de me comprendre et cela me fait sourire. Car je ne suis même pas convaincu que je me connais moi-même. « Assurément non. » je lui réponds. Ce qu’elle voit ici ne définit pas la personne que je suis. Seulement une partie de moi, une partie de mon utopie. Un monde dans lequel j’aimerais bien vivre encore. « Disons que c’est une partie de moi. Le ciel représente l’un des souvenirs de mon enfance, quelque chose qui me manque que j’aimerais pouvoir revoir un jour. Disons que c’est en partie ce pourquoi je me bats. Les livres, c’est l’autre partie de ma vie, ils représentent ma soif de savoir. Je suis convaincu qu’à travers les livres on développe également notre imaginaire et l’on apprend beaucoup de choses utiles. La tisane je pense qu’elle pourra te dire que je suis quelqu’un de calme avec de multiples saveurs. Je peux être doux mais aussi déterminé. Je peux être respectueux des règles et les enfreindre également. J’œuvre pour ce que je crois être juste. » Voilà je pense que je lui en ai dit assez.
Revenir en haut Aller en bas
PINXIT INDUSTRY.
Barbie peut aller se rhabiller.
Sofia Azarova
Sofia Azarova
RÉVÉLATIONS,

SIGNALEMENT : Une mite en pullover d'acier
INTERZONE

DATE DE PÉREMPTION : 19/02/2018
MENSONGES PROFÉRÉS : 591
TRESORS VOLES : 4482
CRÉDITS : Eden Memories

✥ ELECTRIC DREAM.
CODE BARRE.
LEGENDES VEHICULEES: Elle met mal à l'aise, la poupée, elle effraie. Trop mignonne pour être violente, jusqu'à ce que la violence lui dégueule par tous les pores de sa peau synthétique. Aucune âme dans cette coquille, sourires honnêtement faux, intérêt jamais gratuit, curiosité mal placée. Envahissante, méprisée pour la carcasse qu'elle est.
INVENTAIRE: Son corps est une arme, chacune de ses améliorations, qu'on lui donne et lui retire au gré des missions.
DISPONIBILITE RP: Libre !
MessageSujet: Re: Suis le lapin blanc || Win   Lun 9 Juil - 21:30

Difficile d’expliquer les sentiments pour Sofia, mais elle savait mettre un nom sur les réactions qu’ils provoquaient, comme elle savait identifier une chaise ou une voiture quand elle en voyait une. Et elle sut donc identifier la réaction de son cerveau artificiel à entendre les propos de Win, les pulsations qu’il envoya dans tout son non-être au cœur de la Matrice : la fierté. Il venait de lui dire qu’il oubliait parfois qu’elle était un Gumn. Sofia avait été créée pour ça, pour passer pour humaine, c’était là son unique but et son ultime accomplissement, et elle n’y arrivait pas forcément, pas toujours, pas avec n’importe qui. Pas grand-monde ne lui accordait ce droit, celui de réussir sa mission, et il lui arrivait parfois non pas de douter, mais de constater : si elle ne parvenait pas à faire ce pour quoi elle avait été créée, alors son existence n’avait pas de sens ni d’utilité et il aurait mieux valu la mettre au rebus. Une idée qui ne lui faisait pas peur, mais la dérangeait un peu de puis quelque temps, car elle aimait apprendre, voir, retenir, deviner, parler, autant de choses qu’elle ne pourrait plus faire une fois déconnectée. Mais voilà, elle réussissait, parfois, à ne plus être une Gumn, à passer pour une humaine, Win venait de le lui dire ! Fierté. Satisfaction. Approbation, et impression que chaque chose était à sa place dans ce monde, elle comprise. Elle eut aussi un élan de reconnaissance envers Win. Les autres, même s’ils se faisaient prendre, finissait toujours, en apprenant ce qu’elle était, par lui refuser de nouveau le compliment, cette affirmation précieuse pour elle, qu’elle était douée à son job. Mais Win venait de le lui dire sans complexe et sas hésitation, comme si c’était normal, alors même qu’il savait très bien ce qu’elle était, et qu’il possédait un esprit rationnel. Peut-être que si elle n’avait pas été dans la Matrice et lui non plus, elle l’aurait serré dans ses bras, pour lui montrer sa reconnaissance, car ces choses-là se faisaient et étaient appréciées chez les humains.

