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sur Les âmes mortes Invité autour du samovar avec Ephrem le paniqué 4161379257
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 autour du samovar avec Ephrem le paniqué

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NOUVEAU MODÈLE.
Artyom Zhaparov
Artyom Zhaparov
maître cuistot

SIGNALEMENT : le seul de tes potes qui sait vraiment cuisiner, soyons honnête.
allez, reprend du borsch

DATE DE PÉREMPTION : 14/12/2018
MENSONGES PROFÉRÉS : 9
TRESORS VOLES : 268
CRÉDITS : pagure.

✥ ELECTRIC DREAM.
CODE BARRE.
LEGENDES VEHICULEES: il sait bien cuisiner, l'autre con, et toujours arrangeant et prêt à se plier en quatre pour dégoter un truc dont on pourrait avoir besoin en bas. par contre des fois on n'arrive pas à fermer sa gueule pendant des jours, et d'autres, on arrive à peine à lui arracher un mot.
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DISPONIBILITE RP: libre comme spirit l'étalon des plaines.
autour du samovar avec Ephrem le paniqué _
MessageSujet: autour du samovar avec Ephrem le paniqué   autour du samovar avec Ephrem le paniqué EmptyLun 17 Déc - 1:34

Il y a les nuits où Artyom sent presque à côté de lui le torse d'un de ses frangins qui se soulève lentement, régulièrement, et ses yeux se ferment tout seuls sous le coup de la chaleur et de cette respiration familière. Il sait que la journée sera faite de larcins, de commissions, d'objets à dégoter comme il peut en claudiquant sans s'arrêter, mais au moins, le temps d'une nuit, il a chaud. La plupart du temps, cependant, il reste en bas, sous terre. Encore tout habillé sous les couvertures pour conserver le peu de chaleur que son corps produit. Ce n'est pas le bruit qui le gêne, au contraire, il l'accueille avec joie, ce bruit constant, ces engueulades et ces jurons lancés dans la nuit, dans le bidonville, mais ça ne remplace pas les matinées dans les cuisines étroites et encombrées, remplies de vie, de discussions, de regards complices.

Si ses pensées tournent autour de ses routines nocturnes, c'est surtout car on peut dire qu'il se sent un peu seul, ce matin. Ses amis ne lui ont pas rendu visite récemment, sûrement trop occupés ailleurs, et il n'a pas trouvé de raisons suffisantes pour aller abuser de l'hospitalité de sa famille cette semaine alors il se contente de sa propre compagnie. Heureusement, vers midi il pourra saluer chaleureusement les habitués et leur dire de s'installer en leur demandant comment se passe la journée et en les grondant un peu, toujours. Mais pour l'instant il a juste un réveil vieillot pour lui rappeler que malgré la nuit constante dans les galeries souterraines, c'est bel et bien l'heure de s'y mettre s'il ne veut pas entendre les estomacs gargouiller et les couteaux se brandir. Cette seule pensée le requinque un peu. Avec un peu de chance, un des clients plus rares repassera. Il y en a de toutes sortes et il les apprécie toujours, ces types un peu mystérieux qui veulent bien lui offrir quelques détails de leur vie, à peine de quoi se faire une idée pour un cerveau aussi glouton que le sien, mais déjà assez pour tisser des théories pendant tout le reste de la journée et former des plans pour les faire revenir plus souvent.


La mécanique du matin est bien réglée. Des compresses, un peu de graisse pour le tas de ferraille qui doit vaillamment porter son poids toute la journée et des couches de vêtements qui se rajoutent encore. On se moque facilement de ce pauvre petit gars perdu dans des épaisseurs sans fin, un russe frileux, a-t-on jamais vu ça ? Les lumières s'allument une à une dans son petit local pour tenter de repousser les ombres qui ne partent pourtant jamais très loin, ici bas.

