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 Ce qui nous lie, ce qui nous tue || Bogdan

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Sofia Azarova
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LEGENDES VEHICULEES: Elle met mal à l'aise, la poupée, elle effraie. Trop mignonne pour être violente, jusqu'à ce que la violence lui dégueule par tous les pores de sa peau synthétique. Aucune âme dans cette coquille, sourires honnêtement faux, intérêt jamais gratuit, curiosité mal placée. Envahissante, méprisée pour la carcasse qu'elle est.
INVENTAIRE: Son corps est une arme, chacune de ses améliorations, qu'on lui donne et lui retire au gré des missions.
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MessageSujet: Ce qui nous lie, ce qui nous tue || Bogdan   Jeu 7 Juin - 22:21

La nuit était glaciale. Enfin, c’était l’impression que Sofia en avait en regardant les convives aller et venir sur le toit d’une des plus hautes tours de verre d’Arbat. Étonnante contradiction, d’ailleurs, que de voir les hommes en costumes plus ou moins de bon goût mais indéniablement hors de prix, certains même coiffés de chapkas, déambuler tranquillement, tandis que les femmes erraient en fines robes de soirées dévoilant plus de peau nue que n’en cachant. Sofia connaissait les codes, ils étaient inscrits à coups de 1 et de 0 au cœur de son cerveau synthétique. Cela ne l’empêchait pas de ne pas comprendre. Mais on ne lui demandait pas de comprendre. On lui demandait de s’intégrer aux humains, de sorte qu’elle aussi n’était vêtue que d’une robe courte et légère, et de talons hauts vertigineux, qui ne la dérangeaient pas plus que ne pas être habillée par ce froid polaire. Sa chair : synthétique. Son équilibre : parfait. L’air était sec et elle avait l’impression qu’il allait bientôt neiger. La nuit était noire, et le rooftop, éclairé de mille petites lanternes, bruissait de vie, de musique jouée par un orchestre dans un coin, et de discussions. Ici, il n’y avait que des puissants. Pas des gens biens selon la définition du mot. Le maître des lieux, qui possédaient ce building et avait organisé la soirée, appartenait à la Bratva, et tout le monde le savait. Tout le monde savait que le quartier tout entier était entre les mains de la mafia. Mais ça n’avait pas empêché politiciens, people et autres grands industriels de venir. En dehors de cette bulle de couleur et de sons, le monde était noir comme de l’encre, si ce n’était la ville qui s’étalait à ses pieds. Elle se tenait au bord du muret, observant le vide. Pas grand-chose à voir. Le quartier était plutôt bien doté, mais plus loin, l’électricité se faisait rare.

« Ma beauté ! » Sofia se retourna aussitôt, un sourire plaqué sur les lèvres. Les scientifiques de la Pinxit avaient même installé dans sa trachée un petit fusible générant de la chaleur, pour lui faire cracher un nuage de vapeur quand elle parlait, comme les humains. L’homme qui l’avait appelée était un des invités de marque ici : Dmitri Antonov. Un grand patron, au sens où il était à la tête d’un entreprise pharmaceutique importante, mais pas non plus exceptionnelle. En fait, son entreprise était moyenne en tout, pour le moment : en taille, en productivité, en chiffre d’affaires. Mais ce derniers temps, Antonov était de toutes les fêtes organisées par la Bratva, et par ricochet, de toutes les réunions tenues par les politiciens en charge de l’industrie et du commerce. Comme si la ville, seule sur terre, commerçait vraiment. Cela l’aurait fait rire si elle avait eu le sens de l’humour. Quoiqu’il en soit, Antonov semblait sur une pente ascendante, et cela semblait convenir à la Pinxit, quelles que soient ses ambitions pour cet homme. Il avait reçu plus de menaces de morts que d’habitude ces derniers temps, avait déboursé une somme considérable pour se payer le meilleur de ce qui se faisait en termes de protection rapprochée, et ainsi, Sofia avait été envoyée à ses côtés. Cela faisait maintenant une semaine que Sofia paradait comme un trophée au bras d’un type à l’apparence lambda et de deux fois son âge. Ce qui bien sûr n’étonnait personne. Antonov seul savait ce qu’elle était, même s’il semblait l’oublier de plus en plus souvent. Sofia avait vu ce phénomène plus d’une fois. Les gens qui la fréquentaient quotidiennement et qui n’étaient pas de chez Pinxit finissaient par oublier le fait qu’elle n’était pas humaine.

