Bienvenue
sur Les âmes mortes Invité
L'équipe te souhaite de t'amuser parmi nous !
Roulette russe !
Participez à la nouvelle animation et jouez avec le MJ !
Suis le fil d'intrigue
Et découvre le nouvel épisode de l'intrigue principale !
L'incroyable chasse au trésor !
Lancez-vous dans la chasse aux easters eggs !
Nouveauté
Faites la connaissance des technomanciens et explorez avec eux la matrice
Recrutement
Vous avez la fibre administrative ? Alors répondez au recrutement staffieux !

Partagez | 
 

 Bienvenue à la cour - Ft. Sofia Azarova

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
LA MAFIA ROUGE.
Iana Armyanskaïa
avatar
RÉVÉLATIONS,

SIGNALEMENT : Poupée brisée, abomination qui hurle sa rage
INTERZONE

DATE DE PÉREMPTION : 24/05/2018
MENSONGES PROFÉRÉS : 62
TRESORS VOLES : 1023
CRÉDITS : Iana

✥ ELECTRIC DREAM.
CODE BARRE.
LEGENDES VEHICULEES: Ce qui se dit au sujet de votre personnage, ce qu'on dit de lui dans son dos, sa réputation en somme.
INVENTAIRE: Les armes, véhicules, et objets dont dispose votre personnage sous forme de liste. Tout peut s'acheter pour qui s'en donne les moyens. (voir l'armurerie pour dépenser vos points et acquérir des objets).
DISPONIBILITE RP: Libre, complet ou indisponible, vous pouvez aussi indiquer un ralentissement ou une absence ici !
MessageSujet: Bienvenue à la cour - Ft. Sofia Azarova   Mer 6 Juin - 23:26


Bar crade, atmosphère enfumée, rires gras et odeur persistante d'alcool noyé dans le liquide de dégivrage … à n'en pas douter Moscou recelait des lieux absolument infréquentables pour le commun des mortels, mais la jolie poupée s'y sentait pourtant bien. À l'aise. Disséminant partout des fragments de porcelaine issus de son ancien corps tandis qu'elle passait – quelque fois – d'un zinc à un autre afin de passer un peu de bon temps. Un verre, une discussion, un sachet de poudre … tout pouvait être prétexte à passer une soirée loin du quotidien terne de la citée moscovite, et ce soir n'y faisait pas exception. Le bar était simplement plus crade, l'atmosphère plus irrespirable, et l'odeur presque insupportable tandis que les effluves d'anti-gel semblait la prendre à la gorge pour lui filer la nausée. Les rustres noyaient la vodka comme elle-même noyait quelque fois ses souvenirs, mais elle ne supportait toutefois pas qu'on pût frelater cet alcool si noble pour le transformer en vulgaire tord-boyau plus ou moins létal. À croire que certains n'avaient même pas le courage de mourir et préféraient se saouler jusqu'à se cramer le cerveau, ce qui ne valait guère mieux. Ce qui était même pire …

Mais tandis qu'elle vidait son premier verre de la soirée tout en admirant d'un œil distrait la chanteuse Dvoïnik qui se produisait dans un coin de la salle avec un pianiste aussi désuet que son piano – aussi désuet que le patron de ce bouge qui se croyait manifestement mélomane – Iana ne tarda pas à voir son attention être attirée par des éclats de voix. Masculines, féminines, avinées ou pas encore. Parce que dans ce genre d'établissement, la sobriété n'était qu'un état passager, et que personne ne venait jamais simplement pour le décor atypique. Les excités semblaient quant à eux être venus pour jouer s'il fallait en croire le tas de cartes présent sur la table au milieu de jetons en plastique multicolore et de verres d'alcool. Mais tout ne se passait manifestement pas à leur goût. Certains parlaient de tricherie, d'autres criaient leur bonne foi … et un coup de fusil retentit bientôt dans l'atmosphère qui se fit soudainement silencieuse. Tous les regards convergeant aussitôt vers le patron qui – tel un cow-boy en mal d'action – venait de tirer un coup de feu en l'air tout en grimpant sur le zinc. L'état du plafond attestant qu'il appréciait cette démonstration de virilité tandis qu'il venait déjà de prendre la pause.