La même question se pose chaque matin, qu'est-ce qu'il va bien pouvoir leur faire, aujourd'hui ? Sans nouvelles provisions à ramener, il faut savoir faire preuve d'encore plus de ruse que d'habitude et d'assez de technique pour couper finement afin de faire durer toute la journée. Au final, il ne s'éloigne jamais trop des recettes familiales qu'on lui a appris pendant sa convalescence. Vous pouvez parfaitement y voir un manque d'imagination de sa part, il accepterait même la critique en hochant la tête lentement et en vous offrant même un petit "Tu n'as pas tord" résigné, mais dans le fond, il serait vexé comme un pou.

*

Au final, le jeune s'en est sorti. Il chasse les derniers habitués en rouspétant chaleureusement, ajoute quelques tapes derrière la tête lorsqu'il estime que c'est nécessaire et éteint toutes les lumières sauf une, dans le fond, faible mais fidèle.

Il reste là, derrière ses fourneaux maintenant froids et ses marmites récurées, en train de boire un thé fumant un peu trop infusé, mais plus que la bergamote il sent surtout encore l'odeur de l'Ukha de la journée, préparée avec quelques arrêtes de poisson pour le goût et surtout beaucoup de légumes. Le cuisinier finit par s'arracher à ses pensées de resquillage et de recettes miracles lorsqu'il juge que les bruits qu'il entend dehors sont trop intrigants pour continuer de les ignorer. Une porte en tôle et un cadenas, ça n'a rien de très intimidant ou d'efficace, dans le bidonville. Mais étonnement, grâce à la petite enveloppe glissée à la mafia et son envie de toujours se plier en quatre, ses voisins semblent respecter ses mesures ridicules, alors il croise les doigts et prend des risques, du genre d'aller inspecter les bruits bizarres qu'on peut entendre en pleine nuit. Mais après tout, c'est quoi, la nuit, lorsqu'ils passent tous sous terre les rares heures où le soleil ose à peine se montrer ? Et puis certaines choses ne s'embarrassent pas de montres : les ventres vides, notamment. Les amis qui ont besoin d'être cachés, aussi.

Il fait glisser le cadenas déverrouillé - et un peu rouillé - dans une de ses nombreuses proches et entrouvre la porte, assez pour observer ce qui se passe. Il voit une silhouette inconnue qui s'approche et par réflexe ses phalanges se serrent sur la poignée de la porte, prêt à la refermer, mais la seconde d'après il a un peu honte de cet instinct certes utile mais témoin de son manque de confiance envers les autres. Ne lui avait-on pas répété maintes fois l'histoire de ce pédagogue un peu fou mais très humain et bien de chez eux qui avait réussi à réunir les "pires" des orphelins et à en faire des hommes certes toujours violents mais justes et dignes ? Artyom frissonne presque en pensant au regard déçu de son père qui le transperce sûrement de là où il est, et essaye de se montrer plus accueillant que ce que ses tripes lui conseillent.
─ y'a quelqu'un ?
Il le sait bien, mais il est trop poli pour choisir une des alternatives, toutes sur le ton de "qui va là ?" ou de "déclinez votre identité". Trop timoré, diront les mauvaises langues.
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elle porte des slips roses
Ephrem Fedorov
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SIGNALEMENT : Hackeur disparu, réputé pour ses actes terroristes, il semble avoir totalement disparu après son dernier coup d'éclat, un message illuminant la ville.
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MessageSujet: Re: autour du samovar avec Ephrem le paniqué   autour du samovar avec Ephrem le paniqué EmptyLun 17 Déc - 22:44

Cela faisait plusieurs jours qu’il vivait en grignotant les restes qu’il avait dans ses poches, tout ce qu’il avait pu y fourrer avant de descendre dans les sous-sols. Il avait survécu jusque là avec ce qu’il avait ramené, ce qu’il avait trouvé, ce qu’on lui avait donné. Car quelques dvoïniks avaient croisés sa route. Tous n’avaient pas donné cher de sa peau mais quelques uns avaient néanmoins témoigné de la sympathie pour le jeune homme qui avait fuit quelques jours auparavant dans le réseau de souterrain. Il s’était enfui parce qu’on l’aurait tué sinon. Il s’était enfui, un genou amoché, et la terreur agitant son regard devenu fou. Là haut, il avait frôlé la mort, et avait senti son souffle froid contre sa nuque. Cette mort qui venait le tenter encore ici. Il s’était battu avec un rat qui avait essayé de lui voler le peu de nourriture qu’il avait. Les larmes étaient venues et n’étaient plus reparties quand il avait réalisé où il en était arrivé. La faim le tenaillait mais la peur dominait encore trop pour qu’il tente une sortie.