Le toit, immense, était comme un labyrinthe, et des gens, à deux ou en groupe, s’isolaient ici ou là, ou au contraire formaient des masses compactes. Antonov l’attendait, entouré de sa cour habituelle. Sofia vint glisser son bras sous le sien et sentit la main du grand patron glisser dans son dos pour se poser sur ses fesses, ce qui lui fit autant d’effet que de regarder l’heure sur une horloge, en gros. Ce qui ne la révolta pas non plus. C’était normal. « Reste près de moi, d’accord ? » Dans sa voix, une sorte d’urgence. Il lui arrivait d’avoir des crises de parano. Elle glissa sa main sur son torse en souriant. « Bien sûr, mon amour. » Des mots, des répliques préparées à l’avance, qu’elle sortait en fonction de la situation. Tant qu’elle n’avait pas besoin d’improviser, elle était parfaitement crédible. Son regard, alors que tous deux s’approchaient d’un des trois bars installés sur le toit, scannait littéralement la foule. Elle se souvenait de chaque visage, tenait le compte des invités, savait qui manquait à l’appel, qui était arrivé en retard. Certaines identités étaient déjà dans sa base de données, d’autres non. Elle finit par remarquer un jeune homme qu’elle n’avait pas encore vu. Elle enregistra ses traits, ne trouva pas son identité dans ses fichiers, nota qu’il restait seul et que c’était inhabituel pour ce genre de sauterie. Dans les dix minutes qui suivirent, elle le regarda. À chaque fois, il avait changé de place. Elle ne le vit parler à personne, et personne ne lui parlait. Antonov s’était lancé dans une tirade sur un des ces exploits financiers, et elle s’éloigna discrètement de quelques pas, rejoignant le bar et du même coup, se rapprochant de l’inconnu. Elle ne pouvait pas lui demander ce qu’il faisait là, cela sortirait de la trame de son caractère. La blonde débile et vaguement trop jeune pour se faire sauter par Antonov n’était pas censée parler à ce type sans raison. Elle en ressentit une vague frustration. Commanda deux verres, et finalement, en passant devant lui, s’arrêta en prenant un air outré. « Vous ne buvez pas ? Mais enfin, nous sommes là pour nous amuser ! Tenez ! » Elle lui tendit un des deux verres. Et ne bougea pas. Selon les codes de la société humaine, il était censé lui répondre, n’importe quoi, même un bref mot de remerciement. Elle comptait bien enregistrer sa voix également, avant de rejoindre son « cher et tendre ». Quelque chose chez lui la dérangeait. Ou lui semblait familier. Le fait qu’elle ne parvienne pas à se décider était plus que le reste un sujet d’attention pour elle.

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Bogdan Oulianov
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MessageSujet: Re: Ce qui nous lie, ce qui nous tue || Bogdan   Dim 10 Juin - 15:20

Ce n’est rien d’autre qu’un nom, un simple nom, qu’on lui a confié, dont on lui a imposé la garde. Avec pour différence notable de protéger, et non de supprimer. Il est rarement déployé sur des missions de protection, excelle dans l’art de tuer, moins dans celui de garder en vie.

Une bouffée d’agacement lui a sauté au visage dès les portes franchies, lui faisant regretter de n’avoir toujours pas le choix de ses interventions. Obéir, aveuglément, encore, toujours. La lassitude se précise de jour en jour, et l’envie de claquer la porte, quitte à y laisser sa peau également. Malgré cela, il est là, où on lui a dit d’être, fidèle, passant sur la foule un regard vide d’aménité. Les longs pans de son manteau sombre pourraient détonner en  ces lieux ou la mode côtoie le mauvais gout, pourtant, il se fond dans la masse, comme invisible, faisant montre d’une discrétion toute professionnelle sans pouvoir s’empêcher de ressentir, au contact de la foule bruyante, une forme de mépris.

Les hommes sortent pour se montrer, et c’est encore une lutte qu’il ne comprend pas, disputer le pouvoir et l’influence à grand coup de haute couture et de mets hors de prix, chacun exhibant ses modifications corporelles ou ses nouveaux jouets pour impressionner le voisin, ou bien le menacer. Il aimait ces sorties, avant, aimait ce qu’elles lui permettaient d’apprendre, de retenir de cette société dans laquelle il lui est impossible de s’intégrer. Il survole aujourd’hui les mondanités vides de sens comme un rapace ne trouvant aucune proie digne de piquer.

Il passe de groupe en groupe, prend note de chaque détail, étudiant avec soin certains protagoniste sans en trouver aucun qui vaille la peine qu’il s’attarde. L’ambiance viciée lui déplaît, autant que les excès se produisant dans chaque recoin. Il ferme les yeux brièvement, prend une grande bouffée d’air froid, avant de lancer ses prunelles à l’assaut du ciel. La nuit d’encre lui offre l’impression qu’il pourrait s’y noyer, sans peine, avalé par l’immensité qui les surplombe.    

Heureusement, il n’a aucun besoin de se présenter au client, ou pire encore, de lui faire la conversation. Cependant, il se tient prêt à agir, ni trop prêt, ni trop loin, en constante périphérie.