« Oh oh oh les enfants, on s'calme tou'd'suite ou ça va pas aller ! »

John Wayne … en moins charismatique … en plus alcoolisé aussi.
Mais à défaut d'être impressionnant, le tenancier atypique eut surtout l'avantage de détourner l'attention de la bagarre à venir, et une partie des fauteurs de trouble décida donc de quitter les lieux tout en prodiguant un flot d'insultes. La plupart concernant la pureté et les fréquentations des mères des présents. Que c'était classe. À se demander pourquoi elle était finalement venu se paumer là …

De cette question que se posait certainement la demoiselle assise non loin d'elle. Beauté glaciale et distante parée de longs cheveux blonds. L'air presque hautain tandis qu'elle semblait considérer tout cela d'un œil absent. De ce regard qu'elles échangèrent bientôt sans vraiment l'avoir voulu.
Revenir en haut Aller en bas
PINXIT INDUSTRIE.
Sofia Azarova
avatar
RÉVÉLATIONS,

SIGNALEMENT : Une mite en pullover d'acier
INTERZONE

DATE DE PÉREMPTION : 19/02/2018
MENSONGES PROFÉRÉS : 280
TRESORS VOLES : 2323
CRÉDITS : Eden Memories

✥ ELECTRIC DREAM.
CODE BARRE.
LEGENDES VEHICULEES: Elle met mal à l'aise, la poupée, elle effraie. Trop mignonne pour être violente, jusqu'à ce que la violence lui dégueule par tous les pores de sa peau synthétique. Aucune âme dans cette coquille, sourires honnêtement faux, intérêt jamais gratuit, curiosité mal placée. Envahissante, méprisée pour la carcasse qu'elle est.
INVENTAIRE: Son corps est une arme, chacune de ses améliorations, qu'on lui donne et lui retire au gré des missions.
DISPONIBILITE RP: Libre !
MessageSujet: Re: Bienvenue à la cour - Ft. Sofia Azarova   Jeu 7 Juin - 21:38

Ce soir, pas de mission, personne pour lui donner des ordres, inscrire au cœur même de son système le fil de sa vie, et dans ces moments-là, Sofia se sentait désœuvrée. Ne l’avaient-ils pas créée dans un but précis ? N’attendaient-ils pas d’elle qu’elle tue quelqu’un, ou qu’elle protège quelqu’un, ou qu’elle dénonce quelqu’un ? N’avaient-ils pas des tests à lui faire passer, des mises à jour à installer, des souvenirs à effacer ? Quand elle se posait la grande question de la raison de sa propre existence, ce n’était pas pour rien, pas comme les humains. À eux, elle aurait répondu « le hasard, et un malheureux accident physiologique ». Mais elle, elle avait réellement une raison d’être, et quand on la lui ôtait, elle se contentait d’être là. Là. Juste, là. Debout dans un coin d’un labo de Pinxit à attendre. Et, quand on se fatiguait de sa présence flippante, on la renvoyait chez elle, c’est-à-dire dans un mini-studio totalement vide, avec seulement de quoi se brancher au courant. Et avant, elle le faisait. Avant, elle rentrait et restait plantée debout dans la pièce en attendant d’être convoquée. Jusqu’à ce qu’un jour, elle décide de sortir. Une fois. Puis deux. Là, en un an, elle devait être à sept sorties. Au moins. Comme ce soir. Elle n’avait rien à faire, on ne lui avait rien ordonné de faire, et si elle ne faisait pas quelque chose, alors son existence n’aurait aucun sens, donc elle s’était fait violence et avait fait quelque chose. Marcher au hasard dans la ville. Entrer au hasard dans un bar. S’asseoir au hasard au comptoir. Commander un verre au hasard après s’être fait aboyer dessus par le barman qui n’acceptait pas qu’on pose simplement son cul au comptoir sans rien commander.

Soit.