A vrai dire, c’était la soif qui l’avait poussé à sortir, bien avant la faim. Il en était venu à considéré l’idée de dévorer les rats, mais l’eau était vitale. Il avait dû sortir pour en trouver, et était tombé sur une bonne âme quoique menaçante. L’eau trouvée, il resta avec un quignon de pain qui lui dura une journée. Avec les heures s’écoulant, puis les jours, il était devenu maigre et d’une blancheur spectrale mais cela n’était rien en comparaison de la crasse et de l’odeur qui émanait de lui. La peur avait changé sa transpiration lui donnant une odeur acre. Lui-même aurait tué pour un bain. Mais il savait qu’il avait d’autres priorités comme trouver à manger, à boire. Il avait donc commencé à explorer les sous-sols, petit bout par petit bout, tremblant à chaque rencontre, plein de méfiance, et de terreur. Il se souvenait que trop bien la facilité déconcertante qu’avaient eut les tueurs de Pinxit à lui tirer dessus comme s’il était un vulgaire lapin à l’ouverture de la chasse. Il ignorait ce qui le dérifiait le plus, finir dans les camps ou être liquidé froidement. Il n’avait jamais vécu ça auparavant. Sa vie était si facile avant, celle du petit génie, chouchouté par les autres hackeurs. A présent, il comprenait d’où lui venait ses facilités. D’une déchirure.

Peu importait les raisons de sa venue, de comment il avait échoué ici, ce qui importait était qu’il soit ici. Dans ces sous-sols, affamé. Il n’aurait cru trouver un restaurant ouvert ici. Il ne pensait pas qu’on tenait des boutiques dans ce genre d’endroit. Au bout de la route, le dernier arrêt avant l’enfer. Pourtant, c’était là, juste devant lui. La vitrine éclairée, la liste des plats, les prix également. Il n’avait pas un sou en poche, bien sûr. Il s’était imaginé pouvoir troquer sa montre contre un bout de pain. A présent, il léchait presque la vitrine. S’il avait pu, il serait passé à travers. Quand il distingua du mouvement à l’intérieur, qu’il vit quelqu’un s’approcher de la porte. Il hésita, son instinct lui demandait de se jeter au pied du type, alors que la peur courrait encore dans ses veines. Et puis il vit un cadenas dans les mains de l’homme. Il allait fermer. Ephrem ne contrôla plus ses nerfs, il se jeta littéralement sur la porte, suppliant : « Je vous en prie, ne fermez pas, je vous en supplie, j’ai tellement faim. » Il parlait vite, débitait ses mots comme s’il craignait de perdre un temps précieux alors que sa langue collait à son palais tant il avait soif et faim à la fois. Sa tête lui tournait. Il avait été trop vite, son corps manquait cruellement d’énergie, il se senti partir en arrière. Un malaise. Ephrem s’écroula par terre.

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MessageSujet: Re: autour du samovar avec Ephrem le paniqué   autour du samovar avec Ephrem le paniqué EmptyMer 19 Déc - 16:17

La silhouette se dirige vite vers Artyom, très vite, bien plus que ce à quoi il s'attend. Il ressent de nouveau cette envie de refermer la porte en vitesse, de peur de tomber sur quelqu'un de mal intentionné, mais l'appel à l'aide qu'il entend le fige sur place et lui glace le sang. Chaque coup contre la porte retentit et fait presque vibrer ses os, comme si c'était lui qu'on venait de frapper. Il culpabilise encore plus d'avoir à nouveau hésité, surtout en voyant le pauvre type s'effondrer devant lui, essayant de le rattraper mais étant trop sonné pour réagir assez vite.
─ putain de merde.
Même pas eu le temps d'en placer une, au final. Mais bon, l'essentiel c'est qu'il soit tombé sur lui. Enfin, là, il est tombé un peu trop littéralement à son goût. Espérons qu'il ne se soit pas trop secoué la caboche en tombant en arrière, c'est jamais bon, ce genre de chutes. Il sait qu'il ne peut évidemment pas le laisser comme ça, mais il n'a jamais réfléchi à une procédure claire et facile à suivre pour cette éventualité là. Autant dire, plus simplement, qu'il panique. Son coeur s'accélère et ses mains tremblent un peu sous le coup de l'émotion.