La blonde que l’homme traîne dans son sillage l’intrigue. Il ne s’y arrête pas cependant, ne décelant aucun danger direct, et finit par s’appuyer nonchalamment contre l’un des comptoirs pour parfaire son tour d’horizon. Il laisse aller son esprit, se détend légèrement en repoussant au loin cette sensation de vide qui le tenaille chaque fois qu’il se retrouve entouré de gens, tout en revenant surveiller Antonov du coin de l’œil. Il ne faudrait pas que ce dernier se fasse attaquer alors que Bogdan s’égare, ça ferait désordre.  

La blonde s’approche, attirant son regard qui dévie de sa cible pour se concentrer sur elle. Il l’a vue avec lui, minaudant et pépiant sans doute une bordée d’inepties. N’est-ce pas ce que font toutes les femmes lors de ce genre de réunion ? Il jette un coup d’œil rapide à sa tenue, remonte le long de ses jambes découvertes, avant de considérer le verre qu’elle lui propose, empli d’un liquide qui ne lui inspire aucune confiance. L’odeur du cocktail lui soulève le cœur et le commentaire qui l’accompagne lui tire une moue agacée avant qu’un doute violent ne l’assaille. N’est-elle pas là justement pour le faire dévier de sa tâche ? Le hasard paraît trop grand.

Inquiet, il repousse le verre sans douceur, le faisant heurter le bar avec un bruit sec, avant de pencher légèrement la tête pour observer l’homme qui, non loin d’eux, semble encore plongé dans sa conversation. Tout semble normal. Bogdan reporte aussitôt son attention sur la blonde, toujours soupçonneux, bien que légèrement apaisé

« Parce que tu t’amuses, toi ? » lui lance-t-il avec un haussement de sourcil évocateur en direction du petit groupe. Non vraiment, la distraction que peut procurer ce genre de rassemblement le dépasse, bien qu’il sache parfaitement que l’étalage compulsif des grand pontes ne soit là que pour servir les intérêts des entreprises qu’ils dirigent ou de leur assurer le soutien de la mafia. Les tractations le dépassent,  tout comme ce besoin d’alliance ineffable qui fluctue sans cesse,  projetant en tête d’affiche tel ou tel privilégié temporaire.

Il la regarde plus attentivement, se demandant ce qu’elle peut bien faire ici, avant de repérer les détails qui aussitôt remettent son esprit en alerte. Il lui attrape lestement le poignet, évaluant la texture de sa peau, avant de la relâcher aussi vite avec un air dégouté. Il est distrait, et s’en veut de n’avoir pas directement remarqué les signes qui font d’elle une poupée certes agréable à regarder, mais trop parfaite mécaniquement pour être réellement confondue avec un être de chair et de sang.

« Gumn. » marmonne-t-il en revenant planter ses prunelles dans les siennes. Il aurait du s'en douter. Voir. Savoir. Deviner. Elle n’est pas la seule à traîner au bras de ceux qui peuvent s’offrir ce genre de service, et il a localisé grâce à son implant visuel plusieurs démarches trop raides pour appartenir à des humains. Cependant, et malgré sa proximité avec son client, celle-ci lui a échappé sans qu’il ne puisse s’expliquer son erreur.

« Qu’est-ce que tu fous là ? Auquel appartiens-tu ? Antonov ? » souffle-t-il, toute trace d’amabilité ayant déserté sa voix, sa main frottant frénétiquement celle avec laquelle il l’a touchée. Il a donné le nom, redoutant presque la réponse. S’il reconnait leur utilité, il n’a jamais porté les pantins au visage humain dans son cœur, leur perfection métallisée lui rappelant cruellement leur fonction première et sa propre impuissance face à eux. Deux fois seulement, il y’a été confronté, et aucune des deux ne l’a vu sortir vainqueur de l’affrontement, les déchirures ne lui étant pas d’une grande aide face à des êtres créés pour y résister.

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MessageSujet: Re: Ce qui nous lie, ce qui nous tue || Bogdan   Mar 12 Juin - 21:45