Sofia était donc assise au bar, un verre à la main, qu’elle vida d’un geste précis et rapide avant de le reposer au milieu des trois ou quatre autres verres qu’elle venait de boire. Elle laissa échapper un son guttural comme tout le monde ici le faisait après avoir gobé un liquide censé être fort. Elle avait prévu d’arrêter de commander des verres après celui-là où elle le savait, on finirait par la regarder bizarrement. Elle avait déjà eu droit à tous les regards, curieux, grivois, méfiants. Quatre types déjà étaient venus lui parler, avant de lâcher l’affaire devant les réponses à côté de la plaque de la blondasse qu’elle était. Elle faisait des efforts, mais elle n’avait pas l’habitude de fréquenter le prolétariat. Ses missions se faisaient toujours dans les hautes sphères de la politique, de l’industrie ou de la société. Elle avait eu le temps d’en acquérir les codes, et découvrait que les gens « d’en bas » ne vivaient pas du tout de la même façon. Pour commencer, ils étaient bruyants, disaient tout ce qu’ils pensaient et n’hésitaient pas à en venir aux poings. Apparemment, l’image et la réputation n’étaient pas quelque chose d’important ici. Derrière elle, des gens se hurlaient dessus, mais elle resta assise droite comme un « i » en faisant semblant d’apprécier son verre. Elle vit le barman sortir un fusil, le regarda tirer en l’air avec curiosité, sans même cligner des yeux au moment de la détonation. « Oh oh oh les enfants, on s'calme tou'd'suite ou ça va pas aller ! » Sofia se retourna enfin, constatant que les fauteurs de troubles n’étaient pas des enfants, et enregistra l’expression dans sa banque de données personnelle pour l’analyser plus tard. Une métaphore, de toute évidence. Mais impossible de savoir si c’était péjoratif ou pas. Lié au contexte ou pas.

Elle tourna la tête et croisa le regard d’une femme à sa gauche. Elle hésita – à son échelle, à peine une nanoseconde – sur la marche à suivre, mais les conventions sociales étaient strictes, même dans un monde en perdition. Elle sourit d’une oreille à l’autre avec autant de brusquerie que quelqu’un claquant une porte. « Bonsoir mademoiselle. » Elle hocha la tête en plus de ça. La salutation parfaite. Les gens de chez Pinxit auraient été fiers d’elle. Bon, et ensuite ? Ah oui : « Puis-je vous offrir un verre ? » Aucune conscience du sous-entendu que cela pouvait engendrer, évidemment. Sofia se tourna vers le barman, ne sut pas quoi commander pour la femme alors laissa échapper une réplique qu’elle avait entendue des dizaines de fois dans la bouche de types lui ayant payé à boire à des cocktails au cours de ses missions : « Garçon, resservez à la demoiselle ce qu’elle est en train de boire. » D’un ton aussi plat que le sol sous leurs pieds. Mais elle avait accompagné sa demande d’un sourire. Quand bien même ses yeux étaient froids comme la glace.

_________________
i am no woman
« It is the obvious which is so difficult to see most of the time. People say ''It's as plain as the nose on your face.'' But how much of the nose on your face can you see, unless someone holds a mirror up to you ? » i.asimov code: @REIGN IN BLOOD
Revenir en haut Aller en bas
LA MAFIA ROUGE.
Iana Armyanskaïa
avatar
RÉVÉLATIONS,

SIGNALEMENT : Poupée brisée, abomination qui hurle sa rage
INTERZONE

DATE DE PÉREMPTION : 24/05/2018
MENSONGES PROFÉRÉS : 62
TRESORS VOLES : 1023
CRÉDITS : Iana

✥ ELECTRIC DREAM.
CODE BARRE.
LEGENDES VEHICULEES: Ce qui se dit au sujet de votre personnage, ce qu'on dit de lui dans son dos, sa réputation en somme.
INVENTAIRE: Les armes, véhicules, et objets dont dispose votre personnage sous forme de liste. Tout peut s'acheter pour qui s'en donne les moyens. (voir l'armurerie pour dépenser vos points et acquérir des objets).
DISPONIBILITE RP: Libre, complet ou indisponible, vous pouvez aussi indiquer un ralentissement ou une absence ici !
MessageSujet: Re: Bienvenue à la cour - Ft. Sofia Azarova   Lun 11 Juin - 18:11


Leurs regards s'étaient frôlés, croisés, échangés. Et la seconde d'après, la jolie poupée vit la belle blonde lui offrir un sourire aussi large que brusque, la saluant ensuite tout en hochant la tête dans un excès de politesse qu'elle ne se serait pas attendu à croiser. Pas ici en tout cas. D'autant plus lorsqu'elle l'invita à boire un verre sans temps mort, son absence de réactions ou d'expression faciale contrastant étrangement avec cette invitation qui recelait bien des sous-entendus habituellement. Celui d'une discussion. Celui d'une nuit. Celui d'un paradis chimique et cher payé. Mais chez cette jeune femme qui venait tout juste de héler le barman d'une phrase toute faite, il n'y avait au contraire aucun sous-entendu. Juste une voix neutre, plate même. Un air froid. Un sourire factice.