Elle écouta sagement les explications de Win sur son petit monde personnel, et comprit donc que sa vision des choses était trop simple. Il ne s’agissait pas simplement là de définitions aux contours nets de la personnalité de Win, mais de symboles. Autant dire que la symbolique était loin, très loin de sa compréhension, avec les métaphores, et l’humour, particulièrement le second degré. Elle leva le nez pour observer le ciel, un ciel qu’elle n’avait jamais vu et qui ne générait rien chez elle. Puis avisa les livres, la tisane, et enfin Win. Cela, effectivement, n’était pas suffisant. Cela ne lui donnait que des miettes concernant le jeune homme, des choses le concernant qui ne valait que dans le temps présent – le ciel lui manquait, il était calme, il aimait les livres. Des centaines de milliers de personnes correspondaient à cette description. « Tu me parles de bataille et d’œuvre, mais je ne crois pas que tu parles du travail que la Pinxit attend de toi, quand tu dis ça. » Prudente, la Gumn. Elle ne pouvait concevoir de dissocier son devoir et ses désirs, qui étaient les mêmes, par la force des choses et du code qui lui donnait vie. Mais elle savait que les humains évoluaient selon des multiples strates de motivation – ce qu’ils devaient faire, ce qu’ils pouvaient faire, ce qu’ils voulaient faire, ce qu’ils étaient forcés de faire, ce qu’ils avaient besoin de faire… « Tu as tout de même l’air attaché à des choses qui ont disparu de ton monde. Es-tu sûr que tu ne perds pas ton temps ? » La logique voulait que les humains seraient bien plus heureux s’ils se contentaient de ce qu’ils avaient, en l’occurrence un ciel gris et noir, lourd et puant, et un air irrespirable. Elle cligna plusieurs fois des yeux, si vite que cela ne se vit quasiment pas, puis sourit.

« Mais il y a beaucoup de gens qui pensent comme toi ici. Il y a beaucoup de gens qui viennent se réfugier dans la Matrice sous le même ciel que le tien. Vous êtes vraiment étranges. » Elle accéda à toutes les données scientifiques disponibles sur le sujet avant d’ajouter : « Le moyen le plus rapide de retrouver une atmosphère viable pour les humains seraient que les humains, et de facto les activités polluantes qu’ils génèrent, disparaissent de la surface de la Terre pendant au moins un siècle. » Elle lui disait ça pour l’aider. Cela l’attristait, l’idée qu’il perde son temps avec des rêves impossibles à réaliser.

_________________
i am no woman
It’s this expandable capacity to represent reasons that we have that gives us a soul. But what’s it made of ? It’s made of neurons. It’s made of lots of tiny robots. And we can actually explain the structure and operation of that kind of soul, whereas an eternal, immortal, immaterial soul is just a metaphysical rug under which you sweep your embarrassment for not having any explanation. d.c.dennett. code: @REIGN IN BLOOD
Revenir en haut Aller en bas
PINXIT INDUSTRIE.
Win Romanov
Win Romanov
RÉVÉLATIONS,

SIGNALEMENT : Votre ami
INTERZONE

DATE DE PÉREMPTION : 30/01/2018
MENSONGES PROFÉRÉS : 30
TRESORS VOLES : 819
CRÉDITS : Arwy

✥ ELECTRIC DREAM.
CODE BARRE.
LEGENDES VEHICULEES: Je suis un haut potentiel et comme tel on me juge souvent comme quelqu'un de coincé et trop dans sa bulle pour faire autre chose que travailler sur ses inventions et recherches.
INVENTAIRE: Un couteau et un poing américain.
DISPONIBILITE RP: Dispo
MessageSujet: Re: Suis le lapin blanc || Win   Jeu 6 Déc - 22:34