Heureusement, le restaurant est petit et la distance qui sépare la porte du mur du fond n'est pas bien grande, alors il se baisse prudemment vers la forme immobile, essaye de le hisser par dessus son épaule le moins violemment possible et se relève lentement pour l'amener jusqu'au fond, à moitié en le traînant, à moitié en le portant, mais surtout en grognant sous l'effort. Il a l'impression qu'à chaque pas il va s'effondrer. L'idée d'aggraver les blessures du pauvre diable qu'il essaye d'aider lui donne assez de volonté pour le retenir assez longtemps et le poser plus ou moins doucement - et surtout moins que plus - sur son vieux lit de camp, pas très confortable mais plus que le sol du bidonville.

Le cuisinier s'empresse d'aller fermer pour de bon, cette fois, et retourne au chevet de son patient inattendu, son inquiétude ne faisant que s'aggraver au lieu de se calmer. Il essaye d'abord d'identifier quels types de soucis ce type a. Un simple coup d'oeil sur sa nuque... Il se crispe un peu, sentant presque la douleur que cela peut causer, d'arracher ainsi sa puce. Bon, c'est visiblement un mutant paumé et vraiment dans la merde, pas plus d'ennuis à prévoir que d'habitude, alors. Il essaye aussi d'identifier la cause de sa détresse certaine. Il avait juste eu le temps de lui dire qu'il avait faim, et ce n'était pas bien dur à deviner de toute façon vu ses joues creusées et son visage émacié, mais est-ce qu'il n'y aurait pas autre chose ? Soif, froid, une blessure cachée sous des vêtements sales ? Dur de savoir, quand le type est inconscient mais il semblait deviner que ce n'était qu'un problème parmi une longue liste d'emmerdements, comme c'est plus ou moins le cas pour chacun des habitants du bidonville.

Le jeune décide donc de faire ce qu'il fait de mieux pour l'instant, et d'aviser plus tard : il refait chauffer de l'eau pour faire du thé et fouille ses réserves de nourriture pour essayer d'improviser rapidement quelque chose de chaud et consistant. Il n'a malheureusement plus de viande, juste assez d'os pour sucer la moelle et parfumer le bouillon qui lui reste, ça fera l'affaire pour l'instant. C'est presque apaisant de cuisiner, surtout une recette si familière, et surtout ça lui donne l'impression de contrôler à peu près la situation alors qu'il ne fait que patauger depuis qu'il a ouvert la porte tout à l'heure.

Un peu calmé, il laisse ses pensées divaguer et ses yeux se poser sur l'homme toujours inconscient. Pauvre mutant. Artyom se demande s'il est réellement plus vieux que lui, ou si c'est simplement l'angoisse et le manque qui l'ont vieilli prématurément. Combien de fuyards ici bas ont l'air de vieillards alors qu'ils devraient être dans la force de l'âge ? Qu'est-ce qu'il pourrait bien lui offrir pour vraiment l'aider ? Un toit éventuellement. A manger, évidemment. Mais au delà de ça... Il peut répondre à ses besoins immédiats mais ne sait pas vraiment ce qu'il lui faudrait s'il veut vivre et pas juste survivre. ... S'il pouvait déjà réussir à ne pas le voir claquer dans ses pattes, il serait heureux. S'il n'était pas si profondément athéiste, il aurait sûrement une petite prière ou un petit mot à caser auprès de l'autorité divine, mais il ne fait rien de tout ça, il se contente de serrer la mâchoire à s'en user les dents.