« Tu buvais quoi d'jà ? »

Passé son numéro de super-héros, le tenancier de ce bouge avait retrouvé sa voix hachée par l'alcool ingurgité à trop haute dose, et l'odeur de vinasse qui émanait de lui n'avait franchement rien d'agréable. Poussant la belle à se reculer sur son siège afin de ne pas se retrouver trop près de cet individu à l'hygiène assez inexistante. Mais pour les pauvres de ce siècle, l'hygiène demeurait de toutes façons une notion vague, presque un luxe réservé à ceux qui pouvaient se permettre de gâcher de l'eau pour s'y tremper pendant des heures. À se demander quelque fois si le monde n'avait pas remonté le temps pour régresser à ce point …

« Vodka … » Un mot, un seul. Mais à son corps défendant, Iana n'avait vraiment pas envie de prolonger un quelconque échange avec cet ivrogne, et elle préféra donc se retourner vers la beauté slave. « Je vous remercie … c'est assez rare de croiser des gens bien élevés ici. »

Rare, oui. Pour ne pas dire rarissime d'ailleurs. Mais lorsque la survie devenait un enjeu de chaque instant, il était évident que la bonne éducation devenait très secondaire, et la jolie poupée elle-même n'était plus réellement polie depuis bien des années déjà. Parce qu'elle se méfiait des gens. Parce qu'elle ne voulait pas sympathiser avec eux non plus. Parce qu'elle s'était coulée dans le moule des Dvoïniks enchâssés sous terre sans même y penser, par réflexe autant que par mimétisme. Et ce même si cette jeune femme qui lui faisait face était suffisamment particulière pour mériter une exception. Traitement de faveur qui se traduisit par un verre de vodka que Iana vint lever à hauteur de ses yeux afin de l'inviter à trinquer.

« A quoi buvons-nous ? Je n'ai pas souvent de compagnie de votre classe, alors à vous l'honneur du toast. »

Effectivement, la blonde était trop. Trop tout. Trop belle, trop froide, trop raide … trop artificielle. De ces Gumns si éthérés qu'il n'y avait guère que Pixint pour imaginer qu'ils pussent être pris pour des Humains, parce que la belle ne s'y était jamais trompé pour sa part. Ou tout du moins pas encore. Ces êtres étaient bien trop aseptisés pour pouvoir donner l'illusion du vivant, mais ce soir, elle s'en foutait. Comme elle se foutait de l'agitation qui régnait dans l'établissement tandis que le patron recommençait à brailler non loin d'elles. Sale, vulgaire et idiot … lui était bien un Humain dans toute sa splendeur. Et un Humain auquel Iana ne tarda pas à adresser un regard mauvais avant de reporter son attention sur son interlocutrice pour lui offrir un sourire. Pas aussi franc que le sien, mais un sourire tout de même.

« Je m'appelle Iana, et vous ? »

Elle n'aimait pas particulièrement les Gumns, mais elle n'aimait pas les Humains non plus, et il était évident qu'elle ne trouverait pas meilleure compagnie que cette femme-là. Alors autant y mettre du sien afin de sympathiser un peu. Juste un peu. S'offrir la promesse d'une soirée aussi agréable que possible. Aussi normale que possible.
Revenir en haut Aller en bas
PINXIT INDUSTRIE.
Sofia Azarova
avatar
RÉVÉLATIONS,

SIGNALEMENT : Une mite en pullover d'acier
INTERZONE

DATE DE PÉREMPTION : 19/02/2018
MENSONGES PROFÉRÉS : 280
TRESORS VOLES : 2323
CRÉDITS : Eden Memories

✥ ELECTRIC DREAM.
CODE BARRE.
LEGENDES VEHICULEES: Elle met mal à l'aise, la poupée, elle effraie. Trop mignonne pour être violente, jusqu'à ce que la violence lui dégueule par tous les pores de sa peau synthétique. Aucune âme dans cette coquille, sourires honnêtement faux, intérêt jamais gratuit, curiosité mal placée. Envahissante, méprisée pour la carcasse qu'elle est.
INVENTAIRE: Son corps est une arme, chacune de ses améliorations, qu'on lui donne et lui retire au gré des missions.
DISPONIBILITE RP: Libre !
MessageSujet: Re: Bienvenue à la cour - Ft. Sofia Azarova   Ven 15 Juin - 21:20