Parler avec une Gumn n’a rien de choquant à mes yeux.Ce sont des machines censées se comporter comme nous les humains mais pour cela elles doivent aussi apprendre de nous. Et Sofia sait très bien être à l’écoute. Elle essaye de tout comprendre. Et quelque part, cette avancée que nous avons fait avec les « machines » est à la fois incroyable et flippante. Il pourrait devenir très compliqué voire impossible de faire la distinction. Malgré tout je ne me pose pas vraiment la question. Non c’est la jolie jeune Gumn devant moi qui me questionne et s’intéresse à mon petit monde censé être secret au sein même de ma matrice. Alors je lui explique brièvement les symboliques de mon jardin. Je ne m’attends pas à ce qu’elle comprenne. Après tout, elle ne me connaît pas, elle n’a pas la moindre information sur mon passé et je cache assez bien mes activités hors Pinxit. Donc… l’un dans l’autre je suis quelqu’un de plutôt mystérieux. Et je souris face à sa remarque.

« Pinxit est une partie de mon monde et ne compose qu’une partie de ma journée. Je fais d’autres choses lorsque je ne suis pas à Pinxit. » Il est peut être compliqué pour une Gumn d’imaginer une vie en dehors du travail et pourtant, c’est ce qui nous maintien debout. C’est la raison pour laquelle je souris alors quelle me demande si je ne perds pas mon temps. « Au contraire, c’est ce qui me rend efficace aujourd’hui. Sans mon passé, sans cette envie d’un monde meilleur, je n’aurais pas de raison de vivre et de me battre. Je ne serais pas là ou alors je ne ferais surement autant de choses productives. Tu comprends ? » Je comprends que ce sont des notions très subtiles, très humaines, mais nous avons tous besoin d’une raison de vivre, d’avancer, d’être. La mienne, c’est d’aider mon prochain et d’essayer de retrouver un peu de cette beauté que le monde avait avant tout en avançant vers un autre avenir. C’est un méli-mélo de notions qui me permettent d’imaginer une vie future de famille possible. Alors, certes, mes efforts sont peut être une perte de temps, mais c’est une perte de temps qui me permet de vivre en ayant un but et en me sentant utile. Encore une notion qu’une Gumn aura surement du mal à assimiler.

« Oui parce que le monde d’avant était meilleur… Mais la solution rationnelle que tu proposes n’est pas viable c’est pourquoi en tant que scientifique je cherche un moyen de purifier l’air d’une autre manière. » Et en attendant je mets tout en place pour offrir des soins à tout le monde. Parce qu’avec la dégradation de notre environnement c’est toute notre société qui a été mise à mal et dont la santé en prend en coup. Nous n’avons pas le choix ! Enfin nous l’avons tous mais nous ne faisons pas tous les bons !

Je finis ma tasse de thé et m’inquiète de l’heure. « Il va falloir que nous rentrions Sofia, certaines personnes pourraient se demander où tu es et ce que tu fais. Evitons cela, tu veux bien ? »
Revenir en haut Aller en bas
PINXIT INDUSTRY.
Barbie peut aller se rhabiller.
Sofia Azarova
Sofia Azarova
RÉVÉLATIONS,

SIGNALEMENT : Une mite en pullover d'acier
INTERZONE

DATE DE PÉREMPTION : 19/02/2018
MENSONGES PROFÉRÉS : 591
TRESORS VOLES : 4482
CRÉDITS : Eden Memories

✥ ELECTRIC DREAM.
CODE BARRE.
LEGENDES VEHICULEES: Elle met mal à l'aise, la poupée, elle effraie. Trop mignonne pour être violente, jusqu'à ce que la violence lui dégueule par tous les pores de sa peau synthétique. Aucune âme dans cette coquille, sourires honnêtement faux, intérêt jamais gratuit, curiosité mal placée. Envahissante, méprisée pour la carcasse qu'elle est.
INVENTAIRE: Son corps est une arme, chacune de ses améliorations, qu'on lui donne et lui retire au gré des missions.
DISPONIBILITE RP: Libre !
MessageSujet: Re: Suis le lapin blanc || Win   Mar 11 Déc - 21:40