Inexpérimenté, il ne peut pas vraiment lutter contre l'angoisse qui revient continuellement. Est-ce que c'est normal, que le type ne bouge pas ? Est-ce qu'il va se réveiller ? Comment faire pour l'alimenter, s'il reste comme ça ? Ce n'est pas comme s'il avait du matériel médical, ou même la moindre idée de ce qu'il pourrait bricoler avec, alors il se retrouve à court d'options s'il n'arrive pas à l'avoir assez éveillé pour avaler. Il lui tiendra même la cuillère s'il le faut, mais s'il te plait réveille toi. Il hésite à lui donner une claque. C'est très certainement un moyen efficace, quand quelqu'un dort, mais là ce n'est pas un sommeil très naturel. Il commence d'abord par le secouer un peu, en l'appelant :
─ heu... t'es là, mon petit ? demanda-t-il, peu assuré. Sa voix tremble encore un peu.
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MessageSujet: Re: autour du samovar avec Ephrem le paniqué   autour du samovar avec Ephrem le paniqué EmptyLun 24 Déc - 18:40

Par l’odeur alléché, le technomancien entrouvrit les yeux. Sa vision était embrouillée, et les lumières faisaient des tâches de couleur devant ses yeux. Ce n’était pas la fatigue qui jouait ainsi avec ses sens, mais plutôt le manque d’alimentation correcte. Ephrem n’avait pas encore atteint le stade où son organisme pouvait être réellement menacé, mais il avait clairement tiré sur la corde. Son corps était émacié, son teint blême, sa peau presque translucide et sa cervelle en compote. Ses idées étaient tout aussi embrouillées que sa vision. Il ne se souvenait plus de ce qu’il s’était passé, ni comment il avait atterri ici. Ce visage inconnu à quelques centimètres du sien l’inquiéta. Il eut un mouvement de recul dans un premier temps. «« Où… où suis-je ? » mumura-t-il en tentant de regarder autour de lui mais ce simplement mouvement de la tête lui donna le tournis.

Ephrem compris qu’il avait trop tiré sur la corde. Son corps refusait d’encaisser ne serait-ce qu’un mouvement brusque. Se figeant, il demeura le regard fixe sur l’inconnu. Quelque chose le turlupinait, comme s’il avait quelque chose à dire ou à faire avec cet homme. L’expression que ce dernier avait lui paraissait être de la sollicitude. Mais personne n’avait fait preuve de douceur avec lui depuis que sa déchirure s’était manifestée. Il interprétait ainsi l’expression de ses pouvoirs, de sa capacité à se connecté sans aucun appareil. Pire encore, il s’était montré capable de hacker à distance sans aucun appareil, sans aucune connexion. Il avait hacké une Gumn… et cette dernière était venue jusqu’ici. Il savait que son temps était compté. Pinxit allait le retrouver et le tuer. Peut-être qu’ici ils n’oseraient s’aventurer, peut-être qu’ici il pouvait continuer à se terrer… mais était-il encore à l’abri ? Etait-il encore dans les souterrains ? « Qui êtes-vous ? » demanda-t-il en regardant l’homme avec méfiance.

L’odeur de la nourriture était difficile à ignorer. Ephrem sentait la faim nouer ses entrailles à double tour. Il avait la bouche sèche, les lèvres collantes par manque d’hydratation, et sa gorge l’élançait. Parler était difficile, bouger tout autant. Si cet homme nourrissait de mauvaises intentions à son égard, il ne pourrait rien y faire. Il se sentait faible et incapable de faire quoi que ce soit. Ephrem n’avait jamais été quelqu’un de fort, il n’était même pas radide. Il avait toujours été ce petit nerd dont ses camarades de classes se moquait. Cela lui importait peu, il pouvait hacker leurs profils sur les salons sociaux, défaire une réputation, et se venger en toute impunité. Il avait toujours été doué pour cela. A présent, il comprenait que ce n’était pas un don normal dont il avait bénéficié. Et ce don n’était en fait qu’une malédiction. Son estomac émit un grognement sourd faisant taire ses protestations mentales. Il était trop faible pour protester de toute façon. « Vous auriez à manger ? » demanda-t-il finalement en se tassant pour se faire tout petit.
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