Si son visage restait lisse et neutre, Sofia ne perdait néanmoins pas une miette de l’échange entre le barman et l’inconnue. C’était ainsi qu’elle apprenait, plus efficacement que n’importe quelle ligne de code que les types de la Pinxit pourrait lui coller de force dans le cerveau. Un an auparavant, elle avait ouvert les yeux dans ce monde qu’elle ne comprendrait probablement jamais. Depuis, elle avait été témoin de milliers d’interactions entre deux ou plusieurs humains, fruits de centaines de situations différentes, aux centaines de conséquences et de réactions différentes. C’était comme un arbre gigantesque aux branches qui ne cessaient de se diviser et pour l’heure, Sofia n’avait relevé que quelques dizaines de « patterns » à suivre. Et encore, il y avait toujours le risque de se tromper. Il lui faudrait probablement des milliards de modèles à observer avant de cerner toutes les subtilités des comportements humains. En attendant, elle les regardait, et ses lèvres formèrent une fois, deux fois le mot : vodka. Une vodka. Une vodka, s’il vous plaît. Vodka, connard ! Pitié, pitié j’en ai besoin, une vodka. Elle rangea finalement la demande de la jeune femme dans la case des demandes neutres. Elle inclina la tête en réponse aux paroles de l’inconnue et sourit de nouveau. Il faudrait qu’elle attende un peu avant de sourire une troisième fois. Elle avait bien retenu que quand elle souriait en permanence, les gens étaient extrêmement mal à l’aise. Alors que personne ici ne s’étonnerait si elle faisait preuve de violence. « Ne me remerciez pas, ce n’est pas grand-chose. Juste un verre, en échange d’un peu de compagnie. » Un échange logique, équitable, quasi mathématique : quelque chose qu’elle pouvait comprendre, et c’est avec un peu plus de fluidité que les mots franchirent ses lèvres.

Elle leva son verre, puis son bras s’immobilisa – peut-être un peu trop parfaitement – alors qu’elle réfléchissait à la question de l’inconnue. Elle dut bien arriver à l’évidence. Il n’y avait rien qu’elle voulait, dont elle aurait eu envie. « Je ne sais pas. On n’a pas forcément besoin d’une raison, non ? » Derrière elles, les éclats de rire montaient en volume, et elle vit par-dessus son épaule qu’un des types, déjà saoul, venait de s’écrouler par terre, ce qui ne fit que faire hurler de rire plus fort ses copains. Quelle drôle d’attitude. Sofia essayait de ne pas trop les regarder, mais elle ne pouvait pas s’en empêcher. Elle reporta son attention sur la jeune femme. « Qu’est-ce que j’ai fait de mal ? » Oui, pourquoi s’embarrasser de transitions quand ne maîtrisait pas l’art de la conversation ? Sofia était dépitée. L’inconnue l’avait tout de suite percée à jour, et pourtant elle était une femme ordinaire dans un bar visiblement ordinaire – du moins c’était pour l’heure la conclusion de la Gumn. Encore que son ordinaire à elle était plus les cocktails de luxe que ce genre d’endroit. Mais elle était curieuse de savoir ce que Iana, puisque c’était son nom, avait vu en elle, qui l’avait menée droit à la conclusion qu’elle était une Gumn. Elle savait que les gens, chez Pinxit, ne souhaitaient pas que sa nature soit dévoilée à n’importe qui. L’existence des androïdes de sa génération était encore relativement peu connue, par très peu de monde. Mais justement, il était clair que Iana savait ce qu’elle était, ce qui faisait d’elle quelqu’un de pas si ordinaire, finalement.

« Je suis Sofia. Ce n’est pas mon vrai nom, mais je ne peux pas vous le donner, celui-ci. » Ce qui était ironique au possible. Sofia était le nom « humain » dont Kira l’avait affublé et par lequel elle se faisait connaître en mission, son nom de naissance, en quelque sorte, mais pour elle, c’était son numéro de série qui était son vrai patronyme. « Alors dites-moi, qu’est-ce qui m’a trahie ? » Elle repoussa son verre vers elle. Elle n’avait plus besoin d’y toucher, à présent, alors autant que Iana en profite.