D’autres choses quand il n’était pas chez Pinxit. Bon, soit, elle savait que ça se faisait. Elle savait bien que tous les humains qui travaillaient là-bas, scientifiques, ingénieurs, commerciaux, avocats, patrons, laveurs de carreaux, ne restaient pas en permanence sur place à attendre que l’heure tourne. Comme elle, ils avaient des missions, mais il semblait qu’à eux, on laissait la possibilité de ne rien faire entre deux d’entre elles. Ou plus exactement, de faire quelque chose. Qui n’avait rien à voir avec Pinxit, quelque chose de personnel. Des loisirs. Elle avait du mal à concevoir que Pinxit ne puisse pas être tout, pour eux, mais elle savait que c’était bel et bien le cas. Pas besoin de se forcer à imaginer l’inimaginable, c’était un fait qu’elle se contentait d’accepter. Et de toute façon, aurait-elle eu l’occasion de sortir des rails qu’on lui assignait qu’elle n’aurait pas su quoi faire. De temps en temps, elle errait en ville. Sans rien faire. Parlait à des gens sans en retirer grand-chose si ce n’était plus de questions à poser à Kira sur les bizarreries humaines. Elle contemplait Win et se demandait ce qu’il faisait quand il n’était ni à Pinxit ni dans la Matrice. Du sport ? Des courses ? Avait-il une famille ? Il y avait peu de chance qu’il reste comme elle, assis sur une chaise à regarder son mur. Enfin, apparemment, il y avait un truc qu’il faisait et qui devait lui prendre beaucoup de temps : penser au passé. Il lui demandait si elle comprenait, et elle secoua la tête en guise de dénégation sans hésiter. Bien sûr que non elle ne comprenait pas. Le temps, pour elle, était d’une linéarité absolue. Le passé ne servait à rien, encore moins le passé quand on le regardait d’un point de vue historique ou nostalgique. Elle, à la limite, y pensait pour apprendre de ses erreurs, mais ce n’était pas un lointain passé appartenant à d’autres. C’était le sien, à elle, qui datait du moins dernier : cette fois où elle avait mal répondu à une question et avait échoué à un test, cette fois où elle avait eu tort d’attaquer sans réfléchir…

« C’est triste pour toi. De penser à quelque chose que tu n’auras jamais. Mais tu as raison, ma solution n’est pas viable, du moins pour les humains. » Elle hocha sagement la tête avant d’ajouter : « Quand vous serez tous morts, moi et les autres machines, nous verront ce ciel bleu. » Elle leva le nez de nouveau en essayant de ressentir ce que, visiblement, Win ressentait sous ces nuages. Pas grand-chose en vérité. C’était dommage que des créatures sans émotions comme les Gumns soient destinés à voir ce « monde meilleur » que Win appelait de ses vœux. Puis elle se rappela ses leçons et sourit gracieusement. « Enfin, je te souhaite d’y arriver évidemment. » Même s’il n’y arriverait pas. Elle était un peu désolée pour lui mais elle savait que les humains se fixaient souvent des buts inatteignables, histoire de meubler le temps qu’ils avaient à passer sur terre. En attendant de mourir, quoi. Elle le regarda siroter son thé, avant qu’il lui propose de « rentrer », ce qui était un choix de mots étranges, mais elle comprenait l’idée. Elle comprenait tout à fait en revanche à quel point elle brisait la règle en étant ici, et il avait probablement raison. Elle hocha donc la tête. « On se reverra, Win. Je saurai te trouver où que tu sois ici ! » Elle pensait être rassurante en disant cela, sans se rendre compte à quel point ça pouvait aussi être horrifique à entendre. Dans un souffle, une micro-seconde, pas même un battement de cils, elle se déconnecta et disparut.

_________________
i am no woman
It’s this expandable capacity to represent reasons that we have that gives us a soul. But what’s it made of ? It’s made of neurons. It’s made of lots of tiny robots. And we can actually explain the structure and operation of that kind of soul, whereas an eternal, immortal, immaterial soul is just a metaphysical rug under which you sweep your embarrassment for not having any explanation. d.c.dennett. code: @REIGN IN BLOOD
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

✥ ELECTRIC DREAM.
MessageSujet: Re: Suis le lapin blanc || Win   

Revenir en haut Aller en bas
 

Suis le lapin blanc || Win

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les âmes mortes ::  :: La Matrice-