Il ne fallut qu’une fraction de seconde à Sofia pour savoir que l’inconnu avait des intentions autres que celles qu’elle prêtait à tous les autres. Si les gens étaient là, c’était pour faire la fête. Et ceux qui ne s’amusaient pas devenaient automatiquement louches. Elle en était la parfaite illustration, et son regard de métal capta sans peine la tension au coin des lèvres du jeune homme, le regard bref et discret avec lequel il balaya la foule avant de revenir sur elle. Avant même qu’il ne repousse le verre qu’il lui tendait ou n’ouvre la bouche, elle en était arrivée à la conclusion qu’il n’était pas là pour faire la fête, qu’il n’avait peut-être même pas été invité. Ce qui expliquait qu’il reste seul, et qu’il ne parle à personne, mais surtout que personne ne lui parlait. Parce que personne ne le connaissait. Le protocole dans pareil cas était laissé à sa discrétion. Plusieurs options s’offraient à elle, que son système passa en revue en un battement de cils. Le tuer, là, tout de suite. Mesure extrême, cependant, qui ne serait pas sans conséquences pour sa couverture. Elle n’évaluait pas le danger comme nécessitant une mesure aussi drastique. L’assommer et le traîner dans une pièce isolée pour l’interroger ; elle ne pouvait pas encore vraiment démêler le vrai du faux dans une parole humaine, mais il lui suffisait de faire mal pour avoir des réponses honnêtes, cela, c’était une certitude. Mais là encore, la situation n’était pas idéale, ils étaient trop exposés. Et puis l’inconnu n’était que louche, pas encore menaçant. La meilleure chose à faire était de rester avec lui, pour mieux le surveiller. Mais elle n’était pas censée s’éloigner d’Antonov trop longtemps – non pas pour l’industriel, mais pour sa mission. Elle arriva à la conclusion en moins d’une seconde : pour le moment, maintenir les apparences. C’était pour cela qu’elle avait été créée, après tout.

Elle s’accouda au bar à côté de lui dans une posture nonchalante, en total décalage avec ses pensées – et peut-être que c’est cela qui la trahit, mais elle en doutait. Elle n’eut pas le temps de répondre à sa question – elle comprit bien plus tard, d’ailleurs, en se repassant le film de cette nuit, que sa question n’appelait en fait pas de réponse, les humains appelaient cela de la rhétorique – car il lui attrapa le bras soudain. Habituée aux contacts de ce genre et plus encore de la part des hommes, elle ne réagit pas. Les scientifiques de la Pinxit avaient écrit une ligne de code spécifique relative aux contacts physiques considérés normalement comme intrusifs car si elle y avait vu une menace à son encontre, elle aurait immédiatement répondu par la violence. De sorte que les mains aux fesses, aux seins ou ailleurs ne la faisaient pas réagir, pas tant que son intégrité physique n’était pas menacée. Mais en termes de menace, le mot qu’il prononça ensuite fit s’élever d’un cran le danger qu’il représentait pour sa mission et son client. Comment avait-il su, en si peu de temps, avec si peu d’interactions ? La conclusion était évidente : il devait en avoir vu pas mal, ou travailler ou vivre au contact de Gumns. Un humain lambda ne pouvait pas la démasquer aussi vite. Elle planta à son tour son regard dans le sien, et autant dire qu’à ce jeu-là, elle pouvait tenir éternellement. Elle avait décidé en une nanoseconde de ne pas continuer à jouer la comédie. Son visage abandonna toute expression aussi soudainement que si un rideau était tombé, mais cela fut bref. Elle devait maintenir sa couverture pour tous les autres ici présents. « Ne prononce pas ce mot ici, ou je serai forcée de te faire taire. » Son ton était neutre, car ce n’était pas une menace à ses yeux, simplement un fait.

Elle scanna la foule du regard, vit Antonov qui lui faisait signe de le rejoindre. Elle se redressa, lui sourit, agita la main pour lui dire qu’elle viendrait bientôt. Il n’insista pas mais s’attarda un moment sur l’inconnu à ses côtés. Il n’était pas jaloux, juste très intelligent : il devait se demander pourquoi sa Gumn discutait avec un inconnu. « Je ne peux pas répondre à tes questions. Tu en sais déjà beaucoup trop, quand moi je ne sais pas qui tu es. » Ou ce qu’il était. Difficile pour elle de sortir des rails étriqués de ce que ses yeux lui montraient. Il avait un cœur qui battait, du sang dans les veines, de vrais poumons. Mais à part ça, elle ne pouvait pas vraiment en savoir plus sur lui, si ce n’était son état mental superficiel – tendu, agacé, énervé même. Ce qui ne l’avançait pas à grand-chose. Elle glissa soudain son bras sous le sien, s’accrocha à lui comme une adolescente à son petit copain. Mais sa poigne était de fer et plus rien ne la ferait bouger si elle ne le voulait pas – ni lui. « Pardonne-moi, mais tant que je ne sais pas ce que tu fais là, pourquoi tu me parles d’Antonov ou quelles sont tes intentions ce soir, je ne peux pas te laisser partir. » Sans états d’âme aucun. C’était l’étape numéro un. Et s’il refusait de lui parlait, ou si ce qu’l lui disait compromettait sa mission à elle, alors il y aurait l’étape numéro 2 – elle resserra légèrement sa prise sur lui.

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MessageSujet: Re: Ce qui nous lie, ce qui nous tue || Bogdan   

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