_________________
i am no woman
« It is the obvious which is so difficult to see most of the time. People say ''It's as plain as the nose on your face.'' But how much of the nose on your face can you see, unless someone holds a mirror up to you ? » i.asimov code: @REIGN IN BLOOD
Revenir en haut Aller en bas
LA MAFIA ROUGE.
Iana Armyanskaïa
avatar
RÉVÉLATIONS,

SIGNALEMENT : Poupée brisée, abomination qui hurle sa rage
INTERZONE

DATE DE PÉREMPTION : 24/05/2018
MENSONGES PROFÉRÉS : 62
TRESORS VOLES : 1023
CRÉDITS : Iana

✥ ELECTRIC DREAM.
CODE BARRE.
LEGENDES VEHICULEES: Ce qui se dit au sujet de votre personnage, ce qu'on dit de lui dans son dos, sa réputation en somme.
INVENTAIRE: Les armes, véhicules, et objets dont dispose votre personnage sous forme de liste. Tout peut s'acheter pour qui s'en donne les moyens. (voir l'armurerie pour dépenser vos points et acquérir des objets).
DISPONIBILITE RP: Libre, complet ou indisponible, vous pouvez aussi indiquer un ralentissement ou une absence ici !
MessageSujet: Re: Bienvenue à la cour - Ft. Sofia Azarova   Mar 19 Juin - 10:40


Pétrie de politesse, la charmante slave était indéniablement d'une agréable compagnie, mais elle ne tarda toutefois pas à poser une question étrange. Trahissant ainsi qu'elle n'était pas Humaine – mais la jolie poupée n'en avait pas douté – mais qu'elle ne comprenait pas pourquoi sa nature avait été trahie si vite. De ce dépit presque innocent, presque adorable. De ce dépit d'enfant parce qu'à n'en pas douter, c'était une enfant qu'elle avait sous les yeux. Machine à tuer ne maîtrisant que très mal les situations normales là où elle devait en revanche être capable de bien des horreurs lorsque Pinxit en donnait l'ordre. Et après, c'étaient les Dvoïniks qui étaient considérés comme des monstres brutaux et imprévisibles …

« Vous êtes trop parfaite. »

Un défaut assez cocasse justement, mais un défaut pourtant colossal. Surtout dans un environnement aussi sale et décadent que celui où elles se trouvaient présentement. Poupée de cire et poupée de cendre. La première tâchant manifestement de comprendre là où la seconde s'était coulée dans le moule depuis plusieurs années maintenant. L'obscurité collée à la peau et la souillure exhalant de tous ses pores, comme un venin. Comme un poison. Qu'elle assumait depuis longtemps déjà, mais qu'elle distillait toutefois sans même y penser.

Et tandis qu'elle observait ce verre que Sofia venait de pousser dans sa direction, Iana abîma ses lèvres dans la vodka afin d'en avaler une petite gorgée. Trop peu pour embrumer son esprit, mais bien assez pour réchauffer son corps de cette brûlure presque désagréable. Presque.

« Vous êtes trop belle, trop raide, trop froide, et votre sourire est trop mécanique. Alors que les Humains ont beaucoup de défauts : ils peuvent sentir mauvais, boiter, être malades ou encore mal se comporter. Ce sont de véritables collections de défauts en tout genre, alors que vous êtes parfaite en tous points. »

De cette explication que la belle venait de débiter d'un ton assez neutre, preuve s'il en était besoin que parler avec cette Gumn ne la dérangeait pas. Mais après tout, comment aurait-elle pu être dérangée ? Si elle n'appréciait pas cette engeance, elle était tout de même réaliste et savait combien ces êtes n'étaient que des zombies mâtinés de technologie. Des morts ramenés à la vie à coup de puces électroniques et de circuits complexes. Instinct absent remplacé par autant de lignes de code qui – même mises toutes ensemble – ne parvenaient toujours pas à recréer l'illusion de la normalité. Les ordinateurs n'étaient pas vivants, jamais. Mais même aujourd'hui, Pinxit semblait tenir à son fantasme.

« Enfin non …  j'imagine que dans les milieux plus aisés, vous devez pouvoir vous fondre dans la masse, mais pas ici. Ici les gens sont pauvres, malades, analphabètes et ils seraient capables de vous égorger pour vous voler, donc les sourires et la politesse ne leur sont pas familiers. Vous voyez ce que je veux dire ? »

Là où elle aurait pu l'envoyer balader, Iana se montrait au contraire aimable. S'assurant ainsi que son interlocutrice comprenait où elle voulait en venir même si cela ne devait pas rentrer dans ses schémas. Ou plutôt, parce que ça ne devait pas rentrer dans ses schémas.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

✥ ELECTRIC DREAM.
MessageSujet: Re: Bienvenue à la cour - Ft. Sofia Azarova   

Revenir en haut Aller en bas
 

Bienvenue à la cour - Ft. Sofia Azarova

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les âmes mortes ::  :: Taganski-